L’ASNR, centre collaborateur de l’OMS, accueille la 18ᵉ réunion de coordination du réseau WHO-REMPAN

Introduction
Du 23 au 25 juin 2026, l’ASNR a accueilli sur son site de Fontenay-aux-Roses la 18ᵉ réunion de coordination du réseau international REMPAN (Radiation Emergency Medical Preparedness and Assistance Network), le réseau de l’Organisation mondiale de la santé dédié à l'aide médicale en cas d'urgence radiologique et nucléaire.

Du 23 au 25 juin 2026, l’ASNR a accueilli sur son site de Fontenay-aux-Roses la 18ᵉ réunion de coordination du réseau international REMPAN (Radiation Emergency Medical Preparedness and Assistance Network), le réseau de l’Organisation mondiale de la santé dédié à l'aide médicale en cas d'urgence radiologique et nucléaire.

Les participants à la 18ᵉ réunion de coordination du réseau WHO-REMPAN qui s’est tenue à l’ASNR du 23 au 25 juin 2026.

L’événement a réuni 100 experts internationaux, parmi lesquels des cliniciens, chercheurs et professionnels de santé publique issus de plus de 30 pays, dont 70 en présentiel. Parmi les participants figuraient également des représentants de l'OMS, d'organisations internationales, de centres collaborateurs de l'OMS, d'autorités nationales et d'institutions partenaires impliquées dans la médecine d'urgence radiologique et la préparation en santé publique.

Dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques persistantes et des conflits armés en cours, la réunion a souligné la nécessité de maintenir des capacités robustes de préparation et de réponse face aux urgences radiologiques et nucléaires, tout en renforçant la coopération et la coordination internationales.

Dans ce cadre, la session d’ouverture de la réunion a été consacrée au dispositif français de réponse aux urgences radiologiques et nucléaires. 

Elle a donné un aperçu complet du dispositif de préparation et de réponse de la France, en mettant en lumière les mécanismes de coordination entre la Direction générale de la santé (DGS), le Centre national de référence pour les urgences radiologiques de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, l’hôpital militaire Percy (Hôpital d'Instruction des Armées Percy) représenté par l’expert médical national en risques chimique, biologique, radioactif et nucléaire (CBRN), et les services départementaux d’incendie et de secours (SDIS). Cette session a permis d’illustrer la complémentarité des rôles opérationnels des principales parties prenantes ainsi que l’intégration efficace des capacités civiles et militaires au sein du système d’intervention français.

Au cours des trois jours suivants, les participants ont échangé leurs connaissances sur les avancées scientifiques, techniques et opérationnelles dans l’ensemble du domaine de la médecine des urgences radiologiques et de la préparation en santé publique. Le programme combinait des conférences plénières, des sessions techniques, des tables rondes et des échanges interactifs portant sur la préparation et le renforcement des capacités, la coopération internationale, la prise en charge médicale des lésions radiologiques et de la contamination interne, ainsi que la bio dosimétrie. 

Une revue des connaissances scientifiques actuelles sur les effets à long terme sur la santé de l'exposition aux rayonnements ionisants a constitué l'un des thèmes centraux de la réunion. S'appuyant sur les conclusions d'études de référence menées à Hiroshima, Nagasaki, Tchernobyl et lors d'autres incidents radiologiques, les participants ont débattu des risques sanitaires persistants et examiné comment ces connaissances pouvaient éclairer les futurs efforts de préparation, d'intervention et de rémédiation. Les nouvelles menaces mondiales, notamment les implications en matière de santé publique d'un conflit nucléaire, ont également été examinées.

Dernier temps fort de la réunion, une table ronde dédiée au rôle de l’intelligence artificielle dans la préparation et la réponse aux urgences radiologiques a exploré ses apports potentiels en matière d’aide à la décision, d’intégration des données, d’évaluation des risques et de coordination opérationnelle. Cette session a mis en évidence l’importance croissante des innovations numériques dans la préparation et la réponse aux situations d’urgence.

La réunion a permis de renforcer les partenariats, de favoriser le partage de connaissances et d’identifier les priorités futures du réseau WHO-REMPAN. Elle a confirmé que la coopération internationale demeure un pilier essentiel pour améliorer la préparation et la réponse aux urgences radiologiques et nucléaires dans un environnement géopolitique de plus en plus complexe.

Pour en savoir plus


Session 1 : Renforcer la préparation des services médicaux et de santé publique face aux situations d'urgence radiologique et nucléaire en France.
Table ronde : Le rôle de l'IA dans la préparation et la réponse aux situations d'urgence radiologique.
Session 5 : Quinze ans après l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi.
Session 7 : Conséquences d'une guerre nucléaire sur la santé publique.
Session 8 : Interventions médicales et mesures de santé publique
Session 9 : Évaluation et gestion de la contamination interne.
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L’ASNR rencontre ses partenaires suisses

Introduction
La 35e réunion de la Commission mixte franco-suisse de sécurité nucléaire s’est tenue les 24 et 25 juin 2026 dans la ville de Spiez (Suisse).

La 35e réunion de la Commission mixte franco-suisse de sécurité nucléaire s’est tenue les 24 et 25 juin 2026 dans la ville de Spiez (Suisse). 

La délégation suisse, menée par le directeur de l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) Mark Kenzelmann comprenait plusieurs représentants de l’IFSN, de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), de l’Office fédéral de l’Energie (OFEN), de la Centrale nationale d’alarme (CENAL) et des cantons suisses. Pour l’ASNR étaient présents la Commissaire Géraldine Pina, des représentants de la Direction des déchets, des installations de recherche et du cycle (DRC), de la Direction des rayonnements ionisants et de la santé (DIS), de la Division de Lyon et de la Direction internationale.

