L’ASNR reconduite comme Centre collaborateur de l’OMS

Introduction
Le 22 juillet 2026, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a reconduit pour quatre ans l’ASNR en tant que « centre collaborateur de l’OMS » dans le domaine de la radioprotection.

Le 22 juillet 2026, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a reconduit pour quatre ans l’ASNR en tant que « centre collaborateur de l’OMS » dans le domaine de la radioprotection.

Depuis 2010 (date de la première certification de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), l’OMS, institution spécialisée de l'Organisation des Nations unies (ONU), fait appel aux compétences françaises dans le domaine de la radioprotection.

Environ 830 institutions dans 85 pays appuient l’OMS : elles sont alors désignées comme « centre collaborateur » pour mener des activités de soutien dans une multitude de domaines liés à la santé. 

Dans le cadre de cette reconduction, l’OMS et l’ASNR ont défini trois sujets prioritaires : 

  • la préparation et la réponse médicale et sanitaire aux situations d’urgence nucléaire et radiologique ;
  • la radioprotection des expositions médicales ;
  • la radioprotection des expositions « existantes ».

L’ASNR offre son appui à l’OMS pour élaborer les recommandations, préparer et répondre aux urgences radiologiques et nucléaires sur son volet santé, établir des agendas stratégiques de recherche dans le domaine de la radioprotection, communiquer et diffuser les connaissances liées aux conséquences médicales et sanitaires des risques radiologiques et nucléaires.

Depuis 2010, l’ASNR a ainsi régulièrement apporté son support scientifique et technique à l’OMS et notamment :

  • en 2011, pour définir une méthode d’évaluation des conséquences sur la population japonaise de l’accident nucléaire de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi au Japon (Health risk assessment from the nuclear accident after the 2011 Great East Japan Earthquake and Tsunami) ;
  • en 2017, pour définir les 10 actions nécessaires à l’amélioration de la radioprotection dans le secteur médical (Bonn call for action), et pour établir des recommandations sur la prophylaxie de l’iode en situation d’accident nucléaire (Iodine thyroid blocking: Guidelines for use in planning for and responding to radiological and nuclear emergencies) ;
  • en 2022, dans ses actions de préparation de la réponse médicale et sanitaire de l’Ukraine face aux menaces radiologiques et nucléaires ;
  • en 2023, pour établir des recommandations sur les stocks nationaux de contre mesure médicale face aux urgences radiologiques et nucléaires (National stockpiles for radiological and nuclear emergencies: policy advice) ;
  • en 2026, en organisant le 18ème séminaire de coordination du réseau REMPAN (Radiation Emergency Medical Preparedness and Assistance Network), le réseau de l’OMS dédié à l'aide médicale en cas d'urgence radiologique (plus d’information).

L’ASNR participe également régulièrement aux missions d’évaluation externe conjointe (Joint External Evaluation - JEE) visant à évaluer les capacités des pays, états membre de l’OMS, à prévenir, détecter et répondre rapidement aux risques pour la santé publique, qu’ils surviennent naturellement ou à la suite d’événements délibérés ou accidentels. L’ASNR a ainsi dernièrement accompagné les JEE en Albanie (plus d’information) et en Allemagne.

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L’ASNR, centre collaborateur de l’OMS, accueille la 18ᵉ réunion de coordination du réseau WHO-REMPAN

Introduction
Du 23 au 25 juin 2026, l’ASNR a accueilli sur son site de Fontenay-aux-Roses la 18ᵉ réunion de coordination du réseau international REMPAN (Radiation Emergency Medical Preparedness and Assistance Network), le réseau de l’Organisation mondiale de la santé dédié à l'aide médicale en cas d'urgence radiologique et nucléaire.

Du 23 au 25 juin 2026, l’ASNR a accueilli sur son site de Fontenay-aux-Roses la 18ᵉ réunion de coordination du réseau international REMPAN (Radiation Emergency Medical Preparedness and Assistance Network), le réseau de l’Organisation mondiale de la santé dédié à l'aide médicale en cas d'urgence radiologique et nucléaire.

Les participants à la 18ᵉ réunion de coordination du réseau WHO-REMPAN qui s’est tenue à l’ASNR du 23 au 25 juin 2026.

