L’ASNR publie les résultats de son étude de la rémanence de la radioactivité d’origine artificielle en France métropolitaine

Introduction
Quarante ans après l’accident de Tchernobyl et la fin des essais atmosphériques d’armes nucléaires, l’ASNR a entrepris d’actualiser et de compléter les mesures environnementales faites à différentes reprises sur les zones les plus touchées par les retombées radioactives de ces évènements sur le territoire français métropolitain. Une étude de l’IRSN publiée en 2016* avait notamment montré que ces zones du territoire témoignaient encore de niveaux de radioactivité artificielle supérieurs ou très supérieurs à ceux observés sur le reste de l’Hexagone. Ce sont les zones dites « de rémanence élevée » (ZRE) de la radioactivité d’origine artificielle.

Quarante ans après l’accident de Tchernobyl et la fin des essais atmosphériques d’armes nucléaires, l’ASNR a entrepris d’actualiser et de compléter les mesures environnementales faites à différentes reprises sur les zones les plus touchées par les retombées radioactives de ces évènements sur le territoire français métropolitain. Une étude de l’IRSN publiée en 20161 avait notamment montré que ces zones du territoire témoignaient encore de niveaux de radioactivité artificielle supérieurs ou très supérieurs à ceux observés sur le reste de l’Hexagone. Ce sont les zones dites « de rémanence élevée » (ZRE) de la radioactivité d’origine artificielle.

Une stratégie de surveillance ciblée au niveau des zones de rémanence élevée

Une stratégie de prélèvements et d’analyses radiologiques basée sur les cartographies des dépôts radioactifs et sur les connaissances acquises lors d’études antérieures a été établie. Ainsi, des sites d’étude ont été ciblés dans les zones du pays où la rémanence des retombées des essais atmosphériques d’armes nucléaires durant la guerre froide et de l’accident de Tchernobyl est potentiellement la plus élevée. Ces sites sont situés dans les Vosges, en Alsace, dans la Vallée du Rhône, le Puy-de-Dôme, l’Est de la Corse, les Alpes-de-Haute-Provence et les Pyrénées-Atlantiques (points jaunes de la carte ci-dessous).

Les zones étudiées
Les zones étudiées
Découpage d’une carotte de sol
Découpage d’une carotte de sol - © L. Pourcelot

Nature des échantillons et radionucléides analysés

Les échantillons prélevés sont des échantillons de sols, d’herbages et de denrées végétales et animales. Les radionucléides analysés sont ceux dont la période radioactive est suffisamment longue pour qu’ils soient encore aujourd’hui présents en quantités mesurables. Il s’agit du césium 137 présent aussi bien dans les retombées de l’accident de Tchernobyl que dans celles des essais nucléaires, ainsi que du strontium 90, des isotopes du plutonium et de l’américium 241 qui proviennent uniquement de cette seconde origine. En complément de ces prélèvements, une cinquantaine de mesures in situ de la concentration du césium 137 dans les sols et du rayonnement gamma ambiant (débit de dose) émis par ce radionucléide, ont été réalisées.

Résultats de l’étude

L’étude confirme que, dans les zones de rémanence élevée (ZRE), la radioactivité d’origine artificielle mesurée dans les sols, les herbages et certaines denrées est plus élevée qu’ailleurs en France.  Dans les ZRE, les activités de césium 137 sont souvent supérieures à 10 Bq/kg sec, avec des maximales pouvant dépasser 100 Bq/kg sec, alors qu’en dehors de ces zones, les activités sont généralement inférieures à 10 Bq/kg sec. Dans le lait, les activités volumiques de césium 137 et de strontium 90 provenant des ZRE sont supérieures (d’un facteur 10 et d’un facteur 2 respectivement) aux activités mesurées dans le lait provenant du reste du territoire.

Cet écart entre les ZRE et le reste du territoire n’est en revanche pas perceptible dans les denrées agricoles (légumes-feuilles, pommes de terre, blé…). En effet, pour ces denrées, la forte variabilité des concentrations de césium 137 et de strontium 90, liée à la diversité des pratiques culturales, masque les différences inter-régionales dues à l’hétérogénéité des dépôts radioactifs anciens. 

Par ailleurs, la diminution des concentrations de césium 137 et de strontium 90, observée sur plusieurs décennies dans certaines denrées, se poursuit. Cette diminution, avec des vitesses variables, est observée pour le césium 137 dans le lait, la viande de bœuf et le vin, ainsi que pour le strontium 90 dans le lait et le fromage. 

Les analyses effectuées montrent que les concentrations en césium 137 dans les denrées forestières échantillonnées en 2024-2025 sont de l’ordre de 100 fois supérieures à celles des denrées agricoles mais présentent une très grande variabilité, y compris à l’échelle d’une même commune. Ces activités élevées en milieu forestier s’expliquent par le transfert d’une partie de ce radionucléide du sol vers les végétaux de la forêt, puis de son retour dans la litière, à la surface du sol ainsi que par le fait que ce milieu est peu perturbé par les activités humaines, en comparaison des prairies et des cultures. En milieu agricole, le césium 137 fixé sur les argiles devient progressivement de moins en moins disponible pour les racines des végétaux qui puisent le césium présent dans l’eau du sol (diminution de la biodisponibilité).

