L’ASNR participe à la Conférence internationale de l’AIEA sur les situations d’urgence nucléaire « EPR 2025 »

Introduction
Du 1er au 4 décembre 2025, une délégation de 5 membres de l’ASNR, emmenée par le commissaire Jean-Luc Lachaume, a participé à la Conférence AIEA EPR 2025 organisée à Ryad (Arabie Saoudite).
AIEA EPR 2025 - Délégation ASNR
La délégation ASNR. De gauche à droite : Riad Idir, Radia Tamarat, Olivier Isnard, Jean-Luc Lachaume, Stéphane Defour

Du 1er au 4 décembre 2025, une délégation de 5 membres de l’ASNR, emmenée par le commissaire Jean-Luc Lachaume, a participé à la Conférence AIEA EPR 2025 organisée à Ryad (Arabie Saoudite).

Accueillie par la Commission saoudienne de réglementation nucléaire et radiologique (NRRC), cette conférence a rassemblé 900 participants et a été suivie en ligne par plus de 7000 personnes, ce qui en fait la conférence de l’AIEA la plus importante de ces dernières années.

L’action de l’ASNR en matière de gestion des situations d’urgence a été particulièrement mise en visibilité par des présidences de session, par des présentations portant sur ses différents champs de compétence, et par une position de « keynote speaker ».

Sur la base de son expérience, l’ASNR a ainsi évoqué la coopération et la coordination internationale en situation d’urgence (présentation par Stéphane Defour), les stratégies innovantes pour le traitement des lésions radio-induites pour les accidents avec de nombreuses victimes (présentation par Radia Tamarat), les travaux post-accidentels menés en France avec le CODIRPA (présentation par Riad Idir) et l’approche de l’ASNR quant aux avancées techniques en matière de scénarios des exercices de crise (présentation par Olivier Isnard). 

Lors de son intervention, le commissaire Lachaume a appelé les pays participants à la conférence à renforcer leurs actions en ce qui concerne la robustesse des plans de gestion des situations accidentelles, la nécessaire participation des parties prenantes et du public à la préparation des situations de crise, et l’amélioration de la coopération internationale en situation d’urgence nucléaire.

Regardez les vidéos de certaines interventions de l'ASNR (en anglais) :

01/12/2025 :

02/12/2025 :

03/12/2025 :

AIEA EPR 2025 - Riad Idir
Riad Idir
AIEA EPR 2025 - Olivier Isnard
Olivier Isnard
AIEA EPR 2025 - Stéphane Defour
Stéphane Defour
AIEA EPR 2025 - Jean-Luc Lachaume
Jean-Luc Lachaume
AIEA EPR 2025 - Radia Tamarat et des représentants de la Public Health Authority of Saudi Arabia
Radia Tamarat et des représentants de la Public Health Authority of Saudi Arabia
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CABRI : réalisation du dernier essai du programme CIP

Introduction
Le 13 octobre 2025, l’installation expérimentale CABRI, située sur le site de Cadarache, a accueilli le huitième et dernier essai du programme international CIP (CABRI International Program), placé sous l’égide de l’Agence pour l’énergie nucléaire de l’OCDE et piloté par l’ASNR.

Le 13 octobre 2025, l’installation expérimentale CABRI, située sur le site de Cadarache, a accueilli le huitième et dernier essai du programme international CIP (CABRI International Program), placé sous l’égide de l’Agence pour l’énergie nucléaire de l’OCDE et piloté par l’ASNR.

L’ objectif scientifique de cet essai

Cet essai, baptisé CIP3-1R, avait pour objectif d’étudier les conséquences thermomécaniques et thermohydrauliques de la rupture d’un crayon de combustible dans les conditions d’un transitoire accidentel, de type insertion de réactivité dans le cœur. Le crayon testé, issu d’un combustible irradié pendant cinq cycles dans la centrale espagnole de Vandellos, a été choisi pour sa forte probabilité de rupture dès les premiers instants du transitoire.

Un succès technique et scientifique

L’essai s’est déroulé conformément aux spécifications. Les premiers résultats confirment l’atteinte de l’objectif principal : la rupture du crayon et la mise en évidence des phénomènes se produisant après la rupture du crayon (énergie mécanique libérée, échange de chaleur entre le crayon et le réfrigérant…). L’instrumentation déployée autour du dispositif a bien fonctionné, ce qui a permis  de générer un volume important de données qui sera analysé dans les mois à venir.

