L’ASNR encadre les prélèvements d’eau et les rejets d’effluents du site CEA de Cadarache

Introduction
L’ASNR a adopté le 2 juin 2026 deux décisions qui modifient et actualisent les dispositions existantes relatives aux modalités de prélèvement, de consommation d’eau et de rejets dans l’environnement ainsi qu’aux limites de rejets d’effluents du site CEA de Cadarache :
Site CEA de Cadarache

L’ASNR a adopté le 2 juin 2026 deux décisions qui modifient et actualisent les dispositions existantes relatives aux modalités de prélèvement, de consommation d’eau et de rejets dans l’environnement ainsi qu’aux limites de rejets d’effluents du site CEA de Cadarache :

  • Décision ASN n° 2017-DC-0596 du 11 juillet 2017 fixant les limites de rejet dans l'environnement des effluents des installations nucléaires de base civiles du CEA Cadarache, homologuée par arrêté du 21 septembre 2017.
  • Décision ASN n° 2017-DC-0597 du 11 juillet 2017 fixant les prescriptions relatives aux modalités de prélèvement et de consommation d'eau, de transfert et de rejet dans l'environnement des effluents des installations nucléaires de base civiles du CEA Cadarache.

Ces décisions font suite aux éléments suivants :

  • l’intégration des limites de rejets applicables aux installations nucléaires de base (INB) en démantèlement n° 25, 42U, 52 et 92, instruites conformément aux dispositions du code de l’environnement.;
  • les modifications demandées par le CEA pour la phase de chantier de l’INB 172-RJH, ainsi que pour la suppression du piézomètre CAP 11 ;
  • de nouvelles prescriptions définies par l’ASNR, visant notamment à tirer les enseignements d’événements significatifs ayant conduit au marquage des eaux pluviales sur le centre, à renforcer la surveillance de ces eaux et la connaissance des points de rejet des installations, ainsi qu’à améliorer l’évaluation des effets cumulés des rejets dans le cadre des demandes de modifications des installations.

Ces demandes apportent des améliorations et des précisions aux prescriptions existantes des décisions de rejets du site CEA de Cadarache pour prendre en compte l’évolution de l’état réel des installations. Elles permettent ainsi une meilleure gestion et surveillance des impacts écologique et sanitaire du centre CEA de Cadarache.

Pour ces modifications, il est à noter qu’aucune homologation de la nouvelle décision fixant les limites de rejet n’est nécessaire, considérant qu’aucune modification de limite de rejet des installations en fonctionnement n’est prévue.

L’ASNR considère que les modifications retenues sont acceptables du point de vue des enjeux sanitaires et environnementaux associés aux rejets du site.

Les décisions ont été adoptées par l’ASNR après le recueil de l’avis du conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (CODERST) des Bouches-du-Rhône et après les consultations du public et de la commission locale d’information (CLI), qui n’ont pas émis d’observation.

Voir les décisions de l'ASNR

  • Décision nº 2026-DC-046 de l’ASNR du 2 juin 2026 
    modifiant la décision n° 2017-DC-0596 de l’Autorité de sûreté nucléaire du 11 juillet 2017 fixant les limites de rejet dans l’environnement des effluents des installations nucléaires de base civiles du centre de Cadarache exploitées par le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) sur la commune de Saint-Paul-lez-Durance (Bouches-du-Rhône)
     
  • Décision nº 2026-DC-047 de l’ASNR du 2 juin 2026
    modifiant la décision n° 2017-DC-0597 de l’Autorité de sûreté nucléaire du 11 juillet 2017 fixant les prescriptions relatives aux modalités de prélèvement et de consommation d’eau, de transfert et de rejet dans l’environnement des effluents des installations nucléaires de base civiles du centre de Cadarache exploitées par le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) sur la commune de Saint-Paul-lez-Durance (Bouches-du-Rhône)
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Publication du guide de l’ASNR n° 8 bis relatif à l’évaluation de la conformité des équipements sous pression nucléaires de niveau N1 destinés aux réacteurs électronucléaires à eau sous pression

Introduction
L’ASNR a publié le 19 juin 2026 le guide n° 8 bis relatif à l’évaluation de la conformité des équipements sous pression nucléaires (ESPN) de niveau N1 destinés aux réacteurs électronucléaires à eau sous pression. Ce guide est destiné aux fabricants d’ESPN, aux exploitants d’installations nucléaires et aux organismes habilités par l’ASNR pour l’appuyer dans l’évaluation de ces équipements.

