L'ASNR accueille l’Autorité de sûreté nucléaire britannique (ONR) pour des discussions bilatérales

Introduction
« La sûreté fondée sur la science peut contribuer à la fois à l'efficacité du processus d'autorisation et à la performance industrielle », concluent les responsables des autorités de sûreté nucléaire française et britannique.

« La sûreté fondée sur la science peut contribuer à la fois à l'efficacité du processus d'autorisation et à la performance industrielle », concluent les responsables des autorités de sûreté nucléaire française et britannique.

De gauche à droite : Pierre-Marie Abadie, président de l'ASNR, et Mike Finnerty, directeur général et inspecteur en chef de l'ONR.

L'Office for Nuclear Regulation (ONR https://www.onr.org.uk) et l'ASNR, les autorités chargées de la sûreté nucléaire et de la radioprotection au Royaume-Uni et en France, se sont réunies pour des discussions bilatérales à Montrouge (France) le 3 mars 2026. Il s'agissait de la première réunion depuis la création de l'ASNR, qui s'inscrit dans la longue histoire de coopération fructueuse entre les deux autorités. 

Au cours de leurs discussions, les délégations de l'ONR et de l'ASNR, respectivement menées par Mike Finnerty, directeur général et inspecteur en chef du nucléaire, et Pierre-Marie Abadie, président, ont pu échanger sur des sujets techniques liés à l'EPR en service à Flamanville et en construction à Hinkley Point, ainsi que sur des questions relatives à la gestion de la chaîne d'approvisionnement nucléaire. 

Compte tenu des nombreux projets nucléaires impliquant différents types de technologies, ils ont souligné la nécessité, à court terme, pour les autorités de sûreté de partager les bonnes pratiques, d'améliorer les approches de surveillance réglementaire de la chaîne d'approvisionnement et de tirer parti de nos efforts réglementaires collectifs pour se concentrer sur les domaines présentant les risques les plus élevés.

Le directeur général Finnerty et le président Abadie ont échangé leurs points de vue sur les défis stratégiques en matière de sûreté nucléaire, aujourd'hui et à l'avenir, pour les nouvelles constructions, le développement des SMR, l'exploitation à long terme des réacteurs existants et le démantèlement. Ils ont reconnu que les défis auxquels les autorités de sûreté doivent faire face dans le cadre des nouveaux projets de construction nécessitent une réponse collective de toutes les parties prenantes et la confiance du public dans un contexte de pénurie de personnel qualifié et de besoin de nouvelles connaissances scientifiques.

Au cours de leur discussion, le président Abadie et le directeur général Finnerty ont également abordé les défis auxquels sont confrontées aujourd'hui les autorités chargées de la sûreté, afin d'améliorer l'efficacité et l'efficience de la réglementation, d'envisager l'innovation et de mieux s'appuyer sur une sûreté fondée sur des objectifs. Ils ont souligné que le processus de réplication, tant pour l'industrie que pour les autorités chargées de la sûreté, sera crucial pour le succès futur du programme nucléaire.

Ils ont convenu que les autorités de sûreté pouvaient contribuer à réduire les risques liés aux projets et à renforcer la sûreté en instaurant un climat de confiance et en établissant un dialogue précoce et continu avec l'industrie et les exploitants, en stabilisant la réglementation et en intégrant des approches de sûreté proportionnées à un stade très précoce du processus de conception, contribuant ainsi à la performance industrielle.

En outre, en ce qui concerne l'IA et l'innovation, ils ont déclaré que la collaboration entre les autorités de sûreté est essentielle pour garantir la sûreté, l'efficacité et la confiance du public. En mettant en commun les actions des deux autorités de sûreté, les outils d'évaluation de la sûreté basés sur l'innovation et l'IA seraient accélérés tout en renforçant la gestion des risques et la surveillance réglementaire.

Le renouvellement de l’accord de coopération entre l'ONR et l'ASNR, à un moment où l'industrie nucléaire connaît des changements importants, garantit que les deux entités peuvent continuer à échanger leur expertise et à travailler en étroite collaboration.