Une étape clé du programme CIP

Bien que ce soit le dernier essai réalisé dans le réacteur CABRI, les activités du programme CIP se poursuivront encore plusieurs années avec des analyses post-essais approfondies (radiographies X, tomographies, spectrométrie gamma) afin d’obtenir des données complémentaires et d’affiner l’interprétation des phénomènes observés. Ces travaux contribueront à améliorer la compréhension des accidents de réactivité (RIA) dans les réacteurs nucléaires.

Une mobilisation collective

La réussite de cet essai est le fruit d’une collaboration exemplaire : plus de 25 collaborateurs de l’ASNR ont participé à la préparation et au pilotage, aux côtés de 45 personnes du CEA, exploitant du réacteur CABRI. Leur engagement illustre la capacité des équipes à relever des défis scientifiques et techniques majeurs.

Huitième essai du programme CABRI CIP

Pour en savoir plus

Le programme CIP, initié il y a plusieurs années, a permis de réaliser huit essais expérimentaux dans des conditions représentatives. Ces travaux s’inscrivent dans la mission de l’ASNR : garantir la sûreté nucléaire et la radioprotection, en s’appuyant sur des données expérimentales robustes et partagées au niveau international.

Le programme CABRI CIP

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ETSON Conférence 2025 : premier prix des ETSON Awards pour l’ASNR

Introduction
L’édition 2025 de l’ETSON Conférence, organisée par le TSO britannique RSD les 27 et 28 octobre 2025 à Manchester, a réuni une quarantaine d’experts et de chercheurs des membres du réseau. A cette occasion était également organisé le « Science Slam » des ETSON Awards.

L’édition 2025 de l’ETSON Conférence, organisée par le TSO britannique RSD les 27 et 28 octobre 2025 à Manchester, a réuni une quarantaine d’experts et de chercheurs des membres du réseau. A  cette occasion était également organisé le « Science Slam » des ETSON Awards.

ETSON Conférence

La Conférence ETSON avait pour thématique générale « Les défis auxquels sont confrontés les TSOs pour maintenir une indépendance scientifique et technique solide dans un paysage nucléaire en évolution rapide ». Elle comprenait plusieurs sessions consacrées aux travaux en cours des groupes d’experts et à des discussions liées au thème de la Conférence. Des interventions extérieures ont également permis d’apporter des éclairages complémentaires aux travaux d’ETSON, notamment de M. Mark Foy (WENRA) sur les opportunités de coopération entre WENRA et ETSON, ou encore de M. Jacques Repussard qui a présenté les programmes de formation au leadership en sûreté ELSE et DMaLSE, de l’Université Côte d’Azur. 

Enfin, l’Assemblée Générale a permis de revenir sur les principales initiatives en cours au sein du réseau et d’échanger sur l’actualité nucléaire, les principaux enjeux pour les TSO, et la stratégie d’ETSON.

ETSON Awards

ETSON Conference 2025
ETSON Awards 2025 : présentation de Clément Viron

Cinq équipes de jeunes ingénieurs et chercheurs, dont trois de l’ASNR, concouraient pour les prix et présentaient leur contribution scientifique à la sûreté nucléaire et la radioprotection.

Les papiers des candidats ont été préalablement notés par un jury composé d’expert issus des membres d’ETSON, tandis que les spectateurs du science slam ont pu voter pour la meilleure présentation.

Le premier prix a été attribué à une équipe de chercheurs menée par M. Clément Viron, en partenariat avec GRS (TSO allemand). Le sujet récompensé concerne « the fluid-structure interactions simulation to explain thermal sleeve wear mechanism in a pressurized water reactor ». 

ETSON Awards 2025 : premier prix pour l'ASNR
ETSON Awards 2025 : Clément Viron (ASNR) et Isabella Feagan (Paul Scherrer Institut, Suisse) récompensés

Le deuxième prix a été attribué à une chercheuse du Paul Scherrer Institut (TSO suisse), Mme Isabella Feagan, pour une étude sur « the image-based analysis of condensation on in-vessel passive containment cooling systems in the PANDA facility ». 