Certaines des données acquises dans le cadre de cette étude ont également permis de confirmer ou de compléter les estimations d’exposition de la population à la rémanence de la radioactivité artificielle faites lors de récentes études de l’IRSN et de l’ASNR (IRSN 20222 et ASNR 20253). Ainsi et bien que la réévaluation des doses reçues par ingestion n’était pas l’objectif de cette étude, les résultats acquis dans ce cadre sont tout à fait concordants avec ceux sur la base desquelles les doses ont été estimées en 2022. Ils confirment la dose moyenne par ingestion de 3,3 µSv/an estimée pour des adultes qui résident en ZRE, hors consommation de champignons sauvages et de gibiers. Par ailleurs, la consommation des produits de la forêt (gibier et champignons) analysés dans le cadre de la présente étude serait à l’origine d’une dose interne variable selon les habitudes de consommation, comprise entre 1 et 24 µSv/an, qui s’ajoute à la dose annuelle liée à l’ingestion des autres denrées issues des zones de rémanence élevée.

Enfin, les résultats des mesures de débit dose gamma ambiant dû au césium 137 présent dans les sols, effectuées dans le cadre de cette étude, permettent d’estimer les doses efficaces externes annuelles. Ces mesures présentent notamment l’intérêt d’avoir été réalisées dans certaines parties du territoire plus fortement touchées par les retombées anciennes et qui n’avaient jamais fait l’objet de mesures de ce type auparavant. Pour les personnes qui résideraient en milieu rural sur des zones parmi les plus touchées du territoire et passeraient en moyenne 8 heures par jour à l’extérieur, du fait de leur travail par exemple, les doses efficaces externes sont estimées entre 10 et 36 µSv/an. Mais pour la majeure partie de la population résidant en milieu urbain et ne passant que 2 à 3 heures par jour à l’extérieur, cette dose se situe autour de 1 µSv/an. 

Type de contenu

Évaluation des risques de cancers radio-induits associés aux pratiques de dépistage du cancer du sein et du cancer du poumon

Introduction
L’ASNR a mené une étude visant à estimer le rapport bénéfice/risque associé au dépistage radiologique du cancer du sein (mammographie) et du poumon (scanner thoracique faible dose), dans le cadre de son accord cadre de recherche avec l’Institut national du cancer (INCa) et en collaboration avec Santé publique France.

L’ASNR a mené une étude visant à estimer le rapport bénéfice/risque associé au dépistage radiologique du cancer du sein (mammographie) et du poumon (scanner thoracique faible dose), dans le cadre de son accord cadre de recherche avec l’Institut national du cancer (INCa) et en collaboration avec Santé publique France. Ces résultats ont été publiés respectivement dans Journal of Breast Imaging et Cancer Epidemiology. L’évaluation portant sur le dépistage du cancer du poumon fait l’objet d’un rapport.

© Philippe Dureuil

Le dépistage des cancers est un outil important en santé publique pour détecter précocement les cancers et améliorer leur pronostic. Dans l’évaluation du rapport bénéfice-risque de ces dépistages, il est important d’estimer le risque de cancer radio-induit du fait de l’exposition répétée aux rayonnements ionisants reçus lors des examens de radiologie.

L’étude a permis d’estimer la fraction des cancers du sein observés en 2019 en France qui serait attribuable aux rayonnements ionisants reçus lors des mammographies de dépistage réalisées depuis les années 1980. Par ailleurs, en prévision de la mise en place d’un dépistage du cancer du poumon par scanner faible dose pour les fumeurs et anciens fumeurs, elle a également contribué à estimer le nombre de cancers potentiellement liés à l’exposition répétée aux rayonnements ionisants, en fonction du statut tabagique des personnes dépistées. 

© Laurent Vaulont

Que retenir de ces études ?

Pour le dépistage du cancer du sein et pour celui du cancer du poumon chez les fumeurs et les ex-fumeurs sevrés récemment, le nombre de cancers radio-induits estimés est très faible en comparaison des bénéfices de ces dépistages. Le risque radio-induit reste cependant dépendant de la dose délivrée par ces examens, qui doit être optimisée sans impacter la qualité du diagnostic. Ces travaux confortent l’importance de la prise en compte de la radioprotection pour les populations exposées aux rayonnements ionisants dans le domaine médical. 

 

Pour en savoir plus

Deux articles scientifiques sont issus de ces travaux :

Un rapport d’étude détaillé pour le dépistage du cancer du poumon (PDF) est disponible sur le site Internet de l’ASNR.

