L’ASNR lance une campagne d’inspection en radiologie pédiatrique et met à disposition des professionnels de santé, une grille d’autoévaluation visant à renforcer la culture de radioprotection afin de mieux maitriser des doses des examens radiologiques.

Introduction
En 2025, plusieurs événements significatifs de radioprotection portant sur des cohortes de patients pédiatriques ayant bénéficié d’examens pour lesquels l’optimisation des doses n’étaient pas pleinement mis en œuvre ont été déclarés à l’ASNR dans le domaine de la radiologie conventionnelle et soulignent la nécessité de renforcer la culture en radioprotection.
campagne d’inspection en radiologie pédiatrique

En 2025, plusieurs événements significatifs de radioprotection portant sur des cohortes de patients pédiatriques ayant bénéficié d’examens pour lesquels l’optimisation des doses n’étaient pas pleinement mis en œuvre ont été déclarés à l’ASNR dans le domaine de la radiologie conventionnelle et soulignent la nécessité de renforcer la culture en radioprotection[1]

Les retours d'expérience de ces évènements mettent en lumière l’attention particulière qui doit être portée au paramétrage technique des équipements, notamment lors des réglages initiaux et l'adaptation des protocoles utilisés à la morphologie des jeunes patients. Ces observations soulignent la nécessité de renforcer les démarches d'optimisation et le suivi régulier des doses délivrées, afin de répondre au mieux à la radiosensibilité spécifique des tissus pédiatriques. Une collaboration étroite avec la physique médicale apparaît dès lors comme un levier essentiel pour affiner les pratiques et assurer une protection optimale de la population pédiatrique[2].

Dans ce contexte, l’ASNR a lancé en 2026 une campagne d’inspection dédiée spécifiquement à la radiologie pédiatrique, englobant les activités réalisées sous scopie ou en radiographie conventionnelle avec des appareils fixes ou mobiles. Cette campagne a pour objectif de vérifier non seulement la conformité réglementaire des installations, mais surtout la mise en œuvre pratique des stratégies d’optimisation au sein des services d'imagerie.

Afin d'accompagner les responsables d’activité nucléaire et les professionnels de santé dans la mise en œuvre de leurs obligations réglementaires, l'ASNR met à leur disposition une grille d'autoévaluation élaborée avec le Conseil professionnel de la radiologie française (G4). Elle reprend les points de contrôle fondamentaux de radioprotection vérifiés lors des inspections de l’ASNR. Cet outil pédagogique aide les services d'imagerie à évaluer leur conformité vis-à-vis de la réglementation en vigueur en matière de radioprotection des travailleurs et des patients. L'objectif est également de s'assurer de la bonne maitrise d’utilisation des appareils par les professionnels afin d’optimiser les doses délivrées.

La grille d'autoévaluation peut utilement être utilisée dans une démarche d’amélioration continue, en amont d'une inspection de l'ASNR, ou servir d'outil d'évaluation à des fins pédagogiques.


Modalités de participation :

Grille-autoevaluation-des-exigences-de-radioprotection-la-radiologie-pediatrique.png Code QR

Lien vers la grille d’autoévaluation :

ou scanner le QR code pour accéder au formulaire


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Avis de l'ASNR sur le projet de décret du démantèlement de la centrale nucléaire de Fessenheim

Introduction
EDF a transmis au ministère en charge de la sûreté nucléaire en novembre 2020 un dossier de demande de démantèlement de la centrale nucléaire de Fessenheim. A la suite de la saisine reçue en janvier 2022 du ministère de la Transition écologique, l’ASNR a procédé à l’instruction technique du dossier de démantèlement.

EDF a transmis au ministère en charge de la sûreté nucléaire en novembre 2020 un dossier de demande de démantèlement de la centrale nucléaire de Fessenheim. A la suite de la saisine reçue en janvier 2022 du ministère de la Transition écologique, l’ASNR a procédé à l’instruction technique du dossier de démantèlement. Sur la base des conclusions de cette instruction, le ministère a proposé un projet de décret de démantèlement de l’installation. L’ASNR a rendu le 29 janvier 2026 un avis favorable sur le projet de décret proposé par le ministère. Le 1er mai 2026, le décret de démantèlement a été signé par le ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et économique et la ministre déléguée chargée de l’Énergie.