Enfin, le 4 mars 2026, la délégation ONR/ASNR s'est rendue dans les locaux de l'ASNR au Vésinet pour visiter le Laboratoire d'analyse et de traitement des échantillons environnementaux en situation post-accidentelle (LATAC https://recherche-expertise.asnr.fr/recherche/plateforme-latac), ainsi que le Centre Téléray (https://teleray.asnr.fr) dédié à la surveillance de la radioactivité dans l'air en France.

De gauche à d. : Fanny Pigot (ASNR), Jérémy Hubert (ASNR), Stuart Allen (ONR), Mahtab Khan (ONR), Julien Husse (ASNR), Pierre-Marie Abadie (ASNR), Mike Finnerty (ONR), Olivier Dubois (ASNR), Sylvain Petit (ASNR), Ines Osborne (ONR), Ben-Mekki Ayadi (ASNR)
La délégation de l'ONR visite le Laboratoire d'analyse et de traitement des échantillons environnementaux en situation post-accidentelle (LATAC) sur le site de l'ASNR au Vésinet.
La délégation de l'ONR visite le Laboratoire de traitement et d'analyse des échantillons environnementaux en situation post-accidentelle (LATAC) dans les locaux de l'ASNR au Vésinet.
De gauche à droite : Ines Osborne (ONR), Olivier Dubois (ASNR), Mahtab Khan (ONR), Stuart Allen (ONR), Maxime Morin (ASNR), Romain Vidal (ASNR), Fanny Pigot (ASNR), Mike Finnerty (ONR), Sylvain Petit (ASNR).
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L’ASNR rencontre ses partenaires en Finlande

Introduction
Du 11 au 13 février 2026, une délégation de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), menée par le Président Pierre-Marie Abadie et composée d’Olivier Dubois (commissaire), Vincent Lagneau (directeur scientifique), Patrice Giordano (directeur de la recherche en sûreté), Cyril Pinel (directeur international) et Fanny Pigot (chargée d’affaire à la Direction internationale), s’est rendue en Finlande afin d’échanger avec ses partenaires sur les principaux enjeux de sûreté nucléaire et de radioprotection, et de renforcer les coopérations techniques et institutionnelles existantes.

Du 11 au 13 février 2026, une délégation de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), menée par le Président Pierre-Marie Abadie et composée d’Olivier Dubois (commissaire), Vincent Lagneau (directeur scientifique), Patrice Giordano (directeur de la recherche en sûreté), Cyril Pinel (directeur international) et Fanny Pigot (chargée d’affaire à la Direction internationale), s’est rendue en Finlande afin d’échanger avec ses partenaires sur les principaux enjeux de sûreté nucléaire et de radioprotection, et de renforcer les coopérations techniques et institutionnelles existantes.

La mission a débuté par une réunion bilatérale au siège de STUK, l’autorité de sûreté finlandaise. Cette réunion annuelle de pilotage a permis de faire le point sur les sujets d’intérêt partagé (EPR, A/SMR, gestion des déchets, efficacité du régulateur etc.) et les perspectives de coopération à moyen et long terme entre les deux autorités. Ce fut également l’occasion de visiter les laboratoires et bureaux de STUK. Ces échanges ont donné lieu à un compte-rendu commun mettant en avant les convergences de vues sur plusieurs sujets importants entre les deux organisations (plus d’information).

La délégation de l’ASNR s’est ensuite rendue à Olkiluoto pour une journée de visite du site Onkalo, le site de stockage géologique profond de déchets radioactifs finlandais. Ce fut l’occasion d’échanger sur les avancées du projet et d’en apprendre davantage sur l’expérience de la société Posiva (choix du site, licensing, construction du site…) Cette visite était également une opportunité de renforcer la coopération avec l’autorité STUK à l’aune de l’instruction du projet Cigéo de l’ANDRA.

La délégation ASNR visite le site d'Onkalo (Finlande)
La délégation ASNR visite le site d'Onkalo (Finlande)

Le soir, une rencontre à l’Ambassade de France à Helsinki a été organisée permettant des échanges plus informels avec nos partenaires et avec des représentants des industriels du nucléaire en Finlande.