Thème
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Réacteurs EPR2 de Penly : l’ASNR achève la phase d’expertise de la demande d’autorisation de création

Introduction
L’ASNR est sur le point d’achever la phase d’expertise de la demande d’autorisation de création de deux réacteurs de type EPR2 sur le site de Penly, conformément au calendrier qu’elle avait établi. Les avis formulés sont publiés sur le site Internet de l’ASNR.

L’ASNR est sur le point d’achever la phase d’expertise de la demande d’autorisation de création de deux réacteurs de type EPR2 sur le site de Penly, conformément au calendrier qu’elle avait établi. Les avis formulés sont publiés sur le site Internet de l’ASNR.

Au cours de cette phase, et sur la base des expertises qu’elle a réalisées, l’ASNR a consulté le groupe permanent d’experts pour les réacteurs nucléaires (GPR) à trois reprises : sur la conception des systèmes de sûreté, sur les études relatives aux accidents sans fusion du cœur et sur la prise en compte des agressions dans la démonstration de sûreté nucléaire.

Le Groupe permanent d’experts a conclu que, à ce stade du projet et au regard des objectifs de sûreté assignés aux réacteurs EPR2 :

  • la conception des systèmes de sûreté apparaît appropriée,
  • les démarches, les hypothèses et les dispositions de conception retenues à l’égard des risques d’agressions examinés sont globalement adaptées,
  • les résultats des études des accidents sans fusion du cœur sont acceptables.

L’ASNR prendra en compte les conclusions de ces expertises dans son examen de la demande d’autorisation déposée par EDF, qui conduira à un avis qu’elle rendra au Gouvernement d’ici la fin de l’année 2026.

En complément de l’examen technique du dossier mené par l’ASNR, la procédure d’instruction conduite par le ministre chargé de la sûreté nucléaire se poursuit, avec une enquête publique qui se tient du 22 janvier au 4 mars 2026.

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L’ASNR formule ses attentes concernant le système de renforcement du sol nécessaire à l’implantation de réacteurs EPR2 sur le site de Gravelines

Introduction
Le programme EPR2 d’EDF comporte un projet de construction de six réacteurs répartis sur les sites de Penly, de Gravelines et du Bugey. Le site de Gravelines présente une configuration géologique particulière nécessitant un renforcement du sol avant la construction des réacteurs. L’ASNR a débuté l’instruction des modalités envisagées pour ce renforcement et a émis un premier avis d’expertise.

Le programme EPR2 d’EDF comporte un projet de construction de six réacteurs répartis sur les sites de Penly, de Gravelines et du Bugey. Le site de Gravelines présente une configuration géologique particulière nécessitant un renforcement du sol avant la construction des réacteurs. L’ASNR a débuté l’instruction des modalités envisagées pour ce renforcement et a émis un premier avis d’expertise. 

Vue aérienne de la centrale nucléaire de Gravelines - © EDF/HappyDay/J.-L. Burnod

Vue aérienne de la centrale nucléaire de Gravelines - © EDF/HappyDay/J.-L. Burnod

Le site de Gravelines est caractérisé par un sol meuble sur une forte épaisseur, ce qui, conjugué à la masse importante des réacteurs EPR2, rend nécessaire la mise en place d’un système de renforcement du sol avant d’entreprendre la construction de ces réacteurs, notamment pour limiter les tassements. 

A la demande d’EDF et au vu du caractère structurant de ce sujet pour le projet de réacteurs EPR2 à Gravelines, l’ASNR a décidé d’en engager l’instruction de manière anticipée par rapport à une future demande d’autorisation de création. Cette instruction s’appuie sur plusieurs expertises portant sur les différents aspects techniques du dossier. Un premier avis d’expertise, rendu le 23 juillet 2025 par la Direction de l’expertise en sûreté de l’ASNR, porte sur la démarche mise en œuvre par EDF pour choisir les solutions de renforcement qui seront mises en place et pour évaluer leur efficacité. Cet avis identifie en outre des points de vigilance concernant la justification du comportement de ces renforcements en cas de séisme.

Sur la base de cet avis, l’ASNR a précisé dans un courrier adressé à EDF les éléments qu’elle estime nécessaires pour démontrer l’acceptabilité technique d’un système de renforcement du sol.

EDF a indiqué mener des réflexions sur des solutions techniques alternatives pour le système de renforcement de sol. Les échanges techniques entre l’ASNR et EDF sur ce sujet se poursuivront dans les prochains mois.

Le programme EPR2 s’inscrit dans le plan de relance du nucléaire en France. Dans ce cadre, EDF propose de construire une paire de réacteurs EPR2 sur chacun des sites de Penly (Normandie), Gravelines (Hauts-de-France) et Bugey (Auvergne-Rhône-Alpes). En juin 2023, EDF a déposé la demande d’autorisation de création des réacteurs EPR2 de Penly. Cette demande est en cours d’instruction. EDF prévoit de déposer sa demande d’autorisation de création des réacteurs EPR2 de Gravelines dans les prochains mois. 