Démantèlement de la centrale nucléaire de Fessenheim

Démantèlement de la centrale nucléaire de Fessenheim

L’ASNR a instruit1 et expertisé  le dossier de démantèlement présenté par l’exploitant. Ce dossier a ensuite été soumis à une enquête publique entre la fin de l’année 2023 et le début de l’année 2024. Dans le cadre de l’élaboration de son avis, le collège de l’ASNR a auditionné la Commission locale d’information et de surveillance (CLIS) de Fessenheim. 

Sur la base de l’instruction et l’expertise qu’elle a réalisées, l’ASNR estime que le projet de démantèlement proposé par EDF et les dispositions de maîtrise des risques associées sont globalement satisfaisants. Certains points spécifiques feront l’objet de prescriptions techniques de l’ASNR, notamment concernant les opérations de découpe des cuves des réacteurs, l’assainissement des structures et des sols et les rejets d’effluents prévus.

L’avis favorable rendu par l’ASNR sur le projet de décret présenté par le ministère suggère au ministère de préciser dans le décret de démantèlement, comme prévu par la réglementation, et par souci de clarté du texte, que l’ensemble des rejets liquides et gazeux font l’objet d’un contrôle par l’exploitant. 

À l’issue de la parution du décret de démantèlement de Fessenheim, l’exploitant transmettra à l’ASNR la révision de ses règles générales d’exploitation. L’approbation de ces règles générales d’exploitation par l’ASNR marquera l’entrée en vigueur du décret de démantèlement et permettra à l’exploitant de débuter les opérations sur site.

L’ASNR prévoit également d’encadrer le démantèlement de l’installation, sur des points spécifiques, par une décision fixant des prescriptions techniques. En particulier, l’ASNR prévoit de préciser les attendus concernant l’assainissement des structures et des sols. Conformément au décret de démantèlement, l’état final du site devra être au minimum compatible avec un usage à des fins industrielles, et l’exploitant s’est engagé à viser un niveau d’assainissement permettant un état final compatible avec l’ensemble des usages. La possibilité d'atteindre, dans des conditions technico-économiques acceptables, un état final compatible avec l'ensemble des usages ne sera néanmoins connue qu'après une caractérisation précise de |'état radiologique et chimique des structures et des sols de l'installation, caractérisation qui sera mise en œuvre ultérieurement dans le démantèlement.  L’ASNR prévoit également d’encadrer par des prescriptions techniques les opérations de découpe des cuves. Le projet de décision fera l’objet d’une consultation du public sur le site Internet de l’ASNR dans les mois à venir. 

Par ailleurs, afin d’adapter les modalités et limites de rejets des effluents gazeux et liquides et de prélèvement d’eau, l’exploitant a demandé la modification des décisions de l’ASN n° 2016-DC-0550 et 2016-DC-0551. L’ASNR prévoit que la modification de ces décisions se conclura courant 2026. Ces projets de décisions, modifiées pour les adapter aux spécificités du démantèlement, feront l’objet d’une consultation sur le site Internet de l’ASNR, d’un avis du Conseil départemental de l’environnement, des risques sanitaires et technologiques (CODERST) et seront soumis pour observations à la CLIS. 

Enfin, pendant toute la durée du démantèlement, l’ASNR assurera, dans le cadre de ses inspections, un contrôle du bon déroulé du démantèlement et du respect de la réglementation, notamment sur les sujets liés à la gestion des déchets, à la radioprotection des travailleurs et aux rejets réalisés.