L’événement a réuni 100 experts internationaux, parmi lesquels des cliniciens, chercheurs et professionnels de santé publique issus de plus de 30 pays, dont 70 en présentiel. Parmi les participants figuraient également des représentants de l'OMS, d'organisations internationales, de centres collaborateurs de l'OMS, d'autorités nationales et d'institutions partenaires impliquées dans la médecine d'urgence radiologique et la préparation en santé publique.

Dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques persistantes et des conflits armés en cours, la réunion a souligné la nécessité de maintenir des capacités robustes de préparation et de réponse face aux urgences radiologiques et nucléaires, tout en renforçant la coopération et la coordination internationales.

Dans ce cadre, la session d’ouverture de la réunion a été consacrée au dispositif français de réponse aux urgences radiologiques et nucléaires. 

Elle a donné un aperçu complet du dispositif de préparation et de réponse de la France, en mettant en lumière les mécanismes de coordination entre la Direction générale de la santé (DGS), le Centre national de référence pour les urgences radiologiques de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, l’hôpital militaire Percy (Hôpital d'Instruction des Armées Percy) représenté par l’expert médical national en risques chimique, biologique, radioactif et nucléaire (CBRN), et les services départementaux d’incendie et de secours (SDIS). Cette session a permis d’illustrer la complémentarité des rôles opérationnels des principales parties prenantes ainsi que l’intégration efficace des capacités civiles et militaires au sein du système d’intervention français.

Au cours des trois jours suivants, les participants ont échangé leurs connaissances sur les avancées scientifiques, techniques et opérationnelles dans l’ensemble du domaine de la médecine des urgences radiologiques et de la préparation en santé publique. Le programme combinait des conférences plénières, des sessions techniques, des tables rondes et des échanges interactifs portant sur la préparation et le renforcement des capacités, la coopération internationale, la prise en charge médicale des lésions radiologiques et de la contamination interne, ainsi que la bio dosimétrie. 

Une revue des connaissances scientifiques actuelles sur les effets à long terme sur la santé de l'exposition aux rayonnements ionisants a constitué l'un des thèmes centraux de la réunion. S'appuyant sur les conclusions d'études de référence menées à Hiroshima, Nagasaki, Tchernobyl et lors d'autres incidents radiologiques, les participants ont débattu des risques sanitaires persistants et examiné comment ces connaissances pouvaient éclairer les futurs efforts de préparation, d'intervention et de rémédiation. Les nouvelles menaces mondiales, notamment les implications en matière de santé publique d'un conflit nucléaire, ont également été examinées.

Dernier temps fort de la réunion, une table ronde dédiée au rôle de l’intelligence artificielle dans la préparation et la réponse aux urgences radiologiques a exploré ses apports potentiels en matière d’aide à la décision, d’intégration des données, d’évaluation des risques et de coordination opérationnelle. Cette session a mis en évidence l’importance croissante des innovations numériques dans la préparation et la réponse aux situations d’urgence.

La réunion a permis de renforcer les partenariats, de favoriser le partage de connaissances et d’identifier les priorités futures du réseau WHO-REMPAN. Elle a confirmé que la coopération internationale demeure un pilier essentiel pour améliorer la préparation et la réponse aux urgences radiologiques et nucléaires dans un environnement géopolitique de plus en plus complexe.

Pour en savoir plus


Session 1 : Renforcer la préparation des services médicaux et de santé publique face aux situations d'urgence radiologique et nucléaire en France.
Table ronde : Le rôle de l'IA dans la préparation et la réponse aux situations d'urgence radiologique.
Session 5 : Quinze ans après l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi.
Session 7 : Conséquences d'une guerre nucléaire sur la santé publique.
Session 8 : Interventions médicales et mesures de santé publique
Session 9 : Évaluation et gestion de la contamination interne.
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L'ASNR et l'INCa créent un groupe national de suivi de la radiothérapie interne vectorisée pour accompagner cette innovation dans un cadre sécurisé, au bénéfice des patients

Introduction
Face aux enjeux d’innovation, de souveraineté et de croissance de la médecine nucléaire thérapeutique, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) et l’Institut national du cancer (INCa) annoncent leur souhait de créer un groupe national de suivi de la radiothérapie interne vectorisée (RIV).
[Médecine nucléaire] L’ASNR et l’INCa créent un groupe national de suivi  de la radiothérapie interne vectorisée pour accompagner cette innovation dans un cadre sécurisé,  au bénéfice des patients

Face aux enjeux d’innovation, de souveraineté et de croissance de la médecine nucléaire thérapeutique, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) et l’Institut national du cancer (INCa) annoncent leur souhait de créer un groupe national de suivi de la radiothérapie interne vectorisée (RIV).