L’ASNR a publié le 19 juin 2026 le guide n° 8 bis relatif à l’évaluation de la conformité des équipements sous pression nucléaires (ESPN) de niveau N1 destinés aux réacteurs électronucléaires à eau sous pression. Ce guide est destiné aux fabricants d’ESPN, aux exploitants d’installations nucléaires et aux organismes habilités par l’ASNR pour l’appuyer dans l’évaluation de ces équipements.

L’ASNR a publié le 19 juin 2026 le guide n° 8 bis relatif à l’évaluation de la conformité des équipements sous pression nucléaires (ESPN) de niveau N1 destinés aux réacteurs électronucléaires à eau sous pression. Ce guide est destiné aux fabricants d’ESPN

Les ESPN de niveau N1 sont ceux présentant les enjeux de sûreté les plus importants. Ils incluent notamment les équipements composant le circuit primaire principal et les circuits secondaires principaux des réacteurs à eau sous pression. Ils font l’objet d’une évaluation de leur conformité réalisée sous l’autorité de l’ASNR avec l’appui d’organismes qu’elle habilite à cette fin.

Le guide n° 8 bis définit les modalités de cette évaluation, notamment les éléments attendus de la part des fabricants et les contrôles réalisés par l’ASNR et les organismes. Il a été rédigé dans la perspective du lancement des fabrications des équipements à destination des réacteurs EPR2, dans l’objectif de permettre le déroulement dans les meilleures conditions des évaluations de la conformité et d’assurer un contrôle de la qualité de fabrication de ces équipements adapté aux enjeux qu’ils présentent pour la sûreté des réacteurs.

Afin d’accompagner sa mise en œuvre, l’ASNR a mis en place une démarche de suivi associant les industriels et les organismes afin de partager le retour d’expérience de son application ainsi que celle du code RCC-M.

La publication du guide n° 8 bis accompagne la reconnaissance par l’ASNR en septembre 2025 du référentiel retenu par EDF pour la fabrication des ESPN destinés aux réacteurs EPR2 (code RCC-M[1]de l’AFCEN[2]). Ce référentiel constitue le socle d’exigences techniques au regard duquel ces équipements sont fabriqués et évalués selon les dispositions figurant dans le guide n° 8 bis.

Ce guide résulte de travaux engagés par l’ASNR en 2020 en lien avec EDF, Framatome, l’AFCEN et les organismes habilités pour le contrôle des ESPN. Il tient compte des pratiques industrielles et du retour d’expérience de la fabrication des équipements destinés à l’EPR de Flamanville. Il a fait l’objet d’une consultation du public en avril 2026, qui a conduit à en préciser certains points.

Le guide n° 8, dans sa version révisée du 4 septembre 2012, reste applicable pour ce qui concerne les ESPN de niveau N2 ou N3, ou les ESPN de niveau N1 quand ils sont destinés à d’autres installations que les réacteurs électronucléaires à eau sous pression.

En savoir plus :

  • Guide de l’ASNR n° 8 bis
    Évaluation de la conformité des équipements sous pression nucléaires de niveau N1 destinés aux réacteurs électronucléaires à eau sous pression
     

[1] Règles de Conception et de Construction des matériels Mécaniques des îlots nucléaires des réacteurs à eau sous pression

[2] Association française pour les règles de conception, de construction et de surveillance en exploitation des matériels des chaudières électronucléaires.

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Science du feu : les travaux de recherche de l’ASNR présentés à l’IAFSS 2026

Introduction
Du 8 au 12 juin 2026 à La Rochelle, le 15ᵉ International Symposium on Fire Safety Science (IAFSS) a réuni la communauté scientifique internationale autour des avancées récentes en science du feu.

Du 8 au 12 juin 2026 à La Rochelle, le 15ᵉ International Symposium on Fire Safety Science (IAFSS) a réuni la communauté scientifique internationale autour des avancées récentes en science du feu.

Cet événement de référence vise à partager les dernières connaissances et innovations dans le domaine : il est le rendez-vous de chercheurs de renommée internationale. Il constitue un espace d’échanges privilégié pour faire progresser la compréhension des phénomènes d’incendie et des risques associés, notamment en environnements industriels.

Des recherches au cœur des enjeux industriels

Dans ce cadre, les travaux conduits par l’ASNR contribuent à mieux comprendre les phénomènes accidentels complexes, en particulier les incendies en environnements contraints tels que les installations nucléaires.

