L’ASNR reconduite comme Centre collaborateur de l’OMS

Introduction
Le 22 juillet 2026, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a reconduit pour quatre ans l’ASNR en tant que « centre collaborateur de l’OMS » dans le domaine de la radioprotection.

Le 22 juillet 2026, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a reconduit pour quatre ans l’ASNR en tant que « centre collaborateur de l’OMS » dans le domaine de la radioprotection.

Depuis 2010 (date de la première certification de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), l’OMS, institution spécialisée de l'Organisation des Nations unies (ONU), fait appel aux compétences françaises dans le domaine de la radioprotection.

Environ 830 institutions dans 85 pays appuient l’OMS : elles sont alors désignées comme « centre collaborateur » pour mener des activités de soutien dans une multitude de domaines liés à la santé. 

Dans le cadre de cette reconduction, l’OMS et l’ASNR ont défini trois sujets prioritaires : 

  • la préparation et la réponse médicale et sanitaire aux situations d’urgence nucléaire et radiologique ;
  • la radioprotection des expositions médicales ;
  • la radioprotection des expositions « existantes ».

L’ASNR offre son appui à l’OMS pour élaborer les recommandations, préparer et répondre aux urgences radiologiques et nucléaires sur son volet santé, établir des agendas stratégiques de recherche dans le domaine de la radioprotection, communiquer et diffuser les connaissances liées aux conséquences médicales et sanitaires des risques radiologiques et nucléaires.

Depuis 2010, l’ASNR a ainsi régulièrement apporté son support scientifique et technique à l’OMS et notamment :

  • en 2011, pour définir une méthode d’évaluation des conséquences sur la population japonaise de l’accident nucléaire de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi au Japon (Health risk assessment from the nuclear accident after the 2011 Great East Japan Earthquake and Tsunami) ;
  • en 2017, pour définir les 10 actions nécessaires à l’amélioration de la radioprotection dans le secteur médical (Bonn call for action), et pour établir des recommandations sur la prophylaxie de l’iode en situation d’accident nucléaire (Iodine thyroid blocking: Guidelines for use in planning for and responding to radiological and nuclear emergencies) ;
  • en 2022, dans ses actions de préparation de la réponse médicale et sanitaire de l’Ukraine face aux menaces radiologiques et nucléaires ;
  • en 2023, pour établir des recommandations sur les stocks nationaux de contre mesure médicale face aux urgences radiologiques et nucléaires (National stockpiles for radiological and nuclear emergencies: policy advice) ;
  • en 2026, en organisant le 18ème séminaire de coordination du réseau REMPAN (Radiation Emergency Medical Preparedness and Assistance Network), le réseau de l’OMS dédié à l'aide médicale en cas d'urgence radiologique (plus d’information).

L’ASNR participe également régulièrement aux missions d’évaluation externe conjointe (Joint External Evaluation - JEE) visant à évaluer les capacités des pays, états membre de l’OMS, à prévenir, détecter et répondre rapidement aux risques pour la santé publique, qu’ils surviennent naturellement ou à la suite d’événements délibérés ou accidentels. L’ASNR a ainsi dernièrement accompagné les JEE en Albanie (plus d’information) et en Allemagne.

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Conférences de presse des divisions territoriales : bilans 2025 et enjeux pour 2026

Introduction
L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) est implantée sur l’ensemble du territoire français. Ses onze divisions territoriales lui permettent d’exercer ses missions de contrôle sur l’ensemble du territoire métropolitain et dans les départements et régions d’outre mer.
Carte des régions de France

L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) est implantée sur l’ensemble du territoire français. Ses onze divisions territoriales lui permettent d’exercer ses missions de contrôle sur l’ensemble du territoire métropolitain et dans les départements et régions d’outre‑mer.

  

À l’occasion de la parution du rapport sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection, les divisions de l’ASNR présentent les conclusions des actions de contrôle menées en 2025 dans leurs régions administratives respectives.

Marseille

La division de Marseille de l’ASNR présente les conclusions des actions de contrôle menées en 2025 en région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), Occitanie (ex-Languedoc-Roussillon) et collectivité de Corse.

Bordeaux

La division de Bordeaux de l’ASNR présente les conclusions des actions de contrôle menées en 2025 en région Nouvelle-Aquitaine et ex-Midi-Pyrénées.

Lyon

La division de Lyon de l’ASNR présente les conclusions des actions de contrôle menées en 2025 en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Orléans

La division d’Orléans de l’ASNR présente les conclusions des actions de contrôle menées en 2025 en région Centre-Val de Loire.

Paris et Orléans (Île-de-France)

La division de Paris et la division d’Orléans de l’ASNR présentent les conclusions des actions de contrôle menées en 2025 en région Île-de-France.

Caen

La division de Caen de l’ASNR présente les conclusions des actions de contrôle menées en 2025 en région Normandie.

Nantes

La division de Nantes de l’ASNR présente les conclusions des actions de contrôle menées en 2025 en régions Bretagne et Pays-de-la-Loire.

Dijon

La division de Dijon de l’ASNR présente les conclusions des actions de contrôle menées en 2025 en région Bourgogne-Franche-Comté.

Lille

La division de Lille de l’ASNR présente les conclusions des actions de contrôle menées en 2025 en région Hauts-de-France.

Strasbourg et Châlons-en-Champagne

Les divisions de Strasbourg et Châlons-en-Champagne de l’ASNR présentent conjointement les conclusions des actions de contrôle menées en 2025 en région Grand Est.

Quelles sont les missions des divisions territoriales de l’ASNR ?

Les divisions territoriales de l’ASNR mettent en œuvre, sous l’autorité des délégués territoriaux, les missions de contrôle de terrain des installations nucléaires de base (INB), des transports de substances radioactives (TSR) et des activités nucléaires de proximité ; elles instruisent la majorité des demandes d’autorisation déposées auprès de l’ASNR par les responsables d’activités nucléaires (RAN) exercées sur leur territoire. Elles contrôlent, pour ces activités et dans ces installations, l’application de la réglementation relative à la sûreté nucléaire, à la radioprotection, aux équipements sous pression (ESP), ainsi qu’aux installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). Elles assurent l’inspection du travail dans les centrales nucléaires.

En situation d’urgence radiologique, les divisions de l’ASNR contrôlent les dispositions prises par l’exploitant sur le site pour mettre l’installation en sûreté et assistent le préfet de département, responsable de la protection des populations. Dans le cadre de la préparation à ces situations, elles participent à l’élaboration des plans d’urgence établis par les préfets et aux exercices périodiques.

Les divisions de l’ASNR contribuent à la mission d’information du public. Elles participent, par exemple, aux réunions des commissions locales d’information (CLI) des installations nucléaires de base (INB) et entretiennent des relations régulières avec les médias locaux, les élus, les associations, les exploitants et les administrations locales.

