L’ASNR rencontre ses partenaires aux États-Unis

Introduction
Du 9 au 13 mars 2026, une délégation de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), conduite par le Commissaire Olivier Dubois, s’est rendue aux États-Unis afin d’échanger avec ses partenaires américains et internationaux sur les enjeux actuels de la sûreté nucléaire et de la radioprotection, et de renforcer les coopérations techniques et institutionnelles existantes.

Du 9 au 13 mars 2026, une délégation de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), conduite par le Commissaire Olivier Dubois, s’est rendue aux États-Unis afin d’échanger avec ses partenaires américains et internationaux sur les enjeux actuels de la sûreté nucléaire et de la radioprotection, et de renforcer les coopérations techniques et institutionnelles existantes.

La délégation de l’ASNR a visité plusieurs installations d’Argonne National Laboratory dédiées à l’étude de l’irradiation et de la corrosion des matériaux, à la thermohydraulique des réacteurs avancés et aux accidents graves. Le programme OCDE ROSAU (Reduction Of Severe Accident Uncertainties) mené à l’ANL a permis à l’ASNR de se positionner sur les renforcements proposés par EDF dans le cadre du 4ème réexamen des réacteurs pour limiter les conséquences en cas d’accident avec fusion du cœur.

9 mars 2026 - Visite du Reactor Severe Accident Test Facility de ANL, Lemont, IL
Visuel d’un essai ROSAU avec ablation importante par du corium d’un bloc de béton
De gauche à droite : Thierry Granier, Olivier Dubois, Olivier Marchand, Franck Lebrun (ASNR)

La délégation a assisté à Washington à la conférence RIC et a pris part à une série d’entretiens bilatéraux avec des homologues étrangers qui ont permis d’aborder les enjeux internationaux actuels de la sûreté nucléaire et de la radioprotection.

En marge de la conférence, des rencontres ont également eu lieu avec le président de la NRC, ainsi qu’avec deux commissaires, pour évoquer les enjeux réglementaires et les évolutions en cours dans les 2 pays.

La délégation a également rencontré le sous-secrétaire à l’énergie au DOE chargé de la sécurité nucléaire, administrateur de l’agence nationale de sécurité nucléaire (NNSA), afin de de partager les priorités respectives et d’échanger sur les collaborations en cours en matière de risque de criticité, de données nucléaires et de gestion et préparation des situations d’urgence.

Une réunion dédiée à la recherche en sûreté s’est tenue avec la NRC. Elle a permis de dresser un état des lieux des programmes de recherche conjoints et d’identifier les orientations futures en particulier dans le domaine des accidents de perte de réfrigérant primaire et des feux de batterie. Cette rencontre a été l’occasion de rappeler l’importance des projets menés dans le cadre de l’AEN et de se coordonner en vue de leur préparation.

La mission s’est conclue par le comité de pilotage de la coopération entre l’ASNR et la NRC avec la participation de son directeur général. Cette réunion a permis de faire le point sur les activités réglementaires en cours, les sujets d’intérêt partagés et les perspectives de coopération. Dans un contexte de renaissance du nucléaire impactant les deux autorités, l’importance d’accorder la priorité à la sûreté a été soulignée. Les deux autorités ont échangé sur leurs efforts respectifs en matière de gouvernance et d’efficience pour traiter l’ensemble des grands projets en cours de part et d’autre. Plusieurs sujets méritant un renforcement de la coopération ont été identifiés notamment dans les domaines du cycle du combustible, de l’intelligence artificielle, de la fusion, du vieillissement ainsi que pour certaines conceptions de réacteurs avancés.

13 Mars 2026 - Comité de pilotage de la coopération entre l’ASNR et la NRC, Rockville, MD
De gauche à droite : Jamie Pelton (NRC), Franck Lebrun (ASNR), Andrea Kock (NRC), Olivier Marchand (ASNR), Thierry Granier (ASNR), Kevin Williams (NRC), Olivier Dubois (ASNR), David Skeen (NRC), Mike King (NRC), John Tappert (NRC), Sabrina Attack (NRC), Jeremy Bowen (NRC)

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L'ASNR accueille l’Autorité de sûreté nucléaire britannique (ONR) pour des discussions bilatérales

Introduction
« La sûreté fondée sur la science peut contribuer à la fois à l'efficacité du processus d'autorisation et à la performance industrielle », concluent les responsables des autorités de sûreté nucléaire française et britannique.