Par cette initiative, l’ASNR et l’INCa entendent accompagner le développement de la médecine nucléaire en conciliant innovation diagnostic et thérapeutique, sécurité et équité d’accès sur l’ensemble du territoire avec une prise en compte des enjeux de radioprotection dès la conception.

Une réponse nécessairement collective

« La radiothérapie interne vectorisée est à la croisée de plusieurs mondes qui se parlent encore trop peu. Face aux enjeux d’innovation et de croissance des usages, le collège de l’ASNR recommande, dans son avis relatif à l’utilisation des radionucléides dans le cadre de la recherche clinique en médecine nucléaire, une réponse collective. C’est pourquoi, l’ASNR s’engage, aux côtés de l’INCa, pour créer ce groupe de suivi. Il sera le lieu où l’on suivra les engagements, où l’on partagera les données, où l’on ajustera les textes et les organisations. », Pierre-Marie Abadie, Président de l’ASNR

Ce groupe réunira l’ensemble des parties prenantes (fabricants, promoteurs d’essais cliniques, représentants des professionnels de la médecine nucléaire et des centres, associations de patients et institutions sanitaires). Il aura pour mission de dresser un état des lieux, de partager les enjeux et les besoins dans le domaine de la RIV afin d’appréhender de façon globale et concertée les réponses à apporter pour le développement d’une recherche française structurée et efficiente.

Garantir un accès équitable et sécurisé

Au-delà du soutien à la recherche, les travaux porteront également sur l’organisation d’un parcours de soins de qualité sur l’ensemble du territoire, afin de garantir un accès équitable aux traitements innovants. Le groupe de travail définira des priorités d’action pour accompagner le déploiement d’une filière souveraine de la RIV dans des conditions maîtrisées, en intégrant les contraintes techniques, logistiques et humaines propres à ces thérapies. 

« L’essor de la radiothérapie interne vectorisée nécessite un accompagnement tant sur le plan organisationnel que de la formation des professionnels de santé. Inscrit dans la feuille de route 2026-2030 de la stratégie décennale de lutte contre les cancers, ce développement doit s’opérer en structurant un parcours de soins dédiés garantissant une équité d’accès et en stimulant les travaux de recherche. Le groupe national de suivi, mis en place avec l’ASNR et qui intègrera l’ensemble des acteurs, a pour objectif de définir ensemble les priorités pour permettre aux patients de bénéficier d’un traitement prometteur. », Nicolas Scotté, directeur général de l’Institut national du cancer.


Qu’est-ce que la radiothérapie interne vectorisée ?

La radiothérapie interne vectorisée (RIV) est un traitement de médecine nucléaire qui consiste à injecter un médicament radiopharmaceutique dans l’organisme afin d’atteindre spécifiquement une cellule cancéreuse tout en épargnant les tissus sains.

Équivalent anglais : Internal vectorized radiotherapy.


Contacts presse :

Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR)

Institut national du cancer (INCa)

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Avis de l’ASNR sur l’utilisation des radionucléides dans le cadre de la recherche clinique en médecine nucléaire

Introduction
L’ASNR publie des recommandations pour une meilleure prise en compte de la radioprotection dès les premières phases de la recherche clinique en médecine nucléaire et appelle à une mobilisation collective pour accompagner l’innovation dans un cadre sécurisé

L’ASNR publie des recommandations pour une meilleure prise en compte de la radioprotection dès les premières phases de la recherche clinique en médecine nucléaire et appelle à une mobilisation collective pour accompagner l’innovation dans un cadre sécurisé

L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection publie son avis relatif à l’utilisation des radionucléides dans le cadre de la recherche clinique en médecine nucléaire, basé sur l’avis du groupe permanent d’experts en radioprotection (GPRP) du 11 juin 20241.

