Nouvelle version de MIMAUSA, la base de données dédiée aux anciens sites miniers d'uranium

Introduction
Depuis 2003, à la demande du Ministère chargé de l’écologie, l’IRSN œuvre pour rendre les informations concernant les anciens sites miniers d’uranium accessibles à tous. Regroupées dans la base de données MIMAUSA, ces informations sont consultables via une application WEB dédiée.

Depuis 2003, à la demande du Ministère chargé de l’écologie, l’IRSN œuvre pour rendre les informations concernant les anciens sites miniers d’uranium accessibles à tous. Regroupées dans la base de données MIMAUSA, ces informations sont consultables via une application WEB dédiée.

Une nouvelle version de cette base vient d'être mise en ligne. Elle comporte plusieurs évolutions et améliorations à la fois pour les utilisateurs mais aussi l'administrateur. Parmi les évolutions intéressantes pour l'utilisateur, on peut citer :

  • L’évolution de l’application cartographique (amélioration de l'affichage, création de clusters permettant de simplifier la restitution des sites référencés dans une zone de recherche, optimisation de la fonction "Rechercher"…) ;
  • L’amélioration de l'affichage des données associées à chaque site et la possibilité d'imprimer l'ensemble de ces informations ;
  • L’intégration des lieux de réutilisation de stériles miniers dans le domaine public pour lesquels des travaux de réduction des expositions ont été nécessaires. La base permet à présent la visualisation des communes concernées par de tels lieux et renvoie vers les DREAL pour plus d’informations ;
  • L’ajout de nouveaux sites recensés dans le Lot (suite à une investigation conjointe GEODERIS/IRSN en 2024).

A l'occasion de cette nouvelle version, le guide d’utilisation de la base de données MIMAUSA et le glossaire des termes spécifiques utilisés ont été mis à jour.

Accéder à la base de données MIMAUSA : mimausabdd.irsn.fr

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L’IRSN publie le bilan de l’état radiologique de l’environnement français de 2021 à 2023

Introduction
Le bilan de l’état radiologique de l’environnement français de 2021 à 2023 synthétise l’ensemble des données collectées par les membres du Réseau National de Mesures de la radioactivité de l'environnement (RNM). Il actualise la connaissance de l’état radiologique du territoire dans son ensemble et de l’environnement des sites nucléaires en particulier. Il rend également compte d’évènements d’actualité à caractère radiologique survenus sur la période considérée.

Le bilan de l’état radiologique de l’environnement français de 2021 à 2023 synthétise l’ensemble des données collectées par les membres du Réseau National de Mesures de la radioactivité de l'environnement (RNM). Il actualise la connaissance de l’état radiologique du territoire dans son ensemble et de l’environnement des sites nucléaires en particulier. Il rend également compte d’évènements d’actualité à caractère radiologique survenus sur la période considérée.

Bilan radiologiques 2021-2023 (couverture)

Le Bilan 2021-2023 de l’état radiologique de l’environnement français présente une synthèse des données disponibles sur le site internet du RNM1 pour cette période2. Il actualise la connaissance de l’état radiologique du territoire métropolitain dans son ensemble et de l’environnement des sites nucléaires en particulier, à savoir les installations nucléaires de base (INB) et une sélection d’installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), en estimant les expositions radiologiques des populations qui en résultent, à partir des mesures environnementales3.

L’analyse des données acquises entre 2021 et 2023 montre que les activités massiques ou volumiques des radionucléides mesurés dans l’environnement de la plupart des sites sur lesquels sont implantées des installations nucléaires, sont proches de celles présentées dans les précédents bilans triennaux. Néanmoins, la diminution des rejets radioactifs de certains sites liée à des réductions de production ou à des arrêts ponctuels, voire définitifs d’installations, entraine une diminution des activités mesurées dans leur environnement. C’est le cas par exemple du centre nucléaire de production d’électricité d’EDF de Fessenheim, mis à l’arrêt définitif en 2020.

Pour 29 des 37 sites nucléaires dont l’influence des rejets sur l’environnement est quantifiable au travers des mesures, les rejets des autres sites étant trop faibles pour induire une influence mesurable, les expositions des populations riveraines ont pu être estimées sur la base de ces mesures. Pour ce bilan 2021-2023, comme pour les éditions précédentes, les doses correspondantes sont très faibles, elles sont comprises entre moins de 1 microsievert par an (µSv/an) et 10 µSv/an, soit de 100 à plus de 1000 fois inférieures à la limite d'exposition du public fixée à 1 millisievert par an (mSv/an). Cependant, sur certains sites, les entreposages de matières radioactives engendrent un rayonnement susceptible d’entraîner une exposition plus importante de la population avoisinante selon les scénarios d’exposition. 