« La sûreté fondée sur la science peut contribuer à la fois à l'efficacité du processus d'autorisation et à la performance industrielle », concluent les responsables des autorités de sûreté nucléaire française et britannique.

De gauche à droite : Pierre-Marie Abadie, président de l'ASNR, et Mike Finnerty, directeur général et inspecteur en chef de l'ONR.

L'Office for Nuclear Regulation (ONR https://www.onr.org.uk) et l'ASNR, les autorités chargées de la sûreté nucléaire et de la radioprotection au Royaume-Uni et en France, se sont réunies pour des discussions bilatérales à Montrouge (France) le 3 mars 2026. Il s'agissait de la première réunion depuis la création de l'ASNR, qui s'inscrit dans la longue histoire de coopération fructueuse entre les deux autorités. 

Au cours de leurs discussions, les délégations de l'ONR et de l'ASNR, respectivement menées par Mike Finnerty, directeur général et inspecteur en chef du nucléaire, et Pierre-Marie Abadie, président, ont pu échanger sur des sujets techniques liés à l'EPR en service à Flamanville et en construction à Hinkley Point, ainsi que sur des questions relatives à la gestion de la chaîne d'approvisionnement nucléaire. 

Compte tenu des nombreux projets nucléaires impliquant différents types de technologies, ils ont souligné la nécessité, à court terme, pour les autorités de sûreté de partager les bonnes pratiques, d'améliorer les approches de surveillance réglementaire de la chaîne d'approvisionnement et de tirer parti de nos efforts réglementaires collectifs pour se concentrer sur les domaines présentant les risques les plus élevés.

Le directeur général Finnerty et le président Abadie ont échangé leurs points de vue sur les défis stratégiques en matière de sûreté nucléaire, aujourd'hui et à l'avenir, pour les nouvelles constructions, le développement des SMR, l'exploitation à long terme des réacteurs existants et le démantèlement. Ils ont reconnu que les défis auxquels les autorités de sûreté doivent faire face dans le cadre des nouveaux projets de construction nécessitent une réponse collective de toutes les parties prenantes et la confiance du public dans un contexte de pénurie de personnel qualifié et de besoin de nouvelles connaissances scientifiques.

Au cours de leur discussion, le président Abadie et le directeur général Finnerty ont également abordé les défis auxquels sont confrontées aujourd'hui les autorités chargées de la sûreté, afin d'améliorer l'efficacité et l'efficience de la réglementation, d'envisager l'innovation et de mieux s'appuyer sur une sûreté fondée sur des objectifs. Ils ont souligné que le processus de réplication, tant pour l'industrie que pour les autorités chargées de la sûreté, sera crucial pour le succès futur du programme nucléaire.

Ils ont convenu que les autorités de sûreté pouvaient contribuer à réduire les risques liés aux projets et à renforcer la sûreté en instaurant un climat de confiance et en établissant un dialogue précoce et continu avec l'industrie et les exploitants, en stabilisant la réglementation et en intégrant des approches de sûreté proportionnées à un stade très précoce du processus de conception, contribuant ainsi à la performance industrielle.

En outre, en ce qui concerne l'IA et l'innovation, ils ont déclaré que la collaboration entre les autorités de sûreté est essentielle pour garantir la sûreté, l'efficacité et la confiance du public. En mettant en commun les actions des deux autorités de sûreté, les outils d'évaluation de la sûreté basés sur l'innovation et l'IA seraient accélérés tout en renforçant la gestion des risques et la surveillance réglementaire.

Le renouvellement de l’accord de coopération entre l'ONR et l'ASNR, à un moment où l'industrie nucléaire connaît des changements importants, garantit que les deux entités peuvent continuer à échanger leur expertise et à travailler en étroite collaboration.

Enfin, le 4 mars 2026, la délégation ONR/ASNR s'est rendue dans les locaux de l'ASNR au Vésinet pour visiter le Laboratoire d'analyse et de traitement des échantillons environnementaux en situation post-accidentelle (LATAC https://recherche-expertise.asnr.fr/recherche/plateforme-latac), ainsi que le Centre Téléray (https://teleray.asnr.fr) dédié à la surveillance de la radioactivité dans l'air en France.

