L’ASNR se prononce sur la poursuite du fonctionnement de Georges Besse II au regard des conclusions de son premier réexamen périodique

Introduction
L’ASNR a analysé le rapport de conclusions du réexamen périodique de l’installation nucléaire de base (INB) 168, dénommée Georges Besse II, exploitée par Orano Chimie-Enrichissement sur le site de Tricastin (Drôme).

L’ASNR a analysé le rapport de conclusions du réexamen périodique de l’installation nucléaire de base (INB) 168, dénommée Georges Besse II, exploitée par Orano Chimie-Enrichissement sur le site de Tricastin (Drôme).

Site Orano du Tricastin
Site Orano du Tricastin

L’usine Gorges Besse II (INB 168) a été autorisée par décret du 27 avril 2007. Elle a pour fonction l’enrichissement de l’uranium par procédé de centrifugation. Elle est composée de deux unités d’enrichissement distinctes (unité nord et unité sud) ainsi que d’un atelier d’échantillonnage appelé RECII. 

Le 25 mai 2022 et conformément à l’article L. 593-18 du code de l’environnement, l’exploitant Orano Chimie-Enrichissement a remis à l’ASN son rapport de conclusions du premier réexamen périodique de l’INB 168. Ce réexamen, qui a lieu tous les dix ans, consiste à examiner la conformité de l’installation aux règles qui lui sont applicables et à réévaluer son niveau de sûreté afin de l’améliorer au regard des meilleures pratiques disponibles. 

À l’issue de son instruction du rapport de conclusions du réexamen, l’ASNR estime que les dispositions de sûreté retenues pour l’exploitation de l’INB 168, comprenant son « extension Nord » autorisée par décret du 28 avril 2026, sont satisfaisantes sous réserve du respect du plan d’action et des engagements pris par Orano. Ainsi, l’ASNR n’a pas d’objection à la poursuite du fonctionnement de l’INB 168 pour les prochaines années. 

L’ASNR a remis l’ensemble des conclusions de son instruction à la ministre déléguée auprès du ministre de l'Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, chargée de l’énergie.

La remise du prochain rapport de conclusions de réexamen de l’INB 168 devra intervenir avant le 25 mai 2032.

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Construction des nouvelles INB : l’ASNR modifie sa décision définissant le contenu du rapport de sûreté

Introduction
L’ASNR a modifié, le 7 avril 2026, la décision no 2015-DC-0532 de l’ASN définissant le contenu du rapport de sûreté des installations nucléaires de base (INB), afin de la mettre en cohérence avec le code de l’environnement pour ce qui concerne les risques liés au chantier d’une nouvelle installation.

L’ASNR a modifié, le 7 avril 2026, la décision n° 2015-DC-0532 de l’ASN définissant le contenu du rapport de sûreté des installations nucléaires de base (INB), afin de la mettre en cohérence avec le code de l’environnement pour ce qui concerne les risques liés au chantier d’une nouvelle installation. 

Construction des nouvelles INB : l’ASNR modifie sa décision définissant le contenu du rapport de sûreté

La demande d’autorisation de création d’une nouvelle INB est accompagnée d’un dossier comprenant une version préliminaire du rapport de sûreté qui porte la démonstration de sûreté nucléaire de la future installation. Cette version préliminaire du rapport de sûreté doit ainsi justifier la manière dont les accidents sont prévenus ou leurs conséquences limitées.

Le contenu de la version préliminaire du rapport de sûreté est précisé par la décision n° 2015‑DC-0532 de l’ASN. L’article 4.9.1 de l’annexe à cette décision prévoit que la version préliminaire du rapport de sûreté traite également des risques liés à la construction de l’INB. Cette rédaction n’est pas cohérente avec les dispositions actuelles du code de l’environnement, car elle englobe les risques du chantier de construction liés aux installations nécessaires aux travaux, qui ne sont pas présentés par la future INB elle-même.