Ce rapport présente également les résultats de mesures radiologiques réalisés autour de deux installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) : le site de Solvay à la Rochelle (Charente-Maritime) et l’ancien site minier site du Bernardan (Haute-Vienne).

Enfin, ce bilan rend compte d’évènements d’actualité à caractère radiologique survenus sur la période 2021-2023 et de ses conséquences éventuelles  : la surveillance de la radioactivité en Ukraine, l’incident dans le sous-marin « perle » à Toulon (Var) en septembre 2022, l’incident à l’usine Framatome de Romans-sur-Isère (Isère) en septembre 2022, la détection de cobalt-60 sur un échantillon d’aérosols prélevé par la station Opera-air de l’IRSN de la centrale électronucléaire d’EDF de Civaux (Vienne) en 2023, une singularité  radiologique d’origine naturelle identifiée sur la plage de Trébézy (Loire-Atlantique), l’incident radiologique à l’aciérie LME de Trith-Saint-Léger (Nord) et enfin le suivi d’épisodes de sables sahariens sur la France en février 2021 et septembre 2023.

 

1. Le Réseau National de Mesure de la Radioactivité de l’Environnement (RNM) centralise et met à disposition du public (www.mesure-radioactivite.fr/) l’ensemble des résultats de mesures issus de la surveillance radiologique du territoire réalisées par ses membres (services de l’Etat, établissements publics, exploitants nucléaires, associations…). Tous les trois ans, il confie à l’IRSN la tâche d’analyser, d’interpréter et de présenter au public les principaux résultats de cette surveillance et leurs évolutions temporelles. 

2. En raison de certains délais d’analyses, de traitement d’échantillons et/ou de dates de prélèvement tardives, tous les résultats de la surveillance 2023 ne sont pas disponibles dans le RNM au 1er janvier 2024 et ne sont donc pas restitués dans ce rapport. Ils sont automatiquement exploités dans l’édition suivante. En revanche certaines données, acquises hors programmes de surveillance réglementaire, non déposées dans le RNM mais restituées dans certains documents publics édités par les exploitants (rapports environnementaux par exemple) sont exploitées dans ce bilan.

3. Dans cette nouvelle édition, les chapitres généraux concernant la radioactivité, la surveillance de l’environnement, le bruit de fond radiologique et les sources d’informations ont été regroupés, sous forme d’infographies, dans un chapitre introductif. L’objectif de cette nouvelle présentation est de synthétiser les informations essentielles à la compréhension du reste du document. Néanmoins pour les lecteurs qui souhaitent approfondir ces thématiques, l’intégralité du contenu de ces chapitres constitue un rapport d’informations complémentaires consultable et téléchargeable sur les sites de l’IRSN, de l’ASN et du RNM. Enfin, le chapitre dédié aux anciens sites miniers est désormais intégré à celui dédié aux Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE).

Type de contenu

Eléments d’information relatifs à l’événement survenu sur le site d’Orano à Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne) le 11 décembre 2024

Introduction
L’IRSN a activé son organisation de crise le 11 décembre 2024 à 14h00 après avoir été alerté à la suite d’un événement sur le site de l’ICPE d’Orano, à Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne).
Moyens mobiles de l'IRSN en intervention

Les moyens mobiles de l'IRSN en intervention.

L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a activé son organisation de crise le 11 décembre 2024 à 14h00 après avoir été alerté à la suite d’un événement sur le site de l’ICPE d’Orano, à Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne).

L’événement est lié à un dysfonctionnement du procédé de solidification de nitrate de thorium, destiné à un usage médical. Le thorium est un élément radioactif, présent dans le milieu naturel, qui émet des rayonnements de différents types (α, β, γ).

Le Centre technique de crise de l’IRSN s’est mis en relation avec l’exploitant afin d’évaluer les risques potentiels associés à l’événement pour la population et l’environnement et apporter un appui à la Préfecture.

A la demande de la préfecture, l’IRSN a dépêché sur place des moyens mobiles de mesure dans l’environnement, afin de vérifier l’absence de rejet radioactif dans l’environnement.

L’ensemble des résultats de mesures directes et des analyses de frottis et de prélèvements effectués dans la journée du 12 décembre permet de confirmer l’absence de marquage de l’environnement à proximité du site, en lien avec l’événement. Les valeurs mesurées s’inscrivent dans la fluctuation normale de l’ambiance radiologique, d’une variabilité importante compte tenu de la nature des sols.

