La sûreté nucléaire et la radioprotection en France en 2025
L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection présente son rapport sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2025.
Ce rapport est prévu par l’article L. 592-31 du code de l’environnement.
Il a été remis au président de la République, au Premier ministre et aux présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale, et transmis à l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques en application de l’article précité.
S’adapter à un contexte en évolution
Ce Rapport annuel sur l’état de la sûreté nucléaire et la radioprotection en France est le premier de la nouvelle Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) depuis la fusion de l’ASN et de l’IRSN le 1er janvier 2025. Pour mener à bien ses missions, l’ASNR est pleinement opérationnelle et peut s’appuyer, pour décider et contrôler, sur ses compétences internes et sur l’accès à des connaissances scientifiques au meilleur niveau, qui forment le socle de sa souveraineté technique. Elle dispose également de capacités opérationnelles de surveillance et de gestion en situation de crise, dont des moyens mobiles déployables sur le terrain. Elle innove, enfin, aux plans technique, scientifique, mais aussi dans ses modes d’intervention, notamment d’inspection. Cette nouvelle édition du rapport annuel sur l’état de la sûreté nucléaire et la radioprotection illustre par un certain nombre d’encadrés ces aspects de l’action de l’ASNR.
La sûreté nucléaire et la radioprotection sont un « bien commun » national et international. Dans un monde complexe, confronté à des défis géopolitiques, économiques et climatiques, la sûreté est indissociable de la performance globale du secteur nucléaire, tant dans l’exploitation des installations existantes que pour les projets neufs. Elle appelle une action proportionnée aux enjeux, une écoute des signaux faibles, tout en veillant à maîtriser la complexité collective, pour être sur les bons sujets au bon moment.
Pour les installations existantes, l’enjeu premier est le maintien des meilleurs niveaux de sûreté et l’anticipation des grandes échéances: c’est l’objectif de l’instruction générique en cours sur la durée de fonctionnement des réacteurs à l’horizon de leurs 60 ans, ou du programme « Pérennité – Résilience » d’Orano portant les perspectives d’exploitation des usines du combustible au‑delà de 2050. Ces actions doivent être associées à une réflexion structurée sur le renouvellement des installations à plus ou moins long terme, afin de ne jamais avoir à arbitrer entre sûreté et production.
La France s’engage dans un programme de construction de réacteurs et d’usines du combustible. Il porte des défis propres, pour les exploitants, les filières industrielles et l’ASNR. La « réplication » et la standardisation doivent permettre un cercle vertueux, également favorable à la sûreté nucléaire : pour cela il faut, là encore, anticiper pour « dérisquer » l’instruction des projets, stabiliser les référentiels techniques, pour permettre la standardisation, assurer la maîtrise et la qualité des fabrications : le rapport l’illustrera par les actions menées en 2025.
La réglementation française, qui impose principalement le respect d’objectifs de sûreté et de radioprotection plutôt que de normes techniques détaillées, a démontré sa capacité à répondre à des enjeux de natures très variées. Elle est donc adaptée pour répondre à l’innovation et traiter de nouvelles installations de manière proportionnée : petits réacteurs, fusion (projet ITER), installations de recherche. C’est un message que l’ASNR porte également à l’international, notamment dans les débats autour de l’encadrement réglementaire des installations de fusion.
- Chapitre 01 - Les activités nucléaires et les principes de sûreté nucléaire et de radioprotection
- Chapitre 02 - Les acteurs du contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection
- Chapitre 03 - Le contrôle des activités nucléaires et des expositions aux rayonnements ionisants
- Chapitre 04 - Les situations d’urgence radiologique et post‑accidentelles
- Chapitre 05 - Les utilisations médicales des rayonnements ionisants
- Chapitre 06 - Les sources de rayonnements ionisants et les utilisations industrielles, vétérinaires et en recherche de ces sources
- Chapitre 07 - Le transport de substances radioactives
- Chapitre 08 - Les centrales nucléaires d’EDF
- Chapitre 09 - Les projets de petits réacteurs modulaires
- Chapitre 10 - Les installations du « cycle du combustible nucléaire »
- Chapitre 11 - Les installations nucléaires de recherche et industrielles diverses
- Chapitre 12 - Le démantèlement des installations nucléaires de base
- Chapitre 13 - Les déchets radioactifs et les sites et sols pollués
- Sigles, abréviations et dénominations