La délégation ASNR et des représentants des industriels finlandais du nucléaire.
La délégation ASNR et des représentants des industriels finlandais du nucléaire.
Renouvellement de l’accord de coopération entre l’ASNR et VTT sur le projet de recherche ODOBA.
Renouvellement de l’accord de coopération entre l’ASNR et VTT sur le projet de recherche ODOBA.

Le dernier jour, une réunion dédiée à la recherche s’est tenue au siège de VTT, l’organisme technique de sûreté (TSO) et organisme de recherche finlandais, membre du réseau ETSON comme l’ASNR. Cette entrevue a permis d’échanger sur les sujets d’intérêts communs (A/SMR, LTO, fuel safety) mais également de renouveler l’accord de coopération ODOBA (plus d’information), projet de recherche piloté par l’ASNR et portant sur la caractérisation et la compréhension de l’évolution des pathologies du béton dans des structures de génie civil. Une visite de laboratoires de VTT a également eu lieu. 

Enfin, la mission s’est achevée dans les locaux de STUK avec un point sur les activités réglementaires finlandaises puis deux présentations, l’une sur le groupe STUK international et l’autre, sur l’ASNR Academy. Pour conclure, STUK et l’ASNR se sont accordés sur les prochaines étapes à suivre pour approfondir nos collaborations. 

Cette mission en Finlande a permis de renforcer les liens de coopération entre l’ASNR et ses partenaires finlandais, tant sur les aspects de recherche que sur les dimensions réglementaires. Les échanges ont confirmé l’intérêt partagé pour une coopération étroite face aux enjeux communs de sûreté nucléaire et de radioprotection, dans un contexte international en constante évolution.

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Propulsion nucléaire civile : L’ASNR participe à une réunion de l’Organisation maritime internationale (OMI)

Introduction
L’ASNR a participé, du 19 au 23 janvier 2026, à une réunion de l’Organisation maritime internationale (OMI) sur le développement de la propulsion nucléaire civile.

L’ASNR a participé, du 19 au 23 janvier 2026 à Londres (Royaume-Uni), à une réunion du Sous-comité sur la conception et la construction des navires (SDC) de l’Organisation maritime internationale (OMI) qui devait, entre autres sujets, se pencher sur le développement de la propulsion nucléaire civile.

Soucieuse de décarboner le transport maritime civil par l’usage de nouveaux modes de propulsion limitant l’émission de gaz à effet de serre, l’OMI souhaite réviser le Code de sécurité maritime à l’usage des navires nucléaires marchands. Depuis 1981, celui-ci constitue le cadre réglementaire permettant l’usage de la seule technologie des réacteurs à eau sous pression pour la propulsion de navires civils.

Prenant acte que le code actuel n’a pas été utilisé depuis sa création, qu’il nécessite d’être révisé et que de nouvelles technologies de réacteurs, dont les petits réacteurs modulaires, sont en cours de développement, l’OMI souhaite engager sa révision et permettre son usage pour toute technologie de réacteurs.

L’ASNR a partagé sa position, considérant que seules les technologies suffisamment matures et éprouvées à terre pouvaient raisonnablement s’envisager pour un usage embarqué. Elle a également présenté sa proposition de révision du code, s’appuyant sur une première partie technologiquement neutre, précisant les objectifs de sûreté applicables à toute technologie pour répondre aux contraintes spécifiques de l’environnement maritime, complétée, comme dans le code existant, par des exigences plus prescriptives et qui seraient cette fois déclinées pour chaque technologie suffisamment mature. Pour mémoire, cette structuration réglementaire facilite actuellement la reconnaissance mutuelle entre Etats membres de l’OMI et le respect du Mémorandum d'entente de Paris sur le contrôle des navires par l'État du Port (plus d’information).

Les échanges, qui ont confirmé la difficulté de l’initiative et la divergence de certains points de vue, se poursuivront dans les prochains mois par d’autres réunions organisées sous l’égide de l’OMI.

Plus de 40 pays membres de l’OMI ainsi que plusieurs organisations non gouvernementales représentant les intérêts de divers industriels du secteur et des représentants de l’AIEA ont participé aux débats.