M. Frederic Wheeler (Vice-Président d’ETSON) et M. Federico Rocchi (Président d’ETSON) ont remis les premier et deuxième prix aux grands gagnants, et ont insisté sur l’importance pour ETSON de promouvoir la jeune génération d’experts du nucléaire, notamment via les initiatives du Junior Staff Program comme l’ETSON Awards. 

Félicitations à Clément Viron pour son premier prix, et à Amel Kort et Try Meng pour leur excellente présentation ! 

Tous les papiers des finalistes des ETSON Awards seront publiés prochainement sur le site d’ETSON. 

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Adhésion de l'ASNR à l'Institut International de l'Énergie Nucléaire (I2EN)

Introduction
Le 21 octobre dernier, l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) a signé une convention d’adhésion à l'Institut International de l'Énergie Nucléaire (I2EN). Pour l’ASNR, cette adhésion s’inscrit au cœur de sa mission de développement des compétences en sûreté nucléaire et en radioprotection, - dans ce cas, au niveau international - dans l’objectif de contribuer à un usage sûr de l’énergie nucléaire.

Le 21 octobre dernier, l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) a signé une convention d’adhésion à l'Institut International de l'Énergie Nucléaire (I2EN). Pour l’ASNR, cette adhésion s’inscrit au cœur de sa mission de développement des compétences en sûreté nucléaire et en radioprotection, - dans ce cas, au niveau international - dans l’objectif de contribuer à un usage sûr de l’énergie nucléaire.

Signature ASNR I2EN 2025

Le renforcement des compétences en sûreté nucléaire et en radioprotection des acteurs concernés (autorités de sûreté, appuis technique, industriels…) est un enjeu majeur pour maintenir un usage sûr. 

L’I2EN, une association loi 1901 à but non lucratif et indépendante a été fondé en 2010 à l’initiative du Gouvernement français. Présidé par le Haut-commissaire à l’Energie Atomique, l’I2EN regroupe des ministères, des institutions académiques, des acteurs industriels et experts pour promouvoir le partage de connaissances, la formation et le renforcement des capacités humaines dans le domaine nucléaire civil.

En tant que membre de l’I2EN, l’ASNR en interaction avec les autres membres, pourra contribuer activement au renforcement des compétences, par l’intervention de ses spécialistes dans des formations ou autres dispositifs de transmission de connaissances d’intérêts sur des thématiques techniques et réglementaires en sûreté nucléaire et en radioprotection. L’ASNR aura une meilleure maîtrise de sa contribution sur des sujets d’intérêt qu’elle considère majeurs.  

Dans ce cadre, l’ASNR souhaite promouvoir également sa propre offre de formations à l’international, commercialisée sous la marque « ASNR Academy » et, plus globalement, contribuer au développement des approches et démarches françaises en sûreté nucléaire et radioprotection.

Pour en savoir plus

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Bilan de la surveillance de la radioactivité en Polynésie française en 2023 et 2024

Introduction
En 2023 et 2024, la surveillance radiologique de l’environnement en Polynésie française confirme la stabilité des niveaux de radioactivité, qui demeurent dans la continuité des années antérieures, à un niveau très bas. Cette radioactivité artificielle résiduelle est quasi exclusivement attribuable au césium 137.

En 2023 et 2024, la surveillance radiologique de l’environnement en Polynésie française confirme la stabilité des niveaux de radioactivité, qui demeurent dans la continuité des années antérieures, à un niveau très bas. Cette radioactivité artificielle résiduelle est quasi exclusivement attribuable au césium 137.

Télécharger le rapport du bilan 2023-2024 et le rapport des annexes au bilan

Localisation des neuf îles de Polynésie française retenues dans le programme de surveillance radiologique environnementale 2023-2024 - © ASNR

En 2023 et 2024, l’ASNR a poursuivi la surveillance radiologique environnementale des sept îles représentatives de la Polynésie française (cinq îles hautes et deux atolls) qu’il suit régulièrement depuis 1998, complétée par une île haute supplémentaire, Bora-Bora (archipel de la Société) et un atoll, Takapoto (archipel des Tuamotu).
Les 302 échantillons prélevés de nature variée proviennent des différents milieux (atmosphérique, terrestre et marin) avec lesquels la population peut être en contact incluant des denrées alimentaires issues du milieu marin de pleine mer, du milieu marin lagonaire et du milieu terrestre.
Ces nouvelles campagnes de mesures, dans la continuité de celles de ces dernières années, confirment la stabilité des niveaux de radioactivité artificielle résiduelle décelable dans l’environnement polynésien. Ils se situent à un niveau très bas et sont essentiellement attribuables au césium 137 (137Cs).

