Incident de radioprotection au centre de Recherche et de Restauration des Musées de France (C2RMF) ayant conduit à l’irradiation localisée d’un travailleur

Introduction
Le 24 juillet 2025, le Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France a déclaré à l’ASNR un évènement significatif de radioprotection concernant l’irradiation localisée d’un travailleur par le faisceau de l’accélérateur de particules AGLAE, utilisé à des fins d’analyse des œuvres d’art et d’objets anciens.

Le 24 juillet 2025, le Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France a déclaré à l’ASNR un évènement significatif de radioprotection concernant l’irradiation localisée d’un travailleur par le faisceau de l’accélérateur de particules AGLAE, utilisé à des fins d’analyse des œuvres d’art et d’objets anciens. 

L’irradiation a engendré un érythème au niveau de l’impact du faisceau sur le bras du travailleur, c’est-à-dire une brûlure radiologique du premier degré qui se manifeste par une rougeur de la peau, caractéristique d’un effet déterministe des rayonnements ionisants. Le travailleur a été pris en charge par son médecin traitant et par le médecin du travail, qui bénéficient de l’appui d’un médecin spécialisé de l’Etablissement de santé de référence régional pour le risque nucléaire et radiologique et des experts de l’ASNR pour la reconstitution de la dose.

L’ASNR a mené une inspection réactive sur site le 30 juillet 2025. Cette inspection a permis d’examiner les premières causes identifiées par le C2RMF, parmi lesquelles figure un dysfonctionnement de l’automate de sécurité prévu par les normes applicables aux accélérateurs de particules dans les domaines industriels et la recherche (NF M 62-105). Ainsi, le faisceau de particules n’a pas été interrompu par l’automate de sécurité lorsque le travailleur s’est introduit dans la salle d’expérimentation. Par ailleurs, il ressort de l’inspection une culture de radioprotection perfectible, en particulier pour la prévention des risques liés à l’accélérateur de particules.  

L’inspection a par ailleurs permis de préciser les conditions dans lesquelles le travailleur a été exposé, ce qui permettra à l’ASNR de fournir aux médecins concernés une reconstitution de la dose reçue.

Le C2RMF, à la suite de l’inspection du 30 juillet 2025 et de la déclaration d’évènement significatif de radioprotection, devra présenter à l’ASNR l’analyse détaillée de l’évènement, des causes profondes ayant conduit à cet incident et des actions correctives prises et envisagées. Il devra par ailleurs fournir les réponses aux différentes demandes de la lettre de suite d’inspection. 

En raison de la survenue d’effets déterministes liés à l’exposition, cet événement a été classé au niveau 3 de l’échelle INES (échelle internationale de gravité des événements nucléaires et radiologiques, graduée de 0 à 7 par ordre croissant de gravité). 

L’ASNR s’assurera de la remise en conformité de l’installation et de la bonne prise en compte du retour d’expérience par l’établissement. Elle veillera au partage de ce retour d’expérience, à la fois au niveau national et au niveau international, compte tenu du niveau de classement de cet événement dans l’échelle INES.

Avis d'incident

Téléchargez la lettre de suite

Type de contenu

L’ASNR et la SFMN font le bilan des actions en cours et des travaux à mener de concert pour répondre aux enjeux du développement de traitements innovants en médecine nucléaire

Introduction
Le collège de l’ASNR a reçu la Société Française de Médecine Nucléaire (SFMN), le 1er juillet 2025, dans le cadre du suivi de l’accord-cadre signé, en mars 2021, entre l’ASN et la SFMN. Etaient présents le président et le secrétaire général de la SFMN ainsi que des représentants des groupes de travail « radioprotection » (GT RP) et « radiothérapie interne vectorisé » (GT RIV) de la SFMN. Le président du Collège National Professionnel de Médecine Nucléaire (CNP) a également pris part aux échanges.

Le collège de l’ASNR a reçu la Société Française de Médecine Nucléaire (SFMN), le 1er juillet 2025, dans le cadre du suivi de l’accord-cadre signé, en mars 2021, entre l’ASN et la SFMN. Etaient présents le président et le secrétaire général de la SFMN ainsi que des représentants des groupes de travail « radioprotection » (GT RP) et « radiothérapie interne vectorisé » (GT RIV) de la SFMN. Le président du Collège National Professionnel de Médecine Nucléaire (CNP) a également pris part aux échanges.

Cette réunion, inscrite dans le double contexte du fort développement de la RIV et de la réforme des autorisations de soins en médecine nucléaire, a permis d’aborder les sujets d’intérêt commun en lien avec les actions inscrites dans le plan d’actions défini précédemment entre l’ASN et la SFMN. Elle a été l’occasion de mentionner la mise en place d’un fonctionnement en mode projet de l’ASNR pour faciliter l’instruction des autorisations délivrées dans le cadre des essais cliniques. Par ailleurs, l’ASNR et la SFMN soulignent la nécessité de mettre autour de la table l’ensemble des acteurs, agences de contrôle, fabricants, promoteurs, investigateurs, prestataires de soins ainsi qu’associations professionnelles afin de permettre le développement de l’innovation dans un cadre sécurisé et ceci au bénéfice des patients.