Les discussions ont porté sur l’actualité des réacteurs en France (4e réexamen périodique des réacteurs de 1300 MWe, orientations du 5e réexamen périodique pour les réacteurs de 900 MWe, programme EPR2) et en Suisse (levée de l’interdiction de construire de nouvelles centrales nucléaires par le Parlement), l’avancement des projets de petits réacteurs innovants (SMR) en France et en Suisse (projet BALDER de réacteur expérimental à sels fondus), les projets de stockage géologique et la gestion de crise en France et en Suisse.

Les actualités et activités liées à la radioprotection dans le domaine médical ont également été abordées. Dans ce cadre, l’ASNR et l’Office fédéral de la santé publique ont convenu de renforcer le partage d’expérience sur la radioprotection des patients et des travailleurs dans le cadre de l’utilisation d’une technologie émergente en radiothérapie externe, la thérapie flash, qui utilise un très haut débit de dose.

Une visite du laboratoire de Spiez, spécialisé dans le domaine de la défense nucléaire, radiologique, biologique et chimique (risques NRBC), a été organisée, avec notamment une présentation de moyens de mesures mobiles de la radioactivité et du laboratoire de recherche sur les pathogènes de classe 4 (maladies infectieuses à haut pouvoir de dissémination et à haut taux de mortalité).

À l’issue de cette réunion bilatérale, les deux parties se sont engagées à poursuivre leurs échanges sur les différentes facettes de la coopération franco-suisse en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection et ont prévu de se retrouver en France en juin 2027.

Bilatérale France Suisse

De gauche à droite : Marzio Giamboni (représentant des cantons suisses), Annatina Muller-Germana (IFSN), Sébastien Baechler (OFSP), Géraldine Pina (ASNR), Sylvain Petit (ASNR), Marc Kenzelmann (IFSN), Lucia Federspiel (CENAL), Sophie Beauquier (ASNR), Rosa Sardella (IFSN), Loriane Kohlre (IFSN), Olivier Mauron (IFSN), Aurélie Isambert (ASNR), Olivier Lareynie (ASNR), Martin Buchmann (IFSN).

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Pierre-Marie Abadie préside la 8e Conférence sur la sûreté nucléaire de l’ENSREG

Introduction
La 8e Conférence ENSREG, présidée par Pierre-Marie Abadie, confirme les enjeux sans précédent du nouveau contexte nucléaire et la mobilisation des autorités de régulation au service de la sûreté, facteur clé de la performance globale.

La 8ème Conférence ENSREG, présidée par Pierre-Marie Abadie, confirme les enjeux sans précédent du nouveau contexte nucléaire et la mobilisation des autorités de régulation au service de la sûreté, facteur clé de la performance globale.

Pierre-Marie Abadie, président de l’ASNR, a présidé la 8ème Conférence sur la sûreté nucléaire co-organisée par l’ASNR et l’ENSREG, le Groupe européen des autorités de sûreté nucléaire, les 16 et 17 juin 2026 à Bruxelles (Belgique).

Le thème général de la conférence, « Réglementer la sûreté nucléaire dans un environnement à enjeux et en rapide évolution », a été l’occasion, pour les représentants d’autorités de sûreté nucléaire, d’organismes de recherche, d’appuis techniques, d’organisations internationales, de la Commission européenne, de l’industrie, de la société civile, d’organisations non gouvernementales, d’aborder les enjeux et opportunités du contexte actuel en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection.

La conférence a réuni plus de 230 personnes, représentant l’ensemble des acteurs de l’écosystème, principalement européen, de la sûreté nucléaire. Elle a largement confirmé la volonté de tous d'intensifier le dialogue collectif ainsi que la place prépondérante de l'Europe dans les débats actuels. De fortes convergences stratégiques entre autorités de sûreté sur les principaux enjeux d'actualité ont été exprimée, convergences rendues possibles par l'existence de coopérations techniques de longue date entre acteurs concernés, notamment dans le cadre des réseaux WENRA, ENSREG, HERCA et ETSON.

 

Dans le contexte du renouveau du nucléaire, la sûreté reste la priorité

Dans son introduction, Pierre-Marie Abadie a notamment rappelé que le secteur nucléaire, fort des fondamentaux de sûreté et de radioprotection construits sur la longue durée, était désormais entré dans un nouveau cycle, après une décennie marquée par le renforcement de la sûreté à la suite de l’accident de Fukushima. Il a estimé que, si la sûreté restait la priorité absolue, les autorités de sûreté devaient désormais répondre à de nouveaux défis. 

Son discours introductif a rappelé la relance du nucléaire dans plusieurs pays, motivée par la décarbonation et la sécurité énergétique, s’accompagnant de projets de nouveaux réacteurs et de prolongation de la durée de vie des installations existantes. Parallèlement, il a fait état de l’émergence de technologies innovantes, comme les petits réacteurs modulaires (SMR), l’intelligence artificielle et les outils numériques, qui crée à la fois des opportunités et de nouveaux défis pour la sûreté. Pierre-Marie Abadie a estimé que les autorités de sûreté devaient renforcer leurs compétences, leur agilité et leur coopération avec l’ensemble des acteurs du secteur, tout en préservant leur indépendance. Il a également réaffirmé que, dans ce contexte, la sûreté et la radioprotection étaient le fondement indispensable d’un développement nucléaire durable, crédible et accepté par la société.

Une sûreté ouverte sur l’innovation et le dialogue

La conférence a confirmé l’importance pour les autorités de sûreté de développer leurs compétences pour accompagner le développement des technologies disruptives, telle que l’intelligence artificielle, de maintenir des relations étroites avec les organisations internationales, comme l’AIEA ou l’AEN, et de contribuer à la performance industrielle globale. La sûreté a été rappelée comme étant un bien commun à préserver, ne devant pas être opposée à l’innovation ou à l’efficience des projets industriels. L’indépendance des autorités, qui est indispensable, ne signifie pas l’isolement. Les autorités de sûreté doivent pouvoir interagir avec le secteur, les autres régulateurs et les parties prenantes.

