Village de la résilience à Toulon : l’ASNR sensibilise les jeunes au risque nucléaire

Introduction
Les 26 et 27 mars 2026 de 9h15 à 16h15 sur le site du Zénith Live de Toulon (83), l'ASNR a participé à un Village labellisé « Journée nationale de la résilience » organisé par la préfecture du Var et visant à développer la résilience des plus jeunes face au risque nucléaire.

Les 26 et 27 mars 2026 de 9h15 à 16h15 sur le site du Zénith Live de Toulon (83), l'ASNR a participé à un Village labellisé « Journée nationale de la résilience » organisé par la préfecture du Var et visant à développer la résilience des plus jeunes face au risque nucléaire.

Cette action de prévention du risque nucléaire a été organisée par la préfecture du Var, l'Institut français des formateurs risques majeurs et protection de l'environnement (IFFO-RME), les quatre mairies concernées en raison de leur proximité avec la base navale (Toulon, La Seyne-sur-Mer, Ollioules et Saint-Mandrier-sur-Mer) ainsi que de nombreux partenaires publics (ASNR, Sécurité civile, Marine nationale, SDIS), privés (MAIF) et associatifs (Anccli, Croix rouge). Le village a été inauguré le 26 mars par le préfet du Var.

Programmée avant l’exercice de crise nucléaire sur la base navale de Toulon (1 et 2 avril 2026), cette opération visait à développer la connaissance du risque et à préparer les jeunes à la survenue d’un accident.

L’ASNR a proposé trois animations :

  • la découverte de ses moyens mobiles et méthodes de mesure de la radioactivité dans l’environnement par le biais d’un jeu numérique ;
  • un jeu de rôle sur la reconquête d’un territoire pollué par la radioactivité dans lequel le joueur doit prendre les bonnes décisions (décontamination, restriction d’accès, contrôle sanitaire, etc.) pour protéger les personnes et l’environnement ;
  • Open Radiation[1], un projet participatif destiné à encourager la mesure de la radioactivité par le public. Il permet de centraliser les mesures réalisées par des citoyens et les rend accessibles grâce à une cartographie dynamique.

L’ASNR a accueilli plus de 770 élèves de 28 classes différentes (collégiens de 5e et élèves de primaire) sur ses stands. Il s’agissait concrètement de développer leur connaissance de la radioactivité et de ses risques, et de les préparer aux situations accidentelles et aux comportements à adopter, et de ce fait renforcer la résilience collective. L’ASNR contribue ainsi « au développement d'une culture de radioprotection chez les citoyens » conformément à la mission qui lui a été confiée par la loi du 21 mai 2024 (article 1).

[1] Voir https://openradiation.org/

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Rencontres lycéennes de la radioprotection : des jeunes « planchent » sur la radioactivité et ses risques

Introduction
Les 24 et 25 mars 2026, 80 lycéens et leurs 17 professeurs venus de France et d’Italie ont présenté, sur le site de l’ASNR à Fontenay-aux-Roses, leurs travaux scientifiques sur les risques liés à la radioactivité.

Les 24 et 25 mars 2026, 80 lycéens et leurs 17 professeurs venus de France et d’Italie ont présenté, sur le site de l’ASNR à Fontenay-aux-Roses, leurs travaux scientifiques sur les risques liés à la radioactivité.

« Surveiller l’environnement pour nous c’est protéger notre avenir », c’est ainsi que les17 lycéens du lycée Vilar de Villeneuve-lès-Avignon ont conclu leur présentation devant les autres jeunes et les scientifiques présents. Ils ont restitué sous la forme d'un court métrage leur projet dédié à la surveillance environnementale du site de Marcoule.

Objectif partagé par les lycéens de Notre-Dame de Boulogne qui ont eux-mêmes construit des capteurs leur permettant de mesurer la radioactivité ambiante. La quinzaine de lycéens a réalisé un grand nombre de mesures à la montagne et en plaine pour étudier l’effet de l’altitude. Ils ont rappelé le 25 mars les effets de la radioactivité et ont exposé l’intérêt des sciences participatives. Leur conclusion : « Nos mesures prennent tout leur sens lors de leur interprétation, nous devons toujours prendre du recul sur les mesures ».

Avec ces Rencontres, l’ASNR poursuit sa politique de dialogue avec la société : les lycéens deviennent producteurs de connaissances et passeurs de savoirs.

Cette opération vise à développer la culture scientifique dans une logique de dialogue science-société tourné vers la jeune génération. Elle est organisée depuis 2007 par l’IRSN et l’ASN (aujourd’hui devenus l’ASNR, Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection), le Centre d’étude sur l’évaluation de la protection dans le domaine nucléaire (CEPN), l’Institut national des sciences et techniques nucléaires/Commissariat à l’énergie atomique (INSTN/CEA), le Pavillon des sciences de Bourgogne-Franche-Comté et la Société française de radioprotection (SFRP).

