Restitution publique des résultats de l'étude radiologique du site Orano de Malvési

Introduction
L’ASNR a restitué publiquement le 3 juillet 2025 les résultats de son étude radiologique du site Orano de Malvési.

L’ASNR a restitué publiquement le 3 juillet 2025 les résultats de son étude radiologique du site Orano de Malvési.

Prélèvement de blé à proximité du site Orano de Malvési

Lors d’une réunion ouverte au public organisée par la CLI ECRIN (1), qui s’est tenue à Moussan (11) le 3 juillet 2025, les principaux résultats de l’étude radiologique du site (ERS) (2) Orano de Malvési (3), réalisée par l’ASNR de 2020 à 2023, ont été présentés au public, aux autorités locales, en présence de l’exploitant. Mme Arditi, vice-présidente de l’Observatoire des rejets et membre de la CSS d’Orano Malvési, a introduit la restitution de l’ERS (lien vers l’encart ci-dessous) et M. Monié, Maire de Moussan et représentant de l’agglomération du Grand Narbonne a conclu, en remerciant l’ASNR pour son travail.

Mme Arditi : « Il était intéressant pour l’observatoire des rejets d’avoir, après les nombreuses modifications industrielles réalisées ces dix dernières années, un état des lieux de l’influence du site de Malvési sur l’environnement et, chose nouvelle par rapport à des études antérieures, une évaluation de l’exposition de la population. C’est pourquoi l’observatoire a été partie prenante durant les trois années de l’étude. »

Les études de terrain menées par l’ASNR dans les différents compartiments de l’environnement, à savoir les compartiments atmosphérique, terrestre et aquatique, ainsi que les mesures in situ terrestres et aéroportées du débit de dose ont été détaillées au cours de cette restitution publique. Réalisée à partir des mesures radiologiques de terrain et d’une enquête sur le mode de vie de la population de la région de Narbonne, l’évaluation de l’exposition de la population riveraine aux rejets et au rayonnement provenant du site Orano de Malvési a également été présentée à l’occasion de cette réunion.

L’ensemble des études menées par l’ASNR a permis de mieux caractériser l’influence des rejets d’uranium effectués par le site Orano de Malvési et d’améliorer les connaissances scientifiques sur le devenir des radionucléides dans l’environnement. Ainsi, l’influence du site Orano de Malvési sur son environnement s’est réduite depuis les études précédentes de 2008-2010, en cohérence avec la baisse des rejets du site. De plus, les mesures à bas niveau réalisées spécifiquement dans le cadre de l’ERS ont confirmé les activités mesurées dans le cadre des programmes annuels de surveillance d’Orano et de l’ASNR. L’ERS a par ailleurs, permis de mesurer précisément le rayonnement gamma émis par le parc d’entreposage des concentrés miniers au nord du site et d’en déduire une évaluation réaliste de l’exposition des riverains proches.

Il ressort de l’ensemble de ces études que l’exposition des riverains du site Orano de Malvési par ingestion et inhalation de radionucléides rejetés dans l’environnement est faible, de l’ordre du µSv/an. Au nord du site de Malvési, où se trouve le parc d’entreposage des concentrés miniers, l’exposition externe aux rayonnements varie selon les scénarios d’exposition et peut atteindre quelques dizaines de µSv/an. Dans tous les cas, l’exposition de la population à proximité du site Orano de Malvési est inférieure au seuil d’exposition de 1 mSv/an figurant dans la réglementation (article R. 1333-11 du Code de la Santé Publique).

Les rapports scientifiques publiés dans le cadre de l’ERS du site Orano de Malvési

A la date de publication de cette note (septembre 2025), deux rapports relatifs aux études radiologiques des milieux atmosphérique et terrestre ont été publiés sur le site internet de l’ASNR. Deux autres rapports relatifs d’une part à l’étude du milieu aquatique de surface, d’autre part à l’évaluation de l’exposition des riverains du site sont en cours d’élaboration et seront publiés dans les mois à venir.