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L’ASNR renouvelle ses groupes permanents d’experts en sûreté nucléaire et en radioprotection : appel à candidatures

Introduction
Pour préparer ses décisions et avis présentant les enjeux de sûreté nucléaire et de radioprotection les plus importants, l’ASNR sollicite les avis et les recommandations de groupes permanents d’experts (GPE) placés auprès d’elle. Le mandat de ces GPE arrivant à échéance au 31 décembre 2026, l’ASNR lance un appel à candidatures pour leur renouvellement.

Pour préparer ses décisions et avis présentant les enjeux de sûreté nucléaire et de radioprotection les plus importants, l’ASNR sollicite les avis et les recommandations de groupes permanents d’experts (GPE) placés auprès d’elle1. Le mandat de ces GPE arrivant à échéance au 31 décembre 2026, l’ASNR lance un appel à candidatures pour leur renouvellement. 

Cinq GPE sont concernés par cet appel :

  • « déchets » (GPD),
  • « équipements sous pression nucléaires » (GPESPN),
  • « réacteurs nucléaires » (GPR),
  • « laboratoires, usines, démantèlement et transport » (GP LUDT),
  • « radioprotection » (GPRP) y compris le groupe de travail relatif à la radioprotection des patients (GTRPP) qui lui est rattaché

Le groupe transverse d’experts portant sur les réacteurs innovants (GT-RI) sera composé de membres issus des GPR, GPLUDT, GPESPN et GPD. 

Le rôle des groupes permanents d’experts

Les GPE sont consultés par l’ASNR afin de lui apporter un éclairage sur les sujets techniques présentant les enjeux les plus importants en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection. Pour cela, ils s’appuient généralement sur les éléments mis à leur disposition et élaborent un avis éclairé et indépendant assorti éventuellement de recommandations. Leurs avis sont rendus publics sur asnr.fr.

Les GPE fournissent à l’ASNR une prise de recul utile à la prise de décision, avec leurs avis élaborés à partir de discussions collectives entre experts. Ils jouent un rôle de garant de la doctrine en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection et contribuent à son évolution. Ils peuvent être également associés aux évolutions de la règlementation. Il est attendu des membres qu’ils se tiennent informés du progrès des connaissances dans le domaine de la sûreté nucléaire ou de la radioprotection.

Le fonctionnement des groupes permanents d’experts

Les modalités de fonctionnement des GPE sont fixées à l’article 8 de l’annexe 2 du règlement intérieur de l’ASNR et par le règlement intérieur des GPE

Chaque GPE se réunit plusieurs fois dans l’année pour préparer les avis demandés par l’ASNR. Les GPE peuvent aussi se réunir pour des séances d’information et être amenés à participer à des visites sur le terrain.

Les GPE peuvent avoir recours, ponctuellement, à des groupes de travail temporaires (GT ad hoc) sur des sujets spécifiques. Ces GT ad hoc produisent un rapport et rendent compte de leurs réflexions au GPE, qui émet ensuite un avis.

Les membres des GPE sont nommés en raison de leurs compétences, qu’elles soient transversales dans des domaines de la sûreté nucléaire ou de la radioprotection, relatives à certains types d’installations ou d’activités, ou spécialisées dans un domaine technique. 

Les experts sont nommés intuitu personae et ne représentent pas leur structure d’origine, mais contribuent, par leurs connaissances et leur expérience, à former un consensus technique sur les sujets qui leurs sont soumis. Les GPE ne constituent pas des groupes pluralistes.

Les membres des GPE sont nommés pour quatre ans par décision du directeur général de l’ASNR. Ils exercent leur activité à titre bénévole. Ils disposent d’une disponibilité suffisante pour participer activement et assidûment aux travaux, notamment pour ceux membres de plusieurs groupes, incluant des déplacements en région parisienne notamment pour assister en présentiel aux séances de GPE, au siège de l’ASNR à Montrouge (92). Il peut être mis fin à leur fonction à leur demande ou par décision motivée de l’ASNR.

L’ASNR met en œuvre des modalités de sélection et de nomination des membres des GPE visant à assurer, outre la complémentarité de leurs compétences, l’indépendance de l’expertise sur laquelle elle s’appuie et la transparence du processus d’élaboration de ses décisions.

La prévention des conflits d’intérêts conduit également l’ASNR à demander aux candidats de produire une déclaration d’intérêts. Les règles de déontologie applicables aux expertises réalisées par les GPE sont définies dans le règlement intérieur de l’ASNR (annexe 2), ainsi que dans le règlement intérieur des GPE

Les membres des GT ad hoc créés sont soumis aux mêmes obligations déontologiques que les membres des GPE.

Modalités de candidature

Le processus de sélection de experts est précisé aux articles 5 à 7 de l’annexe 2 du règlement intérieur de l’ASNR.

La nouvelle mandature sera constituée avant le 31 décembre 2026.

Les candidats peuvent postuler pour un ou plusieurs GPE. S’agissant des groupes d’experts en radioprotection, les candidats peuvent postuler soit pour le groupe permanent « radioprotection » (GPRP) seul, soit pour son groupe de travail pérenne rattaché (GTRPP) seul, soit pour les deux. 

Les dossiers de candidatures doivent être déposés sur le site « démarches simplifiées » au plus tard le 6 septembre 2026.

Les pièces constitutives du dossier de candidature sont :

  • le formulaire de candidature,
  • la déclaration d’intérêts.

Au regard de l’ensemble des candidatures recueillies, une commission de sélection des experts de chaque GPE formulera des propositions de composition de ces groupes. Le directeur général de l’ASNR nommera ensuite les membres des GPE pour la mandature 2027-2030.

Toute demande de renseignements en lien avec le présent appel à candidatures peut être adressée au secrétariat des GPE à candidaturesGPE@asnr.fr.

  • 1

    Cf. article L.592-13-3 du code de l’environnement

Pour en savoir plus

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L’ASNR rencontre ses partenaires suisses

Introduction
La 35e réunion de la Commission mixte franco-suisse de sécurité nucléaire s’est tenue les 24 et 25 juin 2026 dans la ville de Spiez (Suisse).

La 35e réunion de la Commission mixte franco-suisse de sécurité nucléaire s’est tenue les 24 et 25 juin 2026 dans la ville de Spiez (Suisse). 

La délégation suisse, menée par le directeur de l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) Mark Kenzelmann comprenait plusieurs représentants de l’IFSN, de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), de l’Office fédéral de l’Energie (OFEN), de la Centrale nationale d’alarme (CENAL) et des cantons suisses. Pour l’ASNR étaient présents la Commissaire Géraldine Pina, des représentants de la Direction des déchets, des installations de recherche et du cycle (DRC), de la Direction des rayonnements ionisants et de la santé (DIS), de la Division de Lyon et de la Direction internationale.