 

Mieux dialoguer en amont pour renforcer la sûreté

Si le rôle des autorités dans le contexte actuel de renouveau du nucléaire a été abordé, avec une attente forte pour une réglementation stable, proportionnée et prédictible, la conférence a permis de rappeler que le manque de stabilité ou la complexité de certains projets industriels n’étaient pas favorables à la sûreté. L’intérêt que l’industrie et les autorités de sûreté échangent très en amont pour prendre en compte les exigences de sûreté à un stade précoce du développement industriel des projets a été reconnu par tous. De même, la conférence a permis de reconnaître que le défi actuel ne consistait pas à réduire les exigences réglementaires, mais à clarifier les attentes respectives. 

L’expertise et la recherche, piliers de la sûreté nucléaire et de la radioprotection

Un large consensus s’est dégagé sur la nécessité pour les autorités de sûreté de s’appuyer sur une recherche forte et de collaborer étroitement avec les experts. Le besoin que les programmes de recherche conduits au sein des divers instituts ou organisations internationales soient coordonnés et guidés par une finalité de soutien aux autorités de sûreté nucléaire a par ailleurs été réaffirmé, ainsi que le besoin que la recherche soit plus réactive et conduite dans une perspective de mise en œuvre concrète de ses résultats.

 

Renforcer la préparation et la coopération internationale pour faire face aux crises

La guerre en Ukraine a largement été évoquée lors de cette conférence. En particulier, il a été rappelé combien ce conflit avait profondément modifié les hypothèses sur lesquelles reposent la sûreté et la sécurité nucléaires, et selon lesquelles les installations nucléaires sont supposées ne jamais pouvoir subir d’attaques militaires. Le défi de l’équilibre entre maintien de la sûreté et de la sécurité nucléaires d’une part, et la préservation de l’approvisionnement en électricité d’autre part, a été relevé et suppose une préparation, notamment juridique, dès le temps de paix. L’importance de renforcer la coopération et la coordination internationales, notamment au niveau des autorités de sûreté nucléaire et de radioprotection, a été très largement mise en avant, de même que la nécessité de mettre en œuvre des mesures de préparation proactives en temps de paix, de disposer de cadres décisionnels structurés et de faire évoluer davantage les dispositifs juridiques et réglementaires afin de concilier les considérations de sûreté nucléaire avec les besoins sociétaux plus larges.

 

La confiance du public au cœur de la sûreté nucléaire et de la radioprotection

La compétence des autorités de sûreté, leur indépendance, leur capacité à partager et expliquer ont été citées comme facteurs clés pour préserver et renforcer la confiance du public dans la sûreté nucléaire et son contrôle. La conférence a mis en évidence que l’engagement sociétal, par le biais d’un dialogue actif et continu avec le public et les parties prenantes, favorisait la confiance que le public pouvait avoir dans les décisions des autorités. 

La transparence, permettant notamment l’accès à une information claire, actualisée et compréhensible, a été également mise en avant lors de cette conférence, et le cas particulier des échanges transfrontaliers d’information entre autorités de sûreté nucléaire de pays géographiquement proches a été discuté. Les représentants des ONG ont appelé à une plus grande ouverture, un accès plus facile à l’information et des garanties plus solides que les positions réglementaires ne sont pas influencées par les intérêts de l’industrie ou des groupes de pression.

Les défis collectifs pour l’ensemble des acteurs de l’écosystème de la sûreté nucléaire et de la radioprotection 

Dans sa conclusion, P.-M. Abadie a salué la mobilisation des autorités de sûreté pour relever les nouveaux défis, et appelé l’ensemble des acteurs de cet écosystème, régulateurs, experts, industriels, société civile, à défendre et préserver l’écosystème de sûreté. Il a également mis en lumière cinq défis collectifs majeurs pour l’ensemble des acteurs de l’écosystème de la sûreté nucléaire et de la radioprotection :

  • Le premier défi concerne la construction de nouveaux réacteurs, un enjeu industriel complexe qui dépasse les seules questions de conception. La sûreté doit être intégrée à toutes les étapes des projets, depuis la conception jusqu’à la gestion des travaux et de la chaîne d’approvisionnement. Les autorités de sûreté doivent accompagner ces projets en clarifiant, au bon moment en regard des grands jalons du projet, leurs exigences de sûreté et en développant leurs propres compétences techniques, organisationnelles et managériales.
  • Le deuxième défi est celui de la standardisation. Si une convergence réglementaire existe déjà largement en Europe grâce aux travaux de WENRA, elle aura forcément des limites, au regard des spécificités locales et l’enjeu principal réside dans la standardisation par l’industriel, des conceptions et des méthodes de construction afin de favoriser la réplication, la qualité et la sûreté. Les initiatives de coopération entre autorités, experts et porteur de projets, contribuent à cet objectif.
  • Le troisième défi porte sur la construction d’une approche graduée et proportionnée de la sûreté, qui passe par un dialogue technique approfondi et une approche collégiale permettant de hiérarchiser les enjeux de sûreté entre eux.
  • Le quatrième défi souligne l’importance de la recherche et de l’expertise scientifique pour réduire les incertitudes, développer de nouvelles méthodes d’évaluation et soutenir des décisions crédibles, ce qui suppose des financements pérennes, nationaux et européens.
  • Enfin, le cinquième défi est celui de l’agilité organisationnelle. Les crises récentes ont montré la nécessité, mais aussi la capacité de nos organisations, de s’adapter rapidement tout en préservant la rigueur, la transparence et la robustesse des processus.