Par ailleurs, cet échange a été l’occasion d’évoquer les enjeux et travaux de recherche de l’ASNR dans ce domaine et sa volonté d’accompagner les professionnels de médecine pour encourager l’acquisition des connaissances visant une utilisation plus sûre et optimisée des radionucléides en médecine nucléaire. 

Parmi les sujets d’intérêt commun, peuvent être cités :

  • Les travaux engagés pour appréhender le fort développement de la RIV, auxquels participent l’ASNR et la SFMN aux côtés des autres parties prenantes du domaine : travaux du groupe permanent d’experts en radioprotection sur les essais cliniques en médecine nucléaire et  sur les consignes au patient et à son entourage, groupe de travail mis en place par l’ASNR sur le déclenchement des portiques dans les centres de tri en lien avec les traitements au lutétium-177, travaux en cours sur l’utilisation des nouveaux médicaments radiopharmaceutiques, avec une première action commune avec également la SOFRA et la SFPM, consistant à recenser les données permettant d’évaluer les enjeux de radioprotection pour l’actinium-225 … ;

  • Les enjeux liés aux ressources humaines en termes d’attractivité des services et de formation des professionnels notamment dans le contexte du développement de la RIV ainsi que ceux liés au recours de la télémédecine ;

  • L’augmentation du nombre d’événements significatifs de radioprotection (ESR), qui est observée dans le contexte d’une forte augmentation des actes et d’une meilleure culture de déclaration de ces événements, et l’opportunité de mettre à disposition une échelle de communication pour les ESR concernant les patients qui bénéficient d’un acte de médecine nucléaire à l’instar de celle élaborée en radiothérapie (https://www.asn.fr/controle/ines-et-asn-sfro) ;

  • L’évolution des fréquences d’inspection en médecine nucléaire pour mieux prendre en compte les enjeux de radioprotection en radiothérapie interne vectorisée ;

  • Les travaux de recherche sur la dosimétrie en Médecine Nucléaire pour mieux prédire la réponse au traitement et les risques d’effets indésirables ;

  • La participation de la SFMN à des groupes de travail sur la sixième édition du Plan National de Gestion des Matières et des Déchets Radioactifs (PNGMDR).

Enfin, les futures évolutions réglementaires seront l’occasion de nouveaux échanges : l’actuelle révision de la décision n° 2008-DC-0095 de l’ASN devra permettre de mieux prendre en compte les enjeux de radioprotection liés à la gestion des déchets et effluents, notamment pour les nouveaux radionucléides. Les orientations d’évolution de cette décision feront l’objet d’une consultation des parties prenantes, parmi lesquelles la SFMN.

Type de contenu

35e réunion des membres du « Board » d’HERCA les 26 et 27 mai 2025 à Helsinki

Introduction
HERCA rassemble les responsables des autorités européennes de contrôle de la radioprotection, sa dernière réunion s’est tenue dans les locaux de l’autorité de sûreté finlandaise (STUK) les 26 et 27 mai derniers.

HERCA rassemble les responsables des autorités européennes de contrôle de la radioprotection, sa dernière réunion s’est tenue dans les locaux de l’autorité de sûreté finlandaise (STUK) les 26 et 27 mai derniers. Elle était présidée par Jean-Luc Lachaume, président d’HERCA depuis mai 2023, accompagné de ses deux vice-présidents : Pilar Lucio, commissaire au Consejo de seguridad nuclear (CSN), l’autorité de sûreté espagnole, et Sébastien Baechler, responsable de la division radioprotection de l’Office fédéral de santé publique (OFSP) suisse.
Le secrétariat technique de l’association ainsi que la gestion du budget et du site internet d’HERCA sont assurés par l’ASNR.

Pendant cette réunion, outre les présentations habituelles des différents groupes de travail d’HERCA, des sessions spécifiques ont été consacrées :

  • à l’intelligence artificielle et son utilisation en radioprotection : la CIPR, Commission internationale de protection radiologique et actrice importante de la radioprotection dans le monde, et un expert espagnol de la réglementation européenne (Règlement européen de 2024) ont été invités à s’exprimer sur le sujet. Des travaux sont en cours au sein des différents groupes de travail d’HERCA sur le sujet, dont celui sur le médical qui prépare une position ;
  • au colloque international sur la mise en application des nouveaux coefficients de dose du gaz radioactif naturel radon organisé à Bonn ;
  • aux interactions passées, présentes et à venir entre HERCA et la CIPR. Un groupe de travail interne à HERCA a d’ailleurs été mis en place afin de renforcer le travail de collaboration entre les deux organisations, et de proposer les services d’HERCA pour vérifier l’applicabilité de certaines recommandations que la CIPR prépare.

En réponse à de récentes remises en cause d’une part du système international de radioprotection fondé sur des approches scientifiques et, d’autre part de l’indépendance des autorités de régulation, HERCA a publié une déclaration pour rappeler leur importance. 

La prochaine réunion se tiendra les 27 et 28 novembre à La Haye et sera organisée en collaboration avec ANVS, l’autorité de sûreté néerlandaise.

 

*HERCA a été créée en 2007 à l’initiative de l’Autorité de sûreté nucléaire française (ASN). Ses activités sont menées par l’intermédiaire de cinq groupes de travail (Travailleurs itinérants et passeport dosimétrique / Pratiques et sources non médicales / Applications médicales / Gestion de situations d’urgence et niveaux d’action / Surveillance des doses collectives reçues lors d'expositions médicales).