Dans un contexte de fort développement de la radiothérapie interne vectorisée (RIV), l’ASNR souligne que l’essor de ces traitements doit s’accompagner d’une prise en compte précoce et partagée des enjeux de radioprotection des patients, des professionnels, du public et de l’environnement. 

Les enjeux que soulève le développement de ces radiopharmaceutiques innovants sont en effet multiples : aménagement des installations, radioprotection des travailleurs, des patients et de leur entourage, gestion des déchets, et des effluents, organisation des prises en charge, robustesse de la chaine de production et de transport des radionucléides, disponibilité des compétences et des équipements nécessaires. Ces enjeux doivent être appréhendés dans leur globalité.

L’ASNR recommande la mise en place d’un groupe national de suivi de la médecine nucléaire thérapeutique afin d’assurer la coordination nécessaire au déploiement de ces évolutions dans un cadre sécurisé. L’objectif est de réunir l’ensemble des parties prenantes afin de favoriser une approche cohérente, progressive et fondée sur le retour d’expérience. Cette coordination doit également s’articuler avec les travaux conduits au niveau européen et national, notamment sur les conditions de développement, d’autorisation et de mise en œuvre des radiopharmaceutiques thérapeutiques2  3. L’ASNR souligne l’intérêt des travaux de coordination et d’anticipation conduits à ces deux échelles pour garantir la robustesse de la chaine de production, de gestion et de transport des radionucléides d’intérêt. 

Par ailleurs, l’ASNR insiste sur la nécessité de prendre en compte la radioprotection le plus en amont possible, dès la phase de conception des recherches cliniques, tant par les fabricants que par les promoteurs. Cela concerne notamment le choix du radionucléide, ses modalités de production, la limitation des impuretés de période longue, mais aussi le conditionnement du médicament radiopharmaceutique. Elle recommande ainsi que les informations nécessaires à l’évaluation des enjeux de radioprotection soient fournies dès la mise à disposition des documents décrivant le protocole de recherche. 

L’ASNR recommande également que les besoins matériels et organisationnels nécessaires à la réalisation de l’essai clinique dans de bonnes conditions de radioprotection soient anticipés, dès sa définition, . Cela inclut par exemple l’accès aux sources d’étalonnage des activimètres, au matériel de calibration des systèmes d’imagerie, aux équipements de protection adaptés, ainsi qu’aux informations utiles à la préparation, à l’administration des MRP et à la gestion des situations particulières. Les coûts induits pour l’acquisition des équipements doivent être pris en compte dans le cadre de la recherche car ils peuvent constituer un frein pour les services de médecine nucléaire.

L’ASNR souligne par ailleurs la nécessité d’acquérir plus systématiquement les données utiles à l’évaluation de la radioprotection des patients, des professionnels, de la population et de l’environnement dans le cadre des recherches cliniques sur les nouveaux radionucléides en médecine nucléaire, et d’en organiser le partage.

L’ASNR recommande en particulier aux fabricants, promoteurs et investigateurs de mieux documenter les données pertinentes pour la radioprotection des patients, de professionnels, du public et de l’environnement. 

L’ASNR préconise que les essais puissent s’appuyer sur des centres investigateurs pilotes pouvant disposer des ressources, des compétences et des moyens techniques nécessaires pour documenter de manière complète ces données de radioprotection. Les promoteurs devraient ensuite mettre à disposition ces données à l’ensemble des centres afin de faciliter l’obtention des autorisations, pour ces mêmes recherches ou pour les phases suivantes, comme pour le déploiement futur de ces traitements.

Enfin, l’ASNR rappelle que la recherche clinique doit aussi contribuer à faire progresser les connaissances en dosimétrie et en relation dose-effet, afin d’améliorer à terme la personnalisation des traitements et la traçabilité des doses reçues par les patients.

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L’ASNR rencontre ses partenaires suisses

Introduction
La 35e réunion de la Commission mixte franco-suisse de sécurité nucléaire s’est tenue les 24 et 25 juin 2026 dans la ville de Spiez (Suisse).

La 35e réunion de la Commission mixte franco-suisse de sécurité nucléaire s’est tenue les 24 et 25 juin 2026 dans la ville de Spiez (Suisse). 