Les discussions ont porté sur l’actualité des réacteurs en France (4e réexamen périodique des réacteurs de 1300 MWe, orientations du 5e réexamen périodique pour les réacteurs de 900 MWe, programme EPR2) et en Suisse (levée de l’interdiction de construire de nouvelles centrales nucléaires par le Parlement), l’avancement des projets de petits réacteurs innovants (SMR) en France et en Suisse (projet BALDER de réacteur expérimental à sels fondus), les projets de stockage géologique et la gestion de crise en France et en Suisse.

Les actualités et activités liées à la radioprotection dans le domaine médical ont également été abordées. Dans ce cadre, l’ASNR et l’Office fédéral de la santé publique ont convenu de renforcer le partage d’expérience sur la radioprotection des patients et des travailleurs dans le cadre de l’utilisation d’une technologie émergente en radiothérapie externe, la thérapie flash, qui utilise un très haut débit de dose.

Une visite du laboratoire de Spiez, spécialisé dans le domaine de la défense nucléaire, radiologique, biologique et chimique (risques NRBC), a été organisée, avec notamment une présentation de moyens de mesures mobiles de la radioactivité et du laboratoire de recherche sur les pathogènes de classe 4 (maladies infectieuses à haut pouvoir de dissémination et à haut taux de mortalité).

À l’issue de cette réunion bilatérale, les deux parties se sont engagées à poursuivre leurs échanges sur les différentes facettes de la coopération franco-suisse en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection et ont prévu de se retrouver en France en juin 2027.

Bilatérale France Suisse

De gauche à droite : Marzio Giamboni (représentant des cantons suisses), Annatina Muller-Germana (IFSN), Sébastien Baechler (OFSP), Géraldine Pina (ASNR), Sylvain Petit (ASNR), Marc Kenzelmann (IFSN), Lucia Federspiel (CENAL), Sophie Beauquier (ASNR), Rosa Sardella (IFSN), Loriane Kohlre (IFSN), Olivier Mauron (IFSN), Aurélie Isambert (ASNR), Olivier Lareynie (ASNR), Martin Buchmann (IFSN).

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20 ans de la loi relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire. Le modèle français de transparence et d’indépendance face aux forts enjeux pour le futur

Introduction
Vingt ans après l’adoption de la loi du 13 juin 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), le Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN) et l’Association nationale des comités et commissions locales d’information (ANCCLI) soulignent la portée fondatrice et durable de ce texte dans l’organisation démocratique et dans l’exercice concret de la transparence au bénéfice des populations et réaffirment leur engagement individuel et commun en faveur d’une transparence exigeante, pluraliste et accessible.

Vingt ans après l’adoption de la loi du 13 juin 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), le Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN) et l’Association nationale des comités et commissions locales d’information (ANCCLI) soulignent la portée fondatrice et durable de ce texte dans l’organisation démocratique et dans l’exercice concret de la transparence au bénéfice des populations et réaffirment leur engagement individuel et commun en faveur d’une transparence exigeante, pluraliste et accessible.

Cette loi a marqué un tournant décisif dans la manière dont la société française appréhende les enjeux nucléaires en :

  • Créant une autorité administrative indépendante, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), chargée du contrôle de la sûreté nucléaire, de la radioprotection et de l’information des publics ;
  • Consacrant l'existence légale des Commissions locales d’information (CLI) et de leur fédération (ANCCLI -fondée en 2000) avec la définition, au niveau législatif, de leur statut, rôle et de prérogatives ;
  • Créant le Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN).

Henri Revol, Ancien rapporteur de la loi TSN au Sénat, premier Président du HCTISN : « Au moment où le recours à l’énergie nucléaire fait à nouveau l’actualité, il est bon que nos concitoyens sachent que la France dispose d’un texte fondateur du droit nucléaire moderne reconnu internationalement depuis 20 ans. Ce fut une grande fierté pour moi, d’être nommé premier Président de ce Haut Comité dont je salue la pérennité ».

En vingt ans, la France a fait de la transparence en matière de nucléaire et de radioprotection non pas un outil de communication des pouvoirs publics, mais une exigence démocratique constitutive de la sûreté nucléaire elle-même sous la vigilance des instances créées par loi. Cette évolution du rôle et des acteurs de l’écosystème nucléaire renforce notre conviction : dans le domaine nucléaire, la transparence n’est jamais acquise. Elle doit être construite en permanence, avec les citoyens.

La singularité française : l’équilibre entre indépendance, débat et vigilance territoriale. Le modèle français repose sur une articulation institutionnelle singulière :

  • L’Autorité de sûreté fait de la recherche, instruit, expertise, dialogue, décide et contrôle en toute indépendance ;
  • Le Haut comité débat, confronte les points de vue et veille à la transparence ;
  • Les territoires surveillent, questionnent, s’approprient les enjeux, forment et informent les populations via les CLI et l’ANCCLI.

Cette complémentarité contribue à la robustesse du système français de sûreté nucléaire. Au fil des réformes successives – loi TSN de 2006, loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte de 2015, loi de création de l’ASNR en 2024 – la transparence nucléaire est progressivement passée d’une logique de communication institutionnelle à une droit, un engagement collectif dans la participation et ainsi à la consolidation d’un bien commun.

Aujourd’hui, dans un contexte marqué par la relance du nucléaire en France, par les effets du changement climatique, les tensions sur les énergies et une forte sensibilité de la société aux risques nucléaires, cette exigence démocratique demeure plus essentielle que jamais.

Le HCTISN : la vigie qui fait vivre le débat pluraliste sur le nucléaire

Le Haut Comité constitue un espace unique de dialogue pluraliste réunissant élus, associations, exploitants, CLI, syndicats, experts, administrations et personnalités qualifiées. Depuis vingt ans, ses travaux ont permis d’éclairer l’évolution de la transparence nucléaire autour de sujets majeurs :

  • La gestion des déchets radioactifs ;
  • L’articulation entre transparence et secret ;
  • La situation des entreposages et du cycle des combustibles usés en France ;
  • L’allongement de la durée d’exploitation des réacteurs ;
  • Les conditions du dialogue entre institutions, experts et société.

Par ses travaux en plénière, ses groupes de travail, ses avis publics et ses recommandations accessibles à tous, cette instance pluraliste contribue à mettre en débat contradictoire des sujets complexes, à organiser le partage d’information et l’échange de données entre parties prenantes et à inscrire les discussions dans la durée. Le Haut Comité a notamment joué un rôle structurant :

  • Dans la mise en place d’un groupe de suivi consacré à l’information et à la participation du public autour du projet de centre de stockage profond de déchets radioactifs Cigéo ;
  • Dans la vigilance portée à la diffusion effective et à l’accessibilité des informations mises à disposition par les exploitants ;
  • Dans l’éclairage des travaux relatifs à la feuille de route « Dialogue avec la société » de l’ASNR ; 
  • Dans l’amélioration des mesures d’information du public et de transparence sur les anomalies de la cuve EPR de Flamanville 3 et sur le phénomène de corrosion sous contrainte détecté sur plusieurs réacteurs ;
  • Dans l’information précoce des parties prenantes sur le développement des petits réacteurs modulaires (SMR) et les enjeux de transparence associés à cette nouvelle filière.