La dose efficace annuelle totale pour un adulte vivant à Tahiti résultant de toutes les sources de rayonnement, naturelles et artificielles, est estimée autour de de 1,7 mSv, hors exposition médicale . Elle est quasi-totalement attribuable au rayonnement cosmique et aux éléments radioactifs naturels, moins de 0,1% étant dû à la radioactivité d’origine artificielle résultant des essais nucléaires français et internationaux. Cette dose efficace annuelle due à la radioactivité naturelle pour un adulte polynésien est inférieure à la dose efficace annuelle moyenne à l’échelle mondiale, estimée à 3 mSv et où prédomine l’exposition au radon qui est moins abondant dans l’air en Polynésie française.

Enfin, dans le cadre des Jeux Olympiques de Paris 2024, le LESE a assuré une surveillance radiologique renforcée sur le site olympique qui a accueilli les épreuves de surf à la demande des pouvoirs publics.

Les derniers résultats de mesure en Polynésie française sont intégrés sur le site www.mesure-radioactivite.fr  du Réseau national de mesure de la radioactivité de l’environnement (RNM) afin de les rendre accessibles au public ainsi que sur le site internet de l’ASNR (www.asnr.fr) et via l’entrepôt de données de la surveillance radiologique de l’ASNR (https://www.data.gouv.fr/datasets/donnees-de-la-surveillance-radiologiq…).

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69e Conférence générale de l’AIEA : pour sa première participation, l’ASNR s’affirme comme un acteur clé de la scène internationale

Introduction
Du 15 au 19 septembre 2025, l'ASNR, représentée par son président, ses commissaires, son directeur général et plusieurs autres membres, a participé à une série de réunions et d’entretiens à Vienne, en marge de la 69e Conférence générale de l'AIEA.
La délégation ASNR à la 69e Conférence générale de l'AIEA

Du 15 au 19 septembre 2025, l'ASNR, représentée par son président, ses commissaires, son directeur général et plusieurs autres membres, a participé à une série de réunions et d’entretiens à Vienne, en marge de la 69e Conférence générale de l'AIEA.

Au cours de cet événement, environ 25 entretiens bilatéraux ont eu lieu avec les responsables des autorités de sûreté nucléaire de l'Afrique du Sud, de l'Allemagne, du Brésil, de la Chine, de la Corée du Sud, de l'Égypte, des Émirats arabes unis, des États-Unis, de la Finlande, du Ghana, de la Hongrie, du Kenya, du Maroc, du Nigeria, des Pays-Bas, des Philippines, de la Pologne, de la République tchèque, du Royaume-Uni, de Singapour, de la Slovaquie, de la Slovénie, de la Suisse, de l'Ukraine et du Vietnam. Des réunions avec le directeur général de l'AIEA, M. R. Grossi, la directrice générale adjointe, Mme K. Herviou, et plusieurs directeurs ont également été organisées. Le président de l'ASNR s’est également entretenu avec S.E. Mme Delphine Hournau-Pouëzat, ambassadrice, représentante permanente de la France auprès de l'Office des Nations unies et des organisations internationales à Vienne.

Dans un contexte international où plusieurs pays et autorités de sûreté ont entrepris des réformes de leurs réglementations et cadres de sûreté dans le but de faciliter le développement de nouveaux projets nucléaires, l'ASNR a promu et affirmé ses valeurs fondamentales : priorité à la sûreté et à la radioprotection, indépendance, transparence, et décisions fondées sur la science et la connaissance. Sûreté et efficacité ne doivent pas être opposées mais contribuent toutes deux à la performance industrielle.

Pierre-Marie Abadie a signé trois accords de coopération bilatéraux importants avec, respectivement, le Maroc, la Slovénie et les Émirats arabes unis.

L'ASNR a en outre échangé avec la Commission européenne sur différents thèmes dont la culture de sûreté, l'efficacité du régulateur et la réglementation de la fusion nucléaire.

Le directeur général de l'ASNR, O. Gupta (également vice-président de WENRA[1]) a participé à plusieurs réunions dans le cadre de cette association, notamment une réunion avec le bureau d’ETSON[2].