Les études menées sur les compartiments atmosphérique et terrestre ont permis de déterminer les zones influencées par les rejets atmosphériques du site industriel, de quantifier les activités des radionucléides ajoutés dans l’air et en milieu terrestre, notamment dans les denrées, et d’identifier les principales sources de ces radionucléides. C’est ainsi que :

  • Les principales sources de radionucléides ajoutés dans l’air et dans le milieu terrestre peuvent provenir soit des rejets atmosphériques d’uranium par l’usine, soit de la remise en suspension de particules provenant du site ou de l’environnement proche et marqués par divers radionucléides naturels et artificiels dont certains peuvent résulter de rejets anciens, datant notamment de la période durant laquelle l’usine utilisait de l’uranium de retraitement (URT entre 1960 et 1983).
  • La zone la plus influencée par les rejets de l’usine est située à l’Est compte tenu de la rose des vents. L’activité volumique moyenne en 238U dans l’air à environ 1 km à l’est de l’usine est bien supérieure à la valeur moyenne mesurée au Nord-Nord-Est, à Cuxac-d’Aude, pris comme zone de référence hors influence du site.
  • Les analyses radiologiques mises en œuvre pour cette étude, qui ont permis de mesurer de très faibles niveaux de radioactivité dans les végétaux terrestres prélevés autour du site (feuilles d’arbre, blé, légumes-feuilles ou fruits), montrent que l’influence des rejets atmosphériques d’uranium de l’usine de Malvési est décelable à l’est du site jusqu’à une distance d’au moins six kilomètres dans les feuilles d’arbres et d’environ deux kilomètres dans les denrées. Les activités massiques en uranium 238 mesurées dans les feuilles de frêne prélevées à huit cents mètres à l’est de l’usine sont nettement supérieures à celles des feuilles prélevées en zone non-influencée par les rejets. Dans le blé et dans les légumes-feuilles prélevés entre un et deux kilomètres à l’est de l’usine, les activités massiques d’uranium 238 sont supérieures d’un ordre de grandeur à celles observées en zone non-influencée. 

(1) CLI ECRIN : Commission locale d’information relative à l’Installation nucléaire de base (INB) ECRIN (Installation d’Entreposage Confiné de Résidus Issus de la conversioN)
(2) Voir Etude radiologique de site (ERS)
(3) Site Orano de Malvési : dans les installations industrielles de Malvési, Orano purifie les concentrés miniers d’uranium et les convertit en UF4. Le site industriel comporte une usine de conversion de l’uranium qui est une installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE) et une installation d’Entreposage Confiné de Résidus Issus de la conversion en tant qu’installation nucléaire de base (INB ECRIN).

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Rapport du COFSOH : quels enseignements tirer de la gestion par les exploitants d’installations nucléaires de la crise sanitaire liée au Covid 19 ?

Introduction
Le Comité d’orientation sur les facteurs sociaux, organisationnels et humains (COFSOH) publie un rapport portant sur les enseignements tirés, en matière de facteurs sociaux, organisationnels et humains, de la gestion par les exploitants d’installations nucléaires de la crise sanitaire liée au Covid-19.

Le Comité d’orientation sur les facteurs sociaux, organisationnels et humains (COFSOH) publie un rapport portant sur les enseignements tirés, en matière de facteurs sociaux, organisationnels et humains, de la gestion par les exploitants d’installations nucléaires de la crise sanitaire liée au Covid-19.

Ce rapport est le produit de travaux menés entre 2021 et 2024 par le groupe de travail du COFSOH sur l’articulation entre la sûreté réglée et la sûreté gérée, présidé par Jean Pariès.


Principaux éléments du rapport

Rapport du COFSOH : quels enseignements tirer de la gestion par les exploitants d’installations nucléaires de la crise sanitaire liée au Covid 19 ?

Impacts de la crise sanitaire et modalités d’adaptation des grands acteurs du nucléaire

La crise sanitaire a été atypique à plusieurs titres : de dimension mondiale, elle a duré de nombreux mois et a eu des conséquence à la fois sociales et économiques particulièrement lourdes. Le secteur nucléaire civil a fait preuve de résilience lors de cette crise. Sa réponse a été structurée autour de deux modes complémentaires, dont la combinaison semble avoir été efficace : 

  • l’anticipation : les plans de réaction formalisés (plans d’urgence, plans de continuité d’activité, etc.) ont été utiles, et l’expérience confirme leur caractère indispensable ;
  • l’accélération : on peut parler, de façon imagée, d’une forme d’accélération du « métabolisme » des organisations avec la mise en place d’un état d’alerte ou d’une forme d’hypervigilance :  les acteurs ont fait plus, plus vite, et mieux, ce qu’ils font d’ordinaire dans la durée (s’engager, écouter, communiquer, informer, etc.). 

Leçons mobilisables pour les autres crises

Le groupe de travail a tiré de son analyse une trentaine de recommandations concernant les différents niveaux d’organisation et portant sur l’avant-crise, la crise, et l’après-crise. Ces recommandations visent à créer les conditions d’une meilleure résilience en rendant les capacités de réponse moins dépendantes des plans et des scénarios imaginés, et s’appuyant davantage sur une conception des organisations moins spécialisée, plus flexible et capable d’accélérer les modes de fonctionnement et de se reconfigurer en fonction de la nature de la crise.