Frise chronologique de l'entrée en démantèlement du site de Fessenheim
Frise chronologique de l'entrée en démantèlement du site de Fessenheim

Voir l'avis de l'ASNR sur le projet de décret :

Avis n° 2026-AV-020 de l'ASNR du 29 janvier 2026 sur le projet de décret prescrivant à la société Électricité de France de procéder aux opérations de démantèlement de l'installation nucléaire de base n° 75, dénommée « centrale nucléaire de Fessenheim », sur le territoire de la commune de Fessenheim {département du Haut Rhin) et modifiant le décret du 3 février 1972 autorisant la création de cette installation


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Exclusion du champ d’application de la réglementation pression de la chambre à vide du projet de réacteur expérimental de fusion ITER

Introduction
En 2025, ITER Organization a adressé une demande à l’ASNR afin d’exclure la chambre à vide de l’installation ITER du champ d’application de la réglementation pression (chapitre VII du titre V du livre V du code de l’environnement), pour l’inclure dans le cadre général de la réglementation applicable aux installations nucléaires de base (INB).

Décision nº 2026-DC-042 de l’ASNR du 14 avril 2026 relative à l’exclusion du champ d’application de la réglementation pression de la chambre à vide d’ITER ORGANIZATION de l’installation nucléaire de base nº 174

En 2025, ITER Organization a adressé une demande à l’ASNR afin d’exclure la chambre à vide1 de l’installation ITER du champ d’application de la réglementation pression (chapitre VII du titre V du livre V du code de l’environnement), pour l’inclure dans le cadre général de la réglementation applicable aux installations nucléaires de base (INB). Cette demande était motivée, en particulier, par le caractère spécifique de la conception de la chambre à vide. En effet, cette structure métallique est principalement dimensionnée pour résister aux efforts électromagnétiques qui résultent du comportement du plasma qu’elle confine. Elle reste néanmoins soumise à des efforts de pression en raison de son circuit de refroidissement. 

Cette demande a été instruite par l’ASNR qui est l’autorité compétente pour l’application de la réglementation pression aux équipements sous pression nucléaires. Elle s’appuie sur une expertise interne du dossier de dimensionnement de la chambre à vide qui a permis de confirmer le caractère étayé de la demande d’ITER Organization. 

L’ASNR a donc retenu d’accéder à cette demande. La décision de l’ASNR s’appuie sur le caractère général de la réglementation applicable aux INB, qui permet d’encadrer le contrôle de la conception, de la fabrication et de l’exploitation de la chambre à vide en s’adaptant à ses spécificités, afin d’assurer la maîtrise de l’ensemble des enjeux de sûreté associés, et notamment dans le cas présent la fonction de confinement qui lui est assignée. En particulier, le dimensionnement de la chambre à vide continuera à être contrôlé par l’ASNR en tenant compte des différentes sollicitations auxquelles elle sera exposée en service, dont les efforts électromagnétiques et les efforts issus de la pression du fluide de refroidissement.

La décision n° 2026-DC-042 du 14 avril 2026 de l’ASNR approuve ainsi l’exclusion de la chambre à vide du champ d’application de la réglementation pression et encadre les exigences qui devront être définies par ITER Organization pour cet équipement, en application de la réglementation applicable aux INB. ITER Organization devra transmettre la description précise des exigences retenues, accompagnée d’une démonstration de l’adéquation du dimensionnement de la chambre à vide avec les objectifs du rapport de sûreté de l’installation.

  • 1

    La chambre à vide est l'enceinte hermétique en acier inoxydable dans laquelle se produisent les réactions de fusion. Elle assure une première protection contre le rayonnement neutronique, participe à la stabilité du plasma et agit comme une première barrière de confinement des radiations.

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L’ASNR encadre les opérations de dragage dans le canal de la centrale nucléaire de Cruas

Introduction
L’ASNR a adopté le 24 février 2026 une décision encadrant les opérations de dragage de la centrale nucléaire de Cruas.
Centrale nucléaire de Cruas-Meysse
Centrale nucléaire de Cruas-Meysse

L’ASNR a adopté le 24 février 2026 une décision encadrant les opérations de dragage de la centrale nucléaire de Cruas.