L'édition 2026 a permis à des lycéens français (lycée Vilar de Villeneuve-lès-Avignon, lycée Saint-Aspais de Fontainebleau, lycée Jacques Monod de Clamart, lycée Notre-Dame de Boulogne-Billancourt, lycée Nelson Mandela d’Audincourt, Institut Saint Lô d’Agneaux) et italiens (lycée Guilio Casiraghi de Milan) de partager leurs travaux de recherche menés durant l’année scolaire avec leurs professeurs, accompagnés d’experts et de chercheurs.

Dès le mois de septembre, des élèves de seconde, première et terminale, et leurs professeurs s’impliquent, sur la base du volontariat, dans des activités scientifiques en lien avec la radioprotection (la protection des personnes et de l’environnement contre les effets des rayonnements ionisants). Les Rencontres lycéennes sont l’occasion pour les lycéens de présenter leurs exposés, leurs expériences autour de stands et de dialoguer avec leurs pairs et des experts. Cette année, les travaux ont porté sur la mesure de la radioactivité et la surveillance environnementale, l’incidence sanitaire des scanners, la radioprotection, les méthodes de contrôle non destructives dans l'industrie, le cycle du combustible nucléaire.

Cet événement a également permis aux lycéens et à leurs professeurs de visiter des installations techniques de l’ASNR et du CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives) sur leurs sites respectifs de Fontenay-aux-Roses. 

Programme des visites :

  • Le Centre de crise de l’ASNR et ses moyens mobiles de mesure de la radioactivité.
  • Le simulateur d’observation du fonctionnement incidentel et accidentel de réacteurs nucléaires (SOFIA)
  • Des laboratoires de recherche : Alphée (accélérateur linéaire utilisé pour la production de photons et d'électrons) est un accélérateur linéaire similaire aux appareils de radiothérapie utilisés dans le domaine médical. L'ASNR l'utilise pour effectuer des recherches sur les effets des irradiations sur les tissus sains et leur traitement. Cette installation permet d'irradier des échantillons biologiques (cellules, tissus) ; Paterson, plateforme analytique de spectrométrie de masse de haute technologie dédiée aux études approfondies en analyse isotopique et élémentaire, spéciation et imagerie appliquées au vivant, à l’environnement et aux matériaux.
  • Et, sur le site du CEA, la première pile atomique française Zoe. Conçue et mise en œuvre par les équipes de Frédéric Joliot et Lew Kowarski, elle démarra en 1948 et fonctionna sur le site CEA de Fontenay-aux-Roses jusqu’en 1976.
Visite du simulateur SOFIA.
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L'ASNR accueille l’Autorité de sûreté nucléaire britannique (ONR) pour des discussions bilatérales

Introduction
« La sûreté fondée sur la science peut contribuer à la fois à l'efficacité du processus d'autorisation et à la performance industrielle », concluent les responsables des autorités de sûreté nucléaire française et britannique.

« La sûreté fondée sur la science peut contribuer à la fois à l'efficacité du processus d'autorisation et à la performance industrielle », concluent les responsables des autorités de sûreté nucléaire française et britannique.

De gauche à droite : Pierre-Marie Abadie, président de l'ASNR, et Mike Finnerty, directeur général et inspecteur en chef de l'ONR.

L'Office for Nuclear Regulation (ONR https://www.onr.org.uk) et l'ASNR, les autorités chargées de la sûreté nucléaire et de la radioprotection au Royaume-Uni et en France, se sont réunies pour des discussions bilatérales à Montrouge (France) le 3 mars 2026. Il s'agissait de la première réunion depuis la création de l'ASNR, qui s'inscrit dans la longue histoire de coopération fructueuse entre les deux autorités. 

Au cours de leurs discussions, les délégations de l'ONR et de l'ASNR, respectivement menées par Mike Finnerty, directeur général et inspecteur en chef du nucléaire, et Pierre-Marie Abadie, président, ont pu échanger sur des sujets techniques liés à l'EPR en service à Flamanville et en construction à Hinkley Point, ainsi que sur des questions relatives à la gestion de la chaîne d'approvisionnement nucléaire. 

Compte tenu des nombreux projets nucléaires impliquant différents types de technologies, ils ont souligné la nécessité, à court terme, pour les autorités de sûreté de partager les bonnes pratiques, d'améliorer les approches de surveillance réglementaire de la chaîne d'approvisionnement et de tirer parti de nos efforts réglementaires collectifs pour se concentrer sur les domaines présentant les risques les plus élevés.