La modification projetée de la décision n° 2015-DC-0532 a pour objectif de mettre l’article 4.9.1, ainsi que l’article 4.9.2 qui lui est lié, en cohérence avec le code de l’environnement. Elle conduit notamment à ce qu’un exploitant d’une INB n’ait plus à intégrer dans la version préliminaire du rapport de sûreté de la future INB les études de dangers des installations classées pour l’environnement (ICPE) nécessaires aux travaux. Ces études de dangers restent toutefois toujours requises au titre de la règlementation des ICPE.

Le projet de modification a fait l’objet d’une consultation du public du 3 au 23 octobre 2025 sur le site internet de l’ASNR et d’un avis favorable du Conseil supérieur de la prévention des risques technologiques.

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57ᵉ réunion de l'International Nuclear Regulators Association (INRA)

Introduction
Les 11 et 12 mai 2026, l’association INRA, qui regroupe les responsables de neuf autorités de sûreté nucléaire, a organisé sa 57e réunion à Madrid (Espagne).

Les 11 et 12 mai 2026, l’International Nuclear Regulators Association (INRA) a organisé à Madrid (Espagne) sa 57e réunion. L’INRA regroupe les responsables de neuf autorités de sûreté nucléaire : ASNR (France), BMUKN (Allemagne), CSN (Espagne), CCSN (Canada), NRA (Japon), NRC (États-Unis), NSSC (Corée), ONR (Royaume-Uni) et SSM (Suède).

Cette réunion, sous présidence espagnole, a été l’occasion pour les membres d’INRA d’échanger sur l’actualité au sein de leurs pays respectifs, les sujets d’intérêt commun et les enjeux en matière de sûreté nucléaire.

Pierre-Marie Abadie, Président de l’ASNR, a souligné que la réorganisation de l’ASNR se poursuit, avec une organisation cible attendue d’ici fin 2026. Il a présenté l’avancement règlementaire du projet des six réacteurs EPR2 sur les sites de Penly, Gravelines et Bugey. L’EPR de Flamanville, qui a atteint la pleine puissance fin 2025, va connaître un arrêt de longue durée à partir de septembre 2026. Il a rappelé le processus d’examen périodique de sûreté appliqué en France et l’instruction en cours sur la poursuite de l’exploitation au-delà de 60 ans. Il a enfin présenté l’état d’instruction des différents projets de SMR en France, l’avancement de l’instruction du projet Cigéo et les décisions du gouvernement de poursuivre le retraitement et la perspective de construction de nouvelles installations de retraitement du combustible usé après 2040.

Les échanges entre membres ont porté sur plusieurs thématiques : l’interaction avec les autres autorités et administrations nationales, les stratégies d’engagement avec les nouveaux acteurs du nucléaire et le développement des applications nucléaires maritimes. Ces discussions ont mis en évidence des visions communes, liés notamment à l’adaptation des organisations et des cadres réglementaires dans un contexte mondial en mutation rapide.

Les membres ont souligné que, face à l’évolution des technologies, des attentes sociétales et des ressources disponibles, les autorités de sûreté doivent se transformer. Cette adaptation doit s’appuyer sur les fondamentaux de la sûreté nucléaire : il ne s’agit pas de réduire le niveau de sûreté, mais au contraire d’être plus efficace, plus agile. Dans ce contexte, les questions de leadership, d’efficacité des organisations et de priorisation des actions ont été identifiées comme centrales. Les membres ont confirmé la nécessité de poursuivre des échanges étroits au sein d’INRA sur l’évolution des réglementations, des organisations et sur les sujets émergents, notamment les SMR.

À l’issue de la réunion, la présidence d’INRA a été confiée, pour un an, à Ho Nieh, président de l’autorité de sûreté américaine US NRC.

Les membres d’INRA se sont ensuite déplacés le 12 mai sur le site d’ENSA de Santander, spécialisée dans la fabrication de composants pour l’industrie nucléaire, et le 13 mai sur le site de la centrale en démantèlement de Santa Maria de Garoña.