Pour en savoir plus :

Thème

Bilan de la surveillance de la radioactivité en Polynésie française en 2023 et 2024

Introduction
En 2023 et 2024, la surveillance radiologique de l’environnement en Polynésie française confirme la stabilité des niveaux de radioactivité, qui demeurent dans la continuité des années antérieures, à un niveau très bas. Cette radioactivité artificielle résiduelle est quasi exclusivement attribuable au césium 137.

En 2023 et 2024, la surveillance radiologique de l’environnement en Polynésie française confirme la stabilité des niveaux de radioactivité, qui demeurent dans la continuité des années antérieures, à un niveau très bas. Cette radioactivité artificielle résiduelle est quasi exclusivement attribuable au césium 137.

Télécharger le rapport du bilan 2023-2024 et le rapport des annexes au bilan

Localisation des neuf îles de Polynésie française retenues dans le programme de surveillance radiologique environnementale 2023-2024 - © ASNR

En 2023 et 2024, l’ASNR a poursuivi la surveillance radiologique environnementale des sept îles représentatives de la Polynésie française (cinq îles hautes et deux atolls) qu’il suit régulièrement depuis 1998, complétée par une île haute supplémentaire, Bora-Bora (archipel de la Société) et un atoll, Takapoto (archipel des Tuamotu).
Les 302 échantillons prélevés de nature variée proviennent des différents milieux (atmosphérique, terrestre et marin) avec lesquels la population peut être en contact incluant des denrées alimentaires issues du milieu marin de pleine mer, du milieu marin lagonaire et du milieu terrestre.
Ces nouvelles campagnes de mesures, dans la continuité de celles de ces dernières années, confirment la stabilité des niveaux de radioactivité artificielle résiduelle décelable dans l’environnement polynésien. Ils se situent à un niveau très bas et sont essentiellement attribuables au césium 137 (137Cs).

La dose efficace annuelle totale pour un adulte vivant à Tahiti résultant de toutes les sources de rayonnement, naturelles et artificielles, est estimée autour de de 1,7 mSv, hors exposition médicale . Elle est quasi-totalement attribuable au rayonnement cosmique et aux éléments radioactifs naturels, moins de 0,1% étant dû à la radioactivité d’origine artificielle résultant des essais nucléaires français et internationaux. Cette dose efficace annuelle due à la radioactivité naturelle pour un adulte polynésien est inférieure à la dose efficace annuelle moyenne à l’échelle mondiale, estimée à 3 mSv et où prédomine l’exposition au radon qui est moins abondant dans l’air en Polynésie française.

Enfin, dans le cadre des Jeux Olympiques de Paris 2024, le LESE a assuré une surveillance radiologique renforcée sur le site olympique qui a accueilli les épreuves de surf à la demande des pouvoirs publics.

Les derniers résultats de mesure en Polynésie française sont intégrés sur le site www.mesure-radioactivite.fr  du Réseau national de mesure de la radioactivité de l’environnement (RNM) afin de les rendre accessibles au public ainsi que sur le site internet de l’ASNR (www.asnr.fr) et via l’entrepôt de données de la surveillance radiologique de l’ASNR (https://www.data.gouv.fr/datasets/donnees-de-la-surveillance-radiologiq…).

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Restitution publique des résultats de l'étude radiologique du site Orano de Malvési

Introduction
L’ASNR a restitué publiquement le 3 juillet 2025 les résultats de son étude radiologique du site Orano de Malvési.

L’ASNR a restitué publiquement le 3 juillet 2025 les résultats de son étude radiologique du site Orano de Malvési.

Prélèvement de blé à proximité du site Orano de Malvési

Lors d’une réunion ouverte au public organisée par la CLI ECRIN (1), qui s’est tenue à Moussan (11) le 3 juillet 2025, les principaux résultats de l’étude radiologique du site (ERS) (2) Orano de Malvési (3), réalisée par l’ASNR de 2020 à 2023, ont été présentés au public, aux autorités locales, en présence de l’exploitant. Mme Arditi, vice-présidente de l’Observatoire des rejets et membre de la CSS d’Orano Malvési, a introduit la restitution de l’ERS (lien vers l’encart ci-dessous) et M. Monié, Maire de Moussan et représentant de l’agglomération du Grand Narbonne a conclu, en remerciant l’ASNR pour son travail.

Mme Arditi : « Il était intéressant pour l’observatoire des rejets d’avoir, après les nombreuses modifications industrielles réalisées ces dix dernières années, un état des lieux de l’influence du site de Malvési sur l’environnement et, chose nouvelle par rapport à des études antérieures, une évaluation de l’exposition de la population. C’est pourquoi l’observatoire a été partie prenante durant les trois années de l’étude. »

Les études de terrain menées par l’ASNR dans les différents compartiments de l’environnement, à savoir les compartiments atmosphérique, terrestre et aquatique, ainsi que les mesures in situ terrestres et aéroportées du débit de dose ont été détaillées au cours de cette restitution publique. Réalisée à partir des mesures radiologiques de terrain et d’une enquête sur le mode de vie de la population de la région de Narbonne, l’évaluation de l’exposition de la population riveraine aux rejets et au rayonnement provenant du site Orano de Malvési a également été présentée à l’occasion de cette réunion.