P.-M. Abadie a terminé en soulignant l’atout majeur que constituait la dimension européenne pour relever les défis actuels. Il a rappelé qu’au-delà des différences nationales, les pays européens partageaient des valeurs communes (indépendance, transparence, dialogue et décisions fondées sur la science) et bénéficiaient de la diversité de leurs expertises. Grâce à une culture de coopération et à des initiatives communes, les États-membres ont démontré leur capacité à mutualiser leurs compétences, à construire des positions communes et à porter une voix européenne pour renforcer durablement la sûreté nucléaire et la radioprotection.

Pierre-Marie Abadie, président de l'ASNR, ouvre la 8e Conférence sur la sûreté nucléaire, co-organisée par l'ASNR et l'ENSREG
Séance d'ouverture de la 8e conférence ENSREG.
Intervention d'Olivier Gupta, directeur général de l'ASNR et vice-président de WENRA, lors de la session consacrée à la relation entre performance industrielle et sûreté nucléaire.
Intervention de Vincent Lagneau, directeur scientifique de l'ASNR, lors de la session consacrée à la place de la recherche, de la science et de l’expertise dans le processus de décision réglementaire.
Intervention de Jean-Luc Lachaume, commissaire de l'ASNR et président d'HERCA, lors de la session sur les enjeux, pour la sûreté nucléaire, des conflits armés.
Plus de 230 participants ont assisté à la conférence.
Le comité d'organisation de la 8e conférence de l'ENSREG.
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8ème Conférence européenne sur la sûreté nucléaire de l’ENSREG

Introduction
Les 16 et 17 juin 2026, Pierre-Marie ABADIE, président de l'ASNR, présidera la 8ème Conférence sur la sûreté nucléaire organisée à Bruxelles (Belgique) par le Groupe européen des autorités de sûreté nucléaire ENSREG.

Les 16 et 17 juin 2026, Pierre-Marie ABADIE, président de l'ASNR, présidera la 8ème Conférence sur la sûreté nucléaire organisée à Bruxelles (Belgique) par le Groupe européen des autorités de sûreté nucléaire ENSREG.

« Regulating nuclear safety in a rapidly changing and challenging environment » sera le thème principal de cette conférence. L'occasion pour les autorités européennes de sûreté nucléaire, leurs organismes techniques de sûreté  et diverses parties prenantes - notamment des représentants des institutions européennes, des ONG et des médias -, ainsi que pour les représentants de pays tiers d'échanger sur les enjeux, les expériences et les points de vue concernant le contexte nucléaire actuel et les défis sans précédent auxquels il est confronté, tant au sein de l’Union européenne qu’à l’échelle mondiale.

Au programme de ces deux journées, des interventions de nombreux représentants d’organisations nationales et internationales dont : 

  • Juan-Carlos Lentijo, président d'ENSREG (European Nuclear Safety Regulators Group)
  • Petteri Tiippana, président de WENRA (Western European Nuclear Regulators Association)
  • William D. Magwood, IV, directeur général de l'Agence pour l'énergie nucléaire (AEN) de l'OCDE
  • Karine Herviou, directrice générale adjointe de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique)
  • Jean-Luc Lachaume, Commissaire ASNR et président d'HERCA (Heads of the European Radiological protection Competent Authorities)
  • Federico Rocchi, President d’ETSON (European Technical Safety Organizations Network)

L'événement est ouvert à tous et sera retransmis en direct :

> Télécharger le programme détaillé

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57ᵉ réunion de l'International Nuclear Regulators Association (INRA)

Introduction
Les 11 et 12 mai 2026, l’association INRA, qui regroupe les responsables de neuf autorités de sûreté nucléaire, a organisé sa 57e réunion à Madrid (Espagne).

Les 11 et 12 mai 2026, l’International Nuclear Regulators Association (INRA) a organisé à Madrid (Espagne) sa 57e réunion. L’INRA regroupe les responsables de neuf autorités de sûreté nucléaire : ASNR (France), BMUKN (Allemagne), CSN (Espagne), CCSN (Canada), NRA (Japon), NRC (États-Unis), NSSC (Corée), ONR (Royaume-Uni) et SSM (Suède).

Cette réunion, sous présidence espagnole, a été l’occasion pour les membres d’INRA d’échanger sur l’actualité au sein de leurs pays respectifs, les sujets d’intérêt commun et les enjeux en matière de sûreté nucléaire.

Pierre-Marie Abadie, Président de l’ASNR, a souligné que la réorganisation de l’ASNR se poursuit, avec une organisation cible attendue d’ici fin 2026. Il a présenté l’avancement règlementaire du projet des six réacteurs EPR2 sur les sites de Penly, Gravelines et Bugey. L’EPR de Flamanville, qui a atteint la pleine puissance fin 2025, va connaître un arrêt de longue durée à partir de septembre 2026. Il a rappelé le processus d’examen périodique de sûreté appliqué en France et l’instruction en cours sur la poursuite de l’exploitation au-delà de 60 ans. Il a enfin présenté l’état d’instruction des différents projets de SMR en France, l’avancement de l’instruction du projet Cigéo et les décisions du gouvernement de poursuivre le retraitement et la perspective de construction de nouvelles installations de retraitement du combustible usé après 2040.

Les échanges entre membres ont porté sur plusieurs thématiques : l’interaction avec les autres autorités et administrations nationales, les stratégies d’engagement avec les nouveaux acteurs du nucléaire et le développement des applications nucléaires maritimes. Ces discussions ont mis en évidence des visions communes, liés notamment à l’adaptation des organisations et des cadres réglementaires dans un contexte mondial en mutation rapide.

Les membres ont souligné que, face à l’évolution des technologies, des attentes sociétales et des ressources disponibles, les autorités de sûreté doivent se transformer. Cette adaptation doit s’appuyer sur les fondamentaux de la sûreté nucléaire : il ne s’agit pas de réduire le niveau de sûreté, mais au contraire d’être plus efficace, plus agile. Dans ce contexte, les questions de leadership, d’efficacité des organisations et de priorisation des actions ont été identifiées comme centrales. Les membres ont confirmé la nécessité de poursuivre des échanges étroits au sein d’INRA sur l’évolution des réglementations, des organisations et sur les sujets émergents, notamment les SMR.