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L'ASNR participe la réunion plénière de WENRA à Stockholm (Suède)

Introduction
Les 5 et 6 mai 2026, Olivier Gupta, directeur général de l’ASNR et vice-président de WENRA, et Luc Chanial, conseiller international auprès du comité exécutif, ont participé à la réunion plénière de WENRA, l’association des responsables d’Autorités de sûreté nucléaire d’Europe.

Les 5 et 6 mai 2026, Olivier Gupta, directeur général de l’ASNR et vice-président de WENRA, et Luc Chanial, conseiller international auprès du comité exécutif, ont participé à la réunion plénière de WENRA, l’association des responsables d’Autorités de sûreté nucléaire d’Europe.

Réunis à Stockholm (Suède) sous la présidence de Petteri Tiippana, directeur général de l’Autorité de sûreté nucléaire finlandaise STUK, les membres de WENRA ont abordé plusieurs sujets d’importance, notamment :

  • les thèmes possibles du 3e exercice thématique de revue par les pairs devant être conduit dans le cadre de la directive européenne 2009/71/Euratom révisée en 2014, et le travail de hiérarchisation préalable à conduire par WENRA en vue du choix du sujet de la revue lors de la réunion plénière d’ENSREG de décembre 2026 ;
  • la possibilité de conduire des travaux d’évaluation conjoints de la sûreté de réacteurs et les conditions dans lesquelles une évaluation conduite par une autorité de sûreté donnée, membre ou non de WENRA, sur un modèle de réacteur pourrait être prise en compte par un ou plusieurs membres de WENRA ;
  • le travail pouvant être engagé entre PAA, l’autorité de sûreté nucléaire polonaise, et certains de ses homologues de WENRA intéressées par l’évaluation du modèle de réacteur AP1000 faisant l’objet en Pologne d’une première demande d’autorisation de construction en Europe ;
  • les enjeux rencontrés par les autorités de sureté nucléaire en matière de recrutements, de gestion des compétences et de parcours professionnels ;
  • l’usage du nucléaire comme moyen de propulsion de navires marchands avec une discussion sur les modalités de participation des membres de WENRA aux travaux conduits au sein de l’Organisation maritime internationale et la décision de publier une prise de position de WENRA sur les enjeux associés, sur la base d’un projet établi par l’ASNR.

Par ailleurs, les groupes de travail ont rapporté sur leurs activités respectives. La prochaine réunion sera hébergée début novembre en Espagne par le CSN, l’autorité de sûreté nucléaire espagnole.

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Retour sur la participation de l’ASNR à la conférence internationale RegCon 2026 de l’AIEA

Introduction
Du 27 au 30 avril 2026, une délégation de sept représentants de l’ASNR, conduite par son président, Pierre-Marie Abadie, a pris part à la Conférence internationale « RegCon 2026 » sur l’efficacité des systèmes de réglementation nucléaire et radiologique organisée à Vienne par l’AIEA.

Du 27 au 30 avril 2026, une délégation de sept représentants de l’ASNR, conduite par son président, Pierre-Marie Abadie, a pris part à la Conférence internationale « RegCon 2026 » sur l’efficacité des systèmes de réglementation nucléaire et radiologique organisée à Vienne par l’AIEA.

De gauche à droite : Stéphanie Guénot Bresson, Luc Chanial, Pierre-Marie Abadie, Alexandre De Ruvo

L’ASNR est intervenue lors de plusieurs sessions, a partagé son expérience dans divers domaines et échangé avec plusieurs de ses homologues sur le contexte nucléaire actuel et ses enjeux.

La commissaire Stéphanie Guénot Bresson est ainsi intervenue sur l’agilité du régulateur dans un environnement en profonde évolution. Elle a insisté sur la nécessité de fonder les décisions réglementaires sur la science et de garantir l’indépendance des autorités de sûreté dans un contexte pouvant conduire à remettre en cause leur jugement. Les échanges ont aussi porté sur la réglementation des technologies émergentes, telles l’intelligence artificielle, et sur la coopération avec l’industrie pour accompagner les nouveaux exploitants tout en diffusant une culture de sûreté.