© STUK
Type de contenu

Exposition de la population aux rayonnements ionisants due aux actes d’imagerie médicale diagnostique réalisés en France en 2022

Introduction
Conformément aux missions qui lui sont confiées par le code de la santé publique, l’ASNR analyse tous les cinq ans, l’exposition de la population française aux rayonnements ionisants due aux examens d’imagerie médicale diagnostique. La nouvelle édition de ce bilan, appelé ExPRI, porte sur l’année 2022.

Conformément aux missions qui lui sont confiées par le code de la santé publique, l’ASNR analyse tous les cinq ans, l’exposition de la population française aux rayonnements ionisants due aux examens d’imagerie médicale diagnostique.

La nouvelle édition de ce bilan, appelé ExPRI (Exposition de la population aux rayonnements ionisants), porte sur l’année 2022. Ce rapport propose une analyse par modalité d’imagerie (radiologie conventionnelle, dentaire, scanographie, médecine nucléaire et radiologie interventionnelle à visée diagnostique), par région anatomique explorée, par âge et par sexe. Il est réalisé à partir des actes d’imagerie diagnostique extraits d’un échantillon représentatif des bénéficiaires de l’assurance maladie.

> Télécharger l'édition 2025 du rapport ExPRI (données 2022 - PDF 3,44 Mo) 
> Download the 2025 edition of the ExPRI report (data for 2022 - English Version - PDF 3.47 MB) 

A retenir

La nouvelle édition du rapport ExPRI présente l’évolution de l’exposition de la population française en imagerie diagnostique en 2022 comparativement au bilan précédent qui portait sur l’année 2017. Ses principales conclusions sont les suivantes :

  • La fréquence d’actes passe de 1 181 à 1 083 actes pour 1000 bénéficiaires entre 2017 et 2022, ce qui représente une diminution de 8 %. Cette baisse globale est principalement due à une diminution d’environ 19 % des actes de radiologie conventionnelle. Les fréquences d’actes en scanographie et en médecine nucléaire diagnostique ont, quant-à-elles, augmenté d’environ + 11 % et + 22 %, respectivement.
  • La dose efficace annuelle moyenne par bénéficiaire a très légèrement augmenté entre 2017 et 2022 (+2,6 %) et passe de 1,53 mSv à 1,57 mSv. Cette augmentation est essentiellement liée aux actes de scanographie et de médecine nucléaire, qui entrainent des doses plus élevées, et pour lesquels la proportion a augmenté sur la période au regard de la radiologie conventionnelle.
  • Près de 43 % de la population a bénéficié, en 2022, d’un ou plusieurs actes diagnostiques. La proportion de femmes exposées est très nettement plus élevée que celle des hommes : 47,3 % contre 37,8 %. La proportion d’individus exposés au sein de la population dépend fortement de l’âge, d’environ 15 % pour les plus jeunes enfants à un peu moins de 70 % pour les femmes âgées d’environ 65 à 74 ans et environ 55 % pour les hommes âgés d’environ 65 à 84 ans.
  • Cette population effectivement exposée a bénéficié en moyenne de 2,54 actes au cours de l’année 2022. Ce nombre est variable selon l’âge : les enfants de moins de 10 ans ont eu en moyenne moins de 2 actes annuels, les adultes de plus de 75 ans environ 3,4.
  • La dose efficace individuelle cumulée par cette population exposée en 2022 était en moyenne de 3,7 mSv. La distribution de cette dose est extrêmement hétérogène : la moitié a reçu une dose inférieure ou égale à 0,1 mSv, 75 % a reçu une dose inférieure à 1,9 mSv, tandis que les 5 % les plus exposés ont reçu une dose supérieure à 18,6 mSv.

Pour aller plus loin

Trois sujets d’intérêt ont fait l’objet d’analyses complémentaires :

CBCT dentaire :

Compte-tenu du développement rapide du CBCT dentaire (cone beam computed tomography), la radiologie dentaire a été analysée de manière plus spécifique. Les données montrent en effet une forte augmentation (56 %) du nombre d’actes de CBCT dentaire entre 2017 et 2022, à mettre toutefois en regard d’une utilisation faible (une dizaine d’actes pour 1000 bénéficiaires) par rapport à la radiographie panoramique dentaire (une centaine d’actes pour 1000 bénéficiaires). La radiographie panoramique dentaire est également en augmentation de 11 %. À l’inverse, le scanner de la face (dentascan), peu utilisé (moins de 6 actes pour 1000 bénéficiaires), est en diminution de 16 %.

Comparaison à l’international :

Les données françaises issues des rapports ExPRI ont été comparées à celles au niveau mondial issues du dernier rapport de l’UNSCEAR, paru en 2022, sur les données 2009-2018. De manière générale, les tendances sur les fréquences d’actes et les doses efficaces moyennes individuelles au niveau français sont similaires à celles observées au niveau mondial en particulier pour les pays à niveau de revenu comparable.