L’ensemble des études menées par l’ASNR a permis de mieux caractériser l’influence des rejets d’uranium effectués par le site Orano de Malvési et d’améliorer les connaissances scientifiques sur le devenir des radionucléides dans l’environnement. Ainsi, l’influence du site Orano de Malvési sur son environnement s’est réduite depuis les études précédentes de 2008-2010, en cohérence avec la baisse des rejets du site. De plus, les mesures à bas niveau réalisées spécifiquement dans le cadre de l’ERS ont confirmé les activités mesurées dans le cadre des programmes annuels de surveillance d’Orano et de l’ASNR. L’ERS a par ailleurs, permis de mesurer précisément le rayonnement gamma émis par le parc d’entreposage des concentrés miniers au nord du site et d’en déduire une évaluation réaliste de l’exposition des riverains proches.

Il ressort de l’ensemble de ces études que l’exposition des riverains du site Orano de Malvési par ingestion et inhalation de radionucléides rejetés dans l’environnement est faible, de l’ordre du µSv/an. Au nord du site de Malvési, où se trouve le parc d’entreposage des concentrés miniers, l’exposition externe aux rayonnements varie selon les scénarios d’exposition et peut atteindre quelques dizaines de µSv/an. Dans tous les cas, l’exposition de la population à proximité du site Orano de Malvési est inférieure au seuil d’exposition de 1 mSv/an figurant dans la réglementation (article R. 1333-11 du Code de la Santé Publique).

Les rapports scientifiques publiés dans le cadre de l’ERS du site Orano de Malvési

A la date de publication de cette note (septembre 2025), deux rapports relatifs aux études radiologiques des milieux atmosphérique et terrestre ont été publiés sur le site internet de l’ASNR. Deux autres rapports relatifs d’une part à l’étude du milieu aquatique de surface, d’autre part à l’évaluation de l’exposition des riverains du site sont en cours d’élaboration et seront publiés dans les mois à venir.

Les études menées sur les compartiments atmosphérique et terrestre ont permis de déterminer les zones influencées par les rejets atmosphériques du site industriel, de quantifier les activités des radionucléides ajoutés dans l’air et en milieu terrestre, notamment dans les denrées, et d’identifier les principales sources de ces radionucléides. C’est ainsi que :

  • Les principales sources de radionucléides ajoutés dans l’air et dans le milieu terrestre peuvent provenir soit des rejets atmosphériques d’uranium par l’usine, soit de la remise en suspension de particules provenant du site ou de l’environnement proche et marqués par divers radionucléides naturels et artificiels dont certains peuvent résulter de rejets anciens, datant notamment de la période durant laquelle l’usine utilisait de l’uranium de retraitement (URT entre 1960 et 1983).
  • La zone la plus influencée par les rejets de l’usine est située à l’Est compte tenu de la rose des vents. L’activité volumique moyenne en 238U dans l’air à environ 1 km à l’est de l’usine est bien supérieure à la valeur moyenne mesurée au Nord-Nord-Est, à Cuxac-d’Aude, pris comme zone de référence hors influence du site.
  • Les analyses radiologiques mises en œuvre pour cette étude, qui ont permis de mesurer de très faibles niveaux de radioactivité dans les végétaux terrestres prélevés autour du site (feuilles d’arbre, blé, légumes-feuilles ou fruits), montrent que l’influence des rejets atmosphériques d’uranium de l’usine de Malvési est décelable à l’est du site jusqu’à une distance d’au moins six kilomètres dans les feuilles d’arbres et d’environ deux kilomètres dans les denrées. Les activités massiques en uranium 238 mesurées dans les feuilles de frêne prélevées à huit cents mètres à l’est de l’usine sont nettement supérieures à celles des feuilles prélevées en zone non-influencée par les rejets. Dans le blé et dans les légumes-feuilles prélevés entre un et deux kilomètres à l’est de l’usine, les activités massiques d’uranium 238 sont supérieures d’un ordre de grandeur à celles observées en zone non-influencée. 

(1) CLI ECRIN : Commission locale d’information relative à l’Installation nucléaire de base (INB) ECRIN (Installation d’Entreposage Confiné de Résidus Issus de la conversioN)
(2) Voir Etude radiologique de site (ERS)
(3) Site Orano de Malvési : dans les installations industrielles de Malvési, Orano purifie les concentrés miniers d’uranium et les convertit en UF4. Le site industriel comporte une usine de conversion de l’uranium qui est une installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE) et une installation d’Entreposage Confiné de Résidus Issus de la conversion en tant qu’installation nucléaire de base (INB ECRIN).

