Rencontres lycéennes de la radioprotection : des jeunes « planchent » sur la radioactivité et ses risques

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27/03/2026

Les 24 et 25 mars 2026, 80 lycéens et leurs 17 professeurs venus de France et d’Italie ont présenté, sur le site de l’ASNR à Fontenay-aux-Roses, leurs travaux scientifiques sur les risques liés à la radioactivité.

« Surveiller l’environnement pour nous c’est protéger notre avenir », c’est ainsi que les17 lycéens du lycée Vilar de Villeneuve-lès-Avignon ont conclu leur présentation devant les autres jeunes et les scientifiques présents. Ils ont restitué sous la forme d'un court métrage leur projet dédié à la surveillance environnementale du site de Marcoule.

Objectif partagé par les lycéens de Notre Dame de Boulogne qui ont eux-mêmes construit des capteurs leur permettant de mesurer la radioactivité ambiante. La quinzaine de lycéens a réalisé un grand nombre de mesures à la montagne et en plaine pour étudier l’effet de l’altitude. Ils ont rappelé le 25 mars les effets de la radioactivité et ont exposé l’intérêt des sciences participatives. Leur conclusion : « Nos mesures prennent tout leur sens lors de leur interprétation, nous devons toujours prendre du recul sur les mesures ».

Avec ces Rencontres, l’ASNR poursuit sa politique de dialogue avec la société : les lycéens deviennent producteurs de connaissances et passeurs de savoirs.

Cette opération vise à développer la culture scientifique dans une logique de dialogue science-société tourné vers la jeune génération. Elle est organisée depuis 2007 par l’IRSN et l’ASN (aujourd’hui devenus l’ASNR, Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection), le Centre d’étude sur l’évaluation de la protection dans le domaine nucléaire (CEPN), l’Institut national des sciences et techniques nucléaires/Commissariat à l’énergie atomique (INSTN/CEA), le Pavillon des sciences de Bourgogne-Franche-Comté et la Société française de radioprotection (SFRP).

L'édition 2026 a permis à des lycéens français (lycée Vilar de Villeneuve-lès-Avignon, lycée Saint-Aspais de Fontainebleau, lycée Jacques Monod de Clamart, lycée Notre-Dame de Boulogne-Billancourt, lycée Nelson Mandela d’Audincourt, Institut Saint Lô d’Agneaux) et italiens (lycée Guilio Casighari de Milan) de partager leurs travaux de recherche menés durant l’année scolaire avec leurs professeurs, accompagnés d’experts et de chercheurs.

Dès le mois de septembre, des élèves de seconde, première et terminale, et leurs professeurs s’impliquent, sur la base du volontariat, dans des activités scientifiques en lien avec la radioprotection (la protection des personnes et de l’environnement contre les effets des rayonnements ionisants). Les Rencontres lycéennes sont l’occasion pour les lycéens de présenter leurs exposés, leurs expériences autour de stands et de dialoguer avec leurs pairs et des experts. Cette année, les travaux ont porté sur la mesure de la radioactivité et la surveillance environnementale, l’incidence sanitaire des scanners, la radioprotection, les méthodes de contrôle non destructives dans l'industrie, le cycle du combustible nucléaire.

Cet événement a également permis aux lycéens et à leurs professeurs de visiter des installations techniques de l’ASNR et du CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives) sur leurs sites respectifs de Fontenay-aux-Roses. 

Programme des visites :

  • Le Centre de crise de l’ASNR, son simulateur d’observation du fonctionnement incidentel et accidentel de réacteurs nucléaires (SOFIA) et ses moyens mobiles de mesure de la radioactivité.
  • Des laboratoires de recherche : Alphée (accélérateur linéaire utilisé pour la production de photons et d'électrons) est un accélérateur linéaire similaire aux appareils de radiothérapie utilisés dans le domaine médical. L'ASNR l'utilise pour effectuer des recherches sur les effets des irradiations sur les tissus sains et leur traitement. Cette installation permet d'irradier des échantillons biologiques (cellules, tissus) ; Paterson, plateforme analytique de spectrométrie de masse de haute technologie dédiée aux études approfondies en analyse isotopique et élémentaire, spéciation et imagerie appliquées au vivant, à l’environnement et aux matériaux.
  • Et, sur le site du CEA, la première pile atomique française Zoe. Conçue et mise en œuvre par les équipes de Frédéric Joliot et Lew Kowarski, elle démarra en 1948 et fonctionna sur le site CEA de Fontenay-aux-Roses jusqu’en 1976.
Visite du Centre de crise de l’ASNR, avec son simulateur SOFIA.