La délégation suisse, menée par le directeur de l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) Mark Kenzelmann comprenait plusieurs représentants de l’IFSN, de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), de l’Office fédéral de l’Energie (OFEN), de la Centrale nationale d’alarme (CENAL) et des cantons suisses. Pour l’ASNR étaient présents la Commissaire Géraldine Pina, des représentants de la Direction des déchets, des installations de recherche et du cycle (DRC), de la Direction des rayonnements ionisants et de la santé (DIS), de la Division de Lyon et de la Direction internationale.

Les discussions ont porté sur l’actualité des réacteurs en France (4e réexamen périodique des réacteurs de 1300 MWe, orientations du 5e réexamen périodique pour les réacteurs de 900 MWe, programme EPR2) et en Suisse (levée de l’interdiction de construire de nouvelles centrales nucléaires par le Parlement), l’avancement des projets de petits réacteurs innovants (SMR) en France et en Suisse (projet BALDER de réacteur expérimental à sels fondus), les projets de stockage géologique et la gestion de crise en France et en Suisse.

Les actualités et activités liées à la radioprotection dans le domaine médical ont également été abordées. Dans ce cadre, l’ASNR et l’Office fédéral de la santé publique ont convenu de renforcer le partage d’expérience sur la radioprotection des patients et des travailleurs dans le cadre de l’utilisation d’une technologie émergente en radiothérapie externe, la thérapie flash, qui utilise un très haut débit de dose.

Une visite du laboratoire de Spiez, spécialisé dans le domaine de la défense nucléaire, radiologique, biologique et chimique (risques NRBC), a été organisée, avec notamment une présentation de moyens de mesures mobiles de la radioactivité et du laboratoire de recherche sur les pathogènes de classe 4 (maladies infectieuses à haut pouvoir de dissémination et à haut taux de mortalité).

À l’issue de cette réunion bilatérale, les deux parties se sont engagées à poursuivre leurs échanges sur les différentes facettes de la coopération franco-suisse en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection et ont prévu de se retrouver en France en juin 2027.

Bilatérale France Suisse

De gauche à droite : Marzio Giamboni (représentant des cantons suisses), Annatina Muller-Germana (IFSN), Sébastien Baechler (OFSP), Géraldine Pina (ASNR), Sylvain Petit (ASNR), Marc Kenzelmann (IFSN), Lucia Federspiel (CENAL), Sophie Beauquier (ASNR), Rosa Sardella (IFSN), Loriane Kohlre (IFSN), Olivier Mauron (IFSN), Aurélie Isambert (ASNR), Olivier Lareynie (ASNR), Martin Buchmann (IFSN).

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L’ASNR lance une campagne d’inspection en radiologie pédiatrique et met à disposition des professionnels de santé, une grille d’autoévaluation visant à renforcer la culture de radioprotection afin de mieux maitriser des doses des examens radiologiques.

Introduction
En 2025, plusieurs événements significatifs de radioprotection portant sur des cohortes de patients pédiatriques ayant bénéficié d’examens pour lesquels l’optimisation des doses n’étaient pas pleinement mis en œuvre ont été déclarés à l’ASNR dans le domaine de la radiologie conventionnelle et soulignent la nécessité de renforcer la culture en radioprotection.
campagne d’inspection en radiologie pédiatrique

En 2025, plusieurs événements significatifs de radioprotection portant sur des cohortes de patients pédiatriques ayant bénéficié d’examens pour lesquels l’optimisation des doses n’étaient pas pleinement mis en œuvre ont été déclarés à l’ASNR dans le domaine de la radiologie conventionnelle et soulignent la nécessité de renforcer la culture en radioprotection[1]

Les retours d'expérience de ces évènements mettent en lumière l’attention particulière qui doit être portée au paramétrage technique des équipements, notamment lors des réglages initiaux et l'adaptation des protocoles utilisés à la morphologie des jeunes patients. Ces observations soulignent la nécessité de renforcer les démarches d'optimisation et le suivi régulier des doses délivrées, afin de répondre au mieux à la radiosensibilité spécifique des tissus pédiatriques. Une collaboration étroite avec la physique médicale apparaît dès lors comme un levier essentiel pour affiner les pratiques et assurer une protection optimale de la population pédiatrique[2].