La commissaire Géraldine Pina a présenté les stratégies mises en place par l’ASNR et par son Groupe Permanent d’Experts en Radioprotection (GPRP) pour accompagner les récentes innovations thérapeutiques en médecine nucléaire.

De gauche à droite : Alexandre De Ruvo, Luc Chanial, Jean-Luc Lachaume, Ben Mekki Ayadi, Stéphanie Guénot Bresson, Géraldine Pina.

Luc Chanial, conseiller international auprès du comité exécutif, a présenté la phase préparatoire de dialogue et d’instruction mise en place par l’ASNR pour évaluer la maturité des projets de SMR en amont de la phase réglementaire. Il a également donné une présentation sur l’harmonisation réglementaire des concepts de SMR. 

Ben Mekki Ayadi, chef du programme expertise augmentée, a présenté quant à lui les enjeux de sûreté liés à l’utilisation croissante de l’intelligence artificielle par les régulateurs et l’industrie nucléaire.

Le commissaire Jean-Luc Lachaume est intervenu en tant que président d’HERCA, où il a souligné le rôle essentiel en matière de coopération internationale, mentionnant en particulier les partenariats établis avec FNRBA et FORO pour renforcer l’harmonisation, la confiance et l’efficacité des systèmes de radioprotection.

Le président de l’ASNR Pierre-Marie Abadie est intervenu lors du panel de préclôture de la conférence. Il a souligné les enjeux du nouveau contexte nucléaire et la nécessité pour les régulateurs de s’adapter, tout en renforçant le dialogue technique avec l’industrie. Il a insisté sur l’importance d’anticiper les projets en stabilisant en amont les référentiels et en coordonnant étroitement sûreté et développement industriel. Il a enfin rappelé que la sûreté est un levier de performance industrielle et annoncé que la prochaine conférence ENSREG, organisée en juin 2026 à Bruxelles (Belgique) et qu’il présidera, sera une nouvelle opportunité d’échanger sur les enjeux et opportunités du contexte nucléaire actuel.

La RegCon 2026 a rassemblé 350 représentants de haut niveau (dont 250 personnes en présentiel), issus de 99 pays membres de l’AIEA, principalement issus d’autorités de sûreté du monde entier mais également de certains appuis techniques (TSO), ainsi que de 11 associations ou organisations scientifiques et industrielles. 

Regardez les vidéos des interventions de l'ASNR (en anglais)

28/04/2026

Side event: “Introducing the SKEMA, UniCA & Polimi Joint Initiative for Capacity Building in Nuclear Safety and Safeguards (EM3S): Learning to Manage and Regulate Complexity” with the participation of Stephanie Guénot Bresson

> regarder en ligne à 15:08

29/04/2026

Panel discussion: “The Agile Regulator in a Fast-Changing Landscape: Navigating the Challenges and Driving Innovation” with the participation of Stephanie Guénot Bresson

> regarder en ligne à 9:29

Oral presentation: “Innovation and Regulatory Effectiveness: Approaches for Nuclear Power Programmes and Technologies” with a presentation from Luc Chanial

> regarder en ligne à 11:03

Oral presentation: “Future-Ready Regulation of Radiation Uses: Digital Transformation and Strategic Agility” with a presentation from Géraldine Pina

> regarder en ligne à 12:05

Panel discussion: “Artificial Intelligence: Challenges and Opportunities for Effective Regulation” with the participation of Ben Mekki Ayadi

> regarder en ligne à 15:00

30/04/2026

Oral presentation: “Cultivating Regional Connections, Promoting Regulatory Competence”, with a presentation from Jean-Luc Lachaume

> regarder en ligne à 11h04

Panel discussion: “Keeping the Conversation Alive: Regional Partnerships and Future Platforms for Impact” with the participation of Pierre-Marie Abadie

> regarder en ligne à 15:01

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L’ASNR a activé son centre de crise à la suite d’un événement à la centrale nucléaire de Cruas-Meysse (Ardèche)

Introduction
Le 7 mai 2026 à 11h54, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) a été informée par EDF d’un événement à la centrale nucléaire de Cruas-Meysse dans le département de l’Ardèche (07).