Ces recherches s’appuient sur des plateformes expérimentales à grande échelle (GALAXIE) et sur des outils de simulation permettant d’analyser les interactions entre combustion, ventilation et rejets de polluants (S3AFER).

À l’occasion de l’édition 2026 du symposium, plusieurs travaux de R&D ont été présentés par l’ASNR, portant sur les feux en milieu confiné, les foyers complexes et les rejets de polluants en situation d’incendie. Ces travaux apportent des données expérimentales et des méthodes d’analyse utiles à l’étude et à la modélisation des scénarios d’incendie.

Partager les connaissances et renforcer la maîtrise des risques

La participation de l’ASNR à ce symposium international s’inscrit dans une démarche de partage des résultats de recherche et de contribution aux avancées scientifiques en sécurité incendie.

Elle favorise le développement d’échanges avec les acteurs académiques et industriels, contribuant à faire progresser les connaissances et à améliorer la maîtrise des risques dans des contextes industriels à forts enjeux.

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L’ASNR rend son avis sur la démarche de diversification du système d’arrêt du réacteur CAL-30 de la société CALOGENA

Introduction
Le 19 mai 2026, l’ASNR a rendu son avis sur les options de sûreté envisagées par CALOGENA concernant la démarche de diversification du système d’arrêt de son réacteur CAL-30.

Le 19 mai 2026, l’ASNR a rendu son avis sur les options de sûreté envisagées par CALOGENA concernant la démarche de diversification du système d’arrêt de son réacteur CAL-30. 

Le réacteur CAL-30 est un projet de petit réacteur modulaire d’une puissance de 30 MWth, qui vise à alimenter des réseaux de chaleur urbains. Il dispose de deux systèmes redondants pour arrêter la réaction nucléaire, qui reposent sur un même principe consistant à une insertion gravitaire rapide de grappes de crayons d’absorbants neutroniques dans le cœur.

A l’issue de son examen, l’ASNR considère que la démarche de diversification des systèmes d’arrêt du réacteur CAL-30 est globalement satisfaisante mais qu’elle peut être encore raisonnablement renforcée.

Ainsi, le niveau de fiabilité global atteint par l’option retenue sera à consolider par des éléments détaillés de conception, de qualification et d’essais. 

De plus, compte tenu de l’absence de diversification fonctionnelle des parties mobiles des systèmes d’arrêt, l’ASNR considère que, dans le cadre d’une éventuelle demande d’autorisation de création, CALOGENA devra prévoir un moyen alternatif permettant d’ arrêter le réacteur malgré une situation de blocage total des grappes et préciser si ce moyen relève de la démonstration de sûreté de son réacteur ou s’il constitue un moyen ultime de crise.

Dans le cadre de son examen, l’ASNR a recueilli en mars 2026 l’avis du groupe transverse des réacteurs innovants (GT-RI).

Pour en savoir plus

Avis de l'ASNR :

Examen du dossier d’options de sûreté du réacteur CAL-30 :

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L’ASNR publie sa feuille de route relative au dialogue avec la société

Introduction
Dans un contexte marqué par de nouveaux projets nucléaires, des innovations technologiques, notamment dans le domaine de la santé et des enjeux climatiques, l’importance de la transparence et du dialogue n’a jamais été aussi forte.
Feuille de route - ASNR.fr

Dans un contexte marqué par de nouveaux projets nucléaires, des innovations technologiques, notamment dans le domaine de la santé et des enjeux climatiques, l’importance de la transparence et du dialogue n’a jamais été aussi forte. 

A cette fin, l’ASNR a décidé, après avis du HCTISN, de publier sa feuille de route dédiée au dialogue avec la société. Ce document structurant formalise la manière dont elle organise, renforce et renouvelle ses échanges avec l’ensemble des parties prenantes concernées par la sûreté nucléaire et la radioprotection.

Le dialogue avec la société constitue un levier essentiel pour l’ASNR : il nourrit sa recherche et son expertise, consolide la robustesse de ses décisions, et contribue à une meilleure appropriation des enjeux nucléaires et de radioprotection par les citoyens afin qu’ils puissent se forger leur propre opinion.