La centrale nucléaire de Cruas-Meysse doit procéder régulièrement à des opérations de dragage de son canal d’amenée, dans lequel l’eau du Rhône est prélevée pour le refroidissement des réacteurs. Jusqu’en juillet 2025, ces opérations de dragage étaient autorisées par un arrêté inter-préfectoral. Le canal d’amenée étant depuis 2020 intégré entièrement dans le périmètre des INB de la centrale nucléaire de Cruas, l’ASNR est désormais compétente pour l’encadrement de ces activités.

Cette nouvelle décision de l’ASNR est consécutive à la demande d’EDF de pouvoir poursuivre la réalisation de ces opérations de dragage. 

La décision adoptée par l’ASNR encadre les conditions prévues pour réaliser ces opérations de dragage, en cohérence avec celles requises pour les autres opérations équivalentes réalisées sur le Rhône.

Cette décision a été adoptée par l’ASNR après consultation du public et de la commission locale d’information. A la demande de cette dernière, la décision prévoit une information de la commission locale d’information à l’issue de chaque opération de dragage. 

En savoir plus :

Décision nº 2026-DC-035 de l’ASNR 24 février 2026 
modifiant la décision n° 2016-DC-0549 de l’Autorité de sûreté nucléaire du 8 mars 2016 fixant les prescriptions relatives aux modalités de prélèvement et de consommation d’eau, de rejet d’effluents et de surveillance de l’environnement des installations nucléaires de base n° 111 et n° 112 exploitées par Électricité de France – Société Anonyme (EDF-SA) dans les communes de Cruas-Meysse (département de l’Ardèche) et La Coucourde (département de la Drôme)
 

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L’ASNR rencontre ses partenaires aux États-Unis

Introduction
Du 9 au 13 mars 2026, une délégation de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), conduite par le Commissaire Olivier Dubois, s’est rendue aux États-Unis afin d’échanger avec ses partenaires américains et internationaux sur les enjeux actuels de la sûreté nucléaire et de la radioprotection, et de renforcer les coopérations techniques et institutionnelles existantes.

Du 9 au 13 mars 2026, une délégation de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), conduite par le Commissaire Olivier Dubois, s’est rendue aux États-Unis afin d’échanger avec ses partenaires américains et internationaux sur les enjeux actuels de la sûreté nucléaire et de la radioprotection, et de renforcer les coopérations techniques et institutionnelles existantes.

La délégation de l’ASNR a visité plusieurs installations d’Argonne National Laboratory dédiées à l’étude de l’irradiation et de la corrosion des matériaux, à la thermohydraulique des réacteurs avancés et aux accidents graves. Le programme OCDE ROSAU (Reduction Of Severe Accident Uncertainties) mené à l’ANL a permis à l’ASNR de se positionner sur les renforcements proposés par EDF dans le cadre du 4ème réexamen des réacteurs pour limiter les conséquences en cas d’accident avec fusion du cœur.

9 mars 2026 - Visite du Reactor Severe Accident Test Facility de ANL, Lemont, IL
Visuel d’un essai ROSAU avec ablation importante par du corium d’un bloc de béton
De gauche à droite : Thierry Granier, Olivier Dubois, Olivier Marchand, Franck Lebrun (ASNR)

La délégation a assisté à Washington à la conférence RIC et a pris part à une série d’entretiens bilatéraux avec des homologues étrangers qui ont permis d’aborder les enjeux internationaux actuels de la sûreté nucléaire et de la radioprotection.

En marge de la conférence, des rencontres ont également eu lieu avec le président de la NRC, ainsi qu’avec deux commissaires, pour évoquer les enjeux réglementaires et les évolutions en cours dans les 2 pays.

La délégation a également rencontré le sous-secrétaire à l’énergie au DOE chargé de la sécurité nucléaire, administrateur de l’agence nationale de sécurité nucléaire (NNSA), afin de de partager les priorités respectives et d’échanger sur les collaborations en cours en matière de risque de criticité, de données nucléaires et de gestion et préparation des situations d’urgence.