Le 7 mai 2026 à 11h54, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) a été informée par EDF d’un événement à la centrale nucléaire de Cruas-Meysse (Ardèche) ayant conduit au déclenchement de son plan d’urgence interne (PUI). 

L’ASNR a aussitôt activé son centre de crise situé à Fontenay-aux-Roses (92) afin d’évaluer la situation et les risques associés pour la population et l’environnement, et le cas échéant conseiller la Préfecture.

Selon les informations communiquées par EDF, un incendie s’est déclaré dans un local commun aux réacteurs 3 et 4.

L’incendie a rapidement été maîtrisé par le Service départemental d'incendie et de secours (SDIS) et les équipes d’intervention de la centrale et a été déclaré éteint à 12h06. Il n’a pas eu d’impact sur la population et l’environnement. 

L’ASNR a donné son accord à l’exploitant en vue de la levée de son plan d’urgence interne, puis a désactivé son centre de crise à 15h15.

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10ème réunion d’examen de la Convention sûreté nucléaire AIEA

Introduction
Du 13 au 24 avril 2026, l’ASNR a participé à la réunion d’examen de la Convention sur la sûreté nucléaire, qui a rassemblé 87 parties contractantes à Vienne, au siège de l’AIEA.

Du 13 au 24 avril 2026, l’ASNR a participé à la réunion d’examen de la Convention sur la sûreté nucléaire, qui a rassemblé 87 parties contractantes à Vienne (Autriche), au siège de l’AIEA. Cette convention a pour objet la sûreté des centrales nucléaires et met en œuvre un exercice triennal d’examen par les pairs au cours duquel chaque pays doit rendre compte de ses engagements pris au titre de la Convention.

La délégation ASNR à la 10ème réunion d’examen de la Convention sûreté nucléaire de l’AIEA.

La délégation ASNR à la 10ème réunion d’examen de la Convention sûreté nucléaire de l’AIEA.
De gauche à droite : Fanny Pigot, Albane Fontaine, Thierry Ethvignot, Paul Durliat, Pierre-Marie Abadie, Marie Dion, Julien Collet, Sylvie Cadet-Mercier, Olivier Dubois, Delphine Hournau-Pouëzat (Ambassadrice, représentante permanente de la France auprès de l'Office des Nations unies et des organisations internationales à Vienne), Luc Chanial, Thierry Granier.

Tout au long de l’exercice, l’ASNR a été mobilisée à différents niveaux. Elle a tout d’abord préparé et remis un rapport national présentant les actions menées par la France pour respecter ses engagements : organisation de la sûreté, dispositions prises pour garantir la sûreté des réacteurs nucléaires de la conception à l’exploitation etc. 

> Télécharger le rapport de la France

Une équipe de référents, composée principalement d’agents des divisions territoriales de l’ASNR, a ensuite analysé de nombreux rapports étrangers, rédigeant questions et commentaires à destination de plus de 80 pays. De son côté, la France a reçu plus de 240 questions de ses pairs dont les réponses ont été rédigées par les directions concernées de l’ASNR et par les exploitants français.

La première semaine de la réunion d’examen a été essentiellement consacrée aux présentations des rapports nationaux par groupes de pays dans sept sessions parallèles. L’équipe de référents de l’ASNR a suivi les débats et est intervenue dans plusieurs groupes. Olivier Dubois, commissaire de l’ASNR, a par ailleurs présidé un groupe réunissant les pays suivants : Ukraine, Canada, Roumanie, Arménie, Slovénie, Zimbabwe, Ghana, Macédoine du Nord, Italie, Pologne, Islande, Monténégro, Nigeria et Lituanie.

En parallèle, un groupe de travail auquel a participé l’ASNR s’est réuni afin d’identifier des axes d’amélioration des processus de la Convention, notamment pour prendre en compte l’évolution rapide des applications et technologies de réacteurs nucléaires. Sur proposition de la France, du Japon et du Canada, il a ainsi été proposé l’organisation de discussions approfondies sur les types de réacteurs nucléaires à prendre en compte dans la définition du terme « installation nucléaire » dans le contexte de la CSN. Ce point devrait être à l'ordre du jour de la prochaine réunion d'organisation permettant d'examiner comment cette question pourrait être traitée au cours du 11e cycle d'examen.