Christine Noiville, Présidente du HCTISN : « La loi TSN a posé des fondations solides. Vingt ans plus tard, la transparence nucléaire est devenue une réalité. Mais dans un contexte de relance du nucléaire, cette avancée collective doit encore être consolidée et renforcée sur de nombreux points. »

Les enjeux demeurent importants : garantir une information toujours plus accessible et compréhensible, permettre aux citoyens et aux parties prenantes de contribuer effectivement aux choix structurants de la politique nucléaire, anticiper les questions soulevées par les nouveaux projets et les nouvelles technologies, et préserver un juste équilibre entre les exigences de transparence et la protection des informations sensibles. C’est à cette condition que pourra se poursuivre la construction d’une confiance éclairée et durable. Le HCTISN continuera de mobiliser ses travaux et ses espaces de dialogue au service de cette ambition.

L’ASNR : une démarche volontariste de dialogue avec la société et de transparence devenues une condition de la sûreté

Informer le public en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection est l’une des missions fondamentales de l’ASNR. Pour remplir cette mission et répondre aux attentes du public, l’Autorité de sûreté s’est toujours attachée à faire évoluer ses modes d’action. L’encadrement juridique du droit à l’information, la publication systématique des décisions, avis et lettres de suite d’inspection, avis d’expertises ainsi que l’accessibilité croissante des documents techniques et scientifiques ont profondément transformé la culture de la transparence. L’accident de Fukushima a constitué à cet égard un moment structurant pour la crédibilité de l’engagement. Il a confirmé l’exigence de transparence en situation de crise et démontré que l’accès rapide à une information fiable et compréhensible constitue une composante essentielle de la gestion des situations accidentelles.

Au-delà de la transparence et de l’accès à l’information, le dialogue est un engagement collectif et dans la durée, d’écoute et d’échanges, enrichissant les recherches, les expertises et les décisions de l’Autorité. 

« Le dialogue entre l’ASNR et la société civile constitue un engagement collectif. Assurer un continuum de la participation de la société, sur l’ensemble des activités de l’ASNR, est un levier essentiel pour renforcer la robustesse de nos travaux, la qualité de nos décisions et donc notre légitimité car la confiance se construit dans la durée, par la constance, le dialogue et la capacité à rendre compte. » exprime Pierre-Marie Abadie, Président de l’ASNR.

L’ASNR a décidé de se doter d’une feuille de route « Dialogue avec la société », élaborée avec l’éclairage du HCTISN et structurée des grands enjeux de sûreté auxquels doit répondre le secteur dans les prochaines années. Le dialogue s’appuie sur une gamme large d’outils et couvre dans la durée l’ensemble des activités de l’ASNR, depuis la production des connaissances par la recherche, l’expertise, la construction des décisions et leur contrôle. Ce dialogue nourrit la réflexion stratégique et l’action au quotidien.  Cette feuille de route qui sera publiée le lundi 15 juin 2026, marque une ambition renforcée pour être au rendez-vous des préoccupations sociétales :

  • Innover dans les pratiques de dialogue avec la société ;
  • Renforcer les relations avec les parties prenantes 
  • Ancrer le dialogue sur la sûreté au cœur des défis industriels du secteur
  • Inscrire l’action de l’ASNR dans les standards internationaux de transparence et de participation portés notamment par l’AIEA, WENRA et HERCA.  

Les CLI et l’ANCCLI : une vigilance citoyenne au plus près des territoires, un tiers de confiance indispensable.

Autour des installations nucléaires, les commissions locales d’information (35 à ce jour) jouent un rôle essentiel de suivi, de vigilance et d’information des populations. Leur action contribue à :

  • Assurer une surveillance indépendante locale ;
  • Renforcer la compréhension des enjeux techniques ;
  • Accompagner l’information des populations en situation normale comme accidentelle ;
  • Développer la montée en compétence des élus, associations, acteurs économiques et citoyens.

Pour les CLI et l’ANCCLI, la transparence, qui est aujourd’hui sur toutes les lèvres, renvoie à une idée plus exigeante encore : celle de limpidité. La limpidité exige de diffuser une information claire et accessible, comprise par tous.

Et c’est précisément là que les CLI jouent un rôle fondamental. Dans un domaine aussi technique, aussi complexe, et parfois aussi sensible que le nucléaire, l’enjeu n’est pas uniquement de rendre les données accessibles. L’enjeu est de les rendre intelligibles, appropriables, discutables.

D’autant qu’aujourd’hui 46% des Français s’inquiètent du vieillissement des installations nucléaires françaises (56% des 50 ans et plus) – (Baromètre Orano 2026 – Les Français et le nucléaire). Une inquiétude légitime quand on sait que 39 des 57 réacteurs nucléaires français sont en activité depuis plus de 40 ans.

À travers l’ANCCLI, les CLI disposent d’une représentation nationale permettant de mutualiser les expériences et les travaux ; de faire remonter les préoccupations et points de blocage territoriaux ; de former et accompagner les élus et le grand public dans la connaissance de ces sujets.

Les défis du nucléaire dépassent les frontières nationales. Ils concernent notre capacité à partager l’information, à écouter les citoyens et à construire des décisions collectives plus robustes et plus légitimes. 

A l’occasion des 20 ans de la Loi TSN, l’ANCCLI publie un rapport sur « une histoire de la transparence dans le domaine nucléaire en France de 1945 à 2026 ». Cette étude souligne que la transparence n’est jamais un acquis définitif. Elle nécessite une implication collective toujours en tension, qui suppose des institutions solides, une expertise pluraliste, un accès réel à l’information et la possibilité permanente du dialogue et de la contradiction

« Les 20 ans de la Loi TSN sont à la fois un anniversaire et une responsabilité pour l’avenir », Jean-Claude Delalonde, président de l’ANCCLI.

Face aux grands enjeux à venir un impératif de vigilance et de transparence. 

Vingt ans après la loi, l’ASNR, le HCTISN et l’ANCCLI réaffirment leur engagement individuel et commun en faveur d’une transparence exigeante, pluraliste et accessible. Dans le contexte actuel de relance du nucléaire, d’évolution profonde des attentes démocratiques et de l’expansion des fausses informations, les enjeux sont désormais de poursuivre et renforcer :

  • L’intelligibilité des informations techniques ;
  • La capacité à engager les publics dans le temps et le renouvellement générationnel au sein des parties prenantes ;
  • La qualité du dialogue avec les populations ;
  • L’implication des territoires ;
  • La capacité collective à débattre des choix nucléaires de manière éclairée.