Impact de l’épidémie de COVID-19 :

Entre la publication du précédent rapport ExPRI qui concernait les données de l’année 2017 et celle du présent rapport relatif aux données de 2022, la France a été touchée par l’épidémie de COVID-19. Aussi, l’impact de cette épidémie sur l’exposition en imagerie diagnostique a été étudiée spécifiquement sur l’année 2020, la plus touchée par l’épidémie. Les données montrent qu’en avril 2020, mois le plus impacté du fait du confinement, le nombre d’actes diagnostiques utilisant les rayonnements ionisants a baissé d’environ 70 % par rapport à l’attendu. Le nombre d’actes sur la totalité de l’année 2020 est inférieur de 10 % par rapport à l’attendu, et a eu pour conséquence une diminution de la dose annuelle moyenne par bénéficiaire d’environ 8 % (1,44 mSv en 2020).

 

> Télécharger l'édition 2025 du rapport ExPRI (données 2022 - PDF 3,44 Mo) 
> Download the 2025 edition of the ExPRI report (data for 2022 - English Version - PDF 3.47 MB) 

> Accéder aux éditions précédentes d'ExPRI

Contact presse

Pascale Portes
01 58 35 70 33
pascale.portes@asnr.fr

Thème
Type de contenu

L’ASNR lance une campagne d’inspection auprès des chirurgiens-dentistes et met à leur disposition une grille d’autoévaluation pour évaluer leur conformité réglementaire.

Introduction
Les travaux menés par l'ASNR dans le cadre de la révision de la décision de l'ASN n°2019-DC-0667 relative aux modalités d'évaluation des doses délivrées aux patients lors d'un acte de radiologie (rapport de l'IRSN et avis du groupe permanent de radioprotection) ont mis en évidence des insuffisances dans les démarches d’optimisation des doses aux patients dans le domaine des actes dentaires. Celles-ci tiennent notamment à une connaissance imparfaite des paramètres à régler par les chirurgiens-dentistes lors de l’utilisation d'un tomographe volumique à faisceau conique ou Cone Beam (CBCT) par les chirurgiens-dentistes. Le CBCT est une technique d’imagerie qui offre une résolution et une qualité de reconstruction tridimensionnelle meilleure que les radiographies classiques, mais engendre une exposition plus élevée des patients aux rayonnements X. Son utilisation de plus en plus fréquente dans le cadre des actes de chirurgie dentaire pourrait donc constituer un enjeu pour la radioprotection de la population.

Les travaux menés par l'ASNR dans le cadre de la révision de la décision de l'ASN n°2019-DC-0667 relative aux modalités d'évaluation des doses délivrées aux patients lors d'un acte de radiologie (rapport de l'IRSN et avis du groupe permanent de radioprotection) ont mis en évidence des insuffisances dans les démarches d’optimisation  des doses aux patients dans le domaine des actes dentaires. Celles-ci tiennent notamment à une connaissance imparfaite des paramètres à régler par les chirurgiens-dentistes lors de l’utilisation d'un tomographe volumique à faisceau conique ou Cone Beam (CBCT) par les chirurgiens-dentistes. Le CBCT est une technique d’imagerie qui offre une résolution et une qualité de reconstruction tridimensionnelle meilleure que les radiographies classiques, mais engendre une exposition plus élevée des patients aux rayonnements X. Son utilisation de plus en plus fréquente dans le cadre des actes de chirurgie dentaire pourrait donc constituer un enjeu pour la radioprotection de la population.

Aussi, l’ASNR va conduire en 2025 une campagne d'inspections dans les cabinets dentaires utilisant ce type d’appareil. Elle visera à apprécier notamment la maitrise des fonctionnalités permettant l'optimisation dosimétrique et à examiner la manière dont sont mises en œuvre les principales exigences de radioprotection.

En parallèle, et afin de faciliter l'appropriation de la réglementation par les chirurgiens-dentistes, l'ASNR propose une grille d'autoévaluation, afin que ces derniers puissent vérifier qu'ils satisfont aux exigences réglementaires de radioprotection. Cette grille a été élaborée avec les représentations de la profession des chirurgiens-dentistes (ADF). Elle permet également aux praticiens de tester leurs connaissances, notamment dans le domaine de la justification et de l'optimisation des doses aux patients dans le cadre de l'utilisation d'un tomographe volumique à faisceau conique ou Cone Beam (CBCT).

La grille d'autoévaluation peut utilement être utilisée en amont d'une inspection de l'ASNR, ou servir d'outil d'évaluation à des fins pédagogiques.

https://forms.office.com/r/ZQNNCz0knC?origin=lprLink
Thème
Type de contenu

Deux membres du collège de l’ASNR se rendent aux Hospices Civils de Lyon

Introduction
Le 25 mars 2025, Pierre-Marie Abadie, Président, et Géraldine Pina, commissaire de l’ASNR, ont rencontré Raymond Le Moign, directeur général des Hospices Civils de Lyon (HCL), et ses équipes et ont visité le centre de médecine nucléaire du Groupement hospitalier Est (GHE), aux côtés de représentants de la division de Lyon de l’ASNR.

Le 25 mars 2025, Pierre-Marie Abadie, Président, et Géraldine Pina, commissaire de l’ASNR, ont rencontré Raymond Le Moign, directeur général des Hospices Civils de Lyon (HCL), et ses équipes et ont visité le centre de médecine nucléaire du Groupement hospitalier Est (GHE), aux côtés de représentants de la division de Lyon de l’ASNR.