Le commissaire O. Dubois a participé à plusieurs réunions dans le cadre d'ETSON, en particulier avec le Centre commun de recherche (CCR) de la Commission européenne et la DDG K. Herviou.

La commissaire G. Pina a participé à une réunion avec la présidente du BfS[3] allemand au cours de laquelle l'initiative PIANOFORTE[4] et d'autres sujets d'actualité liés à la radioprotection ont été abordés.

Les trois « événements parallèles » organisés ou coorganisés par l’ASNR respectivement sur HERCA[5] (avec la participation du commissaire J-L Lachaume), sur la réglementation de la fusion nucléaire et sur la coopération avec les pays africains, ont attiré un large public. L'ASNR était également présente aux événements consacrés au rôle des organismes de réglementation dans la mise en place de projets de stockage géologique profond (J-L Lachaume) et au code de calcul TRANSURANUS dédié à la performance du combustible (O. Dubois).

Enfin, les commissaires G. Pina et S. Guénot Bresson ont participé à la réunion sur l'égalité hommes-femmes et à celle sur la récente attaque de drones sur Tchernobyl, présentée par l'Ukraine.

À l’occasion de la réunion des hauts responsables de la sûreté et de la sécurité, B.M. Ayadi, expert en intelligence artificielle, a présenté le projet d'utilisation à l'ASNR de techniques d'IA dans les analyses de sûreté.

Lors de la réunion de l'INRA[6], à laquelle a participé un représentant de l'AIEA et qui était présidée par Juan Carlos Lentijo, président de la CSN (Autorité espagnole de sûreté nucléaire), Pierre-Marie Abadie a présenté une mise à jour des thèmes prioritaires actuels à l'ASNR et a participé à une réflexion sur l'efficacité des régulateurs.

En conclusion, la Conférence générale de l'AIEA sert de point de rencontre annuel aux organismes de sûreté nucléaire du monde entier pour échanger et discuter, de manière formelle et informelle, sur des sujets critiques liés à la sûreté nucléaire et à la radioprotection. L'ASNR a été très active et visible tout au long de la semaine et ces échanges multiples lui ont permis de mieux faire connaître ses positions et de renforcer les relations avec ses partenaires. Elle s’impose comme un acteur clef de la sûreté nucléaire et de la radioprotection au niveau mondial.

[1] WENRA : Association des autorités de sûreté nucléaire d'Europe occidentale
[2] ETSON : Réseau européen des organismes techniques de sûreté
[3] BfS : Bundesamt für Strahlenschutz - Office fédéral de la radioprotection
[4] PIANOFORTE : Partenariat européen pour la recherche en radioprotection
[5] HERCA : Chefs des autorités compétentes européennes en matière de radioprotection : défis liés à la mise en œuvre pratique des normes internationales de radioprotection
[6] INRA : Association internationale des autorités de sûreté nucléaire

Rencontre Rafael Grossi Pierre-Marie Abadie
Rencontre entre Pierre-Marie Abadie (à gauche) et Rafael Grossi (à droite) - © Dean Calma / IAEA Images
AIEA 69eGC Rencontre ASNR-Maroc
69e GC AIEA - Rencontre ASNR Maroc
AIEA 69eGC Rencontre ASNR-Maroc
69e GC AIEA - Rencontre ASNR Slovénie
AIEA 69eGC Rencontre ANSR BfS
69e GC AIEA - Rencontre ANSR BfS
AIEA 69eGC Réunion INRA
69e GC AIEA - Réunion INRA
AIEA 69e GC HERCA
69e GC AIEA - HERCA
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Fêtez la science avec l’ASNR !

Introduction
La Fête de science revient pour sa 34e édition du 3 au 13 octobre 2025. Comme chaque année, cet événement national célèbre la science sous toutes ses formes et invite petits et grands à découvrir, expérimenter et échanger autour du savoir.
Affiche Fête de la science 2025

La Fête de science revient pour sa 34e édition du 3 au 13 octobre 2025. Comme chaque année, cet événement national célèbre la science sous toutes ses formes et invite petits et grands à découvrir, expérimenter et échanger autour du savoir.

Organisée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, cette édition met en lumière le thème « Intelligence(s) », une invitation à explorer les multiples facettes de l’intelligence, qu’elle soit humaine, artificielle ou collective.