La délégation française, conduite par la Direction générale des affaires maritimes, de la pêche et de l'aquaculture (DGAMPA) du ministère chargé de la mer et de la pêche, autorité nationale compétente dans le domaine, et la représentation permanente de la France auprès de l’OMI comportait, outre l’ASNR représentée par son conseiller international, un représentant du CEA et de Bureau Veritas.

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Convention pluriannuelle 2026-2030 entre la DGS et l’ASNR

Introduction
Signature de la convention pluriannuelle définissant les modalités de collaboration et d’appui technique entre l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection et la Direction générale de la santé.

Signature de la convention pluriannuelle définissant les modalités de collaboration et d’appui technique entre l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection et la Direction générale de la santé.

Le Professeur Didier Lepelletier, Directeur général de la santé et Olivier Gupta, Directeur général de l’ASNR ont signé jeudi 28 janvier une convention pluriannuelle définissant les modalités de collaboration et d’appui technique entre l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) et la Direction générale de la santé (DGS). Fortes de leurs missions respectives en matière de santé publique, de veille, de sécurité sanitaire et de contrôle des activités nucléaires civiles, la DGS et l’ASNR coordonnent par cette convention leurs actions au service des politiques publiques de protection des personnes et de l’environnement vis-à-vis des rayonnements ionisants. Cette collaboration porte sur un champ large d’activités et de domaines parmi lesquels l’usage des rayonnements à des fins thérapeutiques ou de diagnostic, l’exposition au radon, le contrôle sanitaire et la gestion de la qualité radiologique des eaux destinées à la consommation humaine ou bien encore la contribution au dispositif national de crise en situation d’accident nucléaire ou radiologique.

© Signature de la convention pluriannuelle par le Professeur Didier Lepelletier (à gauche), Directeur général de la santé, et Olivier Gupta (à droite), Directeur général de l’ASNR.
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Vœux à la presse 2026 - Dans un contexte à forts enjeux, l’ASNR est prête à relever les défis à venir

Introduction
Le 27 janvier 2026, l’ASNR a présenté ses vœux à la presse. Pierre-Marie Abadie, président, a souligné la bonne installation de l’Autorité dans son environnement national et international. À l’occasion de son premier anniversaire, l’ASNR est prête à relever les défis dans tous ses domaines d’activités : recherche, expertise, instruction et contrôle. Le président a également dressé le panorama des enjeux identifiés par l’ASNR et les grands dossiers qu’elle traitera en 2026. L’ensemble du collège a ensuite répondu aux questions des journalistes présents.

Le 27 janvier 2026, l’ASNR a présenté ses vœux à la presse. Pierre-Marie Abadie, président, a souligné la bonne installation de l’Autorité dans son environnement national et international. À l’occasion de son premier anniversaire, l’ASNR est prête à relever les défis dans tous ses domaines d’activités : recherche, expertise, instruction et contrôle. Le président a également dressé le panorama des enjeux identifiés par l’ASNR et les grands dossiers qu’elle traitera en 2026. L’ensemble du collège a ensuite répondu aux questions des journalistes présents.

Dans le domaine de la sûreté nucléaire

La relance du nucléaire présente pour l’ASNR des défis face auxquels elle est mobilisée pour répondre. Dans ce contexte, la sûreté, dont la finalité première est la protection des populations et de l’environnement, devient également un élément de performance pour les projets industriels et doit être considérée à toutes les étapes, de la conception à la réalisation. 

L’ASNR conduit l’instruction des dossiers relatifs au programme industriel EPR2 selon le calendrier prévu

  • Penly

L’ASNR a achevé la phase d’expertise de sûreté de la demande d’autorisation de création de deux réacteurs de type EPR2 sur le site de Penly, conformément au calendrier qu’elle avait établi. 

Les avis d’expertise de l’ASNR ont été publiés.