Une réunion dédiée à la recherche en sûreté s’est tenue avec la NRC. Elle a permis de dresser un état des lieux des programmes de recherche conjoints et d’identifier les orientations futures en particulier dans le domaine des accidents de perte de réfrigérant primaire et des feux de batterie. Cette rencontre a été l’occasion de rappeler l’importance des projets menés dans le cadre de l’AEN et de se coordonner en vue de leur préparation.

La mission s’est conclue par le comité de pilotage de la coopération entre l’ASNR et la NRC avec la participation de son directeur général. Cette réunion a permis de faire le point sur les activités réglementaires en cours, les sujets d’intérêt partagés et les perspectives de coopération. Dans un contexte de renaissance du nucléaire impactant les deux autorités, l’importance d’accorder la priorité à la sûreté a été soulignée. Les deux autorités ont échangé sur leurs efforts respectifs en matière de gouvernance et d’efficience pour traiter l’ensemble des grands projets en cours de part et d’autre. Plusieurs sujets méritant un renforcement de la coopération ont été identifiés notamment dans les domaines du cycle du combustible, de l’intelligence artificielle, de la fusion, du vieillissement ainsi que pour certaines conceptions de réacteurs avancés.

13 Mars 2026 - Comité de pilotage de la coopération entre l’ASNR et la NRC, Rockville, MD
De gauche à droite : Jamie Pelton (NRC), Franck Lebrun (ASNR), Andrea Kock (NRC), Olivier Marchand (ASNR), Thierry Granier (ASNR), Kevin Williams (NRC), Olivier Dubois (ASNR), David Skeen (NRC), Mike King (NRC), John Tappert (NRC), Sabrina Attack (NRC), Jeremy Bowen (NRC)

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Radiographie industrielle : des fiches de bonnes pratiques pour les professionnels

Introduction
La radiographie industrielle est une activité à forts enjeux de radioprotection, mettant en œuvre des sources radioactives de haute activité, souvent en coactivité et dans des environnements contraints.

La radiographie industrielle est une activité à forts enjeux de radioprotection, mettant en œuvre des sources radioactives de haute activité, souvent en coactivité et dans des environnements contraints.

Afin d’accompagner les donneurs d’ordre et les prestataires en contrôles non destructifs (CND), la division de Nantes de l’ASNR, en lien avec les DREETS et la CARSAT, met à disposition des fiches de bonnes pratiques (recto-verso) destinées à renforcer : 

  • la préparation des chantiers,
  • la coordination des acteurs,
  • la maîtrise des risques pour les travailleurs et le public

Ces fiches s’appuient sur les retours d’expérience des inspections menées par l’ASNR en région Bretagne et Pays de la Loire, l’analyse des événements déclarés et les échanges menés avec les professionnels du secteur. Elles constituent un outil opérationnel, complémentaire aux exigences réglementaires.

Dans ce cadre, les professionnels peuvent également prendre connaissance et appliquer la charte de bonnes pratiques de la région Normandie établie conjointement par l’ASNR, la DREETS et les professionnels du secteur, mise à jour en 2022.
  

Les fiches de bonnes pratiques sont disponibles ici :

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Centrale nucléaire de Civaux : l’ASNR encadre la prévention des risques de dispersion de légionelles par les grandes tours aéroréfrigérantes

Introduction
Le 24 février 2026, l’ASNR a encadré la prévention des risques de dispersion de légionelles par les grandes tours aéroréfrigérantes de la centrale nucléaire de Civaux.

Le 24 février 2026, l’ASNR a encadré la prévention des risques de dispersion de légionelles par les grandes tours aéroréfrigérantes de la centrale nucléaire de Civaux.

Les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Civaux, situés en bord de Vienne, sont équipés chacun d’une grande tour aéroréfrigérante. Ces grandes tours sont susceptibles de disperser des légionelles dans l’environnement. Pour prévenir les risques résultant de cette dispersion, la décision de l’ASN du 6 décembre 2016 fixe deux seuils de colonisation de légionelles dans les circuits, respectivement de 10 000 et 100 000 UFC/L[1], à compter desquels des actions curatives et correctives doivent être menées pour diminuer les niveaux de colonisation observés en dessous de ces seuils.