Les membres de la délégation de l’ASNR et des HCL ont échangé sur l’accompagnement des innovations dans le domaine médical et l’évolution des pratiques, en particulier en radiothérapie interne vectorisée. Les enjeux sont multiples et concernent la radioprotection, la protection de l’environnement, mais aussi l’efficacité des traitements et l’amélioration de la qualité de vie du patient, dans un contexte d’émergence de nouveaux radionucléides et de nouveaux vecteurs, de développement de nombreux essais cliniques et une pression croissante sur la capacité à recevoir et à traiter un nombre de patients en forte augmentation. Ces enjeux nécessitent une prise en charge à tous les niveaux de responsabilité, de manière coordonnée et multidisciplinaire, soutenue par l’engagement de l’ensemble de la chaine de direction.

Les Hospices civils de Lyon sont un centre hospitalier universitaire qui rassemble treize hôpitaux publics. La plupart sont répartis sur la métropole de Lyon au sein de quatre groupements. Parmi eux, le Groupement hospitalier Est dispose d’un centre de médecine nucléaire qui pratique à la fois des activités à visée diagnostique et des activités de thérapie. L’activité de diagnostic consiste en l’injection au patient d’un médicament radiopharmaceutique (MRP) associant un radionucléide à un traceur pour étudier une fonction de l’organisme. L’activité de thérapie, aussi appelée radiothérapie interne vectorisée (RIV), consiste en l’injection d’un MRP contenant un vecteur qui ciblera l’organe visé et un radionucléide. Il permet ainsi de délivrer une dose importante de rayonnements ionisants à l’organe cible, dans un but curatif ou palliatif.

La visite des chambres radio-protégées, de la radiopharmacie, des salles d’imagerie et de traitement ou encore des locaux de gestion des déchets et des effluents, a mis en évidence les mesures déployées par le centre pour assurer la radioprotection des patients et des travailleurs, ainsi que la protection de l’environnement.

 

Thème
Type de contenu

L’ASNR, le CEA et QST ont conjointement organisé un séminaire scientifique sur la recherche en radiobiologie

Introduction
L’ASNR, le CEA (France) et QST (Japon) sont trois acteurs majeurs dans les domaines de la recherche sur les effets biologiques et sanitaires des rayonnements ionisants. Ce séminaire s’inscrit dans le cadre des accords de collaboration bilatéraux existants entre ces trois organismes. Il s’est tenu du 4 au 6 Mars 2025 dans les locaux de l’ASNR à Fontenay-aux-Roses et a réuni plus de 120 chercheurs des 3 organismes, notamment du Japon grâce à la possibilité d’une participation en ligne.

L’ASNR, le CEA (France) et QST (Japon) sont trois acteurs majeurs dans les domaines de la recherche sur les effets biologiques et sanitaires des rayonnements ionisants. Ce séminaire s’inscrit dans le cadre des accords de collaboration bilatéraux existants entre ces trois organismes. Il s’est tenu du 4 au 6 Mars 2025 dans les locaux de l’ASNR à Fontenay-aux-Roses et a réuni plus de 120 chercheurs des 3 organismes, notamment du Japon grâce à la possibilité d’une participation en ligne.

L’avancée des recherches dans les domaines des applications médicales des rayonnements ionisants, de la réponse médicale aux urgences nucléaires et radiologiques et des effets sanitaires des faibles doses a été discutée. Ce séminaire a offert aux équipes de recherche l’occasion de se rencontrer, de mieux se connaître, et de stimuler l'émergence de nouveaux domaines de collaboration. En particulier, l’un des objectifs était de faciliter la mise en place de projets de recherche conjoints en favorisant l'échange d'étudiants ou de jeunes chercheurs mais également en construisant des réponses communes aux appels à projets de recherche.

Photo de groupe - Workshop QST-CEA-ASNR
Thème
Type de contenu

Résultats de mesures à proximité du site d’Orano à Bessines-sur-Gartempe (87) à la suite de l’événement survenu le 11 décembre 2024

Introduction
L’IRSN a activé son organisation de crise le 11 décembre 2024 à 14h00 après avoir été alerté d’un événement radiologique sur le site de l’ICPE d’Orano, à Bessines-sur-Gartempe (Haute Vienne).
Moyens mobiles de l'IRSN en intervention

Les moyens mobiles pour la mesure de la radioactivité dans l’environnement en intervention. © IRSN

L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a activé son organisation de crise le 11 décembre 2024 à 14h00 après avoir été alerté d’un événement radiologique sur le site de l’ICPE d’Orano, à Bessines-sur-Gartempe (Haute Vienne). Le Centre technique de crise de l’IRSN s’est mis en relation avec l’exploitant afin d’évaluer les risques potentiels associés à l’événement pour la population et l’environnement et apporter un appui à la Préfecture.

L’événement est lié à un dysfonctionnement du procédé de solidification de nitrate de thorium, destiné à un usage médical. Le thorium est un élément radioactif, présent dans le milieu naturel, qui émet des rayonnements de différents types (α, β, γ). 