Enfin, la dernière partie de la deuxième semaine a été consacrée à la validation, par consensus, du rapport de synthèse de la réunion d’examen. Le projet de rapport, proposé par le président de la Convention, a fait l’objet de discussions animées mais constructives. Une part importante des échanges a concerné la situation en cours en Ukraine, reflétant les oppositions entre États. Toutefois, les efforts de chacun ont permis d’aboutir à un consensus sur un rapport de synthèse technique et substantiel.

La participation de l’ASNR a été remarquée et saluée par les pairs et les officiers de la réunion d’examen. Cette implication a permis à l’ASNR de promouvoir son action et ses positions et a conforté son statut d’autorité de sûreté de référence. En outre, plusieurs entretiens bilatéraux ont été conduits en marge de la réunion. Le président de l’ASNR a ainsi rencontré ses homologues américain (NRC), chinois (NNSA) et ukrainien (SNIRU), mais également Delphine Hournau-Pouëzat, (ambassadrice, représentante permanente de la France auprès de l'Office des Nations unies et des organisations internationales à Vienne) et Karine Herviou (directrice générale adjointe en charge de la sûreté et de la sécurité nucléaire à l’AIEA). Enfin, des échanges ont eu lieu avec le département de l’énergie britannique (DESNZ) ainsi qu’avec l’Autorité de sûreté singapourienne (NEA).

Rapport de la France : une bonne pratique et neuf domaines de bonne performance

Pierre-Marie Abadie lors de la présentation du rapport de la France
Pierre-Marie Abadie lors de la présentation du rapport de la France

La présentation du rapport de la France a eu lieu le vendredi 17 avril 2026. 

Julien Collet, directeur général adjoint, a présenté le cadre général de la sûreté des réacteurs nucléaires en France, les dernières évolutions, les avancées en matière de sûreté et les sujets à enjeux. 

Bernard Le Guen, directeur délégué des affaires internationales chez EDF, a donné le point de vue de l’exploitant. 

Dans sa conclusion, le président de l’ASNR Pierre-Marie Abadie a rappelé les fondamentaux de la sûreté (transparence, indépendance de l’autorité, décisions fondées sur la science) et porté le message de la contribution déterminante de la sûreté à l’efficacité et la performance industrielle dans le cadre des nouveaux projets nucléaires. Les échanges avec la salle ont couvert de nombreux sujets comme les améliorations de sûreté apportées aux réacteurs dans le cadre des réexamens périodiques, la réforme du contrôle de la sûreté en France ou encore les enjeux liés aux compétences.  

À l’issue de ces échanges, les autres pays du groupe ont attribué une bonne pratique à la France : le plan d’action de l’industrie française afin d’anticiper les besoins en compétences et en ressources humaines dans le secteur nucléaire. Neuf « domaines de bonne performance » ont également été relevés, dont notamment : 

  • l’utilisation des retours d’expérience de l’EPR pour la conception de l’EPR2 ; 
  • la promotion des nouveaux réacteurs avec notamment le cadre de pré-autorisation pour les petits réacteurs innovants ; 
  • l’adaptation aux enjeux du changement climatique dont le projet ADAPT ;
  • l’amélioration de la résistance des installations aux agressions externes (tels que les risques liés aux aéronefs) ;
  • les efforts déployés concernant les réexamens périodiques, et notamment ceux pour aligner autant que possible les niveaux de sûreté des réacteurs de deuxième génération sur ceux des réacteurs de nouvelle génération (Gen 3+) ;
  • l’utilisation de l’intelligence artificielle pour l’examen de lettres de suivi d’inspections ;
  • l’engagement en faveur des missions OSART. 