Le directeur général Finnerty et le président Abadie ont échangé leurs points de vue sur les défis stratégiques en matière de sûreté nucléaire, aujourd'hui et à l'avenir, pour les nouvelles constructions, le développement des SMR, l'exploitation à long terme des réacteurs existants et le démantèlement. Ils ont reconnu que les défis auxquels les autorités de sûreté doivent faire face dans le cadre des nouveaux projets de construction nécessitent une réponse collective de toutes les parties prenantes et la confiance du public dans un contexte de pénurie de personnel qualifié et de besoin de nouvelles connaissances scientifiques.

Au cours de leur discussion, le président Abadie et le directeur général Finnerty ont également abordé les défis auxquels sont confrontées aujourd'hui les autorités chargées de la sûreté, afin d'améliorer l'efficacité et l'efficience de la réglementation, d'envisager l'innovation et de mieux s'appuyer sur une sûreté fondée sur des objectifs. Ils ont souligné que le processus de réplication, tant pour l'industrie que pour les autorités chargées de la sûreté, sera crucial pour le succès futur du programme nucléaire.

Ils ont convenu que les autorités de sûreté pouvaient contribuer à réduire les risques liés aux projets et à renforcer la sûreté en instaurant un climat de confiance et en établissant un dialogue précoce et continu avec l'industrie et les exploitants, en stabilisant la réglementation et en intégrant des approches de sûreté proportionnées à un stade très précoce du processus de conception, contribuant ainsi à la performance industrielle.

En outre, en ce qui concerne l'IA et l'innovation, ils ont déclaré que la collaboration entre les autorités de sûreté est essentielle pour garantir la sûreté, l'efficacité et la confiance du public. En mettant en commun les actions des deux autorités de sûreté, les outils d'évaluation de la sûreté basés sur l'innovation et l'IA seraient accélérés tout en renforçant la gestion des risques et la surveillance réglementaire.

Le renouvellement de l’accord de coopération entre l'ONR et l'ASNR, à un moment où l'industrie nucléaire connaît des changements importants, garantit que les deux entités peuvent continuer à échanger leur expertise et à travailler en étroite collaboration.

Enfin, le 4 mars 2026, la délégation ONR/ASNR s'est rendue dans les locaux de l'ASNR au Vésinet pour visiter le Laboratoire d'analyse et de traitement des échantillons environnementaux en situation post-accidentelle (LATAC https://recherche-expertise.asnr.fr/recherche/plateforme-latac), ainsi que le Centre Téléray (https://teleray.asnr.fr) dédié à la surveillance de la radioactivité dans l'air en France.

De gauche à d. : Fanny Pigot (ASNR), Jérémy Hubert (ASNR), Stuart Allen (ONR), Mahtab Khan (ONR), Julien Husse (ASNR), Pierre-Marie Abadie (ASNR), Mike Finnerty (ONR), Olivier Dubois (ASNR), Sylvain Petit (ASNR), Ines Osborne (ONR), Ben-Mekki Ayadi (ASNR)
La délégation de l'ONR visite le Laboratoire d'analyse et de traitement des échantillons environnementaux en situation post-accidentelle (LATAC) sur le site de l'ASNR au Vésinet.
La délégation de l'ONR visite le Laboratoire de traitement et d'analyse des échantillons environnementaux en situation post-accidentelle (LATAC) dans les locaux de l'ASNR au Vésinet.
De gauche à droite : Ines Osborne (ONR), Olivier Dubois (ASNR), Mahtab Khan (ONR), Stuart Allen (ONR), Maxime Morin (ASNR), Romain Vidal (ASNR), Fanny Pigot (ASNR), Mike Finnerty (ONR), Sylvain Petit (ASNR).
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Convention sur la sûreté nucléaire : rapport de la France

Introduction
La dixième réunion d’examen de la Convention sur la sûreté nucléaire se tiendra du 13 au 24 avril 2026 au siège de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à Vienne (Autriche). Ce traité international porte sur la sûreté des centrales nucléaire pour laquelle il établit un certain nombre d’obligations.

La dixième réunion d’examen de la Convention sur la sûreté nucléaire se tiendra du 13 au 24 avril 2026 au siège de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à Vienne (Autriche). Ce traité international porte sur la sûreté des centrales nucléaire pour laquelle il établit un certain nombre d’obligations.

Dans ce cadre, l’ASNR a remis le 28 août 2025 à l’AIEA, dépositaire de la Convention, le rapport de la France.

Ce rapport présente la mise en œuvre des obligations de la France et met l’accent sur les dernières évolutions et faits marquants, les perspectives ainsi que les enjeux nationaux pour les trois prochaines années.