Les moyens mobiles de l’IRSN, dépêchés sur place à la demande de la Préfecture, ont échangé avec les équipes Orano de Bessines-sur-Gartempe et ont procédé le 12 décembre 2024 dans l’environnement immédiat du site à des mesures de débit de dose gamma ambiant, ainsi qu’à des frottis et des prélèvements de sol. L’IRSN a pu également relever le filtre d’une station de prélèvement des aérosols atmosphériques de son réseau OPERA-Air située à proximité immédiate du site1

Les mesures réalisées in situ le 12 décembre n’ont révélé aucune trace de radioactivité anormale, les activités mesurées s’inscrivant dans la fluctuation normale de l’ambiance radiologique locale2, d’une variabilité significative compte tenu de la nature des sols et des activités passées du site (ancien site minier). 

Les échantillons prélevés ont par ailleurs été acheminés le 12 décembre 2024 dans les laboratoires de l’IRSN du site du Vésinet (78). Ces mesures ont permis une évaluation plus précise et plus exhaustive des niveaux de radioactivité présents par des techniques de spectrométrie gamma (descendants du thorium 232 notamment) et de spectrométrie de masse par ICP-MS (quantification du thorium 232 en particulier). Les activités mesurées ont montré que les radionucléides de la chaine du thorium 232 étaient à l’équilibre et se situaient dans la gamme des niveaux environnementaux3

Ces mesures confirment l’absence d’impact de l’incident sur l’environnement local du site.

Les résultats des mesures des échantillons prélevés seront publiés sur le site du Réseau national de mesure de la radioactivité de l’environnement, à l’adresse www.mesure-radioactivite.fr

 

1. Les stations de prélèvement 80 m3/h du réseau OPERA-Air de l’IRSN sont fabriquée par la société Algade, située à Bessines-sur-Gartempe. La station a été mise en fonctionnement à 15 h 16 le 11/12 et arrêtée à 14 h 30 le 12/12, pour un volume d’air prélevé de 1864,3 m3 d’air.

2. Cf. Bilan radiologique de l’état de l’environnement français 2018-2020 (www.irsn.fr).

3. Cf. Bilan radiologique de l’état de l’environnement français 2021-2023 (www.irsn.fr).

Bessines - Figure 1 : Carte des points de prélèvement et de mesure
Figure 1 : Carte des points de prélèvement et de mesure

Tableau 1. Résultats des mesures de débit d’équivalent de dose gamma ambiant réalisées autour du site Orano de Bessines-sur-Gartempe

Point

Débit équivalent de dose

P1

240 nSv/h

P2

228 nSv/h

P3

270 nSv/h

P4

270 nSv/h

P5

250 nSv/h

P6

360 nSv/h

P7

520 nSv/h

P8

320 nSv/h

Nb : Ces mesures présentent une incertitude d’environ ± 15%

 

Tableau 2. Mesure du thorium 232 et de ses descendants

Point de

prélèvement

Matrice

Unité

232Th

228Ac

212Pb

212Bi

208Tl

ICP-MS

Spectrométrie gamma

Station IRSN

Aérosols

Bq/m3

1,33E-7 ± 2,0E-8

< 0,12

5,42E-03 ± 4,20E-04

5,40E-03 ± 5,00E-04

1,60E-03 ± 1,20E-04

P1

Frottis

Bq/cm2

< 7,00E-06

< 1,20E-02

< 3,80E-03

< 3,30E-02

< 2,70E-03

P1

Sol

Bq/kg sec

86,03 ± 15,66

84,60 ± 12,79

84,70 ± 10,36

72,50 ± 13,40

27,20 ± 3,62

P2

Frottis

Bq/cm2

< 3,40E-06

< 6,00E-03

< 1,90E-03

< 1,80E-02

< 1,30E-03

P2

Sol

Bq/kg sec

58,24 ± 10,90

74,70 ± 11,00

69,90 ± 8,60

63,30 ± 12,49

21,50 ± 2,82

P3

Frottis

Bq/cm2

< 3,40E-06

< 6,00E-03

< 1,40E-03

< 1,90E-02

< 1,40E-03

P3

Sol

Bq/kg sec

79,98 ± 14,50

73,50 ± 10,94

72,70 ± 9,10

74,50 ± 13,87

23,20 ± 3,12

P4

Frottis

Bq/cm2

< 1,00E-05

< 1,50E-02

< 4,60E-03

< 4,70E-02

< 3,80E-03

P4

Sol

Bq/kg sec

98,08 ± 18,00

89,00 ± 12,67

86,80 ± 10,81

81,40 ± 12,46

27,80 ± 3,51

P5

Frottis

Bq/cm2

< 3,40E-06

< 6,00E-03

1,70E-03 ± 1,10E-03

< 4,80E-02

< 1,50E-03

P6

Frottis

Bq/cm2

< 3,40E-06

< 6,00E-03

< 1,90E-03

< 1,80E-02

< 1,20E-03

P6

Sol

Bq/kg sec

74,44 ± 13,72

68,50 ± 10,09

65,80 ± 8,26

76,50 ± 13,84

21,70 ± 2,83

P7

Frottis

Bq/cm2

< 3,40E-06

< 6,00E-03

3,30E-03 ± 1,10E-03

< 1,80E-02

< 1,40E-03

P7

Sol

Bq/kg sec

84,68 ± 15,87

74,90 ± 10,96

77,50 ± 9,70

82,10 ± 14,71

22,50 ± 3,13

P8

Frottis

Bq/cm2

3,60E-06 ± 6,00E-07

< 5,00E-03

< 1,50E-03

< 1,60E-02

< 1,10E-03

P8

Sol

Bq/kg sec

90,40 ± 16,69

108,90 ± 15,26

108,70 ± 13,15

99,80 ± 15,93

34,00 ± 4,26

Nota : les activités surfaciques (frottis) ont été exprimées en Bq.cm-2 sur la base de la surface frottée et d’un facteur de prélèvement de 10 % en application de la norme en vigueur.