Consulté sur trois sujets d’importance particulière pour la sûreté, le Groupe permanent d’experts sur les réacteurs a conclu que, à ce stade du projet et au regard des objectifs de sûreté assignés aux réacteurs EPR2, la conception des systèmes de sûreté apparaît appropriée, les démarches, les hypothèses et les dispositions de conception retenues pour les risques d’agressions examinés sont globalement adaptées et les résultats des études des accidents sans fusion du cœur sont acceptables. Le Groupe permanent a formulé deux recommandations et un ensemble d’observations portant sur des points techniques particuliers.

L’ASNR prendra en compte les conclusions de ces expertises dans son examen de la demande d’autorisation déposée par EDF, qui conduira à un avis qu’elle rendra au Gouvernement d’ici la fin de l’année 2026.

En complément de l’examen technique du dossier mené par l’ASNR, la procédure d’instruction conduite par le ministre chargé de la sûreté nucléaire se poursuit, avec une enquête publique qui se tient du 22 janvier au 4 mars 2026.

  • Gravelines

Pour le projet de construction de deux EPR2 sur le site de Gravelines, où le sol est relativement meuble sur une forte profondeur, l’ASNR a examiné les premières propositions d’EDF pour la conception des fondations et a exprimé ses points de vigilance. EDF apportera en mars 2026 de nouveaux éléments et éventuellement des modifications de la conception des fondations. L’ASNR poursuivra le dialogue technique avec EDF et rendra une première position à l’automne 2026. Au-delà des spécificités de Gravelines, l’ASNR souhaite tirer des enseignements pour d’autres sites d’implantation potentiels de futurs EPR2.

L’ASNR anticipe les enjeux de sûreté qui résulteraient de perspectives de fonctionnement de réacteurs au-delà de 60 ans

Les réacteurs électronucléaires du parc français ont été mis en service selon un calendrier resserré, principalement dans les années 1980. Cette situation pourrait conduire à leur arrêt définitif sur une période relativement courte. Les perspectives de poursuite de fonctionnement des réacteurs actuels d’EDF doivent être anticipées, afin, si cette poursuite devait être mise en œuvre, d’éviter tout renoncement en matière de sûreté. Depuis 2023, l’ASNR a engagé des échanges techniques avec EDF afin de disposer des éléments permettant de bâtir, du point de vue de la sûreté nucléaire, des hypothèses de durée de fonctionnement des réacteurs à retenir par les acteurs de la politique énergétique. La démarche consiste à identifier et examiner les éléments génériques qui pourraient limiter la durée de fonctionnement jusqu’à et au-delà de 60 ans, comme le vieillissement des bétons et de certains composants métalliques non ou difficilement remplaçables. Les obstacles potentiels à la poursuite de fonctionnement à long terme et les leviers possibles pour les surmonter seront ainsi examinés. 

Après un temps de dialogue avec les parties prenantes, puis un examen en « groupe permanents d’experts » fin juin, l’ASNR prendra position en novembre 2026. 

Les enjeux des usines du combustible

Le fonctionnement dans la durée d’un parc électronucléaire conséquent requiert un ensemble opérationnel d’usines à l’amont (production de combustible) et l’aval (retraitement) du combustible. L’ASNR a rappelé à de nombreuses reprises les enjeux de cohérence de cet ensemble à court, moyen et long terme, notamment pour éviter l’engorgement des capacités d’entreposage de combustible usé.

Aujourd’hui, dans le cadre de la perspective nationale de poursuite à long terme du retraitement du combustible usé annoncée par l’Etat, des projets industriels de remplacement de plusieurs usines sont engagés. Le calendrier de construction et de mise en service de ces nouveaux équipements s’étend sur plusieurs décennies. L’ASNR s’apprête donc à la fois à continuer à traiter les enjeux de sûreté et de radioprotection associés à la pérennisation des usines existantes, tout en menant les expertises et instructions des installations futures, en commençant par le choix des options initiales dimensionnantes pour la sûreté et la radioprotection à long terme.

Pour répondre à ce défi, l’ASNR s’attache à organiser les instructions à venir, en articulant les rendez-vous réglementaires avec les jalons des projets. En particulier, en 2026, l’ASNR doit recevoir trois dossiers d’options de sûreté, en amont de demandes d’autorisation de création, relatifs aux projets de piscine d’entreposage du combustible usé, d’entreposage du plutonium et de nouvelle usine de production de combustible MOX.