Cette feuille de route répond à un double objectif. D’une part, elle traduit la volonté de l’ASNR d’inscrire la transparence, l’ouverture et la participation au cœur de son action d’autorité indépendante. D’autre part, elle répond aux exigences du législateur, qui reconnaît que la sûreté nucléaire et la radioprotection relèvent dun intérêt général et sont un bien commun.

La construction de cette feuille de route du dialogue avec la société résulte de cette volonté d’articuler les besoins scientifiques et techniques de l’ASNR avec les intérêts, préoccupations, enjeux, contributions des parties prenantes.

Elle s’appuie sur plus de vingt ans d’expérience de mise en débat de questions complexes. 

L’ASNR a pris en compte l’éclairage du HCTISN formalisé dans son avis n°18, ainsi que les propositions notamment des CLI et de l’ANCCLI, partenaires historiques du dialogue. 

Au-delà d’une ambition, cette feuille de route présente les thématiques prioritaires du dialogue structurées autour des grands jalons de décision, d’expertise et de recherche qu’il s’agisse des enjeux de sûreté liés aux grands projets industriels ou de ceux de radioprotection en environnement et santé. Elle propose des modalités de participation adaptées aux enjeux, aux publics et aux territoires, pour assurer un continuum de participation. Enfin, elle intègre la contribution de l’ASNR au développement d’une culture de radioprotection chez les citoyens.

Cette feuille de route vise à donner à chacun – citoyens, élus, associations, experts, acteurs économiques – les moyens de comprendre, de questionner et de contribuer aux enjeux de sûreté nucléaire et de radioprotection.

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Dialogue avec les parties prenantes : l’ASNR rencontre l’ANCCLI

Introduction
Dans le cadre de sa démarche de dialogue avec les parties prenantes, le collège de l’ASNR a reçu les membres du bureau de l’Association nationale des comités et commissions locales d’informations (ANCCLI) le 11 juin.

Dans le cadre de sa démarche de dialogue avec les parties prenantes, le collège de l’ASNR a reçu les membres du bureau de l’Association nationale des comités et commissions locales d’informations (ANCCLI) le 11 juin.

L’ANCCLI rassemble aujourd’hui 35 commissions locales d’information qui remplissent une mission d'information, de concertation et de suivi de l'impact des installations nucléaires françaises.

A l’heure du renouvellement de la convention ASNR-ANCCLI, cette rencontre est l’occasion de souligner l’importance du partenariat avec l’ANCCLI, notamment pour renforcer le dialogue avec la société civile. 

Les échanges ont essentiellement porté sur les sujets techniques des petits réacteurs modulaires, de la modulation de fonctionnement des réacteurs, du décret d’autorisation de Cigéo ainsi que sur d’autres sujets d’importance pour les CLI.

L’ASNR entretient des échanges réguliers avec l’ANCCLI, qui lui permettent de mieux appréhender les préoccupations et attentes de ses interlocuteurs, d’expliquer les principes et les modalités des activités d’expertise, recherche, décision et contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection, et de prendre en compte leur position sur les démarches de dialogue en cours et à venir.

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L’ASNR se prononce sur la poursuite du fonctionnement de Georges Besse II au regard des conclusions de son premier réexamen périodique

Introduction
L’ASNR a analysé le rapport de conclusions du réexamen périodique de l’installation nucléaire de base (INB) 168, dénommée Georges Besse II, exploitée par Orano Chimie-Enrichissement sur le site de Tricastin (Drôme).

L’ASNR a analysé le rapport de conclusions du réexamen périodique de l’installation nucléaire de base (INB) 168, dénommée Georges Besse II, exploitée par Orano Chimie-Enrichissement sur le site de Tricastin (Drôme).

Site Orano du Tricastin
Site Orano du Tricastin

L’usine Gorges Besse II (INB 168) a été autorisée par décret du 27 avril 2007. Elle a pour fonction l’enrichissement de l’uranium par procédé de centrifugation. Elle est composée de deux unités d’enrichissement distinctes (unité nord et unité sud) ainsi que d’un atelier d’échantillonnage appelé RECII. 

Le 25 mai 2022 et conformément à l’article L. 593-18 du code de l’environnement, l’exploitant Orano Chimie-Enrichissement a remis à l’ASN son rapport de conclusions du premier réexamen périodique de l’INB 168. Ce réexamen, qui a lieu tous les dix ans, consiste à examiner la conformité de l’installation aux règles qui lui sont applicables et à réévaluer son niveau de sûreté afin de l’améliorer au regard des meilleures pratiques disponibles. 