 

Tableau 3. Autres radionucléides naturels mesurés (chaîne de l’uranium 238)

Point de

prélèvement

Matrice

Unité

234Th

234mPa

230Th

226Ra

214Pb

214Bi

210Pb

Spectrométrie gamma

ICP-MS

Spectrométrie gamma

Station IRSN

Aérosols

Bq/m3

< 0,29

< 3,6

3,9E-7 ± 1,5E-7

< 0,39

< 0,06

< 0,06

1,10E-03 ± 1,60E-04

P1

Frottis

Bq/cm2

< 1,90E-02

< 2,90E-01

< 7,00E-05

< 3,80E-02

< 5,00E-03

< 6,00E-03

< 1,60E-02

P1

Sol

Bq/kg sec

158,30 ± 22,93

< 123,00

185,71 ± 30,68

151,20 ± 41,28

126,40 ± 15,58

114,60 ± 14,11

122,30 ± 18,21

P2

Frottis

Bq/cm2

< 1,00E-02

< 1,80E-01

< 3,20E-05

< 2,00E-02

1,96E-02 ± 2,80E-03

1,63E-02 ± 2,90E-03

< 8,00E-03

P2

Sol

Bq/kg sec

214,70 ± 30,01

220,00 ± 72,14

188,90 ± 31,46

146,10 ± 56,31

143,10 ± 17,53

128,50 ± 15,96

163,00 ± 23,31

P3

Frottis

Bq/cm2

< 1,00E-02

< 1,70E-01

< 2,80E-05

< 1,90E-02

4,60E-03 ± 1,90E-03

3,10E-03 ± 2,10E-03

< 8,00E-03

P3

Sol

Bq/kg sec

185,50 ± 25,40

135,80 ± 65,54

241,31 ± 37,45

228,80 ± 51,70

170,30 ± 20,79

151,20 ± 18,63

162,70 ± 23,29

P4

Frottis

Bq/cm2

< 2,50E-02

< 4,20E-01

< 9,00E-05

< 5,00E-02

< 7,00E-03

< 9,00E-03

< 1,80E-02

P4

Sol

Bq/kg sec

200,40 ± 27,88

< 114,00

187,31 ± 29,12

191,90 ± 24,72

119,60 ± 14,67

107,40 ± 13,26

107,80 ± 15,94

P5

Frottis

Bq/cm2

< 1,00E-02

< 1,70E-01

< 3,30E-05

< 2,00E-02

2,37E-02 ± 2,80E-03

2,26E-02 ± 3,00E-03

< 8,00E-03

P6

Frottis

Bq/cm2

< 1,00E-02

< 1,80E-01

< 3,00E-05

< 1,90E-02

1,49E-02 ± 2,40E-03

1,37E-02 ± 2,60E-03

< 8,00E-03

P6

Sol

Bq/kg sec

318,50 ± 43,58

< 155,00

418,83 ± 68,09

380,60 ± 91,64

282,60 ± 34,26

246,10 ± 30,04

278,10 ± 37,22

P7

Frottis

Bq/cm2

< 1,00E-02

< 1,70E-01

< 3,50E-05

< 2,00E-02

1,47E-02 ± 2,40E-03

2,28E-02 ± 3,10E-03

< 8,00E-03

P7

Sol

Bq/kg sec

386,20 ± 52,96

390,10 ± 96,37

885,51 ± 142,97

590,00 ± 148,47

537,70 ± 65,10

473,20 ± 57,42

428,00 ± 59,04

P8

Frottis

Bq/cm2

< 8,00E-03

< 1,60E-01

< 3,60E-05

< 1,80E-02

3,30E-03 ± 1,60E-03

4,00E-03 ± 2,00E-03

< 7,00E-03

P8

Sol

Bq/kg sec

103,40 ± 16,43

< 101,00

104,04 ± 17,59

84,90 ± 26,25

93,20 ± 11,45

81,90 ± 10,16

83,20 ± 13,29

Nota : les activités surfaciques (frottis) ont été exprimées en Bq.cm-2 sur la base de la surface frottée et d’un facteur de prélèvement de 10 % en application de la norme en vigueur.

Type de contenu

Eléments d’information relatifs à l’événement survenu sur le site d’Orano à Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne) le 11 décembre 2024

Introduction
L’IRSN a activé son organisation de crise le 11 décembre 2024 à 14h00 après avoir été alerté à la suite d’un événement sur le site de l’ICPE d’Orano, à Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne).
Moyens mobiles de l'IRSN en intervention

Les moyens mobiles de l'IRSN en intervention.