Ce rapport a été établi par l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), qui a joué le rôle de coordinateur, avec la contribution des exploitants de réacteurs nucléaires, Électricité de France (EDF), le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), l'Institut Laue – Langevin (ILL) et l’organisation ITER, et des autorités gouvernementales.

La réunion d’examen de la Convention de sûreté nucléaire permettra à chacune des 98 parties contractantes de présenter son rapport national et de contribuer à l’examen par les pairs des rapports présentés par les autres parties contractantes.

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L’ASNR rencontre ses partenaires en Finlande

Introduction
Du 11 au 13 février 2026, une délégation de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), menée par le Président Pierre-Marie Abadie et composée d’Olivier Dubois (commissaire), Vincent Lagneau (directeur scientifique), Patrice Giordano (directeur de la recherche en sûreté), Cyril Pinel (directeur international) et Fanny Pigot (chargée d’affaire à la Direction internationale), s’est rendue en Finlande afin d’échanger avec ses partenaires sur les principaux enjeux de sûreté nucléaire et de radioprotection, et de renforcer les coopérations techniques et institutionnelles existantes.

Du 11 au 13 février 2026, une délégation de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), menée par le Président Pierre-Marie Abadie et composée d’Olivier Dubois (commissaire), Vincent Lagneau (directeur scientifique), Patrice Giordano (directeur de la recherche en sûreté), Cyril Pinel (directeur international) et Fanny Pigot (chargée d’affaire à la Direction internationale), s’est rendue en Finlande afin d’échanger avec ses partenaires sur les principaux enjeux de sûreté nucléaire et de radioprotection, et de renforcer les coopérations techniques et institutionnelles existantes.

La mission a débuté par une réunion bilatérale au siège de STUK, l’autorité de sûreté finlandaise. Cette réunion annuelle de pilotage a permis de faire le point sur les sujets d’intérêt partagé (EPR, A/SMR, gestion des déchets, efficacité du régulateur etc.) et les perspectives de coopération à moyen et long terme entre les deux autorités. Ce fut également l’occasion de visiter les laboratoires et bureaux de STUK. Ces échanges ont donné lieu à un compte-rendu commun mettant en avant les convergences de vues sur plusieurs sujets importants entre les deux organisations (plus d’information).

La délégation de l’ASNR s’est ensuite rendue à Olkiluoto pour une journée de visite du site Onkalo, le site de stockage géologique profond de déchets radioactifs finlandais. Ce fut l’occasion d’échanger sur les avancées du projet et d’en apprendre davantage sur l’expérience de la société Posiva (choix du site, licensing, construction du site…) Cette visite était également une opportunité de renforcer la coopération avec l’autorité STUK à l’aune de l’instruction du projet Cigéo de l’ANDRA.

La délégation ASNR visite le site d'Onkalo (Finlande)
La délégation ASNR visite le site d'Onkalo (Finlande)

Le soir, une rencontre à l’Ambassade de France à Helsinki a été organisée permettant des échanges plus informels avec nos partenaires et avec des représentants des industriels du nucléaire en Finlande.

La délégation ASNR et des représentants des industriels finlandais du nucléaire.
La délégation ASNR et des représentants des industriels finlandais du nucléaire.
Renouvellement de l’accord de coopération entre l’ASNR et VTT sur le projet de recherche ODOBA.
Renouvellement de l’accord de coopération entre l’ASNR et VTT sur le projet de recherche ODOBA.

Le dernier jour, une réunion dédiée à la recherche s’est tenue au siège de VTT, l’organisme technique de sûreté (TSO) et organisme de recherche finlandais, membre du réseau ETSON comme l’ASNR. Cette entrevue a permis d’échanger sur les sujets d’intérêts communs (A/SMR, LTO, fuel safety) mais également de renouveler l’accord de coopération ODOBA (plus d’information), projet de recherche piloté par l’ASNR et portant sur la caractérisation et la compréhension de l’évolution des pathologies du béton dans des structures de génie civil. Une visite de laboratoires de VTT a également eu lieu. 

Enfin, la mission s’est achevée dans les locaux de STUK avec un point sur les activités réglementaires finlandaises puis deux présentations, l’une sur le groupe STUK international et l’autre, sur l’ASNR Academy. Pour conclure, STUK et l’ASNR se sont accordés sur les prochaines étapes à suivre pour approfondir nos collaborations. 

Cette mission en Finlande a permis de renforcer les liens de coopération entre l’ASNR et ses partenaires finlandais, tant sur les aspects de recherche que sur les dimensions réglementaires. Les échanges ont confirmé l’intérêt partagé pour une coopération étroite face aux enjeux communs de sûreté nucléaire et de radioprotection, dans un contexte international en constante évolution.