Dans le domaine de l’exposition médicale et de la radioprotection

En 2025, l’état de la radioprotection dans le domaine médical se maintient à un niveau satisfaisant, relativement stable d’une année sur l’autre. 

L’année 2025 a été marquée par la survenue de plusieurs événements en radiologie conventionnelle, concernant des cohortes de patients, dont l’analyse met en évidence des causes multifactorielles mais aussi des causes communes qui révèlent un manque de culture de radioprotection, en particulier concernant la mise en œuvre du principe d’optimisation des doses. 

L’ASNR rappelle que la principale garantie d’un haut niveau de radioprotection réside dans une culture de radioprotection solide, portée par des professionnels formés, et disposant de moyens et d’outils adaptés.  

ASNR - Vœux à la presse 2026 © ASNR

Contact presse

Contact presse nationale : 
Pascale Portes
01 58 35 70 33
pascale.portes@asnr.fr 

Contact presse territoriale : 
Evangelia Petit
01 46 16 41 42
evangelia.petit@asnr.fr  


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Signature d’une convention cadre entre la DGSCGC et l’ASNR

Introduction
Lundi 8 décembre 2025, Pierre-Marie Abadie pour l’ASNR et Julien Marion pour la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC) du ministère de l’Intérieur ont signé une convention de partenariat pour cinq ans illustrant la volonté commune de renforcer la préparation de l’État face aux risques nucléaires. Cette signature a eu lieu en marge du séminaire organisé par le ministère de l’Intérieur pour le 30e anniversaire de la création de la MARN - Mission d’appui au risque nucléaire (plus d’information).

Lundi 8 décembre 2025, Pierre-Marie Abadie pour l’ASNR et Julien Marion pour la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC) du ministère de l’Intérieur ont signé une convention de partenariat pour cinq ans illustrant la volonté commune de renforcer la préparation de l’État face aux risques nucléaires. 

Cette signature a eu lieu en marge du séminaire organisé par le ministère de l’Intérieur pour le 30e anniversaire de la création de la MARN - Mission d’appui au risque nucléaire (plus d’information).

Dans le prolongement de la convention signée précédemment entre l’IRSN et la DGSCGC, ce nouveau partenariat marque l’engagement de collaboration des deux organismes en matière de préparation à la crise et de gestion des situations d’urgence radiologique et post-accidentelles. 

L’ASNR apporte ainsi un appui à la DGSCGC pour la préparation et l’organisation des exercices de crise nucléaire en lien avec les préfectures, que ce soit pour l’élaboration et l’animation avec les exploitants des scénarii accidentels sur les installations nucléaires ou de transport, ou pour la simulation de mesures des personnes et dans l’environnement. 

L’Autorité contribue également à la rédaction du guide des exercices nucléaires territoriaux coordonnée par la DGSCGC, aux travaux liés à la mise en œuvre du plan national de réponse à un accident nucléaire ou radiologique majeur (PNRANRM), à l’élaboration des stratégies et protocoles de mesures mis en œuvre par les équipes de terrain, ou encore aux formations dispensées par l’école nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers (ENSOSP) et le centre national civil et militaire de formation d’entrainement NRBC-E (CNCMFE).

Signature de la convention entre DGSCGC et ASNR - 8 décembre 2025
Signature de la convention par Julien Marion de la DGSCGC (à gauche) et Pierre-Marie Abadie de l’ASNR (à droite).
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Signature d’un accord de collaboration ASNR-INSTN dans le domaine du développement des connaissances et des compétences

Introduction
L’ASNR et l’INSTN formalisent leur partenariat dans le domaine du développement des connaissances et des compétences au travers de la signature d’un accord de collaboration
Accord ASNR-INSTN décembre 2025

L’ASNR et l’INSTN formalisent leur partenariat dans le domaine du développement des connaissances et des compétences au travers de la signature d’un accord de collaboration.