Comme la sûreté, la transparence nucléaire est aujourd’hui un bien commun démocratique. Indépendante, pluraliste et complète, elle doit continuer à reposer sur une responsabilité partagée entre institutions, experts, élus, acteurs locaux, associations, exploitants et citoyens.

La transparence n’est pas un supplément de la sûreté : elle en est une condition.


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Dialogue avec les parties prenantes : l’ASNR rencontre l’ANCCLI

Introduction
Dans le cadre de sa démarche de dialogue avec les parties prenantes, le collège de l’ASNR a reçu les membres du bureau de l’Association nationale des comités et commissions locales d’informations (ANCCLI) le 11 juin.

Dans le cadre de sa démarche de dialogue avec les parties prenantes, le collège de l’ASNR a reçu les membres du bureau de l’Association nationale des comités et commissions locales d’informations (ANCCLI) le 11 juin.

L’ANCCLI rassemble aujourd’hui 35 commissions locales d’information qui remplissent une mission d'information, de concertation et de suivi de l'impact des installations nucléaires françaises.

A l’heure du renouvellement de la convention ASNR-ANCCLI, cette rencontre est l’occasion de souligner l’importance du partenariat avec l’ANCCLI, notamment pour renforcer le dialogue avec la société civile. 

Les échanges ont essentiellement porté sur les sujets techniques des petits réacteurs modulaires, de la modulation de fonctionnement des réacteurs, du décret d’autorisation de Cigéo ainsi que sur d’autres sujets d’importance pour les CLI.

L’ASNR entretient des échanges réguliers avec l’ANCCLI, qui lui permettent de mieux appréhender les préoccupations et attentes de ses interlocuteurs, d’expliquer les principes et les modalités des activités d’expertise, recherche, décision et contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection, et de prendre en compte leur position sur les démarches de dialogue en cours et à venir.

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L’ASNR installe son Conseil scientifique

Introduction
Pour mener à bien ses missions d’évaluation et de contrôle des risques nucléaires et radiologiques, l’ASNR définit des programmes de recherche, menés en son sein ou en partenariat avec d'autres organismes de recherche français ou étrangers. La mission de recherche de l’ASNR vise d’une part à développer et maintenir les connaissances et compétences nécessaires à l’expertise dans les différents domaines de la sûreté nucléaire et de la radioprotection et d’autre part à faire progresser les connaissances fondamentales sur ces sujets.

Pour mener à bien ses missions d’évaluation et de contrôle des risques nucléaires et radiologiques, l’ASNR définit des programmes de recherche, menés en son sein ou en partenariat avec d'autres organismes de recherche français ou étrangers. La mission de recherche de l’ASNR vise d’une part à développer et maintenir les connaissances et compétences nécessaires à l’expertise dans les différents domaines de la sûreté nucléaire et de la radioprotection et d’autre part à faire progresser les connaissances fondamentales sur ces sujets.

Installation du Conseil scientifique de l'ASNR
De gauche à droite : Pierre-Marie Abadie, président de l'ASNR, Christelle Roy, directrice de l’institut « Nucléaire et particules » du CNRS, et Vincent Lagneau, directeur scientifique de l’ASNR.

L’ASNR met en place aujourd’hui son conseil scientifique, organe externe de conseil pour cette mission et moteur d’exigence sur la qualité des recherches. Prévu par la loi relative à la gouvernance de la sûreté nucléaire et de la radioprotection (loi n° 2024-450 du 21 mai 2024), ses principales missions seront d’accompagner l’ASNR dans la définition de ses orientations de recherche, dans la mise en œuvre de sa politique scientifique. Il participera également à l’évaluation de la qualité de ses recherches et prendra part au dialogue avec les parties prenantes.

Le Conseil Scientifique se réunit pour la première fois ce 8 juin 2026. Cette séance d’installation marque également pour l’ASNR le lancement du chantier de construction de sa stratégie de Recherche à 10 ans, piloté par le Directeur Scientifique.

Onze personnalités composent le Conseil, nommées en raison de leurs compétences et de leur expertise dans le périmètre des missions et activités de recherche de l’ASNR. Il est présidé par Christelle Roy, directrice de l’institut « Nucléaire et particules » du CNRS.

Les membres du Conseil scientifique : 

  • Ulla Engelmann, directrice sûreté et sécurité nucléaires au Joint Research Centre (JRC) de la Commission Européenne ;
  • Gilles Faÿ, professeur en mathématiques appliquées à l’école Centrale Supélec, Université Paris-Saclay ;
  • Béatrice Fervers, oncologue, épidémiologiste, professeure au Centre Léon Bérard de Lyon ;  
  • Frederico Garrido, professeur des universités en Physico-chimie des matériaux à l’Université Paris-Saclay ; 
  • Didier Gay, directeur de la stratégie, des politiques scientifiques et de la communication de l’Ineris ; 
  • Benoit Journé, professeur des universités à l’Université de Nantes et Directeur de l’IAE Nantes Economie et Management ; 
  • Federico Rocchi, directeur du laboratoire pour la sûreté des installations nucléaires à l’ENEA - agence nationale italienne pour les nouvelles technologies, l’énergie et le développement durable ; 
  • Christelle Roy, directrice de l’institut « Nucléaire et particules » du CNRS ;
  • Juliette Thariat, professeure des universités, praticien hospitalier en cancérologie-radiothérapie au centre de lutte contre le cancer de Caen-François Baclesse ; 
  • Marie-Hélène Tusseau-Vuillemin, ingénieure générale des ponts, des eaux et des forêts, directrice de la politique scientifique et des partenariats de l’Institut Agro ; 
  • Eric Vindimian, ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts honoraire. 

La mission de recherche de l’ASNR

L’ASNR définit des programmes de recherche pluridisciplinaires, menés en son sein ou en partenariat avec d'autres organismes de recherche français ou étrangers.

La recherche menée par l’ASNR se décline selon deux axes : maintenir et développer les connaissances et compétences nécessaires à l'expertise dans les différents domaines de la sûreté nucléaire et de la radioprotection et faire progresser les connaissances fondamentales, notamment pour comprendre les effets des rayonnements ionisants sur la santé et l’environnement.



Installation du Conseil scientifique de l'ASNR
De gauche à droite : Frederico Garrido, Eric Vindimian, Gilles Faÿ, Christelle Roy, Federico Rocchi et Didier Gay.
Installation du Conseil scientifique de l'ASNR
Séance d'installation du Conseil scientifique de l'ASNR.
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Le collège de l’ASNR auditionne l’administratrice générale du CEA

Introduction
Dans le cadre des auditions régulières des principaux acteurs du nucléaire, le collège de l’ASNR a auditionné, le 9 avril 2026, Anne-Isabelle Étienvre, administratrice générale du CEA, accompagnée de ses principaux collaborateurs, sur les questions de sûreté nucléaire et de radioprotection.