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Risque radon : l’ASNR à la rencontre des habitants du Pays Basque et du Béarn

Introduction
Pour la 3ème année consécutive, l’ASNR a participé à la campagne de sensibilisation et de mesures du risque radon dans l’habitat aux côtés de l’Agence régionale de santé des Pyrénées-Atlantiques (64) et des trois Centres permanents d’initiatives pour l’environnement (CPIE).
© Réunion publique à Hendaye, janvier 2026

Pour la 3ème année consécutive, l’ASNR a participé à la campagne de sensibilisation et de mesures du risque radon dans l’habitat aux côtés de l’Agence régionale de santé des Pyrénées-Atlantiques (64) et des trois Centres permanents d’initiatives pour l’environnement (CPIE).

Six réunions publiques se sont tenues entre le 19 et le 30 janvier : deux dans le Béarn (Oloron Sainte Marie et Nay) et quatre au Pays Basque (Mauléon-Licharre, Ossès, Hendaye et Bassussary). Elles ont permis à plus de 150 habitants de prendre conscience de ce risque inodore, incolore pourtant essentiel à appréhender.

Le sujet a suscité un vif intérêt et les échanges ont été particulièrement riches. Par ailleurs, 350 dosimètres (soit deux par logement) ont été distribués aux habitants des zones à potentiel radon 1, 2 et 3 par la Direction générale de la santé. Tous ont trouvé preneur, signe d’un réel engagement local.

L’ASNR est chargée de piloter les plans nationaux d’action de gestion du risque radon et d’en animer le comité de suivi. Depuis 2005, trois plans nationaux ont fixé les objectifs à poursuivre en matière de réduction des effets sanitaires du radon.
L’ASNR participe régulièrement à des actions de sensibilisation au risque radon, aux côtés d’autres administrations (Dreal, ARS, Dreets, collectivités locales) et d’organisations partenaires (Cerema, Comité scientifique et technique du bâtiment – CSTB, associations professionnelles, etc.). Ces campagnes d’information s’adressent à différents publics : élus, professionnels du bâtiment, employeurs, responsables d’ERP et particuliers.

Pour en savoir plus

Les plans nationaux d'action

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Propulsion nucléaire civile : L’ASNR participe à une réunion de l’Organisation maritime internationale (OMI)

Introduction
L’ASNR a participé, du 19 au 23 janvier 2026, à une réunion de l’Organisation maritime internationale (OMI) sur le développement de la propulsion nucléaire civile.

L’ASNR a participé, du 19 au 23 janvier 2026 à Londres (Royaume-Uni), à une réunion du Sous-comité sur la conception et la construction des navires (SDC) de l’Organisation maritime internationale (OMI) qui devait, entre autres sujets, se pencher sur le développement de la propulsion nucléaire civile.

Soucieuse de décarboner le transport maritime civil par l’usage de nouveaux modes de propulsion limitant l’émission de gaz à effet de serre, l’OMI souhaite réviser le Code de sécurité maritime à l’usage des navires nucléaires marchands. Depuis 1981, celui-ci constitue le cadre réglementaire permettant l’usage de la seule technologie des réacteurs à eau sous pression pour la propulsion de navires civils.

Prenant acte que le code actuel n’a pas été utilisé depuis sa création, qu’il nécessite d’être révisé et que de nouvelles technologies de réacteurs, dont les petits réacteurs modulaires, sont en cours de développement, l’OMI souhaite engager sa révision et permettre son usage pour toute technologie de réacteurs.

L’ASNR a partagé sa position, considérant que seules les technologies suffisamment matures et éprouvées à terre pouvaient raisonnablement s’envisager pour un usage embarqué. Elle a également présenté sa proposition de révision du code, s’appuyant sur une première partie technologiquement neutre, précisant les objectifs de sûreté applicables à toute technologie pour répondre aux contraintes spécifiques de l’environnement maritime, complétée, comme dans le code existant, par des exigences plus prescriptives et qui seraient cette fois déclinées pour chaque technologie suffisamment mature. Pour mémoire, cette structuration réglementaire facilite actuellement la reconnaissance mutuelle entre Etats membres de l’OMI et le respect du Mémorandum d'entente de Paris sur le contrôle des navires par l'État du Port (plus d’information).

Les échanges, qui ont confirmé la difficulté de l’initiative et la divergence de certains points de vue, se poursuivront dans les prochains mois par d’autres réunions organisées sous l’égide de l’OMI.

Plus de 40 pays membres de l’OMI ainsi que plusieurs organisations non gouvernementales représentant les intérêts de divers industriels du secteur et des représentants de l’AIEA ont participé aux débats.