Pascal YVON, directeur de l’INSTN et Daniel DELALANDE, directeur général adjoint de l’ASNR ont signé lundi 15 décembre à Fontenay aux Roses un accord de collaboration pour une durée de trois ans sur la période 2025 – 2027.

Cette collaboration s'inscrit dans le prolongement des liens établis depuis de nombreuses années entre l'IRSN / ASN et l’INSTN. La signature de cet accord ASNR-INSTN permet d'ouvrir une nouvelle phase de partenariat, plus large et plus ambitieuse en matière de développement des connaissances et des compétences dans les domaines de la sûreté nucléaire et de la radioprotection aux fins de protection des populations et de l’environnement. 

Cette collaboration de l’INSTN et de l’ASNR recouvre trois volets : le développement et la diffusion des connaissances et savoir-faire scientifiques et techniques ; l’enseignement et le management des connaissances et des compétences ; l’implication réciproque des ingénieurs et chercheurs de l'ASNR et du CEA/INSTN dans les programmes de formations diplômantes proposés par l’INSTN et les formations professionnelles continues de l’INSTN et de l’ASNR.

Cet accord viendra également renforcer la visibilité des métiers de l’ASNR à travers les différentes actions visant à aider les étudiants de l’INSTN dans la construction de leur projet professionnel et à promouvoir les métiers et opportunités de carrière offerts par l’ASNR.

Accord ASNR-INSTN décembre 2025
Accord ASNR-INSTN décembre 2025
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Rapport du COFSOH : quels enseignements tirer de la gestion par les exploitants d’installations nucléaires de la crise sanitaire liée au Covid 19 ?

Introduction
Le Comité d’orientation sur les facteurs sociaux, organisationnels et humains (COFSOH) publie un rapport portant sur les enseignements tirés, en matière de facteurs sociaux, organisationnels et humains, de la gestion par les exploitants d’installations nucléaires de la crise sanitaire liée au Covid-19.

Le Comité d’orientation sur les facteurs sociaux, organisationnels et humains (COFSOH) publie un rapport portant sur les enseignements tirés, en matière de facteurs sociaux, organisationnels et humains, de la gestion par les exploitants d’installations nucléaires de la crise sanitaire liée au Covid-19.

Ce rapport est le produit de travaux menés entre 2021 et 2024 par le groupe de travail du COFSOH sur l’articulation entre la sûreté réglée et la sûreté gérée, présidé par Jean Pariès.


Principaux éléments du rapport

Rapport du COFSOH : quels enseignements tirer de la gestion par les exploitants d’installations nucléaires de la crise sanitaire liée au Covid 19 ?

Impacts de la crise sanitaire et modalités d’adaptation des grands acteurs du nucléaire

La crise sanitaire a été atypique à plusieurs titres : de dimension mondiale, elle a duré de nombreux mois et a eu des conséquence à la fois sociales et économiques particulièrement lourdes. Le secteur nucléaire civil a fait preuve de résilience lors de cette crise. Sa réponse a été structurée autour de deux modes complémentaires, dont la combinaison semble avoir été efficace : 

  • l’anticipation : les plans de réaction formalisés (plans d’urgence, plans de continuité d’activité, etc.) ont été utiles, et l’expérience confirme leur caractère indispensable ;
  • l’accélération : on peut parler, de façon imagée, d’une forme d’accélération du « métabolisme » des organisations avec la mise en place d’un état d’alerte ou d’une forme d’hypervigilance :  les acteurs ont fait plus, plus vite, et mieux, ce qu’ils font d’ordinaire dans la durée (s’engager, écouter, communiquer, informer, etc.). 

Leçons mobilisables pour les autres crises

Le groupe de travail a tiré de son analyse une trentaine de recommandations concernant les différents niveaux d’organisation et portant sur l’avant-crise, la crise, et l’après-crise. Ces recommandations visent à créer les conditions d’une meilleure résilience en rendant les capacités de réponse moins dépendantes des plans et des scénarios imaginés, et s’appuyant davantage sur une conception des organisations moins spécialisée, plus flexible et capable d’accélérer les modes de fonctionnement et de se reconfigurer en fonction de la nature de la crise.