De gauche à d. : Fanny Pigot (ASNR), Jérémy Hubert (ASNR), Stuart Allen (ONR), Mahtab Khan (ONR), Julien Husse (ASNR), Pierre-Marie Abadie (ASNR), Mike Finnerty (ONR), Olivier Dubois (ASNR), Sylvain Petit (ASNR), Ines Osborne (ONR), Ben-Mekki Ayadi (ASNR)
La délégation de l'ONR visite le Laboratoire d'analyse et de traitement des échantillons environnementaux en situation post-accidentelle (LATAC) sur le site de l'ASNR au Vésinet.
La délégation de l'ONR visite le Laboratoire de traitement et d'analyse des échantillons environnementaux en situation post-accidentelle (LATAC) dans les locaux de l'ASNR au Vésinet.
De gauche à droite : Ines Osborne (ONR), Olivier Dubois (ASNR), Mahtab Khan (ONR), Stuart Allen (ONR), Maxime Morin (ASNR), Romain Vidal (ASNR), Fanny Pigot (ASNR), Mike Finnerty (ONR), Sylvain Petit (ASNR).
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Convention sur la sûreté nucléaire : rapport de la France

Introduction
La dixième réunion d’examen de la Convention sur la sûreté nucléaire se tiendra du 13 au 24 avril 2026 au siège de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à Vienne (Autriche). Ce traité international porte sur la sûreté des centrales nucléaire pour laquelle il établit un certain nombre d’obligations.

La dixième réunion d’examen de la Convention sur la sûreté nucléaire se tiendra du 13 au 24 avril 2026 au siège de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à Vienne (Autriche). Ce traité international porte sur la sûreté des centrales nucléaire pour laquelle il établit un certain nombre d’obligations.

Dans ce cadre, l’ASNR a remis le 28 août 2025 à l’AIEA, dépositaire de la Convention, le rapport de la France.

Ce rapport présente la mise en œuvre des obligations de la France et met l’accent sur les dernières évolutions et faits marquants, les perspectives ainsi que les enjeux nationaux pour les trois prochaines années.

Ce rapport a été établi par l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), qui a joué le rôle de coordinateur, avec la contribution des exploitants de réacteurs nucléaires, Électricité de France (EDF), le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), l'Institut Laue – Langevin (ILL) et l’organisation ITER, et des autorités gouvernementales.

La réunion d’examen de la Convention de sûreté nucléaire permettra à chacune des 98 parties contractantes de présenter son rapport national et de contribuer à l’examen par les pairs des rapports présentés par les autres parties contractantes.

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L’ASNR rencontre ses partenaires en Finlande

Introduction
Du 11 au 13 février 2026, une délégation de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), menée par le Président Pierre-Marie Abadie et composée d’Olivier Dubois (commissaire), Vincent Lagneau (directeur scientifique), Patrice Giordano (directeur de la recherche en sûreté), Cyril Pinel (directeur international) et Fanny Pigot (chargée d’affaire à la Direction internationale), s’est rendue en Finlande afin d’échanger avec ses partenaires sur les principaux enjeux de sûreté nucléaire et de radioprotection, et de renforcer les coopérations techniques et institutionnelles existantes.

Du 11 au 13 février 2026, une délégation de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), menée par le Président Pierre-Marie Abadie et composée d’Olivier Dubois (commissaire), Vincent Lagneau (directeur scientifique), Patrice Giordano (directeur de la recherche en sûreté), Cyril Pinel (directeur international) et Fanny Pigot (chargée d’affaire à la Direction internationale), s’est rendue en Finlande afin d’échanger avec ses partenaires sur les principaux enjeux de sûreté nucléaire et de radioprotection, et de renforcer les coopérations techniques et institutionnelles existantes.

La mission a débuté par une réunion bilatérale au siège de STUK, l’autorité de sûreté finlandaise. Cette réunion annuelle de pilotage a permis de faire le point sur les sujets d’intérêt partagé (EPR, A/SMR, gestion des déchets, efficacité du régulateur etc.) et les perspectives de coopération à moyen et long terme entre les deux autorités. Ce fut également l’occasion de visiter les laboratoires et bureaux de STUK. Ces échanges ont donné lieu à un compte-rendu commun mettant en avant les convergences de vues sur plusieurs sujets importants entre les deux organisations (plus d’information).