L’ASNR vous donne rendez-vous pour partager la passion des sciences, mieux comprendre le monde qui nous entoure et éveiller la curiosité de chacun.

Au programme : journées portes ouvertes sur notre site du Vésinet, ateliers animés par nos scientifiques au Musée des Arts et Métiers à Paris, dans les villages des sciences de Belfort, Gap et Vinon-sur-Verdon, au Centre océanographique du Pacifique à Vairao (Tahiti) et visite de la station SORA à Arles à l'occasion du Festival "Dans les bras du Rhône".

Voir le programme complet

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Restitution publique des résultats de l'étude radiologique du site Orano de Malvési

Introduction
L’ASNR a restitué publiquement le 3 juillet 2025 les résultats de son étude radiologique du site Orano de Malvési.

L’ASNR a restitué publiquement le 3 juillet 2025 les résultats de son étude radiologique du site Orano de Malvési.

Prélèvement de blé à proximité du site Orano de Malvési

Lors d’une réunion ouverte au public organisée par la CLI ECRIN (1), qui s’est tenue à Moussan (11) le 3 juillet 2025, les principaux résultats de l’étude radiologique du site (ERS) (2) Orano de Malvési (3), réalisée par l’ASNR de 2020 à 2023, ont été présentés au public, aux autorités locales, en présence de l’exploitant. Mme Arditi, vice-présidente de l’Observatoire des rejets et membre de la CSS d’Orano Malvési, a introduit la restitution de l’ERS (lien vers l’encart ci-dessous) et M. Monié, Maire de Moussan et représentant de l’agglomération du Grand Narbonne a conclu, en remerciant l’ASNR pour son travail.

Mme Arditi : « Il était intéressant pour l’observatoire des rejets d’avoir, après les nombreuses modifications industrielles réalisées ces dix dernières années, un état des lieux de l’influence du site de Malvési sur l’environnement et, chose nouvelle par rapport à des études antérieures, une évaluation de l’exposition de la population. C’est pourquoi l’observatoire a été partie prenante durant les trois années de l’étude. »

Les études de terrain menées par l’ASNR dans les différents compartiments de l’environnement, à savoir les compartiments atmosphérique, terrestre et aquatique, ainsi que les mesures in situ terrestres et aéroportées du débit de dose ont été détaillées au cours de cette restitution publique. Réalisée à partir des mesures radiologiques de terrain et d’une enquête sur le mode de vie de la population de la région de Narbonne, l’évaluation de l’exposition de la population riveraine aux rejets et au rayonnement provenant du site Orano de Malvési a également été présentée à l’occasion de cette réunion.

L’ensemble des études menées par l’ASNR a permis de mieux caractériser l’influence des rejets d’uranium effectués par le site Orano de Malvési et d’améliorer les connaissances scientifiques sur le devenir des radionucléides dans l’environnement. Ainsi, l’influence du site Orano de Malvési sur son environnement s’est réduite depuis les études précédentes de 2008-2010, en cohérence avec la baisse des rejets du site. De plus, les mesures à bas niveau réalisées spécifiquement dans le cadre de l’ERS ont confirmé les activités mesurées dans le cadre des programmes annuels de surveillance d’Orano et de l’ASNR. L’ERS a par ailleurs, permis de mesurer précisément le rayonnement gamma émis par le parc d’entreposage des concentrés miniers au nord du site et d’en déduire une évaluation réaliste de l’exposition des riverains proches.

Il ressort de l’ensemble de ces études que l’exposition des riverains du site Orano de Malvési par ingestion et inhalation de radionucléides rejetés dans l’environnement est faible, de l’ordre du µSv/an. Au nord du site de Malvési, où se trouve le parc d’entreposage des concentrés miniers, l’exposition externe aux rayonnements varie selon les scénarios d’exposition et peut atteindre quelques dizaines de µSv/an. Dans tous les cas, l’exposition de la population à proximité du site Orano de Malvési est inférieure au seuil d’exposition de 1 mSv/an figurant dans la réglementation (article R. 1333-11 du Code de la Santé Publique).

Les rapports scientifiques publiés dans le cadre de l’ERS du site Orano de Malvési

A la date de publication de cette note (septembre 2025), deux rapports relatifs aux études radiologiques des milieux atmosphérique et terrestre ont été publiés sur le site internet de l’ASNR. Deux autres rapports relatifs d’une part à l’étude du milieu aquatique de surface, d’autre part à l’évaluation de l’exposition des riverains du site sont en cours d’élaboration et seront publiés dans les mois à venir.