Le COFSOH est une instance pluridisciplinaire et pluraliste rassemblée à l’initiative de l’ASNR, dont la mission est de réfléchir à la contribution des personnes et des organisations à la sûreté des installations nucléaires et à la protection des travailleurs.

Pour en savoir plus :

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Dialogue avec les parties prenantes : le collège de l’ASNR rencontre Greenpeace France

Introduction
Dans le cadre de sa démarche de dialogue avec les parties prenantes, l’ASNR a reçu le 1er juillet une délégation de Greenpeace France.

Dans le cadre de sa démarche de dialogue avec les parties prenantes, l’ASNR a reçu le 1er juillet une délégation de Greenpeace France.

L’échange a porté sur les sujets d’actualité suivants :

Le collège de l’ASNR reçoit régulièrement cette association. Ces rencontres permettent au collège de mieux appréhender les préoccupations et les avis de ses interlocuteurs, d’expliquer les principes et les modalités de l’activité de contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection, et de connaître leur position sur les démarches de dialogue en cours et à venir.

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Le président de l’ASNR rencontre ses partenaires aux États-Unis

Introduction
Du 15 au 17 juillet 2025, le Président de l’ASNR, Pierre-Marie Abadie, accompagné du commissaire Olivier Dubois, s’est rendu aux Etats-Unis pour présenter la nouvelle autorité de sûreté française, dans l’ensemble de ses missions et responsabilités, à ses partenaires américains et évoquer avec eux les principaux enjeux auxquels l’ASNR et les autres autorités de sûreté font face aujourd’hui.

Du 15 au 17 juillet 2025, le Président de l’ASNR, Pierre-Marie Abadie, accompagné du commissaire Olivier Dubois, s’est rendu aux Etats-Unis pour présenter la nouvelle autorité de sûreté française, dans l’ensemble de ses missions et responsabilités, à ses partenaires américains et évoquer avec eux les principaux enjeux auxquels l’ASNR et les autres autorités de sûreté font face aujourd’hui.

La délégation de l’ASNR rencontre la NRC. ©US NRC

À gauche, Pierre-Marie Abadie, président de l’ASNR. À droite, Annie Caputo, commissaire de la NRC. ©ASNR

À cette occasion, Pierre-Marie Abadie et Olivier Dubois ont rencontré la US NRC (Nuclear Regulatory Commission www.nrc.gov), notre homologue, et discuté avec la commissaire Annie Caputo. Pour les activités de recherche en sûreté, plusieurs réunions ont été organisées avec la direction de la recherche de la NRC, le ministère américain de l’énergie (DOE) et ses composantes NNSA (National Nuclear Security Administration www.energy.gov/nnsa) et NE (Office of Nuclear Energy www.energy.gov/ne) afin d’aborder les programmes de recherche en cours et en projet, notamment sur la sûreté des combustibles et sur la criticité. En matière de radioprotection, dans le domaine de la santé, des échanges ont eu lieu avec le NIH (National Institutes of Health) et sa composante NIAID (National Institute of Allergy and Infectious Diseases www.niaid.nih.gov) sur la poursuite des travaux relatifs au traitement des patients victimes d’accidents d’irradiation.

À gauche, Robert Latta, représentant à la 5ème circonscription de l'Ohio à la Chambre des Représentants des États-Unis. À droite, Pierre-Marie Abadie, président de l’ASNR. ©ASNR

En marge de ces rencontres, le président de l’ASNR s’est également entretenu avec des membres du Congrès américain et le NEI (Nuclear Energy Institute www.nei.org, représentant les industries nucléaires américaines) afin de présenter la nouvelle ASNR, autorité indépendante, et de partager nos priorités et notre vision sur la sûreté nucléaire qui constitue un « bien commun ».

Enfin, ce déplacement a également été l’occasion de visiter les réacteurs AP 1000 et le simulateur de la centrale de Vogtle en Georgie. Lors de cette visite, les discussions ont principalement porté sur le fonctionnement et l’efficacité des systèmes passifs de sûreté, l’historique du projet et les leçons tirées de sa construction. 

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