La délégation de l’ASNR s’est ensuite rendue à Olkiluoto pour une journée de visite du site Onkalo, le site de stockage géologique profond de déchets radioactifs finlandais. Ce fut l’occasion d’échanger sur les avancées du projet et d’en apprendre davantage sur l’expérience de la société Posiva (choix du site, licensing, construction du site…) Cette visite était également une opportunité de renforcer la coopération avec l’autorité STUK à l’aune de l’instruction du projet Cigéo de l’ANDRA.

La délégation ASNR visite le site d'Onkalo (Finlande)
La délégation ASNR visite le site d'Onkalo (Finlande)

Le soir, une rencontre à l’Ambassade de France à Helsinki a été organisée permettant des échanges plus informels avec nos partenaires et avec des représentants des industriels du nucléaire en Finlande.

La délégation ASNR et des représentants des industriels finlandais du nucléaire.
La délégation ASNR et des représentants des industriels finlandais du nucléaire.
Renouvellement de l’accord de coopération entre l’ASNR et VTT sur le projet de recherche ODOBA.
Renouvellement de l’accord de coopération entre l’ASNR et VTT sur le projet de recherche ODOBA.

Le dernier jour, une réunion dédiée à la recherche s’est tenue au siège de VTT, l’organisme technique de sûreté (TSO) et organisme de recherche finlandais, membre du réseau ETSON comme l’ASNR. Cette entrevue a permis d’échanger sur les sujets d’intérêts communs (A/SMR, LTO, fuel safety) mais également de renouveler l’accord de coopération ODOBA (plus d’information), projet de recherche piloté par l’ASNR et portant sur la caractérisation et la compréhension de l’évolution des pathologies du béton dans des structures de génie civil. Une visite de laboratoires de VTT a également eu lieu. 

Enfin, la mission s’est achevée dans les locaux de STUK avec un point sur les activités réglementaires finlandaises puis deux présentations, l’une sur le groupe STUK international et l’autre, sur l’ASNR Academy. Pour conclure, STUK et l’ASNR se sont accordés sur les prochaines étapes à suivre pour approfondir nos collaborations. 

Cette mission en Finlande a permis de renforcer les liens de coopération entre l’ASNR et ses partenaires finlandais, tant sur les aspects de recherche que sur les dimensions réglementaires. Les échanges ont confirmé l’intérêt partagé pour une coopération étroite face aux enjeux communs de sûreté nucléaire et de radioprotection, dans un contexte international en constante évolution.

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L'ASNR et le JRC renforcent leur collaboration scientifique

Introduction
La première réunion du comité directeur de l'accord de collaboration entre le Centre commun de recherche (CCR) de la Commission européenne et l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) s'est tenue à Bruxelles le 13 janvier 2026.

Lors de la première réunion du comité directeur de leur accord de collaboration, qui s'est tenue à Bruxelles le 13 janvier 2026, le Centre commun de recherche (JRC-CCR) de la Commission européenne et l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) ont réaffirmé leur engagement de longue date à poursuivre le développement et le renforcement d'une collaboration scientifique solide. L'ASNR est issue de la fusion, en 2025, de l'autorité de sûreté nucléaire (ASN) et de l'organisme technique de sûreté (IRSN).

Vincent Lagneau, directeur scientifique de l'ASNR (à droite), et Ulla Engelmann, directrice Sureté et Sécurité du Centre commun de recherche (CCR) de la Commission européenne (à gauche), ont présidé la réunion
Vincent Lagneau, directeur scientifique de l'ASNR (à droite), et Ulla Engelmann, directrice Sureté et Sécurité du Centre commun de recherche (CCR) de la Commission européenne (à gauche), ont présidé la réunion

Les deux parties ont approuvé un amendement à l'accord de collaboration de 2017 entre l'IRSN et le CCR, prolongé en 2022, afin de :

  • transférer les droits et obligations de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) liés à l'accord à l'ASNR avec effet au 1er janvier 2025 ;
  • ajouter de nouvelles actions d'intérêt dans le domaine des applications médicales de la science nucléaire ;
  • faciliter la mise en œuvre de l'accord grâce à une simplification des procédures.