Le COFSOH est une instance pluridisciplinaire et pluraliste rassemblée à l’initiative de l’ASNR, dont la mission est de réfléchir à la contribution des personnes et des organisations à la sûreté des installations nucléaires et à la protection des travailleurs.

Pour en savoir plus :

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Risque incendie : l’ASNR, acteur majeur de la recherche

Introduction
Les 10 et 11 juillet derniers, l’ASNR a accueilli à Fontenay-aux-Roses les 35e Journées du RésoFeux, un temps fort réunissant les spécialistes français du risque incendie.
35e journée RésoFeux

Les 10 et 11 juillet derniers, l’ASNR a accueilli à Fontenay-aux-Roses les 35e Journées du RésoFeux, un temps fort réunissant les spécialistes français du risque incendie.

Organisé par le Service des Agressions Internes et des Risques Industriels de l’ASNR, ce séminaire a réuni 85 spécialistes venus de domaines variés. Une diversité qui reflète l’ampleur des enjeux liés aux incendies, qu’ils surviennent en milieu naturel, urbain ou industriel.

Une recherche qui dépasse les frontières du nucléaire

Au cœur de ce réseau, l’ASNR s’affirme comme un acteur engagé d’une communauté scientifique dépassant largement le domaine du nucléaire. Les participants provenaient de la recherche académique, des centres techniques, des instituts de recherche et de l’industrie. Ensemble, ils œuvrent à mieux comprendre et maîtriser les phénomènes liés aux incendies.

Les thématiques abordées étaient aussi diverses que pointues : feux en milieux naturels et leurs impacts environnementaux, études numériques et expérimentales appliquées au domaine nucléaire, modélisation multi-échelle de la pyrolyse et de la combustion, propagation des polluants et remise en suspension de particules, approches expérimentales en milieux confinés et ventilés. Autant de thématiques qui trouvent des applications concrètes dans la compréhension  des risques industriels et environnementaux. 

Des moyens uniques pour la recherche sur l’incendie

Les participants ont également découvert les outils de recherche de l’ASNR dédiées au risque incendie :  

  • La plateforme expérimentale GALAXIE dédiée aux essais grandeur nature. Elle regroupe des équipements permettant des études en conditions contrôlées incluant des locaux en atmosphère oxygénée et des environnements confinés ventilés mécaniquement,
  • La plateforme logicielle S3AFER conçue pour la modélisation des scénarios d’incendie. Elle intègre l’ensemble des outils nécessaires à la simulation d’incendies et d’explosions.

L’ASNR, un vecteur de diffusion des connaissances scientifiques

Les équipes de l’ASNR ont également présenté plusieurs projets de recherche en cours portant sur :  la remise en suspension de particules radioactives, la propagation du feu sur certains matériaux  , ou les écoulements dans les ventilations lors d’incendies en milieu confiné et ventilé. 

Ces travaux bénéficient non seulement au secteur nucléaire, mais aussi à d’autres industries, grâce à un partage des connaissances sur le risque incendie.

Les participants à la 35e journée RésoFeux
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Réacteur à haut flux (INB 67) : l’ASNR met à jour l’encadrement des rejets d’effluents, des prélèvements, de la consommation d’eau et de la surveillance de l’environnement de l’installation

Introduction
L’ASNR met à jour l’encadrement des rejets d’effluents de l’installation nucléaire de base (INB) 67, dénommée réacteur à haut flux (RHF), implantée à Grenoble et exploitée par l’Institut Laue Langevin (ILL).

L’ASNR met à jour l’encadrement des rejets d’effluents de l’installation nucléaire de base (INB) 67, dénommée réacteur à haut flux (RHF), implantée à Grenoble et exploitée par l’Institut Laue Langevin (ILL). 

Conformément aux dispositions du code de l’environnement, cette mise à jour est réalisée par deux décisions :

  • une décision de l’ASNR fixant les valeurs limites de rejet dans l’environnement, soumise à l’homologation du ministre chargé de la sûreté nucléaire ;
  • une décision de l’ASNR définissant les prescriptions relatives aux modalités de prélèvement et de consommation d’eau, de transfert et de rejet d’effluents, et de surveillance de l’environnement.

Le réacteur à haut flux est utilisé pour des activités de recherche faisant intervenir des neutrons. Il produit des effluents radioactifs liquides lors de mouvements d’eau pendant les phases d’arrêts, ainsi que des effluents gazeux.