La délégation française, conduite par la Direction générale des affaires maritimes, de la pêche et de l'aquaculture (DGAMPA) du ministère chargé de la mer et de la pêche, autorité nationale compétente dans le domaine, et la représentation permanente de la France auprès de l’OMI comportait, outre l’ASNR représentée par son conseiller international, un représentant du CEA et de Bureau Veritas.

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Convention pluriannuelle 2026-2030 entre la DGS et l’ASNR

Introduction
Signature de la convention pluriannuelle définissant les modalités de collaboration et d’appui technique entre l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection et la Direction générale de la santé.

Signature de la convention pluriannuelle définissant les modalités de collaboration et d’appui technique entre l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection et la Direction générale de la santé.

Le Professeur Didier Lepelletier, Directeur général de la santé et Olivier Gupta, Directeur général de l’ASNR ont signé jeudi 28 janvier une convention pluriannuelle définissant les modalités de collaboration et d’appui technique entre l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) et la Direction générale de la santé (DGS). Fortes de leurs missions respectives en matière de santé publique, de veille, de sécurité sanitaire et de contrôle des activités nucléaires civiles, la DGS et l’ASNR coordonnent par cette convention leurs actions au service des politiques publiques de protection des personnes et de l’environnement vis-à-vis des rayonnements ionisants. Cette collaboration porte sur un champ large d’activités et de domaines parmi lesquels l’usage des rayonnements à des fins thérapeutiques ou de diagnostic, l’exposition au radon, le contrôle sanitaire et la gestion de la qualité radiologique des eaux destinées à la consommation humaine ou bien encore la contribution au dispositif national de crise en situation d’accident nucléaire ou radiologique.

© Signature de la convention pluriannuelle par le Professeur Didier Lepelletier (à gauche), Directeur général de la santé, et Olivier Gupta (à droite), Directeur général de l’ASNR.
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Sous-traitance et recours à du personnel externe en physique médicale en radiothérapie externe : état des lieux, préconisations et pistes de réflexions

Introduction
Afin de répondre aux enjeux de sécurité des traitements liés à la sous-traitance des activités de physique médicale en radiothérapie, l’ASNR publie un document opérationnel, fondé sur une analyse des pratiques réalisée auprès des centres de radiothérapie.

Afin de répondre aux enjeux de sécurité des traitements liés à la sous-traitance des activités de physique médicale en radiothérapie, l’ASNR publie un document opérationnel, fondé sur une analyse des pratiques réalisée auprès des centres de radiothérapie.

Lors de ses inspections, l’ASNR a constaté que la sécurité des traitements en radiothérapie pouvait être fragilisée par le recours à la sous-traitance pour des activités de physique médicale. En 2020, l’IRSN a dressé un état des lieux des pratiques et a conduit l’ASNR à élaborer un document opérationnel. Celui-ci propose des recommandations et des éléments de réflexion issus de l’analyse des pratiques en radiothérapie et des connaissances en sciences humaines et sociales y compris dans le secteur industriel. Ce guide est structuré en 6 focus thématiques et complété par une grille d’auto-évaluation.

Certains centres de radiothérapie font appel à la sous-traitance d’activités de physique médicale ou à des professionnels externes pour la mise en œuvre de nouvelles techniques, le renouvellement du parc d’équipements, des besoins de flexibilité organisationnelle, notamment du fait d’un manque de personnel, ou un besoin d’expertise spécifique. Toutefois, le recours à des professionnels externes a des effets significatifs sur l’organisation interne des centres, les activités individuelles et collectives, ainsi que sur les interactions entre professionnels, pouvant in fine affecter la sécurité des traitements.

L’enquête menée en 2020 par l’IRSN a en effet mis en évidence plusieurs situations susceptibles de fragiliser la sécurité des traitements, en lien avec une disponibilité insuffisante du centre donneur d’ordre (CDO), un temps d’intervention contraint, des compétences inadaptées des prestataires, des écarts de pratiques entre prestataire et CDO, ou encore l’absence d’analyse des risques. 