À l’issue de son instruction du rapport de conclusions du réexamen, l’ASNR estime que les dispositions de sûreté retenues pour l’exploitation de l’INB 168, comprenant son « extension Nord » autorisée par décret du 28 avril 2026, sont satisfaisantes sous réserve du respect du plan d’action et des engagements pris par Orano. Ainsi, l’ASNR n’a pas d’objection à la poursuite du fonctionnement de l’INB 168 pour les prochaines années. 

L’ASNR a remis l’ensemble des conclusions de son instruction à la ministre déléguée auprès du ministre de l'Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, chargée de l’énergie.

La remise du prochain rapport de conclusions de réexamen de l’INB 168 devra intervenir avant le 25 mai 2032.

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Le collège de l’ASNR auditionne l’administratrice générale du CEA

Introduction
Dans le cadre des auditions régulières des principaux acteurs du nucléaire, le collège de l’ASNR a auditionné, le 9 avril 2026, Anne-Isabelle Étienvre, administratrice générale du CEA, accompagnée de ses principaux collaborateurs, sur les questions de sûreté nucléaire et de radioprotection.

Dans le cadre des auditions régulières des principaux acteurs du nucléaire, le collège de l’ASNR a auditionné, le 9 avril 2026, Anne-Isabelle Étienvre, administratrice générale du CEA, accompagnée de ses principaux collaborateurs, sur les questions de sûreté nucléaire et de radioprotection.

Le collège de l’ASNR a plus particulièrement entendu Mme Étienvre sur :

  • la mise à jour attendue de la stratégie de démantèlement, de gestion des matières et déchets radioactifs du CEA, pour la période 2026-2041 ;
  • l’avancement d’actions qui font l’objet de « grands engagements » au titre de la sûreté, et qui portent essentiellement sur l’évacuation de substances radioactives d’installations définitivement arrêtées et la reprise de déchets anciens entreposés, afin d’en limiter le potentiel de danger, ainsi que sur les travaux de maintien en conditions opérationnelles et sûres des installations anciennes ;
  • les prescriptions techniques émises par l’ASNR et leur proportionnalité aux enjeux de sûreté présentés par les installations du CEA ;
  • l’amélioration de l’organisation et des moyens de gestion de crise ;
  • l’avancement du projet de construction du réacteur expérimental Jules Horowitz (RJH) sur le site de Cadarache.
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Construction des nouvelles INB : l’ASNR modifie sa décision définissant le contenu du rapport de sûreté

Introduction
L’ASNR a modifié, le 7 avril 2026, la décision no 2015-DC-0532 de l’ASN définissant le contenu du rapport de sûreté des installations nucléaires de base (INB), afin de la mettre en cohérence avec le code de l’environnement pour ce qui concerne les risques liés au chantier d’une nouvelle installation.

L’ASNR a modifié, le 7 avril 2026, la décision n° 2015-DC-0532 de l’ASN définissant le contenu du rapport de sûreté des installations nucléaires de base (INB), afin de la mettre en cohérence avec le code de l’environnement pour ce qui concerne les risques liés au chantier d’une nouvelle installation. 

Construction des nouvelles INB : l’ASNR modifie sa décision définissant le contenu du rapport de sûreté

La demande d’autorisation de création d’une nouvelle INB est accompagnée d’un dossier comprenant une version préliminaire du rapport de sûreté qui porte la démonstration de sûreté nucléaire de la future installation. Cette version préliminaire du rapport de sûreté doit ainsi justifier la manière dont les accidents sont prévenus ou leurs conséquences limitées.

Le contenu de la version préliminaire du rapport de sûreté est précisé par la décision n° 2015‑DC-0532 de l’ASN. L’article 4.9.1 de l’annexe à cette décision prévoit que la version préliminaire du rapport de sûreté traite également des risques liés à la construction de l’INB. Cette rédaction n’est pas cohérente avec les dispositions actuelles du code de l’environnement, car elle englobe les risques du chantier de construction liés aux installations nécessaires aux travaux, qui ne sont pas présentés par la future INB elle-même.

La modification projetée de la décision n° 2015-DC-0532 a pour objectif de mettre l’article 4.9.1, ainsi que l’article 4.9.2 qui lui est lié, en cohérence avec le code de l’environnement. Elle conduit notamment à ce qu’un exploitant d’une INB n’ait plus à intégrer dans la version préliminaire du rapport de sûreté de la future INB les études de dangers des installations classées pour l’environnement (ICPE) nécessaires aux travaux. Ces études de dangers restent toutefois toujours requises au titre de la règlementation des ICPE.