Les rejets de substances chimiques sont très limités, pour la plupart en dessous des valeurs nécessitant un encadrement réglementaire. Le réacteur étant de faible puissance (58 MWth), ses prélèvements en eau de refroidissement sont également peu importants. Les émissions gazeuses de tritium sont l’enjeu principal de l’installation, compte tenu de sa conception et des programmes expérimentaux qu’elle met en œuvre.

Les prescriptions qui encadraient précédemment les rejets et prélèvements dans l’environnement de l’installation étaient fixées par l’arrêté du 3 août 2007[1], complété par la décision de l’ASN du 7 novembre 2017[2]. Ce cadre réglementaire a été mis à jour au regard du retour d’expérience de l’exploitation du réacteur et des évolutions de la réglementation intervenues depuis.

L’instruction portant sur la révision des prescriptions applicables aux rejets et prélèvements de l’INB 67 a été engagée dans le cadre du troisième réexamen périodique de l’installation, à l’issue duquel l’ASN a encadré la poursuite de fonctionnement par la décision n° 2022-DC-0738 du 28 juillet 2022. 

A l’issue de cette instruction technique, les modifications suivantes ont été apportées :

  • Concernant les prélèvements d’eau, la limite annuelle de prélèvements dans le Drac a été abaissée d’un quart ;
  • Concernant les rejets gazeux radioactifs, les valeurs limites de rejets ont été significativement diminuées compte tenu de l’écart entre les rejets réels et les limites antérieures ;
  • Concernant les rejets liquides radioactifs, les valeurs limites de rejet ont également été revues nettement à la baisse pour les iodes, en adéquation avec les rejets réels de l’installation.

Par ailleurs, l’exploitant a fait part de demandes complémentaires pour tenir compte du retour d’expérience de périodes de sécheresse ; ainsi le seuil de débit minimal de l’Isère permettant à l’exploitant de procéder à des rejets d’effluents liquides radioactifs a été diminué, et le débit maximal des rejets d’eaux de refroidissement à la rivière Drac a été légèrement augmenté. 

Les projets de décisions ont été soumis à la consultation du public en application de l’article L. 120-1-1 du code de l’environnement qui fixe les conditions et modalités de participation du public à l’élaboration des décisions individuelles ayant une incidence sur l’environnement. Cette consultation s’est déroulée du 26 novembre au 16 décembre 2024 sur le site Internet de l’ASN (www.asn.fr). 

1 Arrêté du 3 août 2007 autorisant l’Institut Max von Laue-Paul Langevin (ILL) à poursuivre les prélèvements d’eau et les rejets d’effluents liquides et gazeux pour l’exploitation du site nucléaire de Grenoble (Isère)

2 Décision n° 2017-DC-0614 de l'Autorité de sûreté nucléaire du 7 novembre 2017 fixant des prescriptions relatives aux modalités de prélèvement, de consommation d'eau et de surveillance dans l'environnement, durant la réalisation des essais périodiques d'un circuit d'eau de nappe de l'installation nucléaire de base n° 67 - réacteur à haut flux (RHF) - par l'Institut Max von Laue-Paul Langevin (ILL).


En savoir plus

Décision n° 2025-DC-014 de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection du 26 juin 2025 fixant les valeurs limites de rejet dans l’environnement des effluents de l’installation nucléaire de base n° 67, dénommée Réacteur à haut flux, située à Grenoble (département de l’Isère)

Décision n° 2025-DC-015 de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection du 26 juin 2025 fixant les prescriptions relatives aux modalités de prélèvement et de consommation d’eau, de rejets d’effluents et de surveillance de l’environnement de l’installation nucléaire de base n° 67, dénommée Réacteur à haut flux, située à Grenoble (département de l’Isère)

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L’ASNR et la SFMN font le bilan des actions en cours et des travaux à mener de concert pour répondre aux enjeux du développement de traitements innovants en médecine nucléaire

Introduction
Le collège de l’ASNR a reçu la Société Française de Médecine Nucléaire (SFMN), le 1er juillet 2025, dans le cadre du suivi de l’accord-cadre signé, en mars 2021, entre l’ASN et la SFMN. Etaient présents le président et le secrétaire général de la SFMN ainsi que des représentants des groupes de travail « radioprotection » (GT RP) et « radiothérapie interne vectorisé » (GT RIV) de la SFMN. Le président du Collège National Professionnel de Médecine Nucléaire (CNP) a également pris part aux échanges.

Le collège de l’ASNR a reçu la Société Française de Médecine Nucléaire (SFMN), le 1er juillet 2025, dans le cadre du suivi de l’accord-cadre signé, en mars 2021, entre l’ASN et la SFMN. Etaient présents le président et le secrétaire général de la SFMN ainsi que des représentants des groupes de travail « radioprotection » (GT RP) et « radiothérapie interne vectorisé » (GT RIV) de la SFMN. Le président du Collège National Professionnel de Médecine Nucléaire (CNP) a également pris part aux échanges.