Comme pour ses autres centrales nucléaires soumises à ce risque, EDF prévoit de mettre en place un traitement biocide par injection de monochloramine dans les circuits de refroidissement. Afin de mettre en œuvre ce traitement de manière ponctuelle, qui conduit à des rejets chimiques dans l’eau de la Vienne, EDF a demandé de modifier certaines limites et modalités de rejets d’effluents et de surveillance dans l’environnement de la centrale nucléaire de Civaux, jusqu’à présent encadrées par deux décisions de l’ASN de 2009[2].

Dans le cadre de la modification des limites et modalités associée à la mise en œuvre de ce traitement biocide, l’ASNR a consulté en 2025 le public ainsi que les parties prenantes locales, qui ont exprimé des avis défavorables. Ces avis, qui contestaient le besoin d’un traitement biocide, considéraient que l’équilibre résultant des dispositions de la décision de l’ASN du 6 décembre 2016 entre la nécessité de maîtriser le risque de légionellose et les impacts sur l’environnement n’était pas approprié pour la centrale nucléaire de Civaux dans un contexte où l’eau de la Vienne est déjà affectée en amont de la centrale par des effluents industriels et où celle-ci est utilisée en aval pour produire de l’eau potable.

Ainsi, l’ASNR a jugé nécessaire de revoir, spécifiquement pour la centrale nucléaire de Civaux et au regard des enjeux locaux, le cadre applicable à la maîtrise des colonisations en légionelles, en imposant de ne mettre en œuvre un traitement biocide qu’à partir de 100 000 UFC/L, seuil qui n’a été atteint que quatre fois en 25 années d’exploitation. Elle a ainsi accordé une dérogation encadrée par des mesures compensatoires qui permettent de limiter l’occurrence des traitements biocides, et donc les rejets chimiques dans l’eau de la Vienne, sans remettre en cause la prévention du risque de légionellose, en permettant à EDF de ne traiter qu’à l’atteinte du seuil de 100 000 UFC/L. Dans ce cas où ce traitement ne serait pas efficace, EDF devra arrêter ses réacteurs.

Cette dérogation et les mesures compensatoires qui l’accompagnent ont fait l’objet d’une nouvelle consultation du public et de la Commission locale d’information de la centrale nucléaire de Civaux, qui ont exprimé des avis favorables à cet encadrement spécifique.

La limitation de l’occurrence des traitements biocides a permis à l’ASNR de réduire de moitié certaines limites de rejets chimiques associées à la mise en œuvre du traitement biocide. L’ASNR a également prescrit à EDF de procéder à une surveillance renforcée de l’environnement si ce traitement était mis en œuvre et à en informer les parties prenantes.

La décision encadrant les limites de rejets chimiques associées au traitement biocide a été homologuée par le ministre chargé de la sûreté nucléaire le 16 décembre 2025.
 

[1] Unités formant colonie par litre
[2] https://www.asn.fr/reglementation/bulletin-officiel-de-l-asnr/installations-nucleaires/decisions-individuelles/decision-n-2009-dc-0139-du-2-juin-2009-de-l-asn et https://www.asn.fr/reglementation/bulletin-officiel-de-l-asnr/installations-nucleaires/decisions-individuelles/decision-n-2009-dc-0138-du-2-juin-2009-de-l-asn

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L’ASNR et la Société Française de Radiothérapie Oncologique (SFRO) partagent leur vision des enjeux de radioprotection dans le domaine de la radiothérapie, en particulier ceux liés à l’innovation.

Introduction
Le collège de l’ASNR a rencontré la Société Française de Radiothérapie Oncologique (SFRO), le 6 novembre 2025, dans le cadre du suivi de l’accord-cadre signé en juillet 2020 entre les deux organismes. La SFRO était représentée par sa présidente, accompagnée par des membres du bureau de la société savante.