Par ailleurs deux enjeux ont été identifiés :

  • l’examen simultané de plusieurs demandes d’autorisation de construction (les EPR2 sur les sites de Penly et Gravelines et la première demande d’autorisation pour un SMR) ;
  • la position de l’ASNR sur les perspectives d’exploitation du parc existant au-delà de 60 ans. 
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L’ASNR rencontre son homologue PAA à l’occasion du premier sommet bilatéral franco-polonais

Introduction
L’ASNR a rencontré son homologue PAA (autorité de sûreté nucléaire polonaise) à l’occasion du 1er sommet bilatéral franco-polonais organisé à Gdansk le 20 avril 2026. Cette rencontre a eu lieu dans le cadre d’un déplacement présidentiel consacré à la mise en œuvre du traité de Nancy, signé le 9 mai 2025, pour une amitié renforcée entre la Pologne et la France. L’ASNR et PAA ont contribué aux échanges relatifs à la coopération dans le domaine de l’énergie et du nucléaire civil.
Luc Chanial de l’ASNR (à gauche) et Paweł Pytlarczyk de PAA(à droite)

Luc Chanial de l’ASNR (à gauche) et Paweł Pytlarczyk de PAA (à droite).

L’ASNR a rencontré son homologue PAA (autorité de sûreté nucléaire polonaise)  à l’occasion du 1er sommet bilatéral franco-polonais organisé à Gdansk le 20 avril 2026. Cette rencontre a eu lieu dans le cadre d’un déplacement présidentiel consacré à la mise en œuvre du traité de Nancy, signé le 9 mai 2025, pour une amitié renforcée entre la Pologne et la France. L’ASNR et PAA ont contribué aux échanges relatifs à la coopération dans le domaine de l’énergie et du nucléaire civil.

Ces échanges, introduits par Mme Maud Bregeon, porte-parole du Gouvernement auprès du Premier ministre et ministre déléguée, chargée de l'énergie, et son homologue polonais M. Wojciech Wrochna, vice-ministre de l’énergie, ont permis aux représentants de la filière nucléaire française, Mme Anne-Isabelle Etienvre, administratrice générale du CEA, et M. Bernard Fontana, président-directeur général d’EDF, et à leurs homologues polonais de confirmer l’étroite collaboration entre les deux pays aux niveaux bilatéral et multilatéral dans le domaine de l’énergie nucléaire civile et la volonté de développer de nouveaux partenariats.

M. Paweł Pytlarczyk, vice-président de PAA, a souligné la qualité des relations entretenues avec l’ASNR. Il a notamment indiqué que PAA allait prochainement certifier l’ASNR, comme l’avait été précédemment l’IRSN avant sa fusion avec l’ASN au 1er janvier 2025, pour conduire des expertises techniques en appui de PAA.

M. Luc Chanial, conseiller international auprès du comité exécutif de l’ASNR, a, pour sa part, confirmé la proximité des relations entre l’ASNR et PAA. Il a indiqué la disponibilité de l’ASNR pour accompagner si nécessaire PAA dans ses missions d’autorité, tant dans les domaines réglementaire que de l’expertise.

Rappelant le contexte nucléaire actuel, porteur d’enjeux pour l’ensemble des parties concernées, il a mentionné, plus largement, l’importance des échanges entre autorités de sûreté nucléaire. Il a par ailleurs indiqué que maintenir la sûreté nucléaire au centre des décisions était une condition nécessaire au développement du nucléaire et à son acceptation par la société. Il a enfin souligné que sûreté nucléaire et performance industrielle devaient être considérées comme se renforçant mutuellement, et non être mises en opposition. 