Dans ce contexte, l’ASNR a lancé en 2026 une campagne d’inspection dédiée spécifiquement à la radiologie pédiatrique, englobant les activités réalisées sous scopie ou en radiographie conventionnelle avec des appareils fixes ou mobiles. Cette campagne a pour objectif de vérifier non seulement la conformité réglementaire des installations, mais surtout la mise en œuvre pratique des stratégies d’optimisation au sein des services d'imagerie.

Afin d'accompagner les responsables d’activité nucléaire et les professionnels de santé dans la mise en œuvre de leurs obligations réglementaires, l'ASNR met à leur disposition une grille d'autoévaluation élaborée avec le Conseil professionnel de la radiologie française (G4). Elle reprend les points de contrôle fondamentaux de radioprotection vérifiés lors des inspections de l’ASNR. Cet outil pédagogique aide les services d'imagerie à évaluer leur conformité vis-à-vis de la réglementation en vigueur en matière de radioprotection des travailleurs et des patients. L'objectif est également de s'assurer de la bonne maitrise d’utilisation des appareils par les professionnels afin d’optimiser les doses délivrées.

La grille d'autoévaluation peut utilement être utilisée dans une démarche d’amélioration continue, en amont d'une inspection de l'ASNR, ou servir d'outil d'évaluation à des fins pédagogiques.


Modalités de participation :

Grille-autoevaluation-des-exigences-de-radioprotection-la-radiologie-pediatrique.png Code QR

Lien vers la grille d’autoévaluation :

ou scanner le QR code pour accéder au formulaire


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Évaluation des risques de cancers radio-induits associés aux pratiques de dépistage du cancer du sein et du cancer du poumon

Introduction
L’ASNR a mené une étude visant à estimer le rapport bénéfice/risque associé au dépistage radiologique du cancer du sein (mammographie) et du poumon (scanner thoracique faible dose), dans le cadre de son accord cadre de recherche avec l’Institut national du cancer (INCa) et en collaboration avec Santé publique France.

L’ASNR a mené une étude visant à estimer le rapport bénéfice/risque associé au dépistage radiologique du cancer du sein (mammographie) et du poumon (scanner thoracique faible dose), dans le cadre de son accord cadre de recherche avec l’Institut national du cancer (INCa) et en collaboration avec Santé publique France. Ces résultats ont été publiés respectivement dans Journal of Breast Imaging et Cancer Epidemiology. L’évaluation portant sur le dépistage du cancer du poumon fait l’objet d’un rapport.

© Philippe Dureuil

Le dépistage des cancers est un outil important en santé publique pour détecter précocement les cancers et améliorer leur pronostic. Dans l’évaluation du rapport bénéfice-risque de ces dépistages, il est important d’estimer le risque de cancer radio-induit du fait de l’exposition répétée aux rayonnements ionisants reçus lors des examens de radiologie.

L’étude a permis d’estimer la fraction des cancers du sein observés en 2019 en France qui serait attribuable aux rayonnements ionisants reçus lors des mammographies de dépistage réalisées depuis les années 1980. Par ailleurs, en prévision de la mise en place d’un dépistage du cancer du poumon par scanner faible dose pour les fumeurs et anciens fumeurs, elle a également contribué à estimer le nombre de cancers potentiellement liés à l’exposition répétée aux rayonnements ionisants, en fonction du statut tabagique des personnes dépistées. 

© Laurent Vaulont

Que retenir de ces études ?

Pour le dépistage du cancer du sein et pour celui du cancer du poumon chez les fumeurs et les ex-fumeurs sevrés récemment, le nombre de cancers radio-induits estimés est très faible en comparaison des bénéfices de ces dépistages. Le risque radio-induit reste cependant dépendant de la dose délivrée par ces examens, qui doit être optimisée sans impacter la qualité du diagnostic. Ces travaux confortent l’importance de la prise en compte de la radioprotection pour les populations exposées aux rayonnements ionisants dans le domaine médical. 

 

Pour en savoir plus

Deux articles scientifiques sont issus de ces travaux :

Un rapport d’étude détaillé pour le dépistage du cancer du poumon (PDF) est disponible sur le site Internet de l’ASNR.