À l’issue de la réunion, la présidence d’INRA a été confiée, pour un an, à Ho Nieh, président de l’autorité de sûreté américaine US NRC.

Les membres d’INRA se sont ensuite déplacés le 12 mai sur le site d’ENSA de Santander, spécialisée dans la fabrication de composants pour l’industrie nucléaire, et le 13 mai sur le site de la centrale en démantèlement de Santa Maria de Garoña.

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L'ASNR participe la réunion plénière de WENRA à Stockholm (Suède)

Introduction
Les 5 et 6 mai 2026, Olivier Gupta, directeur général de l’ASNR et vice-président de WENRA, et Luc Chanial, conseiller international auprès du comité exécutif, ont participé à la réunion plénière de WENRA, l’association des responsables d’Autorités de sûreté nucléaire d’Europe.

Les 5 et 6 mai 2026, Olivier Gupta, directeur général de l’ASNR et vice-président de WENRA, et Luc Chanial, conseiller international auprès du comité exécutif, ont participé à la réunion plénière de WENRA, l’association des responsables d’Autorités de sûreté nucléaire d’Europe.

Réunis à Stockholm (Suède) sous la présidence de Petteri Tiippana, directeur général de l’Autorité de sûreté nucléaire finlandaise STUK, les membres de WENRA ont abordé plusieurs sujets d’importance, notamment :

  • les thèmes possibles du 3e exercice thématique de revue par les pairs devant être conduit dans le cadre de la directive européenne 2009/71/Euratom révisée en 2014, et le travail de hiérarchisation préalable à conduire par WENRA en vue du choix du sujet de la revue lors de la réunion plénière d’ENSREG de décembre 2026 ;
  • la possibilité de conduire des travaux d’évaluation conjoints de la sûreté de réacteurs et les conditions dans lesquelles une évaluation conduite par une autorité de sûreté donnée, membre ou non de WENRA, sur un modèle de réacteur pourrait être prise en compte par un ou plusieurs membres de WENRA ;
  • le travail pouvant être engagé entre PAA, l’autorité de sûreté nucléaire polonaise, et certains de ses homologues de WENRA intéressées par l’évaluation du modèle de réacteur AP1000 faisant l’objet en Pologne d’une première demande d’autorisation de construction en Europe ;
  • les enjeux rencontrés par les autorités de sureté nucléaire en matière de recrutements, de gestion des compétences et de parcours professionnels ;
  • l’usage du nucléaire comme moyen de propulsion de navires marchands avec une discussion sur les modalités de participation des membres de WENRA aux travaux conduits au sein de l’Organisation maritime internationale et la décision de publier une prise de position de WENRA sur les enjeux associés, sur la base d’un projet établi par l’ASNR.

Par ailleurs, les groupes de travail ont rapporté sur leurs activités respectives. La prochaine réunion sera hébergée début novembre en Espagne par le CSN, l’autorité de sûreté nucléaire espagnole.

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Retour sur la participation de l’ASNR à la conférence internationale RegCon 2026 de l’AIEA

Introduction
Du 27 au 30 avril 2026, une délégation de sept représentants de l’ASNR, conduite par son président, Pierre-Marie Abadie, a pris part à la Conférence internationale « RegCon 2026 » sur l’efficacité des systèmes de réglementation nucléaire et radiologique organisée à Vienne par l’AIEA.

Du 27 au 30 avril 2026, une délégation de sept représentants de l’ASNR, conduite par son président, Pierre-Marie Abadie, a pris part à la Conférence internationale « RegCon 2026 » sur l’efficacité des systèmes de réglementation nucléaire et radiologique organisée à Vienne par l’AIEA.

De gauche à droite : Stéphanie Guénot Bresson, Luc Chanial, Pierre-Marie Abadie, Alexandre De Ruvo

L’ASNR est intervenue lors de plusieurs sessions, a partagé son expérience dans divers domaines et échangé avec plusieurs de ses homologues sur le contexte nucléaire actuel et ses enjeux.

La commissaire Stéphanie Guénot Bresson est ainsi intervenue sur l’agilité du régulateur dans un environnement en profonde évolution. Elle a insisté sur la nécessité de fonder les décisions réglementaires sur la science et de garantir l’indépendance des autorités de sûreté dans un contexte pouvant conduire à remettre en cause leur jugement. Les échanges ont aussi porté sur la réglementation des technologies émergentes, telles l’intelligence artificielle, et sur la coopération avec l’industrie pour accompagner les nouveaux exploitants tout en diffusant une culture de sûreté.

La commissaire Géraldine Pina a présenté les stratégies mises en place par l’ASNR et par son Groupe Permanent d’Experts en Radioprotection (GPRP) pour accompagner les récentes innovations thérapeutiques en médecine nucléaire.

De gauche à droite : Alexandre De Ruvo, Luc Chanial, Jean-Luc Lachaume, Ben Mekki Ayadi, Stéphanie Guénot Bresson, Géraldine Pina.

Luc Chanial, conseiller international auprès du comité exécutif, a présenté la phase préparatoire de dialogue et d’instruction mise en place par l’ASNR pour évaluer la maturité des projets de SMR en amont de la phase réglementaire. Il a également donné une présentation sur l’harmonisation réglementaire des concepts de SMR. 

Ben Mekki Ayadi, chef du programme expertise augmentée, a présenté quant à lui les enjeux de sûreté liés à l’utilisation croissante de l’intelligence artificielle par les régulateurs et l’industrie nucléaire.

Le commissaire Jean-Luc Lachaume est intervenu en tant que président d’HERCA, où il a souligné le rôle essentiel en matière de coopération internationale, mentionnant en particulier les partenariats établis avec FNRBA et FORO pour renforcer l’harmonisation, la confiance et l’efficacité des systèmes de radioprotection.