L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a activé son organisation de crise le 11 décembre 2024 à 14h00 après avoir été alerté à la suite d’un événement sur le site de l’ICPE d’Orano, à Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne).

L’événement est lié à un dysfonctionnement du procédé de solidification de nitrate de thorium, destiné à un usage médical. Le thorium est un élément radioactif, présent dans le milieu naturel, qui émet des rayonnements de différents types (α, β, γ).

Le Centre technique de crise de l’IRSN s’est mis en relation avec l’exploitant afin d’évaluer les risques potentiels associés à l’événement pour la population et l’environnement et apporter un appui à la Préfecture.

A la demande de la préfecture, l’IRSN a dépêché sur place des moyens mobiles de mesure dans l’environnement, afin de vérifier l’absence de rejet radioactif dans l’environnement.

L’ensemble des résultats de mesures directes et des analyses de frottis et de prélèvements effectués dans la journée du 12 décembre permet de confirmer l’absence de marquage de l’environnement à proximité du site, en lien avec l’événement. Les valeurs mesurées s’inscrivent dans la fluctuation normale de l’ambiance radiologique, d’une variabilité importante compte tenu de la nature des sols.

Les frottis et les prélèvements ont été acheminés dans les laboratoires de l’IRSN situé au Vésinet pour obtenir des résultats plus précis et réaliser quelques analyses complémentaires. Tous les résultats devraient être disponibles en milieu de semaine prochaine.

 

Ajout du 20 décembre 2024 :

Lire Résultats de mesures à proximité du site d’Orano à Bessines-sur-Gartempe (87) à la suite de l’événement survenu le 11 décembre 2024

 


Type de contenu

L’ASN publie les résultats de l’évaluation du nouveau dispositif de formation continue à la radioprotection des patients

Introduction
L’ASN a souhaité mener une évaluation du nouveau dispositif de formation continue à la radioprotection des patients (RPP), mis en place en 2019, et a mandaté à cet effet le CEPN. L’étude réalisée par le CEPN a porté sur les 16 premiers guides, la publication des deux derniers guides étant postérieure au démarrage de l’étude.

La formation à la radioprotection des patients est encadrée par la décision n°2017-DC-0585 du 14 mars 2017 modifiée par la décision n°2019-DC-0669 de l’ASN du 11 juin 2019. Cette dernière décision précise la liste des professionnels concernés en application de l’article L. 1333-11 du code de la santé publique. Les modalités de leur formation sont fixées dans des guides professionnels élaborés par les conseils nationaux professionnels (CNP) ou les sociétés savantes. 18 guides couvrant l’intégralité des catégories professionnelles et des domaines prévus aux articles 4 et 5 de la décision précitée ont été approuvés par une décision de l’ASN, et constituent un cadre de référence pour le développement des formations à la radioprotection des patients destinées aux professionnels de santé.

L’ASN a souhaité mener une évaluation du nouveau dispositif de formation continue à la radioprotection des patients (RPP), mis en place en 2019, et a mandaté à cet effet le CEPN. L’étude réalisée par le CEPN a porté sur les 16 premiers guides, la publication des deux derniers guides étant postérieure au démarrage de l’étude.

L’évaluation confirme la disponibilité d’une offre de formation à la radioprotection des patients pour l’ensemble des catégories professionnelles concernées par les 16 guides publiés au moment de l’enquête, et que les programmes comme les durées des formations dispensées sont globalement conformes aux indications des guides.

Elle fait cependant ressortir une disparité marquée du nombre d’organismes proposant des formations en fonction des guides professionnels concernés. Certaines catégories de professionnels, pour lesquelles l’obligation de formation continue à la RPP est récente (2017), rencontrent plus de difficultés que d’autres à se former.

Par ailleurs, cette étude met également en exergue des différences quant au respect des guides s’agissant du nombre de stagiaires formés par session, de la constitution des équipes pédagogiques, au sein desquelles manquent trop souvent les médecins en raison de leur faible disponibilité, ainsi que des modalités de dispensation des formations – en distanciel ou en présentiel. Sur ce dernier point, si les pratiques en distanciel sont explicitement interdites par certains guides lors de l’animation des ateliers, dans la majorité des cas, c’est l’imprécision des guides qui rend possibles des pratiques hétérogènes entre les différents organismes de formation.

Les résultats de l’évaluation ont été présentés le 12 septembre 2024 aux organismes de formation, qui outre les besoins exprimés ci-dessus, reconnaissent des améliorations par rapport au système de formation existant avant 2017, notamment dans le contenu des programmes.

L’ASN poursuivra ses échanges avec les CNP et société savantes qui ont participé à l’élaboration des guides professionnels, notamment le CNPMEM, le CNP d’oncologie, le CNP2PM, le CNPMN, et le CN3PH, pour leur faire part des besoins d’évolution de ces référentiels. Il apparaît nécessaire de clarifier les modalités de dispensation des formations, le nombre de stagiaires par session en tenant compte, le cas échéant, des modalités de formation lorsque plusieurs sont possibles, la durée des formations, en distinguant la partie théorique de la pratique, ainsi que le recours à des physiciens médicaux et praticiens dans les équipes de concepteurs ou de formateurs, en fonction des catégories professionnelles ou des domaines médicaux.

En savoir plus

Thème
Type de contenu