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Bilan 2024 des expositions professionnelles aux rayonnements ionisants en France

Introduction
Une amélioration de la qualité des données et une surveillance désormais recentrée sur les seuls travailleurs faisant l’objet d’une surveillance dosimétrique individuelle.

Une amélioration de la qualité des données et une surveillance désormais recentrée sur les seuls travailleurs faisant l’objet d’une surveillance dosimétrique individuelle.

© ASNR

L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) publie le bilan annuel 2024 de la surveillance des travailleurs exposés aux rayonnements ionisants en France, une mission réglementaire confiée à l’ASNR conformément aux dispositions de l'article R. 4451-134 du Code du travail. Le rapport présente les résultats de la surveillance dosimétrique individuelle (SDI)1 des travailleurs, couvrant à la fois leur exposition externe et leur exposition interne. Il met en évidence la méthode d’élaboration du bilan, qui a évolué en 2024, tout en poursuivant l’analyse des niveaux d’exposition professionnelle, comme dans les rapports précédents.

Le bilan a été établi à partir des données de la surveillance dosimétrique individuelle (SDI) des travailleurs enregistrés dans le Système d’Information de la Surveillance de l’Exposition aux Rayonnements Ionisants (SISERI)2, pour l’exposition externe, et, pour la première fois, également pour l’exposition interne. Cette avancée majeure a été rendue possible grâce à la refonte du système SISERI, dont la nouvelle version a été mise en production en juin 2023. Cette refonte a permis d'améliorer considérablement la qualité et la fiabilité des données collectées, notamment pour l’exposition interne, grâce à une meilleure complétude des informations administratives et dosimétriques.

Téléchargez :

Les principaux constats

Extrait de l'infographie des chiffres-clés du bilan 2024 des expositions professionnelles aux rayonnements ionisants en France

248 814 travailleurs surveillés en 2024 dans le cadre des activités professionnelles utilisant des sources de rayonnements ionisants

Dès début 2024, la transmission à SISERI des résultats dosimétriques des travailleurs faisant l’objet uniquement d’une surveillance radiologique (SR) (anciennement appelé « travailleurs non classés ») a été arrêtée. Par conséquent, l’effectif suivi en 2024 comprend désormais uniquement les travailleurs faisant l’objet d’une SDI, conformément à la réglementation (article R.4451-64 et 66 du Code du travail). De ce fait, il n’est plus pertinent de comparer les effectifs totaux de 2024 avec ceux des années précédentes. En revanche, une comparaison reste possible avec les effectifs des travailleurs suivis les années précédentes au titre d’une SDI. Ainsi, l’effectif surveillé en 2024 est en diminution de 4 % par rapport à celui des travailleurs bénéficiant d’une SDI en 2023. Cette baisse s’explique notamment par le fait que la transmission des résultats dosimétriques dans SISERI par les organismes accrédités n'est pas encore complètement exhaustive. Parmi cet effectif, 224 630 travailleurs (90%) exercent dans des activités civiles et militaires du domaine nucléaire, de l’industrie, de la recherche, du médical, du dentaire et du vétérinaire et 24 184 travailleurs (10%) sont suivis pour une exposition à la radioactivité naturelle, principalement des personnels de l’aviation exposés aux rayonnements cosmiques. Comme les années précédentes, les domaines médical, dentaire et vétérinaire représentent la majorité des effectifs suivis (46 %), suivis par le domaine nucléaire (36 %).

Une exposition globalement stable par rapport à celle de l’année 2023

La dose efficace collective3 de l’ensemble des travailleurs faisant l’objet d’une SDI s’élève à 87,36 H.Sv en 2024, avec une prédominance nette de l’exposition externe, qui représente 99 % de cette valeur. Cette dose collective affiche une hausse d’environ 4 % par rapport à 2023 (84,23 H.Sv), en partie liée à l’augmentation de l’exposition des travailleurs du domaine nucléaire. 

Pour ce qui concerne les niveaux d’exposition individuelle, la très grande majorité des travailleurs suivis en 2024 a reçu une dose efficace annuelle4 inférieure à 1 mSv. Conformément à l’évaluation individuelle préalable tenant compte des expositions potentielles et des incidents raisonnablement prévisibles inhérents au poste de travail, un travailleur doit être classé5 (article R. 4451-57 du Code du travail) dès que la dose efficace susceptible d’être reçue sur douze mois consécutifs dépasse ce seuil, illustrant l’approche prudente retenue par les employeurs en matière de suivi individuel de l’exposition aux rayonnements ionisants. 

Moins de 1 % des travailleurs suivis en 2024 ont reçu une dose efficace supérieure à 6 mSv, seuil réglementaire définissant le classement d’un travailleur en catégorie A ou justifiant la mise en place d’une surveillance dosimétrique individuelle dans le cadre de l’exposition au radon provenant du sol.