Le président de l’ASNR Pierre-Marie Abadie est intervenu lors du panel de préclôture de la conférence. Il a souligné les enjeux du nouveau contexte nucléaire et la nécessité pour les régulateurs de s’adapter, tout en renforçant le dialogue technique avec l’industrie. Il a insisté sur l’importance d’anticiper les projets en stabilisant en amont les référentiels et en coordonnant étroitement sûreté et développement industriel. Il a enfin rappelé que la sûreté est un levier de performance industrielle et annoncé que la prochaine conférence ENSREG, organisée en juin 2026 à Bruxelles (Belgique) et qu’il présidera, sera une nouvelle opportunité d’échanger sur les enjeux et opportunités du contexte nucléaire actuel.

La RegCon 2026 a rassemblé 350 représentants de haut niveau (dont 250 personnes en présentiel), issus de 99 pays membres de l’AIEA, principalement issus d’autorités de sûreté du monde entier mais également de certains appuis techniques (TSO), ainsi que de 11 associations ou organisations scientifiques et industrielles. 

Regardez les vidéos des interventions de l'ASNR (en anglais)

28/04/2026

Side event: “Introducing the SKEMA, UniCA & Polimi Joint Initiative for Capacity Building in Nuclear Safety and Safeguards (EM3S): Learning to Manage and Regulate Complexity” with the participation of Stephanie Guénot Bresson

> regarder en ligne à 15:08

29/04/2026

Panel discussion: “The Agile Regulator in a Fast-Changing Landscape: Navigating the Challenges and Driving Innovation” with the participation of Stephanie Guénot Bresson

> regarder en ligne à 9:29

Oral presentation: “Innovation and Regulatory Effectiveness: Approaches for Nuclear Power Programmes and Technologies” with a presentation from Luc Chanial

> regarder en ligne à 11:03

Oral presentation: “Future-Ready Regulation of Radiation Uses: Digital Transformation and Strategic Agility” with a presentation from Géraldine Pina

> regarder en ligne à 12:05

Panel discussion: “Artificial Intelligence: Challenges and Opportunities for Effective Regulation” with the participation of Ben Mekki Ayadi

> regarder en ligne à 15:00

30/04/2026

Oral presentation: “Cultivating Regional Connections, Promoting Regulatory Competence”, with a presentation from Jean-Luc Lachaume

> regarder en ligne à 11h04

Panel discussion: “Keeping the Conversation Alive: Regional Partnerships and Future Platforms for Impact” with the participation of Pierre-Marie Abadie

> regarder en ligne à 15:01

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10ème réunion d’examen de la Convention sûreté nucléaire AIEA

Introduction
Du 13 au 24 avril 2026, l’ASNR a participé à la réunion d’examen de la Convention sur la sûreté nucléaire, qui a rassemblé 87 parties contractantes à Vienne, au siège de l’AIEA.

Du 13 au 24 avril 2026, l’ASNR a participé à la réunion d’examen de la Convention sur la sûreté nucléaire, qui a rassemblé 87 parties contractantes à Vienne (Autriche), au siège de l’AIEA. Cette convention a pour objet la sûreté des centrales nucléaires et met en œuvre un exercice triennal d’examen par les pairs au cours duquel chaque pays doit rendre compte de ses engagements pris au titre de la Convention.

La délégation ASNR à la 10ème réunion d’examen de la Convention sûreté nucléaire de l’AIEA.

La délégation ASNR à la 10ème réunion d’examen de la Convention sûreté nucléaire de l’AIEA.
De gauche à droite : Fanny Pigot, Albane Fontaine, Thierry Ethvignot, Paul Durliat, Pierre-Marie Abadie, Marie Dion, Julien Collet, Sylvie Cadet-Mercier, Olivier Dubois, Delphine Hournau-Pouëzat (Ambassadrice, représentante permanente de la France auprès de l'Office des Nations unies et des organisations internationales à Vienne), Luc Chanial, Thierry Granier.

Tout au long de l’exercice, l’ASNR a été mobilisée à différents niveaux. Elle a tout d’abord préparé et remis un rapport national présentant les actions menées par la France pour respecter ses engagements : organisation de la sûreté, dispositions prises pour garantir la sûreté des réacteurs nucléaires de la conception à l’exploitation etc. 

> Télécharger le rapport de la France

Une équipe de référents, composée principalement d’agents des divisions territoriales de l’ASNR, a ensuite analysé de nombreux rapports étrangers, rédigeant questions et commentaires à destination de plus de 80 pays. De son côté, la France a reçu plus de 240 questions de ses pairs dont les réponses ont été rédigées par les directions concernées de l’ASNR et par les exploitants français.

La première semaine de la réunion d’examen a été essentiellement consacrée aux présentations des rapports nationaux par groupes de pays dans sept sessions parallèles. L’équipe de référents de l’ASNR a suivi les débats et est intervenue dans plusieurs groupes. Olivier Dubois, commissaire de l’ASNR, a par ailleurs présidé un groupe réunissant les pays suivants : Ukraine, Canada, Roumanie, Arménie, Slovénie, Zimbabwe, Ghana, Macédoine du Nord, Italie, Pologne, Islande, Monténégro, Nigeria et Lituanie.

En parallèle, un groupe de travail auquel a participé l’ASNR s’est réuni afin d’identifier des axes d’amélioration des processus de la Convention, notamment pour prendre en compte l’évolution rapide des applications et technologies de réacteurs nucléaires. Sur proposition de la France, du Japon et du Canada, il a ainsi été proposé l’organisation de discussions approfondies sur les types de réacteurs nucléaires à prendre en compte dans la définition du terme « installation nucléaire » dans le contexte de la CSN. Ce point devrait être à l'ordre du jour de la prochaine réunion d'organisation permettant d'examiner comment cette question pourrait être traitée au cours du 11e cycle d'examen.