Le collège de l’ASNR a rencontré la Société Française de Radiothérapie Oncologique (SFRO), le 6 novembre 2025, dans le cadre du suivi de l’accord-cadre signé en juillet 2020 entre les deux organismes. La SFRO était représentée par sa présidente, accompagnée par des membres du bureau de la société savante. 

Rencontre de l'ASNR et de la SFRO le 6 novembre 2025

Rencontre de l'ASNR et de la SFRO le 6 novembre 2025

Cette réunion était l'occasion d'échanger sur les actions inscrites dans l'accord-cadre qui régit la collaboration entre l’ASNR et la SFRO et de discuter des enjeux pour la sécurité des patients ainsi que de l'amélioration continue des pratiques dans le domaine de la radiothérapie. 

La SFRO a partagé les réflexions menées dans le cadre de son Livre Blanc sur la radiothérapie, en particulier sur la qualité et la gestion des risques. L’ASNR et la SFRO reconnaissent la maturité des démarches de gestion de la qualité et de la sécurité, tout en rappelant que des défis subsistent pour faire vivre ces démarches dans la durée, dans un contexte d’effectifs en tension. En outre, l’ASNR et la SFRO soulignent l’importance des démarches d’audits cliniques par les pairs ainsi que de la valorisation du retour d’expérience des événements significatifs de radioprotection, pour améliorer la sécurité des traitements. 

Par ailleurs, cet échange a été l’occasion de présenter les travaux de recherche de l’ASNR dans le domaine de la radiothérapie et notamment le projet FEDORA (FEtalDOse in RAdiotherapy) sur la dosimétrie du fœtus. L’ASNR réitère sa volonté d’accompagner les professionnels pour favoriser le développement des connaissances et souligne la nécessité de soutenir le projet RadioTransNet[1] dédié à la structuration de la recherche préclinique en radiothérapie.

Par ailleurs, l’ASNR et la SFRO s’accordent sur la nécessité de développer des synergies pour renforcer la veille technologique et être au plus près de l’innovation afin qu’elle puisse se déployer rapidement dans un cadre sécurisé. Les techniques suivantes ont notamment été abordées :

  • L’hypofractionnement : Cette technique, consistant à réduire le nombre de séances de traitement, entraine des réorganisations des services, des besoins de formation du personnel et des contrôles qualité renforcés ;
  • La radiothérapie adaptative : les études (ERAVES et RAIPANC), initiées et cofinancées par l’ASNR, visent à évaluer l'apport de l'adaptation quotidienne des traitements, notamment pour la prise en charge des cancers de la vessie et du pancréas ;
  • L’intelligence artificielle (IA) : l'IA est déjà intégrée à certaines étapes du parcours de soin, avec des applications concrètes déjà matures comme pour le contourage automatique des organes à risque ; son développement appelle toutefois une réflexion sur  l’évolution des compétences et des métiers ;
  • La radiothérapie FLASH : cette technique à ultra haut débit de dose (plusieurs dizaines de Gy/s, comparé au débit de dose de l’ordre de quelques grays par minute pour les techniques conventionnelles) semble réduire la toxicité radio-induite au niveau des tissus sains tout en maintenant le même contrôle tumoral ; son déploiement nécessite cependant d’évaluer plus précisément les enjeux associés à son intégration en pratique clinique, comme les effets à  long terme.

Enfin, l'ASNR et la SFRO ont identifié plusieurs sujets pour leur future collaboration tels que : 

  • la recherche, notamment dans le cadre de la participation au comité de pilotage du réseau national de recherche préclinique en radiothérapie oncologique (RadioTransNet), co-piloté par la SFRO avec la SFPM, et du partenariat européen PIANOFORTE ;
  • la structuration de la veille en matière d’innovation et l'évaluation associée aux nouvelles techniques et pratiques ;
  • la gestion des ré-irradiations, en définissant des stratégies pour la prise en compte de l’effet cumulatif des irradiations pour les patients bénéficiant de plusieurs radiothérapies au cours de leur vie. 