Cette réunion, inscrite dans le double contexte du fort développement de la RIV et de la réforme des autorisations de soins en médecine nucléaire, a permis d’aborder les sujets d’intérêt commun en lien avec les actions inscrites dans le plan d’actions défini précédemment entre l’ASN et la SFMN. Elle a été l’occasion de mentionner la mise en place d’un fonctionnement en mode projet de l’ASNR pour faciliter l’instruction des autorisations délivrées dans le cadre des essais cliniques. Par ailleurs, l’ASNR et la SFMN soulignent la nécessité de mettre autour de la table l’ensemble des acteurs, agences de contrôle, fabricants, promoteurs, investigateurs, prestataires de soins ainsi qu’associations professionnelles afin de permettre le développement de l’innovation dans un cadre sécurisé et ceci au bénéfice des patients.

Par ailleurs, cet échange a été l’occasion d’évoquer les enjeux et travaux de recherche de l’ASNR dans ce domaine et sa volonté d’accompagner les professionnels de médecine pour encourager l’acquisition des connaissances visant une utilisation plus sûre et optimisée des radionucléides en médecine nucléaire. 

Parmi les sujets d’intérêt commun, peuvent être cités :

  • Les travaux engagés pour appréhender le fort développement de la RIV, auxquels participent l’ASNR et la SFMN aux côtés des autres parties prenantes du domaine : travaux du groupe permanent d’experts en radioprotection sur les essais cliniques en médecine nucléaire et  sur les consignes au patient et à son entourage, groupe de travail mis en place par l’ASNR sur le déclenchement des portiques dans les centres de tri en lien avec les traitements au lutétium-177, travaux en cours sur l’utilisation des nouveaux médicaments radiopharmaceutiques, avec une première action commune avec également la SOFRA et la SFPM, consistant à recenser les données permettant d’évaluer les enjeux de radioprotection pour l’actinium-225 … ;

  • Les enjeux liés aux ressources humaines en termes d’attractivité des services et de formation des professionnels notamment dans le contexte du développement de la RIV ainsi que ceux liés au recours de la télémédecine ;

  • L’augmentation du nombre d’événements significatifs de radioprotection (ESR), qui est observée dans le contexte d’une forte augmentation des actes et d’une meilleure culture de déclaration de ces événements, et l’opportunité de mettre à disposition une échelle de communication pour les ESR concernant les patients qui bénéficient d’un acte de médecine nucléaire à l’instar de celle élaborée en radiothérapie (https://www.asn.fr/controle/ines-et-asn-sfro) ;

  • L’évolution des fréquences d’inspection en médecine nucléaire pour mieux prendre en compte les enjeux de radioprotection en radiothérapie interne vectorisée ;

  • Les travaux de recherche sur la dosimétrie en Médecine Nucléaire pour mieux prédire la réponse au traitement et les risques d’effets indésirables ;

  • La participation de la SFMN à des groupes de travail sur la sixième édition du Plan National de Gestion des Matières et des Déchets Radioactifs (PNGMDR).

Enfin, les futures évolutions réglementaires seront l’occasion de nouveaux échanges : l’actuelle révision de la décision n° 2008-DC-0095 de l’ASN devra permettre de mieux prendre en compte les enjeux de radioprotection liés à la gestion des déchets et effluents, notamment pour les nouveaux radionucléides. Les orientations d’évolution de cette décision feront l’objet d’une consultation des parties prenantes, parmi lesquelles la SFMN.

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35e réunion des membres du « Board » d’HERCA les 26 et 27 mai 2025 à Helsinki

Introduction
HERCA rassemble les responsables des autorités européennes de contrôle de la radioprotection, sa dernière réunion s’est tenue dans les locaux de l’autorité de sûreté finlandaise (STUK) les 26 et 27 mai derniers.

HERCA rassemble les responsables des autorités européennes de contrôle de la radioprotection, sa dernière réunion s’est tenue dans les locaux de l’autorité de sûreté finlandaise (STUK) les 26 et 27 mai derniers. Elle était présidée par Jean-Luc Lachaume, président d’HERCA depuis mai 2023, accompagné de ses deux vice-présidents : Pilar Lucio, commissaire au Consejo de seguridad nuclear (CSN), l’autorité de sûreté espagnole, et Sébastien Baechler, responsable de la division radioprotection de l’Office fédéral de santé publique (OFSP) suisse.
Le secrétariat technique de l’association ainsi que la gestion du budget et du site internet d’HERCA sont assurés par l’ASNR.