Enfin, la dernière partie de la deuxième semaine a été consacrée à la validation, par consensus, du rapport de synthèse de la réunion d’examen. Le projet de rapport, proposé par le président de la Convention, a fait l’objet de discussions animées mais constructives. Une part importante des échanges a concerné la situation en cours en Ukraine, reflétant les oppositions entre États. Toutefois, les efforts de chacun ont permis d’aboutir à un consensus sur un rapport de synthèse technique et substantiel.

La participation de l’ASNR a été remarquée et saluée par les pairs et les officiers de la réunion d’examen. Cette implication a permis à l’ASNR de promouvoir son action et ses positions et a conforté son statut d’autorité de sûreté de référence. En outre, plusieurs entretiens bilatéraux ont été conduits en marge de la réunion. Le président de l’ASNR a ainsi rencontré ses homologues américain (NRC), chinois (NNSA) et ukrainien (SNIRU), mais également Delphine Hournau-Pouëzat, (ambassadrice, représentante permanente de la France auprès de l'Office des Nations unies et des organisations internationales à Vienne) et Karine Herviou (directrice générale adjointe en charge de la sûreté et de la sécurité nucléaire à l’AIEA). Enfin, des échanges ont eu lieu avec le département de l’énergie britannique (DESNZ) ainsi qu’avec l’Autorité de sûreté singapourienne (NEA).

Rapport de la France : une bonne pratique et neuf domaines de bonne performance

Pierre-Marie Abadie lors de la présentation du rapport de la France
Pierre-Marie Abadie lors de la présentation du rapport de la France

La présentation du rapport de la France a eu lieu le vendredi 17 avril 2026. 

Julien Collet, directeur général adjoint, a présenté le cadre général de la sûreté des réacteurs nucléaires en France, les dernières évolutions, les avancées en matière de sûreté et les sujets à enjeux. 

Bernard Le Guen, directeur délégué des affaires internationales chez EDF, a donné le point de vue de l’exploitant. 

Dans sa conclusion, le président de l’ASNR Pierre-Marie Abadie a rappelé les fondamentaux de la sûreté (transparence, indépendance de l’autorité, décisions fondées sur la science) et porté le message de la contribution déterminante de la sûreté à l’efficacité et la performance industrielle dans le cadre des nouveaux projets nucléaires. Les échanges avec la salle ont couvert de nombreux sujets comme les améliorations de sûreté apportées aux réacteurs dans le cadre des réexamens périodiques, la réforme du contrôle de la sûreté en France ou encore les enjeux liés aux compétences.  

À l’issue de ces échanges, les autres pays du groupe ont attribué une bonne pratique à la France : le plan d’action de l’industrie française afin d’anticiper les besoins en compétences et en ressources humaines dans le secteur nucléaire. Neuf « domaines de bonne performance » ont également été relevés, dont notamment : 

  • l’utilisation des retours d’expérience de l’EPR pour la conception de l’EPR2 ; 
  • la promotion des nouveaux réacteurs avec notamment le cadre de pré-autorisation pour les petits réacteurs innovants ; 
  • l’adaptation aux enjeux du changement climatique dont le projet ADAPT ;
  • l’amélioration de la résistance des installations aux agressions externes (tels que les risques liés aux aéronefs) ;
  • les efforts déployés concernant les réexamens périodiques, et notamment ceux pour aligner autant que possible les niveaux de sûreté des réacteurs de deuxième génération sur ceux des réacteurs de nouvelle génération (Gen 3+) ;
  • l’utilisation de l’intelligence artificielle pour l’examen de lettres de suivi d’inspections ;
  • l’engagement en faveur des missions OSART. 

Par ailleurs deux enjeux ont été identifiés :

  • l’examen simultané de plusieurs demandes d’autorisation de construction (les EPR2 sur les sites de Penly et Gravelines et la première demande d’autorisation pour un SMR) ;
  • la position de l’ASNR sur les perspectives d’exploitation du parc existant au-delà de 60 ans. 
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L’ASNR rencontre son homologue PAA à l’occasion du premier sommet bilatéral franco-polonais

Introduction
L’ASNR a rencontré son homologue PAA (autorité de sûreté nucléaire polonaise) à l’occasion du 1er sommet bilatéral franco-polonais organisé à Gdansk le 20 avril 2026. Cette rencontre a eu lieu dans le cadre d’un déplacement présidentiel consacré à la mise en œuvre du traité de Nancy, signé le 9 mai 2025, pour une amitié renforcée entre la Pologne et la France. L’ASNR et PAA ont contribué aux échanges relatifs à la coopération dans le domaine de l’énergie et du nucléaire civil.
Luc Chanial de l’ASNR (à gauche) et Paweł Pytlarczyk de PAA(à droite)

Luc Chanial de l’ASNR (à gauche) et Paweł Pytlarczyk de PAA (à droite).

L’ASNR a rencontré son homologue PAA (autorité de sûreté nucléaire polonaise)  à l’occasion du 1er sommet bilatéral franco-polonais organisé à Gdansk le 20 avril 2026. Cette rencontre a eu lieu dans le cadre d’un déplacement présidentiel consacré à la mise en œuvre du traité de Nancy, signé le 9 mai 2025, pour une amitié renforcée entre la Pologne et la France. L’ASNR et PAA ont contribué aux échanges relatifs à la coopération dans le domaine de l’énergie et du nucléaire civil.

Ces échanges, introduits par Mme Maud Bregeon, porte-parole du Gouvernement auprès du Premier ministre et ministre déléguée, chargée de l'énergie, et son homologue polonais M. Wojciech Wrochna, vice-ministre de l’énergie, ont permis aux représentants de la filière nucléaire française, Mme Anne-Isabelle Etienvre, administratrice générale du CEA, et M. Bernard Fontana, président-directeur général d’EDF, et à leurs homologues polonais de confirmer l’étroite collaboration entre les deux pays aux niveaux bilatéral et multilatéral dans le domaine de l’énergie nucléaire civile et la volonté de développer de nouveaux partenariats.