Le comité directeur a examiné les progrès réalisés depuis 2022, avec cinq projets achevés et cinq autres en cours dans les domaines des données nucléaires, de la sûreté du combustible, de la surveillance environnementale de la radioactivité, de la radioprotection, de la sûreté des réacteurs et de la modélisation. Le comité directeur a également discuté des activités futures possibles dans les domaines des applications médicales, du vieillissement et du comportement mécanique des ouvrages de génie civil, et de la création d'une plateforme de codes informatiques européens pour la sûreté du combustible nucléaire et les simulations d'accidents de réacteurs, pour n'en citer que quelques-unes.

Les deux organisations ont souligné l'importance stratégique des infrastructures, des compétences et des aptitudes en matière de recherche, et ont exprimé leur intention de promouvoir les échanges de scientifiques, en particulier d'étudiants, ainsi que de faciliter l'utilisation de leurs plateformes expérimentales, codes et bases de données par le biais des mécanismes existants (programme Open Access du CCR, OFFERR) ou de mécanismes bilatéraux ou multilatéraux ad hoc. 

Le Centre commun de recherche et l'ASNR poursuivront donc leur étroite collaboration dans le cadre de cet accord bilatéral, notamment par le biais de projets communs visant à faire progresser la recherche dans divers domaines tels que la sûreté nucléaire du combustible nucléaire ou les données nucléaires, ainsi que par leur participation commune à des consortiums européens tels que les projets financés par Euratom.

Les participants à la réunion
Les participants à la réunion qui s'est tenue à la Maison Irène et Frédéric Joliot Curie à Bruxelles (Belgique).

L’ASNR participe à une mission d’évaluation de l’OMS en Albanie

Introduction
L’ASNR a pris part à une mission JEE (Joint External Evaluation) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) du 1er au 5 décembre 2025 à Tirana (Albanie).
ASNR Mission JEE OMS Albanie décembre 2025
La délégation albanaise et les experts internationaux de la mission JEE de l’OMS.

L’ASNR a pris part à une mission JEE (Joint External Evaluation) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) du 1er au 5 décembre 2025 à Tirana (Albanie). 

Les missions JEE recouvrent 19 domaines techniques multisectoriels évalués indépendamment part une équipe d’experts internationaux permettant de définir les capacités d’un pays à prévenir, détecter et répondre aux risques de santé publique, conformément au Règlement sanitaire international (RSI, 2005). À cette occasion le domaine technique recouvrant la préparation et la réponse aux urgences radiologiques et nucléaires a été supervisé par Alexandre de Ruvo de la Direction Internationale de l’ASNR. 

Cette évaluation a permis à l’ASNR d’entretenir des échanges approfondis avec l’autorité albanaise de régulation des rayonnements ionisants (Bureau de la Radioprotection - RPO), mais aussi avec son support technique (Institut de physique nucléaire appliquée - IFBZ), ou encore le Centre hospitalier universitaire « Mère Thérèsa », et bien d’autres acteurs de la réponse aux urgences radiologiques. Une visite terrain des entités sus mentionnées a permis à la mission JEE d’évaluer les installations et les équipements mis en œuvre par leurs utilisateurs respectifs.

La mission a été l’occasion d’identifier les forces et faiblesses du pays par rapport à un référentiel technique précis (JEE Tool), et des actions prioritaires ont été émises auprès de la vice-ministre de la santé (Eugena Tomini), le vice-ministre de l’agriculture (Fatmir Guri) ainsi que d’autres personnalités séniores du ministère de la santé. Un rapport sera rédigé à la suite de la mission permettant de compiler les résultats de la mission. 

L’ASNR est liée par un accord de collaboration avec l’OMS qui la désigne comme « centre collaborateur » dans le domaine de la radioprotection. L’OMS bénéficie ainsi de l’expertise reconnue de l’ASNR dans le domaine de la radioprotection. Ces missions participent au rayonnement international de l’ASNR et permettent d’approfondir son expertise liée aux urgences radionucléaires, mais également de tisser des liens avec des autorités de régulations nucléaires étrangères et de leurs TSO (Organismes de soutien technique). 

ASNR Mission JEE OMS Albanie décembre 2025
L’équipe des experts internationaux de la mission JEE de l’OMS.
ASNR Mission JEE OMS Albanie décembre 2025
Experts internationaux et des membres du RPO et de l’IFBZ.