Dans le cadre des auditions régulières des principaux acteurs du nucléaire, le collège de l’ASNR a auditionné, le 9 avril 2026, Anne-Isabelle Étienvre, administratrice générale du CEA, accompagnée de ses principaux collaborateurs, sur les questions de sûreté nucléaire et de radioprotection.

Le collège de l’ASNR a plus particulièrement entendu Mme Étienvre sur :

  • la mise à jour attendue de la stratégie de démantèlement, de gestion des matières et déchets radioactifs du CEA, pour la période 2026-2041 ;
  • l’avancement d’actions qui font l’objet de « grands engagements » au titre de la sûreté, et qui portent essentiellement sur l’évacuation de substances radioactives d’installations définitivement arrêtées et la reprise de déchets anciens entreposés, afin d’en limiter le potentiel de danger, ainsi que sur les travaux de maintien en conditions opérationnelles et sûres des installations anciennes ;
  • les prescriptions techniques émises par l’ASNR et leur proportionnalité aux enjeux de sûreté présentés par les installations du CEA ;
  • l’amélioration de l’organisation et des moyens de gestion de crise ;
  • l’avancement du projet de construction du réacteur expérimental Jules Horowitz (RJH) sur le site de Cadarache.
Type de contenu

Premier Rapport annuel de l’ASNR sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2025

Introduction
L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) a présenté le 28 mai à l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), son premier Rapport sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2025. À cette occasion, elle a posé les enjeux et exprimé ses points d’attention face aux ambitions en matière de nucléaire. Elle est revenue sur les actualités marquantes de l’année 2025. Enfin, elle a porté ses appréciations sur les actions de chaque exploitant et par domaine d’activité.

"Nous devons maintenir un haut niveau d’exigence en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection et mieux anticiper les grandes échéances"

L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) a présenté le 28 mai à l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), son premier Rapport sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2025. À cette occasion, elle a posé les enjeux et exprimé ses points d’attention face aux ambitions en matière de nucléaire. Elle est revenue sur les actualités marquantes de l’année 2025. Enfin, elle a porté ses appréciations sur les actions de chaque exploitant et par domaine d’activité.

Audition de l'ASNR par l'OPECST le 28 mai 2026
Audition de l'ASNR par l'OPECST le 28 mai 2026

La sûreté nucléaire et la radioprotection sont un « bien commun » national et international. Dans un monde complexe, confronté à des défis géopolitiques, économiques et climatiques, la sûreté est indissociable de la performance globale du secteur nucléaire, tant dans l’exploitation des installations existantes que pour les projets neufs. Elle appelle une action proportionnée aux enjeux, une écoute des signaux faibles, tout en veillant à maîtriser la complexité collective.

La France s’engage dans un programme de construction de réacteurs et d’usines du combustible. Il porte des défis propres, pour les exploitants, les filières industrielles et l’ASNR. La réplication et la standardisation doivent permettre un cercle vertueux, également favorable à la sûreté : pour cela il faut anticiper pour "dérisquer" l’instruction des projets, stabiliser les référentiels techniques, pour permettre la standardisation, assurer la maîtrise et la qualité des fabrications.

Pour les installations existantes, l’enjeu premier est le maintien des meilleurs niveaux de sûreté et l’anticipation des grandes échéances : c’est l’objectif de l’instruction générique en cours sur la durée de fonctionnement des réacteurs à l’horizon de leurs 60 ans, ou du programme "Pérennité – Résilience" d’Orano portant les perspectives d’exploitation des usines du combustible au-delà de 2050. Ces actions doivent être associées à une réflexion structurée sur le renouvellement des installations à plus ou moins long terme, afin de ne jamais avoir à arbitrer entre sûreté et production.

Dans le domaine médical, l’ASNR relève la persistance de fragilités et la survenue d’événements significatifs de radioprotection. Elle appelle à un renforcement de la culture de radioprotection. Par ailleurs, au-delà de l’information délivrée aux patients, l’information du public nécessite d’être plus lisible, lui permettant de distinguer plus facilement un incident mineur d’un événement plus grave. L’ASNR appelle les sociétés savantes à réfléchir à l’élaboration d’échelles adaptées, tant pour les procédures radiologiques et de médecine nucléaire à visée diagnostique que pour la radiothérapie interne vectorisée.

À l’international, le contexte reste marqué par un engouement pour des projets nucléaires, souvent innovants, de toutes natures. Cet élan se traduit par une demande de standardisation, d’harmonisation voire de simplification des approches réglementaires, notamment pour les petits réacteurs modulaires (PRM, ou SMR en anglais). L’ASNR, qui participe activement aux travaux internationaux dans ce domaine, considère que l’harmonisation des processus d’autorisation à l’échelle internationale est irréaliste, compte tenu des spécificités de chaque pays. L’ASNR estime en revanche que l’examen conjoint par plusieurs Autorités de sûreté des options de conception d’un même projet, en amont des processus d’autorisation, est de nature à en faciliter le développement.

Sûreté nucléaire et radioprotection en 2025 - Audition de l'ASNR par l'OPECST

Les sujets d’actualité marquants de l’année 2025

Renforcement nécessaire de la culture de radioprotection après plusieurs événements significatifs affectant des cohortes de patients 

L’année 2025 a été marquée par une récurrence inédite, en radiologie conventionnelle, d’événements significatifs de radioprotection sur des cohortes de patients, dont des enfants. Ces événements ont en commun un défaut de paramétrage de l’appareil à sa mise en service, entraînant des erreurs systématiques, détectées tardivement. Ils témoignent d’insuffisances dans la culture de radioprotection, notamment dans la démarche d’optimisation des doses. 

L’ASNR souligne l’importance de la formation et de l’habilitation du personnel, ainsi que de la formalisation des pratiques lors de la mise en service de tout nouveau matériel ou nouvelle pratique. Elle attire l’attention sur l’importance de l’évaluation dosimétrique à des fins d’optimisation dès l’installation et pendant toute la durée de service. 

Sur le terrain, l’ASNR renforce son contrôle en 2026 par une campagne d’inspection en radiologie conventionnelle dans les centres qui réalisent des examens pédiatriques. Pour assurer la sensibilisation de l’ensemble des professionnels, un outil d’auto-évaluation sera mis à leur disposition, pour les accompagner dans la maîtrise de la conformité réglementaire et dans le déploiement des bonnes pratiques. Enfin, une fiche d’information "Retour d’expérience" est diffusée, pour alerter sur ces incidents, favoriser leur détection et éviter leur répétition.