M. Paweł Pytlarczyk, vice-président de PAA, a souligné la qualité des relations entretenues avec l’ASNR. Il a notamment indiqué que PAA allait prochainement certifier l’ASNR, comme l’avait été précédemment l’IRSN avant sa fusion avec l’ASN au 1er janvier 2025, pour conduire des expertises techniques en appui de PAA.

M. Luc Chanial, conseiller international auprès du comité exécutif de l’ASNR, a, pour sa part, confirmé la proximité des relations entre l’ASNR et PAA. Il a indiqué la disponibilité de l’ASNR pour accompagner si nécessaire PAA dans ses missions d’autorité, tant dans les domaines réglementaire que de l’expertise.

Rappelant le contexte nucléaire actuel, porteur d’enjeux pour l’ensemble des parties concernées, il a mentionné, plus largement, l’importance des échanges entre autorités de sûreté nucléaire. Il a par ailleurs indiqué que maintenir la sûreté nucléaire au centre des décisions était une condition nécessaire au développement du nucléaire et à son acceptation par la société. Il a enfin souligné que sûreté nucléaire et performance industrielle devaient être considérées comme se renforçant mutuellement, et non être mises en opposition. 

De gauche à droite :

  • Délégation française : MM. Armel Castets (Direction générale du Trésor), Luc Chanial (ASNR), Bernard Fontana (EDF), Mme Anne-Isabelle Etienvre (CEA).
  • Délégation polonaise : MM. Pawel Gajda (ministère de l’énergie), Paweł Pytlarczyk (PAA) et Jakub Kupecki (centre national de recherche nucléaire).
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L’ASNR rencontre ses partenaires au Japon

Introduction
Du 23 au 25 mars 2026, une délégation de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), conduite par son président Pierre-Marie Abadie et composée de la commissaire Stéphanie Guénot-Bresson, du directeur de l’expertise de sûreté nucléaire Igor Le Bars, de l’adjoint au directeur international Thierry Granier et de l’adjointe au chef de l’unité ERASME à la direction des équipements sous pression nucléaires Rachel Vaucher, s’est rendue au Japon pour des réunions de haut niveau avec ses deux principaux partenaires japonais dans le domaine de la sûreté nucléaire.

Du 23 au 25 mars 2026, une délégation de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), conduite par son président Pierre-Marie Abadie et composée de la commissaire Stéphanie Guénot-Bresson, du directeur de l’expertise de sûreté nucléaire Igor Le Bars, de l’adjoint au directeur international Thierry Granier et de l’adjointe au chef de l’unité ERASME à la direction des équipements sous pression nucléaires Rachel Vaucher, s’est rendue au Japon pour des réunions de haut niveau avec ses deux principaux partenaires japonais dans le domaine de la sûreté nucléaire.

La mission a débuté à Tokyo par la 10ᵉ réunion bilatérale avec l’autorité de réglementation nucléaire japonaise (NRA), en présence de son président, Shinsuke Yamanaka, et de deux de ses commissaires. Cette réunion a permis de faire le point sur les enjeux actuels de la sûreté dans les deux pays et d’échanger sur plusieurs sujets d’intérêt commun : retraitement du combustible, coopération sur les pratiques du contrôle, corrosion sous contrainte, comportement du combustible en conditions accidentelles, propulsion nucléaire maritime, encadrement réglementaire de la fusion et intelligence artificielle. Les actions de coopération prioritaires pour l’année à venir ont en outre été mises à jour.  

La délégation a par la suite rencontré le président de l’agence japonaise de l’énergie atomique (JAEA), Masanori Koguchi. À cette occasion, l’accord de coopération entre l’ASNR et la JAEA dans le domaine de la recherche en sûreté nucléaire a été renouvelé. 

Ces réunions ont été suivies de la visite de la centrale nucléaire de Tokai Daini, actuellement en arrêt, où des travaux importants de renforcement de la protection contre les tsunamis sont en cours. La délégation s’est également rendue sur les sites de Tokai et d’Oarai de la JAEA afin de visiter plusieurs installations expérimentales ou de recherche dont, notamment, STACY, une des rares installations au monde à permettre l’études des accidents de criticité, objet d’une coopération déjà ancienne avec l’IRSN, ainsi que le HTTR, réacteur expérimental à haute température refroidi au gaz. 

La mission s’est terminée par un dîner à l’Ambassade de France à Tokyo, sur l’invitation de Madame l’ambassadrice Béatrice Le Fraper du Hellen, lors duquel les partenariats de l’ASNR ont pu être resitués dans le contexte global des relations France-Japon. 

Ce déplacement a permis de renforcer les liens entre l’ASNR et ses homologues japonais tant sur le plan de la réglementation et du contrôle que de l’expertise et de la recherche. La richesse des échanges a confirmé l’intérêt mutuel d’une coopération étroite et durable face aux enjeux communs en sûreté nucléaire et radioprotection. Le prochain temps fort de cette coopération sera la tenue d’un séminaire tripartite ASNR/NRA/JAEA dédié à la recherche en novembre 2026.

Assis, de gauche à droite : Tomoyuki SUGIYAMA (Commissaire NRA), Pierre-Marie ABADIE (Président ASNR), Shinsuke YAMANAKA (président de NRA), Stéphanie GUENOT-BRESSON (Commissaire ASNR). 
Debout, de gauche à droite : Teruyo FUNADA (NRA), Shinji KINJO (NRA), Igor LEBARS (ASNR), Rachel VAUCHER (ASNR), Thierry GRANIER (ASNR)

A gauche, Pierre-Marie ABADIE, Président de l'ASNR, and à droite, Masanori KOGUCHI, Président de la JAEA.

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