Les frottis et les prélèvements ont été acheminés dans les laboratoires de l’IRSN situé au Vésinet pour obtenir des résultats plus précis et réaliser quelques analyses complémentaires. Tous les résultats devraient être disponibles en milieu de semaine prochaine.

 

Ajout du 20 décembre 2024 :

Lire Résultats de mesures à proximité du site d’Orano à Bessines-sur-Gartempe (87) à la suite de l’événement survenu le 11 décembre 2024

 


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Conférence ICRER 2024 : demandez le programme !

Introduction
La 6ème édition de la conférence ICRER (International Conference on Radioecology & Environmental Radioactivity), organisée conjointement par l’IRSN et l'Autorité norvégienne de radioprotection et de sûreté nucléaire (DSA) en collaboration avec l'IUR, l'AIEA, l'UNSCEAR, EURADOS, la CIPR, l’AER, le JER et la SFRP se déroulera du 24 au 29 novembre 2024 au palais du Pharo à Marseille.

La 6ème édition de la conférence ICRER (International Conference on Radioecology & Environmental Radioactivity), organisée conjointement par l’IRSN et l'Autorité norvégienne de radioprotection et de sûreté nucléaire (DSA) en collaboration avec l'IUR, l'AIEA, l'UNSCEAR, EURADOS, la CIPR, l’AER, le JER et la SFRP se déroule du 24 au 29 novembre 2024 au palais du Pharo à Marseille.

Au-delà des thèmes traditionnels de la radioécologie et de la radioactivité environnementale (évaluation de l’impact des radionucléides sur l’environnement, compréhension et modélisation des processus de transfert, développement en métrologie, surveillance environnementale, gestion des matériaux contenant des radionucléides d’origine naturelle, déchets, etc.), ICRER 2024 sera l’occasion d’aborder des sujets émergents tels que l’utilisation des data sciences ou encore l’impact du changement climatique sur le transfert des radionucléides. 

Cette conférence, qui rassemble des scientifiques, des acteurs industriels, des régulateurs et des experts, contribuera notamment à l'amélioration des connaissances, des méthodes et des outils nécessaires pour renforcer la protection des personnes et de l'environnement contre les effets des radiations.

Cette année, 5 orateurs, invités par le comité d’organisation, donneront des conférences plénières :

  • Gonéri Le Cozannet (BRGM), présentera les principales conclusions du 6ème rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).
  • Hildegarde Vandenhove (AIEA), Deborah Oughton (NMBU), Georg Steinhauser (TU Wien) et Mike Wood (University of Salford) viendront enrichir le programme en partageant leurs perspectives sur des enjeux liés à la radioécologie .

D'autres événements se dérouleront en marge de la conférence. Ainsi, des formations seront proposées, dont deux animées par l’IRSN :

  • «Ecosystem approaches in radioecology» par Rodolphe Gilbin
  • «Radiation-induced transgenerational and multigenerational effects in human and non-human biota» par Olivier Armant.

Des réunions spécifiques seront également organisées, parmi lesquels le «Ring of Five», animé par Olivier Masson (IRSN), ainsi qu’une réunion en partenariat avec l'AIEA, portant sur les radionucléides dans les organismes marins, à laquelle participera Sabine Charmasson (IRSN).

Pour la première fois, des entreprises ont parrainé l’événement. Parmi celles-ci, Algade, Agilent, Bertin Technologies, ESI, HTDS et Triskem bénéficieront d’un stand dédié pour présenter leurs activités et échanger avec les participants. La fédération de recherche ECCOREV et la région SUD PACA apportent également leur soutien en tant que parrains.

Pour plus d'infos

Télécharger le programme ICRER 2024

https://www.icrer2024.org/

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Bilan des valeurs en 137Cs dans l’air en France en lien avec les incendies de fin août / début septembre dans la zone d’exclusion de Tchernobyl

Introduction
La simulation de propagation des masses d’air réalisée par l’IRSN (Cf. note d'information du 27 septembre 2024) a montré que les panaches des incendies, survenus en Ukraine fin août-début septembre, se sont d’abord dispersés en direction des pays Scandinaves avant d’aller vers l’Est puis se sont ensuite orientés vers l’Europe de l’Ouest à compter du 15 septembre. Ils ont atteint la France le 17 septembre par ses frontières Est avant de survoler les régions situées au nord d’une ligne allant de l’estuaire de la Gironde au lac Léman.
Incendies de fin août / début septembre dans la zone d’exclusion de Tchernobyl
Incendies de fin août / début septembre dans la zone d’exclusion de Tchernobyl

La simulation de propagation des masses d’air réalisée par l’IRSN a montré que les panaches des incendies, survenus en Ukraine fin août-début septembre, se sont d’abord dispersés en direction des pays Scandinaves avant d’aller vers l’Est puis se sont ensuite orientés vers l’Europe de l’Ouest à compter du 15 septembre. Ils ont atteint la France le 17 septembre par ses frontières Est avant de survoler les régions situées au nord d’une ligne allant de l’estuaire de la Gironde au lac Léman.