Dans ce contexte, l’ASNR publie un guide opérationnel co-écrit par des spécialistes en physique médicale et en sciences humaines et sociales. À travers ce document, l’ASNR met en évidence l’importance d’impliquer les physiciens médicaux du CDO tout au long du processus de sous-traitance. Pour maintenir la sécurité des traitements, l’ASNR recommande d’engager des réflexions collectives entre le CDO et le prestataire mais aussi entre les différents corps de métiers, et ce, pour six thématiques identifiées comme insuffisamment approfondies lors de la réalisation de prestations externes. Ces thématiques portent sur :

  • La définition d’une stratégie de sous-traitance, afin de préciser le périmètre des activités externalisées et celles maintenues en interne, d’identifier les besoins, bénéfices et risques des différentes stratégies de sous-traitance envisagées et de retenir la plus adaptée.
  • La formalisation de la prestation, pour préciser les attentes, missions, responsabilités et ressources des deux parties, ainsi que pour garantir des conditions d’interventions favorables au bon déroulement de la prestation.
  • La gestion des compétences du prestataire, pour maîtriser les interventions, en incluant les compétences techniques (savoirs), celles liées aux matériels/logiciels utilisés (savoir-faire), l’expérience de l’intervenant et la connaissance des pratiques locales ; et du CDO, pour notamment encadrer la prestation, s’approprier le travail effectué et l’évaluer.
  • L’investissement du CDO, afin de disposer des ressources nécessaires pour les activités de préparation, de coordination, de réalisation (faire et faire-ensemble), et de suivi de l’intervention. Recourir à un prestataire ne revient pas à transférer une activité à un sous-traitant à un « coût zéro » pour le CDO ; l’investissement dépend de la prestation et des modalités de travail.
  • La gestion des risques, pour identifier et se prémunir des risques liés à l’intervention externe elle-même ainsi qu’aux interfaces avec les activités et l’organisation du centre. Elle doit reposer sur une implication conjointe du CDO et du prestataire, une communication transparente sur les aléas, dysfonctionnements et risques, et une co-construction de l’analyse des risques a priori.
  • Les besoins d’appropriation des pratiques et organisations locales par le prestataire afin d’ajuster son intervention aux exigences et/ou contraintes locales ; et de l’intervention du prestataire par le CDO pour maîtriser l’intervention menée et poursuivre son activité en propre. Pour cela, les parties prenantes doivent prévoir le temps et les moyens nécessaires au transfert des connaissances et compétences utiles.

Une grille d’auto-évaluation, proposée en annexe du document, permet aux acteurs concernés de structurer leurs réflexions et d’identifier les actions à conduire dans le cadre d’une prestation externe de physique médicale en radiothérapie.

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Retracer et anticiper les contaminations des fleuves : les résultats clés du projet de recherche TRAJECTOIRE

Introduction
Comment reconstituer l’histoire des contaminations anthropiques des fleuves ? C’est à cette question qu’a cherché à répondre le projet de recherche TRAJECTOIRE, en s’appuyant sur les archives naturelles que constituent les sédiments fluviaux.

Comment reconstituer l’histoire des contaminations anthropiques des fleuves ? C’est à cette question qu’a cherché à répondre le projet de recherche TRAJECTOIRE, en s’appuyant sur les archives naturelles que constituent les sédiments fluviaux.

Né d’un questionnement d’expertise relatif à une contamination de la Loire survenue au début des années 1980, TRAJECTOIRE a élargi sa focale à l’échelle des grands bassins versants français, dans une approche interdisciplinaire et intégrée, combinant l’analyse géochimique et radiochronologique des archives sédimentaires à l’exploitation de corpus documentaires.

Formant un consortium de 7 partenaires scientifiques[1], ce projet, soutenu par l’ANR, a commencé en janvier 2020 autour de plusieurs enjeux :

  1. Etudier trois familles de contaminants « emblématiques » : les radionucléides, les microplastiques et leurs dérivés, et les métaux de haute technologie ou métaux dits « critiques ».
  2. Reconstruire leurs trajectoires temporelles, c’est-à-dire l’évolution des concentrations dans les grands bassins versants français depuis le début du siècle dernier afin de connaître l’émergence des contaminations et les niveaux au fil du temps.
  3. Documenter les sources de contamination (pressions exercées) afin d’expliquer les trajectoires observées.
  4. Identifier les liens de causalité entre les observations (état des milieux) et les pressions exercées en utilisant des modèles adossés à l’intelligence artificielle.
  5. Utiliser ces modèles afin d’être en mesure de proposer des trajectoires prédictives de contamination sur la base de scenarios.

Cinq ans après le démarrage du projet, l’équipe du Laboratoire de recherche sur les transferts de radionucléides dans les écosystèmes aquatiques (LRTA) a présenté les principaux résultats devant une large communauté scientifique lors d’un colloque de restitution finale à l’auditorium ASNR de Fontenay-aux-Roses.