De gauche à droite :

  • Délégation française : MM. Armel Castets (Direction générale du Trésor), Luc Chanial (ASNR), Bernard Fontana (EDF), Mme Anne-Isabelle Etienvre (CEA).
  • Délégation polonaise : MM. Pawel Gajda (ministère de l’énergie), Paweł Pytlarczyk (PAA) et Jakub Kupecki (centre national de recherche nucléaire).
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L’ASNR rencontre ses partenaires au Japon

Introduction
Du 23 au 25 mars 2026, une délégation de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), conduite par son président Pierre-Marie Abadie et composée de la commissaire Stéphanie Guénot-Bresson, du directeur de l’expertise de sûreté nucléaire Igor Le Bars, de l’adjoint au directeur international Thierry Granier et de l’adjointe au chef de l’unité ERASME à la direction des équipements sous pression nucléaires Rachel Vaucher, s’est rendue au Japon pour des réunions de haut niveau avec ses deux principaux partenaires japonais dans le domaine de la sûreté nucléaire.

Du 23 au 25 mars 2026, une délégation de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), conduite par son président Pierre-Marie Abadie et composée de la commissaire Stéphanie Guénot-Bresson, du directeur de l’expertise de sûreté nucléaire Igor Le Bars, de l’adjoint au directeur international Thierry Granier et de l’adjointe au chef de l’unité ERASME à la direction des équipements sous pression nucléaires Rachel Vaucher, s’est rendue au Japon pour des réunions de haut niveau avec ses deux principaux partenaires japonais dans le domaine de la sûreté nucléaire.

La mission a débuté à Tokyo par la 10ᵉ réunion bilatérale avec l’autorité de réglementation nucléaire japonaise (NRA), en présence de son président, Shinsuke Yamanaka, et de deux de ses commissaires. Cette réunion a permis de faire le point sur les enjeux actuels de la sûreté dans les deux pays et d’échanger sur plusieurs sujets d’intérêt commun : retraitement du combustible, coopération sur les pratiques du contrôle, corrosion sous contrainte, comportement du combustible en conditions accidentelles, propulsion nucléaire maritime, encadrement réglementaire de la fusion et intelligence artificielle. Les actions de coopération prioritaires pour l’année à venir ont en outre été mises à jour.  

La délégation a par la suite rencontré le président de l’agence japonaise de l’énergie atomique (JAEA), Masanori Koguchi. À cette occasion, l’accord de coopération entre l’ASNR et la JAEA dans le domaine de la recherche en sûreté nucléaire a été renouvelé. 

Ces réunions ont été suivies de la visite de la centrale nucléaire de Tokai Daini, actuellement en arrêt, où des travaux importants de renforcement de la protection contre les tsunamis sont en cours. La délégation s’est également rendue sur les sites de Tokai et d’Oarai de la JAEA afin de visiter plusieurs installations expérimentales ou de recherche dont, notamment, STACY, une des rares installations au monde à permettre l’études des accidents de criticité, objet d’une coopération déjà ancienne avec l’IRSN, ainsi que le HTTR, réacteur expérimental à haute température refroidi au gaz. 

La mission s’est terminée par un dîner à l’Ambassade de France à Tokyo, sur l’invitation de Madame l’ambassadrice Béatrice Le Fraper du Hellen, lors duquel les partenariats de l’ASNR ont pu être resitués dans le contexte global des relations France-Japon. 

Ce déplacement a permis de renforcer les liens entre l’ASNR et ses homologues japonais tant sur le plan de la réglementation et du contrôle que de l’expertise et de la recherche. La richesse des échanges a confirmé l’intérêt mutuel d’une coopération étroite et durable face aux enjeux communs en sûreté nucléaire et radioprotection. Le prochain temps fort de cette coopération sera la tenue d’un séminaire tripartite ASNR/NRA/JAEA dédié à la recherche en novembre 2026.

Assis, de gauche à droite : Tomoyuki SUGIYAMA (Commissaire NRA), Pierre-Marie ABADIE (Président ASNR), Shinsuke YAMANAKA (président de NRA), Stéphanie GUENOT-BRESSON (Commissaire ASNR). 
Debout, de gauche à droite : Teruyo FUNADA (NRA), Shinji KINJO (NRA), Igor LEBARS (ASNR), Rachel VAUCHER (ASNR), Thierry GRANIER (ASNR)

A gauche, Pierre-Marie ABADIE, Président de l'ASNR, and à droite, Masanori KOGUCHI, Président de la JAEA.

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