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L’ASNR et la Société Française de Radiothérapie Oncologique (SFRO) partagent leur vision des enjeux de radioprotection dans le domaine de la radiothérapie, en particulier ceux liés à l’innovation.

Introduction
Le collège de l’ASNR a rencontré la Société Française de Radiothérapie Oncologique (SFRO), le 6 novembre 2025, dans le cadre du suivi de l’accord-cadre signé en juillet 2020 entre les deux organismes. La SFRO était représentée par sa présidente, accompagnée par des membres du bureau de la société savante.

Le collège de l’ASNR a rencontré la Société Française de Radiothérapie Oncologique (SFRO), le 6 novembre 2025, dans le cadre du suivi de l’accord-cadre signé en juillet 2020 entre les deux organismes. La SFRO était représentée par sa présidente, accompagnée par des membres du bureau de la société savante. 

Rencontre de l'ASNR et de la SFRO le 6 novembre 2025

Rencontre de l'ASNR et de la SFRO le 6 novembre 2025

Cette réunion était l'occasion d'échanger sur les actions inscrites dans l'accord-cadre qui régit la collaboration entre l’ASNR et la SFRO et de discuter des enjeux pour la sécurité des patients ainsi que de l'amélioration continue des pratiques dans le domaine de la radiothérapie. 

La SFRO a partagé les réflexions menées dans le cadre de son Livre Blanc sur la radiothérapie, en particulier sur la qualité et la gestion des risques. L’ASNR et la SFRO reconnaissent la maturité des démarches de gestion de la qualité et de la sécurité, tout en rappelant que des défis subsistent pour faire vivre ces démarches dans la durée, dans un contexte d’effectifs en tension. En outre, l’ASNR et la SFRO soulignent l’importance des démarches d’audits cliniques par les pairs ainsi que de la valorisation du retour d’expérience des événements significatifs de radioprotection, pour améliorer la sécurité des traitements. 

Par ailleurs, cet échange a été l’occasion de présenter les travaux de recherche de l’ASNR dans le domaine de la radiothérapie et notamment le projet FEDORA (FEtalDOse in RAdiotherapy) sur la dosimétrie du fœtus. L’ASNR réitère sa volonté d’accompagner les professionnels pour favoriser le développement des connaissances et souligne la nécessité de soutenir le projet RadioTransNet[1] dédié à la structuration de la recherche préclinique en radiothérapie.

Par ailleurs, l’ASNR et la SFRO s’accordent sur la nécessité de développer des synergies pour renforcer la veille technologique et être au plus près de l’innovation afin qu’elle puisse se déployer rapidement dans un cadre sécurisé. Les techniques suivantes ont notamment été abordées :

  • L’hypofractionnement : Cette technique, consistant à réduire le nombre de séances de traitement, entraine des réorganisations des services, des besoins de formation du personnel et des contrôles qualité renforcés ;
  • La radiothérapie adaptative : les études (ERAVES et RAIPANC), initiées et cofinancées par l’ASNR, visent à évaluer l'apport de l'adaptation quotidienne des traitements, notamment pour la prise en charge des cancers de la vessie et du pancréas ;
  • L’intelligence artificielle (IA) : l'IA est déjà intégrée à certaines étapes du parcours de soin, avec des applications concrètes déjà matures comme pour le contourage automatique des organes à risque ; son développement appelle toutefois une réflexion sur  l’évolution des compétences et des métiers ;
  • La radiothérapie FLASH : cette technique à ultra haut débit de dose (plusieurs dizaines de Gy/s, comparé au débit de dose de l’ordre de quelques grays par minute pour les techniques conventionnelles) semble réduire la toxicité radio-induite au niveau des tissus sains tout en maintenant le même contrôle tumoral ; son déploiement nécessite cependant d’évaluer plus précisément les enjeux associés à son intégration en pratique clinique, comme les effets à  long terme.