Pour en savoir plus

Voir Les Joint External Evaluation (JEE) sur le site internet de l’OMS.

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L’ASNR participe à la Conférence internationale de l’AIEA sur les situations d’urgence nucléaire « EPR 2025 »

Introduction
Du 1er au 4 décembre 2025, une délégation de 5 membres de l’ASNR, emmenée par le commissaire Jean-Luc Lachaume, a participé à la Conférence AIEA EPR 2025 organisée à Ryad (Arabie Saoudite).
AIEA EPR 2025 - Délégation ASNR
La délégation ASNR. De gauche à droite : Riad Idir, Radia Tamarat, Olivier Isnard, Jean-Luc Lachaume, Stéphane Defour

Du 1er au 4 décembre 2025, une délégation de 5 membres de l’ASNR, emmenée par le commissaire Jean-Luc Lachaume, a participé à la Conférence AIEA EPR 2025 organisée à Ryad (Arabie Saoudite).

Accueillie par la Commission saoudienne de réglementation nucléaire et radiologique (NRRC), cette conférence a rassemblé 900 participants et a été suivie en ligne par plus de 7000 personnes, ce qui en fait la conférence de l’AIEA la plus importante de ces dernières années.

L’action de l’ASNR en matière de gestion des situations d’urgence a été particulièrement mise en visibilité par des présidences de session, par des présentations portant sur ses différents champs de compétence, et par une position de « keynote speaker ».

Sur la base de son expérience, l’ASNR a ainsi évoqué la coopération et la coordination internationale en situation d’urgence (présentation par Stéphane Defour), les stratégies innovantes pour le traitement des lésions radio-induites pour les accidents avec de nombreuses victimes (présentation par Radia Tamarat), les travaux post-accidentels menés en France avec le CODIRPA (présentation par Riad Idir) et l’approche de l’ASNR quant aux avancées techniques en matière de scénarios des exercices de crise (présentation par Olivier Isnard). 

Lors de son intervention, le commissaire Lachaume a appelé les pays participants à la conférence à renforcer leurs actions en ce qui concerne la robustesse des plans de gestion des situations accidentelles, la nécessaire participation des parties prenantes et du public à la préparation des situations de crise, et l’amélioration de la coopération internationale en situation d’urgence nucléaire.

Regardez les vidéos de certaines interventions de l'ASNR (en anglais) :

01/12/2025 :

02/12/2025 :

03/12/2025 :

AIEA EPR 2025 - Riad Idir
Riad Idir
AIEA EPR 2025 - Olivier Isnard
Olivier Isnard
AIEA EPR 2025 - Stéphane Defour
Stéphane Defour
AIEA EPR 2025 - Jean-Luc Lachaume
Jean-Luc Lachaume
AIEA EPR 2025 - Radia Tamarat et des représentants de la Public Health Authority of Saudi Arabia
Radia Tamarat et des représentants de la Public Health Authority of Saudi Arabia
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Petits réacteurs modulaires : publication d’une évaluation conjointe, menée par six autorités de sûreté européennes, sur un projet de réacteur

Introduction
L’ASNR publie les enseignements tirés de la phase 2 de la revue menée conjointement avec ses homologues néerlandaise (ANVS), polonaise (PAA), suédoise (SSM), finlandaise (STUK) et tchèque (SUJB) sur les options de sûreté du projet de réacteur NUWARD SMR [1], développé par une filiale d’EDF.

L’ASNR publie les enseignements tirés de la phase 2 de la revue menée conjointement avec ses homologues néerlandaise (ANVS), polonaise (PAA), suédoise (SSM), finlandaise (STUK) et tchèque (SUJB) sur les options de sûreté du projet de réacteur NUWARD SMR [1], développé par une filiale d’EDF.

Cette évaluation conjointe, réalisée à l’initiative de l’ASNR, a été menée dans le cadre de la deuxième phase de la Joint Early Review et dont les premières conclusions avaient été publiée en septembre 2023

Cette seconde phase s’est appuyée sur les réussites de la phase pilote — en particulier le travail de revue d’un projet précis et l’établissement d’un dialogue direct avec le concepteur — tout en évoluant pour répondre à de nouveaux défis, notamment une participation plus large. Lors de cette nouvelle phase, le périmètre de l’évaluation a été étendu à de nouvelles thématiques techniques, notamment sur les barrières de confinement, l’évaluation des conséquences radiologiques d’un accident et l’architecture des systèmes électriques et de contrôle-commande. 