Pendant cette réunion, outre les présentations habituelles des différents groupes de travail d’HERCA, des sessions spécifiques ont été consacrées :

  • à l’intelligence artificielle et son utilisation en radioprotection : la CIPR, Commission internationale de protection radiologique et actrice importante de la radioprotection dans le monde, et un expert espagnol de la réglementation européenne (Règlement européen de 2024) ont été invités à s’exprimer sur le sujet. Des travaux sont en cours au sein des différents groupes de travail d’HERCA sur le sujet, dont celui sur le médical qui prépare une position ;
  • au colloque international sur la mise en application des nouveaux coefficients de dose du gaz radioactif naturel radon organisé à Bonn ;
  • aux interactions passées, présentes et à venir entre HERCA et la CIPR. Un groupe de travail interne à HERCA a d’ailleurs été mis en place afin de renforcer le travail de collaboration entre les deux organisations, et de proposer les services d’HERCA pour vérifier l’applicabilité de certaines recommandations que la CIPR prépare.

En réponse à de récentes remises en cause d’une part du système international de radioprotection fondé sur des approches scientifiques et, d’autre part de l’indépendance des autorités de régulation, HERCA a publié une déclaration pour rappeler leur importance. 

La prochaine réunion se tiendra les 27 et 28 novembre à La Haye et sera organisée en collaboration avec ANVS, l’autorité de sûreté néerlandaise.

 

*HERCA a été créée en 2007 à l’initiative de l’Autorité de sûreté nucléaire française (ASN). Ses activités sont menées par l’intermédiaire de cinq groupes de travail (Travailleurs itinérants et passeport dosimétrique / Pratiques et sources non médicales / Applications médicales / Gestion de situations d’urgence et niveaux d’action / Surveillance des doses collectives reçues lors d'expositions médicales).

© STUK
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Projet AMHYCO : mieux comprendre l’accident nucléaire grave

Introduction
Lors d’un accident grave dans une centrale nucléaire, l’hydrogène (H₂) et le monoxyde de carbone (CO) peuvent être produits et relâchés dans l’enceinte de confinement des réacteurs. Ces gaz inflammables peuvent conduire, en cas de combustion, à des charges en pression et en température capables de compromettre le fonctionnement des équipements nécessaires à la gestion des accidents graves ; ils peuvent aussi affecter l’intégrité de l’enceinte de confinement et entraîner, par conséquent, le rejet de matières radioactives dans l’environnement.

Projet AMHYCO : un projet européen pour mieux comprendre les risques d’accident grave en centrale nucléaire

Le projet AMHYCO (Towards an Enhanced Accident Management of the Hydrogen/CO Combustion Risk), financé par le programme de recherche Euratom H2020 et labellisé par la SNETP (Sustainable Nuclear Energy Technology Platform), a réuni 13 partenaires de 7 pays européens et du Canada, dont, pour la France, l’ASNR, présente aux côtés de Framatome et du CNRS Coordonné par l’Université Polytechnique de Madrid, le projet AMHYCO avait pour objectif d’améliorer la compréhension des phénomènes liés aux gaz combustibles (hydrogène et monoxyde de carbone) en cas d’accident grave dans une centrale nucléaire. Il s’inscrit dans la continuité du projet SAMHYCO NET.

Un enjeu de sûreté : maîtriser les gaz combustibles

Lors d’un accident grave dans une centrale nucléaire, l’hydrogène (H₂) et le monoxyde de carbone (CO) peuvent être produits et relâchés dans l’enceinte de confinement des réacteurs. Ces gaz inflammables peuvent conduire, en cas de combustion, à des charges en pression et en température capables de compromettre le fonctionnement des équipements nécessaires à la gestion des accidents graves ; ils peuvent aussi affecter l’intégrité de l’enceinte de confinement et entraîner, par conséquent, le rejet de matières radioactives dans l’environnement.

L’objectif du projet AMHYCO était de mieux comprendre ces phénomènes, et de proposer des solutions concrètes pour améliorer la gestion de ces risques.

Une approche expérimentale et collaborative

Le projet s’est appuyé sur des expériences en laboratoire pour affiner les modèles de la recombinaison1 catalytique de l’hydrogène et du monoxyde de carbone et de la combustion des mélanges représentatifs de l’atmosphère des enceintes de confinement en situation d’accident grave. Cela a permis aussi de définir des critères pour évaluer a priori le risque d’explosion en phase tardive d’un accident.

En outre, des simulations numériques de scénarios accidentels ont été menées pour mesurer le bénéfice des connaissances acquises.