Les études menées sur les compartiments atmosphérique et terrestre ont permis de déterminer les zones influencées par les rejets atmosphériques du site industriel, de quantifier les activités des radionucléides ajoutés dans l’air et en milieu terrestre, notamment dans les denrées, et d’identifier les principales sources de ces radionucléides. C’est ainsi que :

  • Les principales sources de radionucléides ajoutés dans l’air et dans le milieu terrestre peuvent provenir soit des rejets atmosphériques d’uranium par l’usine, soit de la remise en suspension de particules provenant du site ou de l’environnement proche et marqués par divers radionucléides naturels et artificiels dont certains peuvent résulter de rejets anciens, datant notamment de la période durant laquelle l’usine utilisait de l’uranium de retraitement (URT entre 1960 et 1983).
  • La zone la plus influencée par les rejets de l’usine est située à l’Est compte tenu de la rose des vents. L’activité volumique moyenne en 238U dans l’air à environ 1 km à l’est de l’usine est bien supérieure à la valeur moyenne mesurée au Nord-Nord-Est, à Cuxac-d’Aude, pris comme zone de référence hors influence du site.
  • Les analyses radiologiques mises en œuvre pour cette étude, qui ont permis de mesurer de très faibles niveaux de radioactivité dans les végétaux terrestres prélevés autour du site (feuilles d’arbre, blé, légumes-feuilles ou fruits), montrent que l’influence des rejets atmosphériques d’uranium de l’usine de Malvési est décelable à l’est du site jusqu’à une distance d’au moins six kilomètres dans les feuilles d’arbres et d’environ deux kilomètres dans les denrées. Les activités massiques en uranium 238 mesurées dans les feuilles de frêne prélevées à huit cents mètres à l’est de l’usine sont nettement supérieures à celles des feuilles prélevées en zone non-influencée par les rejets. Dans le blé et dans les légumes-feuilles prélevés entre un et deux kilomètres à l’est de l’usine, les activités massiques d’uranium 238 sont supérieures d’un ordre de grandeur à celles observées en zone non-influencée. 

(1) CLI ECRIN : Commission locale d’information relative à l’Installation nucléaire de base (INB) ECRIN (Installation d’Entreposage Confiné de Résidus Issus de la conversioN)
(2) Voir Etude radiologique de site (ERS)
(3) Site Orano de Malvési : dans les installations industrielles de Malvési, Orano purifie les concentrés miniers d’uranium et les convertit en UF4. Le site industriel comporte une usine de conversion de l’uranium qui est une installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE) et une installation d’Entreposage Confiné de Résidus Issus de la conversion en tant qu’installation nucléaire de base (INB ECRIN).

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Rapport du COFSOH : quels enseignements tirer de la gestion par les exploitants d’installations nucléaires de la crise sanitaire liée au Covid 19 ?

Introduction
Le Comité d’orientation sur les facteurs sociaux, organisationnels et humains (COFSOH) publie un rapport portant sur les enseignements tirés, en matière de facteurs sociaux, organisationnels et humains, de la gestion par les exploitants d’installations nucléaires de la crise sanitaire liée au Covid-19.

Le Comité d’orientation sur les facteurs sociaux, organisationnels et humains (COFSOH) publie un rapport portant sur les enseignements tirés, en matière de facteurs sociaux, organisationnels et humains, de la gestion par les exploitants d’installations nucléaires de la crise sanitaire liée au Covid-19.

Ce rapport est le produit de travaux menés entre 2021 et 2024 par le groupe de travail du COFSOH sur l’articulation entre la sûreté réglée et la sûreté gérée, présidé par Jean Pariès.


Principaux éléments du rapport

Rapport du COFSOH : quels enseignements tirer de la gestion par les exploitants d’installations nucléaires de la crise sanitaire liée au Covid 19 ?