Le tableau ci-dessous rassemble les résultats des mesures effectuées sur les aérosols atmosphériques prélevés par les stations du réseau OPERA(1) de la moitié nord de la France au cours du mois de septembre et disponibles à la date de publication de cette note. Les concentrations en 137Cs dans l’air que l’IRSN estime être supérieures aux niveaux habituellement observés (et donc attribuable majoritairement aux masses d’air dispersant les panaches des incendies) apparaissent en gras italique. 

 

Communes

Période de prélèvement

Concentration moyenne en 137Cs dans l’air (en µBq/m3)

Alençon (61)

03 au 10/09/2024

< 0,102

Orsay (91)

28/08 au 11/09/2024

0,072 ± 0,018

Orsay (91)

11 au 18/09/2024

0,361 ± 0,063

Orsay (91)

18 au 25/09/2024

0,803 ±0,130

Houdelaincourt (55)

02 au 09/09/2024

0,049 ± 0,020

Houdelaincourt (55)

16 au 23/09/2024

1,464 ± 0,204

Revin (08)

03 au 10/09/2024

0,040 ± 0,020

Revin (08)

10 au 17/09/2024

0,023 ± 0,014

Revin (08)

17 au 24/09/2024

1,64 ± 0,233

Dijon (21)

06 au 13/09/2024

0,087 ± 0,024

Bordeaux (33)

10 au 17/09/2024

0,050 ± 0,017

Fessenheim (68)

16 au 23/09/2024

0,59 ± 0,21

Cattenom (57)

16 au 23/09/2024

2,18 ± 0,70

Cattenom (57)

23 au 30/09/2024

< 0,6

Nogent sur Seine (10)

16 au 23/09/2024

1,23 ± 0,25

Chooz (08)

16 au 23/09/2024

1,23 ± 0,26

Ces concentrations sont cohérentes avec celles mesurées notamment en Suisse(2) par l’OFSP qui ont témoigné du passage des masses d’air marquées en 137Cs par les incendies, avant qu’elles n’atteignent la France. Ces activités sont extrêmement faibles et sans danger pour les populations ou l’environnement.

 

 


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PALLAS : inauguration des infrastructures du projet à Tournemire

Introduction
Le 6 septembre 2024, Jean Christophe Niel, directeur général de l’IRSN, a inauguré, en présence de Charles GIUSTI, préfet de l’Aveyron et de nombreux élus locaux, les nouvelles infrastructures développées dans le cadre du projet PALLAS sur le site du laboratoire de recherche souterrain de Tournemire.

Le 6 septembre 2024, Jean-Christophe Niel, directeur général de l’IRSN, a inauguré, en présence de Charles GIUSTI, préfet de l’Aveyron et de nombreux élus locaux, les nouvelles infrastructures développées dans le cadre du projet PALLAS sur le site du laboratoire de recherche souterrain de Tournemire.

Inauguration de PALLAS

Financé par BPI France et piloté par l’IRSN depuis fin 2022, le projet PALLAS a réuni six partenaires français. Ce projet a créé une plateforme expérimentale, pluridisciplinaire et novatrice, qui sera exploitée pour mener des recherches afin d’évaluer des technologies de pointe dédiées à la surveillance de colis de déchets radioactifs destinés à être pris en charge dans une installation souterraine.

Grâce à PALLAS, le laboratoire de Tournemire s’est enrichi d’une nouvelle galerie de 120 mètres de long, à partir de laquelle seront creusés des micro-tunnels permettant de surveiller le comportement de colis factices en conditions in situ, et d’un nouveau bâtiment dénommé « espace maquette », qui offre désormais la possibilité de réaliser des expérimentations complémentaires sur ces colis factices. 

Ainsi, le projet PALLAS apportera des connaissances destinées à enrichir l’expertise de l’IRSN sur la sûreté des installations de gestion des déchets radioactifs, sûreté qui repose en grande partie sur la capacité à surveiller les colis, y compris à distance, sur des durées séculaires.

Inauguration PALLAS
Inauguration PALLAS
Inauguration PALLAS
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