Le rapport final de cette coopération multilatérale présente le programme mené, la méthode de travail mise en œuvre, ainsi que les principaux enseignements tirés.

Cette initiative confirme l’intérêt de développer des coopérations multilatérales pour l’évaluation de projets de réacteurs arrivés à un degré de maturité suffisant, dans un contexte international marqué par la standardisation.

Des échanges sont actuellement en cours afin de poursuivre la revue conjointe du projet de réacteur NUWARD, autour de nouvelles thématiques.

Signature ToR Nuward phase 2
Phase 2 de l'évaluation conjointe

[1] NUWARD SMR est un concept d’unité de production d’électricité. Ce projet appartient à la catégorie des petits réacteurs modulaires, désignés en anglais sous l’acronyme « SMR » (Small Modular Reactors).

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L’ASNR participe la réunion plénière de WENRA organisée les 6 et 7 novembre 2025 à Bath (Royaume-Uni)

Introduction
Les 6 et 7 novembre 2025, Olivier Gupta, directeur général de l’ASNR et vice-président de WENRA, et Luc Chanial, conseiller international auprès du comité exécutif, ont participé à la réunion plénière de WENRA, l’association des responsables d’Autorités de sûreté nucléaire d’Europe.

Les 6 et 7 novembre 2025, Olivier Gupta, directeur général de l’ASNR et vice-président de WENRA, et Luc Chanial, conseiller international auprès du comité exécutif, ont participé à la réunion plénière de WENRA, l’association des responsables d’Autorités de sûreté nucléaire d’Europe.

L’ASNR participe la réunion plénière de WENRA organisée les 6 et 7 novembre 2025 à Bath

Réunis à Bath (Royaume-Uni) sous la présidence de Mark Foy, le responsable de l’ONR, l’Autorité de sûreté nucléaire du Royaume-Uni, les membres de WENRA ont abordé plusieurs sujets d’importance, notamment :

  • les conditions d’ouverture à des autorités de sûreté non-européennes intéressées à rejoindre WENRA en tant qu’observatrices. Rappelant l’importance de la dimension européenne dans les fondements de WENRA, ses membres ont décidé de ne pas modifier les critères d’adhésion actuellement en vigueur et de maintenir inchangée la composition actuelle. Reconnaissant le besoin d’échanger plus largement et de partager expériences et pratiques avec d’autres homologues, ils ont par ailleurs décidé de réfléchir à des modalités de relations adaptées aux besoins des autorités concernées ;
  • les usages de certains nouveaux types de réacteurs, comme les petits réacteurs modulaires, conduisant les industriels à envisager une installation proche de zones urbaines densément peuplées et les conséquences sur le niveau de sûreté alors attendu;
  • la possibilité de conduire des travaux d’évaluation conjoints de la sûreté de réacteurs et les conditions dans lesquelles une évaluation conduite par une autorité de sûreté donnée, membre ou non de WENRA, sur un modèle de réacteur pourrait être prise en compte par un ou plusieurs membres de WENRA ;
  • les modalités de contribution de WENRA au 3e exercice thématique de revue par les pairs devant être conduit dans le cadre de la directive européenne 2009/71/Euratom révisée en 2014 avec, notamment, le choix du sujet thématique de la revue ;
  • l’état des lieux de la sûreté des installations nucléaires en Ukraine, notamment celle du réacteur n° 4 de Tchernobyl à la suite du bombardement de l’arche assurant son confinement par l’armée russe le 14 février dernier, et celle de la centrale de Zaporijjia ayant été à plusieurs reprises privée d’alimentation électrique externe au cours des dernières semaines ;
  • les modalités de participation du public dans le cadre des évaluations périodiques de sûreté des installations nucléaires et la responsabilité respective des exploitants et autorités de sûreté nucléaire dans ces exercices périodiques.

Les groupes de travail ont rapporté sur leurs activités respectives. WENRA a par ailleurs invité ENISS et ETSON à présenter leur organisation, le type d’activités conduites et les domaines jugés actuellement prioritaires. Cet échange a confirmé le besoin de renforcer les relations entre WENRA et chacune de ces organisations européennes. Il sera notamment suivi de prochaines réunions entre les groupes de travail de WENRA et d’ETSON compétents pour les réacteurs nucléaires (respectivement RHWG et TBRS).