Enfin, l'ASNR et la SFRO ont identifié plusieurs sujets pour leur future collaboration tels que : 

  • la recherche, notamment dans le cadre de la participation au comité de pilotage du réseau national de recherche préclinique en radiothérapie oncologique (RadioTransNet), co-piloté par la SFRO avec la SFPM, et du partenariat européen PIANOFORTE ;
  • la structuration de la veille en matière d’innovation et l'évaluation associée aux nouvelles techniques et pratiques ;
  • la gestion des ré-irradiations, en définissant des stratégies pour la prise en compte de l’effet cumulatif des irradiations pour les patients bénéficiant de plusieurs radiothérapies au cours de leur vie. 

[1] RADIOTRANSNET – Réseau National de Recherche Préclinique en Radiothérapie

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Risque radon : l’ASNR à la rencontre des habitants du Pays Basque et du Béarn

Introduction
Pour la 3ème année consécutive, l’ASNR a participé à la campagne de sensibilisation et de mesures du risque radon dans l’habitat aux côtés de l’Agence régionale de santé des Pyrénées-Atlantiques (64) et des trois Centres permanents d’initiatives pour l’environnement (CPIE).
© Réunion publique à Hendaye, janvier 2026

Pour la 3ème année consécutive, l’ASNR a participé à la campagne de sensibilisation et de mesures du risque radon dans l’habitat aux côtés de l’Agence régionale de santé des Pyrénées-Atlantiques (64) et des trois Centres permanents d’initiatives pour l’environnement (CPIE).

Six réunions publiques se sont tenues entre le 19 et le 30 janvier : deux dans le Béarn (Oloron Sainte Marie et Nay) et quatre au Pays Basque (Mauléon-Licharre, Ossès, Hendaye et Bassussary). Elles ont permis à plus de 150 habitants de prendre conscience de ce risque inodore, incolore pourtant essentiel à appréhender.

Le sujet a suscité un vif intérêt et les échanges ont été particulièrement riches. Par ailleurs, 350 dosimètres (soit deux par logement) ont été distribués aux habitants des zones à potentiel radon 1, 2 et 3 par la Direction générale de la santé. Tous ont trouvé preneur, signe d’un réel engagement local.

L’ASNR est chargée de piloter les plans nationaux d’action de gestion du risque radon et d’en animer le comité de suivi. Depuis 2005, trois plans nationaux ont fixé les objectifs à poursuivre en matière de réduction des effets sanitaires du radon.
L’ASNR participe régulièrement à des actions de sensibilisation au risque radon, aux côtés d’autres administrations (Dreal, ARS, Dreets, collectivités locales) et d’organisations partenaires (Cerema, Comité scientifique et technique du bâtiment – CSTB, associations professionnelles, etc.). Ces campagnes d’information s’adressent à différents publics : élus, professionnels du bâtiment, employeurs, responsables d’ERP et particuliers.

Pour en savoir plus

Les plans nationaux d'action

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Convention pluriannuelle 2026-2030 entre la DGS et l’ASNR

Introduction
Signature de la convention pluriannuelle définissant les modalités de collaboration et d’appui technique entre l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection et la Direction générale de la santé.

Signature de la convention pluriannuelle définissant les modalités de collaboration et d’appui technique entre l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection et la Direction générale de la santé.

Le Professeur Didier Lepelletier, Directeur général de la santé et Olivier Gupta, Directeur général de l’ASNR ont signé jeudi 28 janvier une convention pluriannuelle définissant les modalités de collaboration et d’appui technique entre l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) et la Direction générale de la santé (DGS). Fortes de leurs missions respectives en matière de santé publique, de veille, de sécurité sanitaire et de contrôle des activités nucléaires civiles, la DGS et l’ASNR coordonnent par cette convention leurs actions au service des politiques publiques de protection des personnes et de l’environnement vis-à-vis des rayonnements ionisants. Cette collaboration porte sur un champ large d’activités et de domaines parmi lesquels l’usage des rayonnements à des fins thérapeutiques ou de diagnostic, l’exposition au radon, le contrôle sanitaire et la gestion de la qualité radiologique des eaux destinées à la consommation humaine ou bien encore la contribution au dispositif national de crise en situation d’accident nucléaire ou radiologique.

© Signature de la convention pluriannuelle par le Professeur Didier Lepelletier (à gauche), Directeur général de la santé, et Olivier Gupta (à droite), Directeur général de l’ASNR.
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