A la date de rédaction du rapport, onze travailleurs ont été exposés à une dose efficace annuelle supérieure à la valeur limite d’exposition professionnelle de 20 mSv par an fixé par le Code du travail, contre six en 2023. Parmi ces cas de dépassement, huit concernent des travailleurs exposés au radon provenant du sol dans des environnements souterrains.

 

1. Les travailleurs faisant l’objet d’une surveillance dosimétrique individuelle (SDI) sont les travailleurs classés en catégorie A ou B au sens de l’article R. 4451-57, ceux exposés à une dose efficace liée au radon provenant du sol susceptible de dépasser 6 millisieverts (mSv), ainsi que ceux affectés au groupe 1 ou 2 d’intervenants en situation d’urgence radiologique (SUR). Pour ces derniers, l’employeur n’a pas d’obligation à mettre en place leur SDI tant qu’il n’y a pas d’intervention en SUR. Les travailleurs bénéficiant d’une SDI sont tous considérés comme « exposés » aux rayonnements ionisants (RI) artificielle ou naturels (tels que les personnels de l’aviation exposés aux rayonnements cosmiques) au sens de la réglementation. Ils font automatiquement l’objet d’un suivi individuel renforcé (SIR) par un médecin du travail et doivent suivre régulièrement des formations adaptées à leurs conditions de travail sous rayonnements ionisants.
2. Accessible à l’adresse https://siseri.irsn.fr/, et prochainement à l’adresse https://siseri.asnr.fr/.
3. La dose efficace collective d’un groupe de personnes est la somme des doses efficaces individuelles reçues par ces personnes. Par exemple, si 1 000 personnes reçoivent chacune une dose de 1 millisievert (mSv), la dose efficace collective atteint 1 000 Homme.mSv (H.mSv), soit 1 H.Sv.
4. La dose efficace reçue par un individu est la somme des doses reçues par le corps, provenant à la fois de l’exposition externe aux rayonnements ionisants et de l’exposition interne liée à l’incorporation de substances radioactives dans l’organisme, par inhalation, ingestion ou pénétration cutanée.
5. Un travailleur est classé :
- en catégorie A s’il est susceptible de recevoir, au cours de 12 mois consécutifs, une dose efficace supérieure à 6 mSv, ou une dose équivalente supérieure à 15 mSv pour le cristallin, ou une dose équivalente supérieure à 150 mSv pour la peau et les extrémités ;
- en catégorie B, tout autre travailleur susceptible de recevoir une dose efficace supérieure à 1 mSv, ou une dose équivalente supérieure à 50 mSv pour la peau et les extrémités.

Pour en savoir plus

L’ensemble des résultats détaillés du bilan 2024 des expositions professionnelles est disponible sur le site https://expro.asnr.fr. Cette version numérique permet également d’accéder aux cinq précédents bilans annuels publiés par l’IRSN.
Cette année, deux focus sont proposés pour mieux répondre aux questionnements sur des enjeux de la radioprotection. Le premier focus s’intéresse aux travailleurs impliqués dans le transport de matières radioactives, secteur où des cas de dépassement de la VLEP ont été observés ces dernières années. Le second focus s’intéresse aux pratiques interventionnelles radioguidées qui regroupent des actes diagnostiques ou thérapeutiques réalisés sous imagerie utilisant des rayonnements ionisants, et dont les travailleurs sont exposés de manière répétée, parfois prolongée, en raison de leur proximité avec le champ d’irradiation.

La surveillance dosimétrique individuelle des travailleurs du secteur du transport de substances radioactives en 2024 

Ce focus apporte un éclairage sur les niveaux d’exposition de ces travailleurs. Chaque année, près de 980 000 colis font l’objet d’opérations de transport sur le territoire national. Les expositions peuvent survenir à chaque étape du processus – préparation des colis, manutention, chargement, transport, déchargement – la proximité avec les colis radioactifs constituant la principale source d’exposition. En 2024, les données de la SDI issues de SISERI révèlent que la majorité des travailleurs a une exposition inférieure à 1 mSv, sans aucun dépassement de la valeur limite réglementaire de 20 mSv/an pour la dose efficace. Des disparités subsistent toutefois selon les domaines d’activité, avec des niveaux d’exposition plus élevés dans les domaines médical et industriel non nucléaire. Ces résultats soulignent la nécessité de maintenir une vigilance continue en matière de radioprotection, afin de garantir un environnement de travail sécurisé malgré la diversité des pratiques et des risques associés. 

La surveillance dosimétrique individuelle des travailleurs du secteur des pratiques interventionnelles radioguidées en 2024 (domaine médical)

Ce focus s'intéresse aux effectifs concernés dans ce secteur médical ainsi qu'à leurs niveaux d'exposition. En 2024, les données issues de SISERI indiquent que la quasi-totalité des travailleurs bénéficiant d’une SDI a reçu une dose efficace annuelle inférieure à 1 mSv. Le suivi dosimétrique spécifique du cristallin et des extrémités révèle des niveaux d’exposition variables selon les métiers mais restant faibles au regard des valeurs limites réglementaires. Les cardiologues, les radiologues et les manipulateurs en électroradiologie figurent parmi les professionnels les plus exposés. Ces résultats soulignent l’importance de la surveillance dosimétrique individuelle et des mesures de radioprotection pour encadrer efficacement les expositions dans un secteur en constante évolution.