Tirer le retour d’expérience de l’EPR de Flamanville pour garantir la sûreté nucléaire dans la durée du programme industriel EPR 2

En 2025, l’ASNR a été fortement mobilisée pour instruire la demande d’autorisation de deux réacteurs EPR 2 à Penly, à la suite de son avis de 2019 sur leurs options de sûreté. L’expertise technique, achevée début 2026, n’a révélé aucun obstacle majeur et permet d’envisager une prise de position rapide. Tirant les enseignements de Flamanville, l’ASNR a fait évoluer son contrôle de la conception et de la fabrication des équipements nucléaires. Cette évolution vise un contrôle plus anticipé afin de prévenir les écarts et d’assurer un cadre stable pour le programme EPR 2. L’instruction a également permis d’autoriser le lancement de la fabrication de plusieurs équipements majeurs. Par ailleurs, l’ASNR insiste sur la nécessité d’assurer une qualité irréprochable de la chaîne d’approvisionnement, encore fragilisée. C’est pourquoi, elle renforce ses inspections en ce sens. Elle souligne que les efforts d’accompagnement d’EDF doivent se poursuivre pour garantir le niveau d’exigence requis. Enfin, des points de vigilance ont été identifiés concernant les caractéristiques du sol du projet d’EPR 2 à Gravelines et les analyses se poursuivront en 2026.

Inscrire dans la durée le contrôle de la sûreté du parc électronucléaire en exploitation 

En 2025, le démarrage et la montée en puissance de l’EPR de Flamanville ont fait l’objet d’un contrôle spécifique par l’ASNR, la transition vers l’exploitation s’étant déroulée sans impact significatif sur la sûreté malgré plusieurs événements. Un premier arrêt pour rechargement du combustible est prévu à l’automne 2026, avec un programme important de contrôles et de remplacements. Par ailleurs, la corrosion sous contrainte a conduit à la détection depuis 2021 de plus de 80 fissures, sans remettre en cause la maîtrise globale de la situation grâce aux moyens de contrôle et de réparation d’EDF. L’exploitant a proposé une stratégie de surveillance à long terme, sur laquelle l’ASNR se prononcera en 2026. Dans le même temps, une part croissante des réacteurs du parc dépasse 40 ans de fonctionnement, ce qui impose de maîtriser le vieillissement des installations, de s’adapter aux nouvelles contraintes, notamment climatiques et de rapprocher leur niveau de sûreté de celui des réacteurs récents. Après avoir précisé en 2025 les conditions de prolongation d’exploitation jusqu’à 50 ans, l’ASNR se prononcera fin 2026 sur les perspectives de fonctionnement au-delà de 60 ans. Enfin, les inspections montrent qu’EDF doit encore progresser en matière de maintenance, de gestion des pièces de rechange et de suivi des activités sous-traitées.

Pérenniser les usines du combustible 

La chaîne industrielle du combustible nucléaire, de l’extraction de l’uranium au stockage des déchets, repose sur des installations nombreuses et interdépendantes, dont la défaillance peut fragiliser l’ensemble. La poursuite du retraitement décidée par le Gouvernement implique de renforcer la résilience des installations existantes et de préparer leur renouvellement à long terme. En 2025, l’usine Melox a redressé sa production, et l’usine de La Hague a atteint ses objectifs ; la maîtrise industrielle va avec la sûreté, et ces niveaux de production contribuent à limiter le risque de saturation des capacités d’entreposage. Néanmoins, ces capacités resteront contraintes jusqu’à la mise en service de nouvelles installations à La Hague, attendues dans le premier volet du programme "Aval du futur", premier volet qui prévoit également une nouvelle usine de MOX "Melox 2". Suivront un ensemble complet d’ateliers composant une nouvelle usine de retraitement. Ce projet structurant vise à assurer la robustesse de la filière, avec une organisation dédiée à l’interface entre Orano et l’ASNR pour instruire les futures options de sûreté. Parallèlement, les travaux de modernisation et de prolongation des usines existantes se poursuivent pour garantir leur pérennité. Ceux-ci restent, de facto, une priorité de premier rang, car il s’agit des usines qui fonctionnent aujourd’hui et encore pour peut-être trois décennies. Enfin l’ASNR rappelle l’incontournable nécessité de poursuivre la résorption des passifs des usines des générations précédentes ; les démantèlements et la reprise des déchets anciens avancent, mais jamais aussi rapidement que nécessaire. Ce sujet doit être considéré comme une partie intégrante des projets d’avenir du cycle du combustible.

Sanctuariser des ressources humaines et financières pour faire face aux charges patrimoniales

À l’heure de la relance du nucléaire, l’attention portée aux installations anciennes, en fonctionnement ou à l’arrêt, doit rester élevée, notamment lors des phases de démantèlement. Ces opérations sont longues et complexes, nécessitant des préparations importantes pour traiter des situations non prévues à l’origine, comme la gestion de déchets ou de pollutions. Elles mobilisent des moyens financiers, techniques et humains conséquents, parfois lourds. Faute de ressources suffisantes, de nombreux chantiers sont retardés, augmentant les risques pour l’environnement et les personnes ainsi que les coûts associés. Le CEA est particulièrement concerné, avec un grand nombre d’installations à démanteler. Son programme, établi en 2019, reposait sur une priorisation des risques mais accuse aujourd’hui des retards significatifs. Une révision en profondeur apparaît nécessaire pour rester cohérent avec les enjeux. Dans ce contexte, il est essentiel de sécuriser les moyens nécessaires à la réalisation des démantèlements. L’ASNR attend ainsi du CEA une stratégie actualisée, intégrant le retour d’expérience. Celle-ci devra être accompagnée d’un calendrier consolidé. Cette mise à jour est attendue pour 2026 afin d’assurer une gestion plus efficace et sûre.

Un projet Cigéo qui se poursuit

En 2025, l’ASNR a achevé l’instruction technique du projet Cigéo et le dialogue avec les parties prenantes. Elle a rendu un avis en fin d’année, présenté à l’OPECST. Celui-ci estime que la démonstration de sûreté a atteint un niveau de maturité suffisant à ce stade. L’inventaire des déchets proposé par l’ANDRA est jugé solide pour encadrer le stockage. Enfin, le calendrier global du projet est considéré comme réaliste, malgré des compléments attendus et une forte attente du public.

Les appréciations 2025 de l’ASNR

Les appréciations concernant le domaine médical

L’ASNR considère, sur la base des inspections conduites en 2025 et d’une analyse faite sur la période permettant de couvrir l’ensemble du parc des installations à enjeux, que l’état de la radioprotection dans le domaine médical se maintient à un niveau satisfaisant, relativement comparable d’une année sur l’autre.

Le constat global doit être nuancé par des fragilités persistantes en radioprotection. Des situations dégradées ont conduit à des mises en demeure d’établissements de santé. Des événements significatifs révèlent un manque de culture de radioprotection. Des erreurs continuent d’être observées (radiothérapie, étalonnage, etc.). Des dépassements de doses concernent certains praticiens et des patients, parfois en nombre. Des patients, y compris des enfants, ont reçu des doses trop élevées, parfois détectées tardivement.
Cette situation s’inscrit dans un contexte de dégradation des ressources humaines spécialisées. Le recours à des prestataires externes mal maîtrisés fragilise les pratiques et les compétences internes.
La complexité des organisations entraîne un risque de dilution des responsabilités. Enfin, certaines dérives (prestations non certifiées, certificats de conformité falsifiés) aggravent les préoccupations de l’ASNR.