Le séminaire de clôture s’est tenu à Madrid fin février 2025, rassemblant une soixantaine de participants. Il a marqué la conclusion de quatre ans et demi de recherche collaborative visant à améliorer la gestion des risques liés à la combustion de l'hydrogène et du monoxyde de carbone dans les centrales nucléaires européennes de génération II et III2.

Bilan technique et valorisation des résultats du projet

Le projet AMHYCO a atteint les objectifs scientifiques et techniques qui lui étaient assignés. Il a permis de produire une base de données expérimentales ainsi que des résultats de simulation de scénarios accidentels à l’aide d’outils de type LP (lumped parameter), 3D et CFD (computational fluid dynamics). Ces données ont été utilisées pour réviser les corrélations de recombinaison de référence, définir les domaines d’inflammation, et établir des critères d’accélération de flamme dans des conditions représentatives de la phase tardive d’un accident grave. Par ailleurs, certaines données expérimentales générées ont servi à l’organisation du benchmark ETSON-AMHYCO en lien avec le réseau ETSON (European Technical Safety Organisations Network). La réunion de clôture de celui-ci est prévue les 26 et 27 juin 2025 à Fontenay-aux-Roses.

 

1. Réaction permettant de consommer l’hydrogène ou le monoxyde de carbone de manière contrôlée  
2. Le parc des réacteurs de production d’électricité actuellement en exploitation en France comprend un total de 56 réacteurs à eau sous pression (REP), dits « de génération II », et un réacteur EPR (European Pressurized water Reactor) est dit « de génération III ». (source site irsn.fr)

Photo de groupe - Workshop AMHYCO
Séminaire de clôture du projet AMHYCO à Madrid, février 2025.
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« Opérations résilience » : l’ASNR se mobilise pour informer et sensibiliser le public au risque nucléaire

Introduction
L’ASNR contribue « au développement d'une culture de radioprotection chez les citoyens* ». En mai et juin, elle a ainsi participé à trois événements labellisés « Journée nationale de la résilience » visant à développer la connaissance du risque nucléaire, à transmettre les bons comportements et à développer la résilience collective. Elle a accueilli plus d’un millier d’élèves sur ses différentes animations.

L’ASNR contribue « au développement d'une culture de radioprotection chez les citoyens* ». En mai et juin, elle a ainsi participé à trois événements labellisés « Journée nationale de la résilience » visant à développer la connaissance du risque nucléaire, à transmettre les bons comportements et à développer la résilience collective. Elle a accueilli plus d’un millier d’élèves sur ses différentes animations.

Village Atom’Investigation à Rouxmesnil-Bouteilles (22 au 24 mai 2025)

Organisée par la commission locale d’information nucléaire (CLIN) Paluel/Penly et l'Institut français des formateurs risques majeurs et protection de l’environnement (IFFO-RME) avec le soutien de la préfecture de la Seine-Maritime à Rouxmesnil-Bouteille (76), l’opération a proposé des actions de sensibilisation et de protection vis-à-vis du risque nucléaire. 

Dans un territoire qui accueille deux centrales nucléaires (six réacteurs) sur les sites de Paluel et de Penly, la protection vis-à-vis du risque concerne 210 communes et 193 000 habitants.

L’ASNR a proposé trois animations : ses moyens mobiles de mesure de la radioactivité dans l’environnement, un jeu de rôle sur la reconquête d’un territoire contaminé par la radioactivité et son exposition « Radioactivité, découvrir pour comprendre » donnant lieu à de nombreux échanges avec le public. Un collaborateur de l’ASNR a également animé le stand Open Radiation, un projet destiné à encourager la mesure de la radioactivité par le public.

700 élèves (du CM au BTS) ont pu bénéficier d’une vingtaine d’animations proposées par les partenaires (ASNR, Anccli, CLIN, EDF, sécurité civile, etc.). Une réunion publique a également été organisée jeudi 22 mai sur le thème de l’incidence du changement climatique sur les centrales nucléaires. Elle a réuni 80 personnes.

Village des risques à Gravelines (23 et 24 mai 2025)

Ce village, organisé par le Secrétariat permanent pour la prévention des pollutions industrielles (SPPPI) Côte d’Opale Flandre et la commission locale d’information (CLI) de Gravelines était dédié à la prévention des risques naturels et technologiques. Une vingtaine d’animations étaient proposées par les différents partenaires (ASNR, CLI, EDF, MAIF, protection civile, SDIS, etc.).

Le territoire de Gravelines a la particularité de compter plusieurs sites Seveso, une centrale nucléaire dotée de six réacteurs, des transports de matières dangereuses. Il est également exposé à des risques naturels (inondation).