[1] ASNR, EPOC (Environnements et Paléoenvironnements Océaniques et Continentaux ; Université de Bordeaux, CNRS), METIS (Milieux Environnementaux, Transferts et Interactions dans les hydrosystèmes et les Sols ; Sorbonne Université, CNRS), LEHNA (Laboratoire d'Ecologie des Hydrosystèmes Naturels et Anthropisés ; CNRS), LSCE (Laboratoire de Sciences du Climat et de l'Environnement ; CNRS, CEA), M2C (Morphodynamique Continentale et Côtière ; CNRS), MIO (Mediterranean Institute of Oceanography ; Université d'Aix-Marseille).

Que retenir des résultats ?

Plus de 50 mètres d’archives sédimentaires cumulés ont été extraits en aval de la Loire, du Rhône, du Rhin, de la Seine, de la Garonne, de la Meuse et de la Moselle à partir desquels les trajectoires des concentrations en contaminants ont pu être retracées.

De bonnes corrélations entre les pics de concentrations de césium 137 (¹³⁷Cs) observées dans les archives sédimentaires et les maximums des retombées atmosphériques reconstruites à l’échelle de bassins versants ont été obtenues. Ces résultats indiquent qu’à cette échelle spatiale, les valeurs des paramètres régissant le transfert de ce radionucléide depuis les sols jusqu’au cours d’eau, — tels que la migration dans les sols et le taux d’export par ruissellement — apparaissent similaires d’un grand bassin versant à l’autre. Ils constituent ainsi des références utiles pour les modèles opérationnels.

Les trajectoires temporelles du tritium, recherché sous sa forme organiquement liée dans les archives, mettent en évidence des marquages significativement supérieurs aux niveaux enregistrés dans les eaux de pluies (tritium libre) sur la même période. Ces écarts s’expliquent par le transfert aux fleuves, via le lessivage des bassins versants, de particules organiques provenant de la dégradation de la biomasse terrestre exposée aux retombées atmosphériques issues des essais nucléaires aériens et dans le cas de la Seine, du centre CEA de Valduc. Pour le Rhône et le Rhin, les rejets diffus liés à l’industrie horlogère franco-suisse contribuent majoritairement à ces différences.

L’analyse du potassium 40 (⁴⁰K) a révélé l’empreinte de l’usage des engrais potassiques avec des maximums dans les années 1980, en lien avec l’intensification agricole, suivi d’un déclin rapide reflétant une bonne capacité de résilience environnementale, c’est-à-dire un retour relativement rapide vers l’état initial caractérisant la période antérieure à la contamination. L’importante solubilité, donc mobilité, du 40K favorise très probablement cette capacité du système à évacuer sa contamination.

Les résultats relatifs aux microplastiques ne sont actuellement pas publiés. Ils ne le seront pas avant une qualification rigoureuse des protocoles analytiques employés, nombreux au sein de la communauté scientifique travaillant sur ces contaminants. L’analyse des dérivés plastiques tels que les phtalates montrent néanmoins que les concentrations ont augmenté après les années 1950-1970, avec des variations selon les rivières. Les travaux ont en outre permis de souligner des corrélations entre des paramètres géochimiques propre à la matière organique et les concentrations de ces contaminants.

Dans la famille des métaux, une revue critique a montré que, dans le bassin versant de la Gironde, la résilience vis-à-vis des contaminants historiques (Cd, Zn, Pb, Cu) dépend de la gestion des résidus miniers et des sédiments contaminés.

Un modèle d’intelligence artificielle, le HRHN (Hierarchical Attention-Based Recurrent Highway Networks), a été conçu pour prédire les concentrations de ces contaminants dans les rivières, en particulier le césium 137 (¹³⁷Cs) et le potassium 40 (⁴⁰K), deux radionucléides d’origine anthropique ou naturelle. Grâce à son apprentissage et aux jeux de données exploités, le modèle développé identifie et hiérarchise les variables explicatives (débit minimal, lessivage, dépôts atmosphériques, inventaire dans les sols et rejets industriels) et représente correctement les interactions entre ces variables pour la grande majorité des fleuves français. Le modèle permet ainsi de réaliser des projections sur la base de scénarios. Des projections jusqu’en 2100 ont été réalisées sur le Rhône, en explorant divers scénarios : rejets extrêmes, reproduction des événements historiques, effets du changement climatique via une baisse progressive du débit (projections INRAE). Ces simulations montrent que, comme attendu, la diminution du débit accentue les concentrations de ¹³⁷Cs, quel que soit le scénario.

Extraction des archives sédimentaires
De gauche à droite : Mise en place du carottier sur les berges de la Garonne en aval du CNPE de Golfech ; Visualisation d’une archive sédimentaire sur les berges du Rhône ; Extraction d’une archive sur les berges de la Meuse en aval du CNPE de Golfech

Le compte-rendu final

La totalité des résultats du projet a été publiée dans un rapport disponible ici : Compte-rendu final du projet de recherche TRAJECTOIRE

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