Impacts de la crise sanitaire et modalités d’adaptation des grands acteurs du nucléaire

La crise sanitaire a été atypique à plusieurs titres : de dimension mondiale, elle a duré de nombreux mois et a eu des conséquence à la fois sociales et économiques particulièrement lourdes. Le secteur nucléaire civil a fait preuve de résilience lors de cette crise. Sa réponse a été structurée autour de deux modes complémentaires, dont la combinaison semble avoir été efficace : 

  • l’anticipation : les plans de réaction formalisés (plans d’urgence, plans de continuité d’activité, etc.) ont été utiles, et l’expérience confirme leur caractère indispensable ;
  • l’accélération : on peut parler, de façon imagée, d’une forme d’accélération du « métabolisme » des organisations avec la mise en place d’un état d’alerte ou d’une forme d’hypervigilance :  les acteurs ont fait plus, plus vite, et mieux, ce qu’ils font d’ordinaire dans la durée (s’engager, écouter, communiquer, informer, etc.). 

Leçons mobilisables pour les autres crises

Le groupe de travail a tiré de son analyse une trentaine de recommandations concernant les différents niveaux d’organisation et portant sur l’avant-crise, la crise, et l’après-crise. Ces recommandations visent à créer les conditions d’une meilleure résilience en rendant les capacités de réponse moins dépendantes des plans et des scénarios imaginés, et s’appuyant davantage sur une conception des organisations moins spécialisée, plus flexible et capable d’accélérer les modes de fonctionnement et de se reconfigurer en fonction de la nature de la crise.


Le COFSOH est une instance pluridisciplinaire et pluraliste rassemblée à l’initiative de l’ASNR, dont la mission est de réfléchir à la contribution des personnes et des organisations à la sûreté des installations nucléaires et à la protection des travailleurs.

Pour en savoir plus :

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Risque incendie : l’ASNR, acteur majeur de la recherche

Introduction
Les 10 et 11 juillet derniers, l’ASNR a accueilli à Fontenay-aux-Roses les 35e Journées du RésoFeux, un temps fort réunissant les spécialistes français du risque incendie.
35e journée RésoFeux

Les 10 et 11 juillet derniers, l’ASNR a accueilli à Fontenay-aux-Roses les 35e Journées du RésoFeux, un temps fort réunissant les spécialistes français du risque incendie.

Organisé par le Service des Agressions Internes et des Risques Industriels de l’ASNR, ce séminaire a réuni 85 spécialistes venus de domaines variés. Une diversité qui reflète l’ampleur des enjeux liés aux incendies, qu’ils surviennent en milieu naturel, urbain ou industriel.

Une recherche qui dépasse les frontières du nucléaire

Au cœur de ce réseau, l’ASNR s’affirme comme un acteur engagé d’une communauté scientifique dépassant largement le domaine du nucléaire. Les participants provenaient de la recherche académique, des centres techniques, des instituts de recherche et de l’industrie. Ensemble, ils œuvrent à mieux comprendre et maîtriser les phénomènes liés aux incendies.

Les thématiques abordées étaient aussi diverses que pointues : feux en milieux naturels et leurs impacts environnementaux, études numériques et expérimentales appliquées au domaine nucléaire, modélisation multi-échelle de la pyrolyse et de la combustion, propagation des polluants et remise en suspension de particules, approches expérimentales en milieux confinés et ventilés. Autant de thématiques qui trouvent des applications concrètes dans la compréhension  des risques industriels et environnementaux. 

Des moyens uniques pour la recherche sur l’incendie

Les participants ont également découvert les outils de recherche de l’ASNR dédiées au risque incendie :  

  • La plateforme expérimentale GALAXIE dédiée aux essais grandeur nature. Elle regroupe des équipements permettant des études en conditions contrôlées incluant des locaux en atmosphère oxygénée et des environnements confinés ventilés mécaniquement,
  • La plateforme logicielle S3AFER conçue pour la modélisation des scénarios d’incendie. Elle intègre l’ensemble des outils nécessaires à la simulation d’incendies et d’explosions.

L’ASNR, un vecteur de diffusion des connaissances scientifiques

Les équipes de l’ASNR ont également présenté plusieurs projets de recherche en cours portant sur :  la remise en suspension de particules radioactives, la propagation du feu sur certains matériaux  , ou les écoulements dans les ventilations lors d’incendies en milieu confiné et ventilé. 

Ces travaux bénéficient non seulement au secteur nucléaire, mais aussi à d’autres industries, grâce à un partage des connaissances sur le risque incendie.

Les participants à la 35e journée RésoFeux
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