[1] RADIOTRANSNET – Réseau National de Recherche Préclinique en Radiothérapie

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Réacteurs EPR2 de Penly : l’ASNR achève la phase d’expertise de la demande d’autorisation de création

Introduction
L’ASNR est sur le point d’achever la phase d’expertise de la demande d’autorisation de création de deux réacteurs de type EPR2 sur le site de Penly, conformément au calendrier qu’elle avait établi. Les avis formulés sont publiés sur le site Internet de l’ASNR.

L’ASNR est sur le point d’achever la phase d’expertise de la demande d’autorisation de création de deux réacteurs de type EPR2 sur le site de Penly, conformément au calendrier qu’elle avait établi. Les avis formulés sont publiés sur le site Internet de l’ASNR.

Au cours de cette phase, et sur la base des expertises qu’elle a réalisées, l’ASNR a consulté le groupe permanent d’experts pour les réacteurs nucléaires (GPR) à trois reprises : sur la conception des systèmes de sûreté, sur les études relatives aux accidents sans fusion du cœur et sur la prise en compte des agressions dans la démonstration de sûreté nucléaire.

Le Groupe permanent d’experts a conclu que, à ce stade du projet et au regard des objectifs de sûreté assignés aux réacteurs EPR2 :

  • la conception des systèmes de sûreté apparaît appropriée,
  • les démarches, les hypothèses et les dispositions de conception retenues à l’égard des risques d’agressions examinés sont globalement adaptées,
  • les résultats des études des accidents sans fusion du cœur sont acceptables.

L’ASNR prendra en compte les conclusions de ces expertises dans son examen de la demande d’autorisation déposée par EDF, qui conduira à un avis qu’elle rendra au Gouvernement d’ici la fin de l’année 2026.

En complément de l’examen technique du dossier mené par l’ASNR, la procédure d’instruction conduite par le ministre chargé de la sûreté nucléaire se poursuit, avec une enquête publique qui se tient du 22 janvier au 4 mars 2026.

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Lancement de la troisième phase de la revue conjointe des options de sûreté du réacteur NUWARD

Introduction
Le 21 janvier 2026, l’ASNR a lancé, avec sept homologues européennes, la troisième phase de la revue des options de sûreté du projet de réacteur NUWARD SMR, développé par une filiale d’EDF.

Le 21 janvier 2026, l’ASNR a lancé, avec sept homologues européennes, la troisième phase de la revue des options de sûreté du projet de réacteur NUWARD SMR[1], développé par une filiale d’EDF.

NUWARD - Bâtiment réacteur - © 2025 NUWARD.

Les conclusions et les principaux enseignements de la seconde phase avaient été publiés dans un rapport en décembre 2025. Cette seconde phase avait confirmé la pertinence de la méthode d’évaluation retenue pour les projets de réacteurs parvenus à une maturité suffisante, tout en s'inscrivant dans la dynamique internationale de standardisation.

Outre la participation des autorités néerlandaise (ANVS), polonaise (PAA), suédoise (SSM), finlandaise (STUK) et tchèque (SUJB), l’initiative accueille désormais les autorités belge (AFCN) et italienne (ISIN). Dans la lignée des phases précédentes, cette nouvelle étape vise à évaluer, sur un projet concret, les enjeux des petits réacteurs modulaires en matière de sûreté et leur prise en compte dans différents cadres réglementaires nationaux.

L’évaluation des régulateurs lors de cette troisième phase se concentrera sur de nouvelles thématiques : la démarche de prévention de la rupture des composants principaux, la démarche de classement de sûreté des équipements et l’approche retenue pour la prise en compte des scénarios de perte d’alimentation électrique externe.

Les conclusions de cette revue, attendues pour la fin de l’année 2026, viendront nourrir les réflexions de l’ASNR sur l’harmonisation des exigences de sûreté et des processus d’autorisation des nouveaux réacteurs.

 

[1] NUWARD SMR est un concept de petit réacteur modulaire à eau sous pression à deux boucles, d’une puissance d’environ 1100 MWth. 

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