Le contrôle des installations d’EDF

La sûreté des centrales nucléaires s’est maintenue à un niveau satisfaisant en 2025. L’ASNR constate une amélioration de la qualité d’exploitation des réacteurs nucléaires. 

Le risque incendie reste un enjeu majeur, malgré l’absence de conséquences sur la sûreté en 2025. Des progrès sont notés en détection, intervention et formation, avec une meilleure organisation chez EDF. Des améliorations restent nécessaires concernant le stockage temporaire de matières combustibles lors des chantiers et des opérations de maintenance. Enfin, la gestion des situations de crise est globalement satisfaisante, mais des efforts restent à faire sur les moyens d’intervention et la formation.

Le contrôle des installations d’Orano

L’ASNR juge le niveau de sûreté des installations d’Orano satisfaisant et globalement stabilisé. Les projets de renouvellement et de modernisation avancent bien, mais les délais restent très contraints. Orano doit maintenir ses efforts sur la pérennisation et l’amélioration de la sûreté des installations actuelles, qui sont désormais appelées à se projeter dans un horizon de production porté à 2060, et sur la gestion du passif des substances radioactives entreposées sur ses sites.

Le contrôle des installations du CEA

La majorité des installations de recherche du CEA sont anciennes, et certaines sont désormais arrêtées. Cela entraîne des défis importants liés à leur démantèlement et à la gestion des déchets historiques. L’ASNR considère que la sûreté globale reste maîtrisée sur ces installations. Cependant, les projets de pérennisation, de démantèlement et de gestion des déchets présentent des résultats inégaux. Ils restent exposés à des aléas techniques et organisationnels significatifs. Malgré des progrès dans le pilotage des projets, les performances restent limitées. Les ressources disponibles et les capacités des prestataires constituent des contraintes importantes. De plus, la réalité des chantiers est souvent plus complexe que prévu. Cela entraîne des retards importants, voire des remises en cause de certains projets. Dans ce contexte, la maîtrise des projets et la priorisation des opérations sont centrales ; c’est l’objet d’échanges entre l’ASNR et le CEA, en lien avec la mise à jour en cours de la stratégie nationale de démantèlements et de gestion des déchets du CEA.

Le contrôle des installations de l’Andra

L’ASNR note la poursuite de la dynamique positive au sein de l’équipe de l’Andra en charge de l’instruction du dossier de demande d’autorisation de création de l’installation stockage en couche géologique profonde Cigéo, déposée le 16 janvier 2023, et dont l’instruction technique s’est achevée en 2025. 


Contact presse nationale :
Pascale Portes | 01 58 35 70 33 | pascale.portes@asnr.fr

Contact presse territoriale : 
Evangelia Petit01 46 16 41 42 | evangelia.petit@asnr.fr


L'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection est une autorité administrative indépendante créée le 1er janvier 2025. 
L’ASNR assure, au nom de l’État, le contrôle des activités nucléaires civiles en France et remplit des missions d'expertise, de recherche, d’appui aux autorités en situation d’urgence radiologique, de formation et d’information des publics.

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L’ASNR rencontre son homologue PAA à l’occasion du premier sommet bilatéral franco-polonais

Introduction
L’ASNR a rencontré son homologue PAA (autorité de sûreté nucléaire polonaise) à l’occasion du 1er sommet bilatéral franco-polonais organisé à Gdansk le 20 avril 2026. Cette rencontre a eu lieu dans le cadre d’un déplacement présidentiel consacré à la mise en œuvre du traité de Nancy, signé le 9 mai 2025, pour une amitié renforcée entre la Pologne et la France. L’ASNR et PAA ont contribué aux échanges relatifs à la coopération dans le domaine de l’énergie et du nucléaire civil.
Luc Chanial de l’ASNR (à gauche) et Paweł Pytlarczyk de PAA(à droite)

Luc Chanial de l’ASNR (à gauche) et Paweł Pytlarczyk de PAA (à droite).

L’ASNR a rencontré son homologue PAA (autorité de sûreté nucléaire polonaise)  à l’occasion du 1er sommet bilatéral franco-polonais organisé à Gdansk le 20 avril 2026. Cette rencontre a eu lieu dans le cadre d’un déplacement présidentiel consacré à la mise en œuvre du traité de Nancy, signé le 9 mai 2025, pour une amitié renforcée entre la Pologne et la France. L’ASNR et PAA ont contribué aux échanges relatifs à la coopération dans le domaine de l’énergie et du nucléaire civil.

Ces échanges, introduits par Mme Maud Bregeon, porte-parole du Gouvernement auprès du Premier ministre et ministre déléguée, chargée de l'énergie, et son homologue polonais M. Wojciech Wrochna, vice-ministre de l’énergie, ont permis aux représentants de la filière nucléaire française, Mme Anne-Isabelle Etienvre, administratrice générale du CEA, et M. Bernard Fontana, président-directeur général d’EDF, et à leurs homologues polonais de confirmer l’étroite collaboration entre les deux pays aux niveaux bilatéral et multilatéral dans le domaine de l’énergie nucléaire civile et la volonté de développer de nouveaux partenariats.

M. Paweł Pytlarczyk, vice-président de PAA, a souligné la qualité des relations entretenues avec l’ASNR. Il a notamment indiqué que PAA allait prochainement certifier l’ASNR, comme l’avait été précédemment l’IRSN avant sa fusion avec l’ASN au 1er janvier 2025, pour conduire des expertises techniques en appui de PAA.

M. Luc Chanial, conseiller international auprès du comité exécutif de l’ASNR, a, pour sa part, confirmé la proximité des relations entre l’ASNR et PAA. Il a indiqué la disponibilité de l’ASNR pour accompagner si nécessaire PAA dans ses missions d’autorité, tant dans les domaines réglementaire que de l’expertise.

Rappelant le contexte nucléaire actuel, porteur d’enjeux pour l’ensemble des parties concernées, il a mentionné, plus largement, l’importance des échanges entre autorités de sûreté nucléaire. Il a par ailleurs indiqué que maintenir la sûreté nucléaire au centre des décisions était une condition nécessaire au développement du nucléaire et à son acceptation par la société. Il a enfin souligné que sûreté nucléaire et performance industrielle devaient être considérées comme se renforçant mutuellement, et non être mises en opposition. 

De gauche à droite :

  • Délégation française : MM. Armel Castets (Direction générale du Trésor), Luc Chanial (ASNR), Bernard Fontana (EDF), Mme Anne-Isabelle Etienvre (CEA).
  • Délégation polonaise : MM. Pawel Gajda (ministère de l’énergie), Paweł Pytlarczyk (PAA) et Jakub Kupecki (centre national de recherche nucléaire).
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