Lors de cette réunion, compte tenu du départ en retraite de Mark Foy, la présidence de WENRA a été confiée à Petteri Tiippana, directeur général de STUK, l’Autorité de sûreté nucléaire finlandaise. Annemiek van Bolhuis, présidente du Board d’ANVS, l’Autorité de sûreté nucléaire des Pays-Bas, et Igor Sirc, directeur général de SNSA, l’Autorité de sûreté nucléaire slovène, ont été nommés membres du bureau de WENRA et rejoignent donc Olivier Gupta en tant que vice-présidents de l’association.

L’ASNR participe la réunion plénière de WENRA organisée les 6 et 7 novembre 2025 à Bath (Royaume-Uni)
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ETSON Conférence 2025 : premier prix des ETSON Awards pour l’ASNR

Introduction
L’édition 2025 de l’ETSON Conférence, organisée par le TSO britannique RSD les 27 et 28 octobre 2025 à Manchester, a réuni une quarantaine d’experts et de chercheurs des membres du réseau. A cette occasion était également organisé le « Science Slam » des ETSON Awards.

L’édition 2025 de l’ETSON Conférence, organisée par le TSO britannique RSD les 27 et 28 octobre 2025 à Manchester, a réuni une quarantaine d’experts et de chercheurs des membres du réseau. A  cette occasion était également organisé le « Science Slam » des ETSON Awards.

ETSON Conférence

La Conférence ETSON avait pour thématique générale « Les défis auxquels sont confrontés les TSOs pour maintenir une indépendance scientifique et technique solide dans un paysage nucléaire en évolution rapide ». Elle comprenait plusieurs sessions consacrées aux travaux en cours des groupes d’experts et à des discussions liées au thème de la Conférence. Des interventions extérieures ont également permis d’apporter des éclairages complémentaires aux travaux d’ETSON, notamment de M. Mark Foy (WENRA) sur les opportunités de coopération entre WENRA et ETSON, ou encore de M. Jacques Repussard qui a présenté les programmes de formation au leadership en sûreté ELSE et DMaLSE, de l’Université Côte d’Azur. 

Enfin, l’Assemblée Générale a permis de revenir sur les principales initiatives en cours au sein du réseau et d’échanger sur l’actualité nucléaire, les principaux enjeux pour les TSO, et la stratégie d’ETSON.

ETSON Awards

ETSON Conference 2025
ETSON Awards 2025 : présentation de Clément Viron

Cinq équipes de jeunes ingénieurs et chercheurs, dont trois de l’ASNR, concouraient pour les prix et présentaient leur contribution scientifique à la sûreté nucléaire et la radioprotection.

Les papiers des candidats ont été préalablement notés par un jury composé d’expert issus des membres d’ETSON, tandis que les spectateurs du science slam ont pu voter pour la meilleure présentation.

Le premier prix a été attribué à une équipe de chercheurs menée par M. Clément Viron, en partenariat avec GRS (TSO allemand). Le sujet récompensé concerne « the fluid-structure interactions simulation to explain thermal sleeve wear mechanism in a pressurized water reactor ». 

ETSON Awards 2025 : premier prix pour l'ASNR
ETSON Awards 2025 : Clément Viron (ASNR) et Isabella Feagan (Paul Scherrer Institut, Suisse) récompensés

Le deuxième prix a été attribué à une chercheuse du Paul Scherrer Institut (TSO suisse), Mme Isabella Feagan, pour une étude sur « the image-based analysis of condensation on in-vessel passive containment cooling systems in the PANDA facility ». 

M. Frederic Wheeler (Vice-Président d’ETSON) et M. Federico Rocchi (Président d’ETSON) ont remis les premier et deuxième prix aux grands gagnants, et ont insisté sur l’importance pour ETSON de promouvoir la jeune génération d’experts du nucléaire, notamment via les initiatives du Junior Staff Program comme l’ETSON Awards. 

Félicitations à Clément Viron pour son premier prix, et à Amel Kort et Try Meng pour leur excellente présentation ! 

Tous les papiers des finalistes des ETSON Awards seront publiés prochainement sur le site d’ETSON. 

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