Le projet de modification a fait l’objet d’une consultation du public du 3 au 23 octobre 2025 sur le site internet de l’ASNR et d’un avis favorable du Conseil supérieur de la prévention des risques technologiques.

En savoir plus :

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Centrale nucléaire de Cattenom : l’ASNR modifie l’encadrement des rejets d’effluents et de la surveillance de l’environnement

Introduction
L’ASNR a adopté le 17 mars 2026 deux décisions qui modifient l’encadrement des rejets d’effluents et de la surveillance de l’environnement de la centrale nucléaire de Cattenom.
Vue aérienne de la centrale nucléaire de Cattenom - © EDF/HappyDay/J.-L. Burnod

Vue aérienne de la centrale nucléaire de Cattenom - © EDF/HappyDay/J.-L. Burnod

L’ASNR a adopté le 17 mars 2026 deux décisions qui modifient l’encadrement des rejets d’effluents et de la surveillance de l’environnement de la centrale nucléaire de Cattenom. 

Ces nouvelles décisions sont consécutives à la demande d’EDF de modifier certaines limites et modalités de rejets d’effluents et de surveillance dans l’environnement de la centrale nucléaire de Cattenom, jusqu’à présent encadrées par deux décisions de l’ASN de 2014[1]. EDF souhaite en particulier faire évoluer les conditions de mise en œuvre du traitement biocide à la monochloramine[2] de l’eau utilisée dans les grandes tours aéroréfrigérantes, afin de pouvoir faire face à l’augmentation des épisodes de colonisations par des amibes. Cette augmentation est notamment liée au remplacement des tubes des condenseurs des réacteurs en laiton, qui avait un effet biocide sur les amibes, par du titane afin de limiter la corrosion et l’encrassement des circuits et limiter les rejets en métaux dans l’environnement.

L’évolution de ce traitement biocide conduira à augmenter les rejets annuels en chlorures et sodium dans la Moselle du fait qu’il pourra être mis en œuvre sur une période plus longue de l’année, en particulier pendant la période hivernale. Toutefois, les limites maximales journalières de rejets ne sont pas modifiées.

L’instruction de l’ASNR a conduit EDF à optimiser sa stratégie de traitement biocide, permettant ainsi de réduire les rejets prévisionnels supplémentaires en chlorures et sodium. 

Les modifications demandées par EDF ont fait l’objet d’une évaluation de leur incidence sur l’environnement et sur la santé humaine. Cette évaluation conclut à un très faible impact environnemental additionnel sur la Moselle et à l’absence de risque sanitaire pour les populations avoisinantes. L’ASNR prescrit également à EDF de poursuivre la recherche de solutions pour réduire l’usage des réactifs chimiques nécessaires au traitement biocide sur la centrale nucléaire de Cattenom.

L’ASNR a consulté le public et la commission locale d’information du site de Cattenom sur ces modifications. La décision de l’ASNR relative aux limites de rejets d’effluents de la centrale nucléaire de Cattenom dans l’environnement a été homologuée par le ministre chargé de la sûreté nucléaire.

En savoir plus :

Décisions de l'ASNR

Décision n° 2026-DC-037 de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection du 17 mars 2026
modifiant la décision n° 2014-DC-0415 de l’Autorité de sûreté nucléaire du 16 janvier 2014 fixant les prescriptions relatives aux modalités de prélèvement et de consommation d’eau et de rejets dans l’environnement des effluents liquides et gazeux des installations nucléaires de base n° 124, n° 125, n°126 et n° 137 exploitées par Électricité de France - Société Anonyme (EDF-SA) dans la commune de Cattenom (département de la Moselle)

Décision n° 2026-DC-038 de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection du 17 mars 2026
modifiant la décision n° 2014-DC-0416 de l’Autorité de sûreté nucléaire du 16 janvier 2014 fixant les limites de rejets dans l’environnement des effluents liquides et gazeux des installations nucléaires de base n° 124, 125, 126 et 137 exploitées par Électricité de France - Société Anonyme (EDF-SA) dans la commune de Cattenom (département de la Moselle)

Consultation du public

Consultation du 20/11/2025 au 20/12/2025
Modication des décisions réglementant les prélèvements d’eau et les rejets d’effluents dans l'environnement


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