Le suivi des travailleurs exposés aux rayonnements ionisants

Le Code du travail (article R. 4451-134) confie à l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) la mission de centraliser, à travers un registre, l’ensemble des données de la surveillance dosimétrique des travailleurs et d’établir un bilan annuel. Ce registre national, dénommé SISERI (Système d’Information de la Surveillance de l’Exposition aux Rayonnements Ionisants) contient l’ensemble des mesures individuelles de l’exposition des travailleurs et les informations administratives (domaine d’activité, métier, statut) qui s’y rapportent. 
Les travailleurs exposés aux rayonnements ionisants peuvent être soumis à deux types d’exposition nécessitant des moyens de surveillance différents : l’exposition externe (la source de rayonnement se situe à l’extérieur de l’organisme) ou l’exposition interne (la source se trouve, après inhalation, ingestion ou pénétration à travers la peau, à l’intérieur de l’organisme). La surveillance de l’exposition externe des travailleurs est réalisée grâce à des dosimètres adaptés aux différents types de rayonnements. Ces dosimètres, dit à lecture différée, permettent de connaître la dose reçue par le corps entier ou par une partie du corps (peau, doigts, cristallin). Pour les personnels de l’aviation civile exposés aux rayonnements cosmiques, le suivi s’effectue à l’aide du système de modélisation numérique de la dose efficace, Sievert PN, dont la gestion est assurée par l’ASNR. Les travailleurs exposés à un risque de contamination interne font en outre l’objet d’un suivi grâce à des examens médicaux appropriés comme des analyses radiotoxicologiques sur les excrétas (urines, selles) ou des analyses anthroporadiométriques (mesures directes de la contamination interne corporelle). L’exposition interne au radon, quant à elle, est surveillée à l’aide de détecteurs spécifiques.
Le bilan réalisé par l’ASNR présente les effectifs des travailleurs concernés par grands domaines d’activité professionnelle, les doses efficaces ou équivalentes individuelles correspondantes et les dépassements des limites annuelles réglementaires de dose. Les activités médicales, dentaires et vétérinaires, l’industrie nucléaire (usines de concentration et d’enrichissement de l’uranium, centrales nucléaires, retraitement, démantèlement, déchets), l’industrie non nucléaire utilisant des sources et la recherche sont concernées. Les travailleurs exposés à des sources naturelles de rayonnements ionisants sur leur lieu de travail (comme par exemple, les personnels navigants ou les travailleurs exposés au radon) sont également inclus. 

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Les modalités de publication des avis d’expertise de l’ASNR

Introduction
L'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) détermine les nouvelles modalités de publication de ses avis d’expertise pour répondre à sa mission d’information du public et à la mise en œuvre de la transparence.

L'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) détermine les nouvelles modalités de publication de ses avis d’expertise pour répondre à sa mission d’information du public et à la mise en œuvre de la transparence.

L'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) assure, au nom de l’État, le contrôle des activités nucléaires civiles en France. Elle exerce également les missions de recherche, d’expertise, de formation et d’information du public dans les domaines de la sûreté nucléaire et de la radioprotection.

La loi n° 2024-450 du 21 mai 2024 relative à l'organisation de la gouvernance de la sûreté nucléaire et de la radioprotection pour répondre au défi de la relance de la filière nucléaire réaffirme, dans son article 2, les principes d’information du public et de transparence de l’ASNR, concernant notamment la publication des résultats de ses expertises et des décisions auxquelles ils se rapportent.

À cet effet, l’ASNR met en place un processus de publication, en application des dispositions législatives et conformément à celles figurant aux articles 39 à 41 de son règlement intérieur.

Par ce processus, l’ASNR souhaite non seulement mettre à disposition les résultats de ses travaux d’expertise mais également apporter à la société une plus grande lisibilité entre les décisions et les expertises techniques sur lesquelles elles s’appuient.

Ainsi, l’ASNR publiera sur son site Internet et de manière concomitante ses décisions et les avis d’expertise associés.

Pour les projets de décision de l’ASNR qui comporteront une phase de consultation du public, la publication des avis d’expertise se fera au moment de la mise en consultation du projet de décision pour la pleine information du public sur les conditions qui ont conduit aux dispositions du projet de décision.

Pour les dossiers donnant lieu à plusieurs avis d’expertise, comme c’est le cas par exemple pour les dossiers de réexamens de sûreté d’installations nucléaires, l’ASNR publiera sur son site Internet, pour assurer la qualité de l’information du public en continu, les avis d’expertise correspondants dans le mois suivant leur finalisation. Il en sera de même pour les avis d’expertise non associés directement à une décision.
 

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