Près de 450 collégiens ont pu bénéficier des trois animations proposées par l’ASNR : moyens mobiles de mesure de la radioactivité sur les personnes ; stand « Risque nucléaire, je sais quoi faire » dédié aux bons réflexes en cas d’urgence, ainsi qu’un stand institutionnel tenu par la division de Lille de l’ASNR qui a permis de répondre aux questions du public. Un collaborateur de l’ASNR a également participé au stand Open Radiation.

Village des risques d’Amiens (12 et 13 juin 2025)

L’ASNR a participé à cet événement organisé par la préfecture de la Somme dans le cadre de la Foire Exposition de Picardie. Son stand « Risque nucléaire, je sais quoi faire » dédié aux bons réflexes en cas d’alerte a accueilli plus de 120 élèves du CM à la 5e.

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À travers des animations pédagogiques, des ateliers participatifs, des échanges, l’ASNR vise à donner à chacun – et en particulier aux jeunes, résidant à proximité d’une centrale nucléaire – les clés pour comprendre la radioactivité, adopter les bons réflexes et devenir acteur de sa propre sécurité.

Pour en savoir plus

Opération Village Résilience 2025
Village Résilience 2025 Gravelines
Village Résilience 2025

*Loi n° 2024-450 du 21 mai 2024 relative à l'organisation de la gouvernance de la sûreté nucléaire et de la radioprotection.

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Recrutement, formation : l’UMN et l’ASNR signent un partenariat

Introduction
Le partenariat de trois ans signé entre l’ASNR et l’UMN le 12 mai dernier a pour principaux objectifs de contribuer à l’attractivité de nos métiers et de nos compétences et s’assurer que les enjeux de sûreté et de radioprotection soient pris en compte au bon niveau dès les formations.
Partenariat UMN ASNR 2025 : signature
Pierre Marie ABADIE, Président de l'ASNR, et Hélène BADIA, Présidente de l’UMN

Le partenariat de trois ans signé entre l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection et l’Université des Métiers du Nucléaire (UMN) le 12 mai dernier a pour principaux objectifs de contribuer à l’attractivité de nos métiers et de nos compétences et s’assurer que les enjeux de sûreté et de radioprotection soient pris en compte au bon niveau dès les formations. Il vise à renforcer la visibilité de nos offres d’emploi et de nos formations, à mieux faire connaître les opportunités de carrière de l’ASNR et à faire partager notre expertise dans nos domaines d’excellence, la sûreté nucléaire et la radioprotection, dans le cadre notamment de formations diplômantes. 

L’UMN, association créée par les grands acteurs de la filière nucléaire française (France Relance, l'UIMM et France Industrie), a pour objectif - dans le contexte de la relance du nucléaire en France - de mettre en œuvre des actions visant à attirer, former et recruter les quelques 100 000 emplois requis d’ici 2033.

« L’exploitant est le premier responsable de la sûreté ; à ce titre, il doit l’intégrer dans tous ses métiers et ses pratiques. Il est donc essentiel que les enjeux de sûreté et de radioprotection soient pris en compte au bon niveau dès les formations. À cet égard, la sureté nucléaire est un bien commun qui doit être partagé par tous, industriels, parties prenantes et Autorité. Cela est à distinguer de notre mission de contrôle qui elle réclame indépendance entre le contrôleur et le contrôlé. » - Pierre Marie Abadie.

L’enjeu pour l’ASNR, est de contribuer à la diffusion de la culture de sûreté nucléaire et de la radioprotection en participant notamment, dans ses domaines de compétences en sûreté nucléaire et radioprotection, aux actions lancées par l’UMN dans le domaine de l’enseignement, en particulier dans la conception et le déploiement du Passeport Nucléaire dans les formations diplômantes initiales.

L’ASNR participera également à des événements, par exemple la Semaine des métiers du nucléaire et à des activités de formation et de sensibilisation à destination de parties prenantes (professeurs, conseillers d’orientation, conseillers France Travail, etc.) dans nos domaines de compétences.

Cet investissement de l’ASNR est crucial pour relever le challenge des compétences, diffuser la culture de sûreté dans le cadre de la formation et contribuer ainsi à maintenir au plus haut niveau la sûreté et la radioprotection.


Partenariat UMN ASNR 2025 : réunion
Photo de la réunion
Hélène BADIA, Présidente de l’UMN
Hélène BADIA, Présidente de l’UMN
Saoussen THIERRY, Délégué Compétences de l’UMN
Saoussen THIERRY, Délégué Compétences de l’UMN
Partenariat UMN ASNR 2025 : photo de groupe

Photo de groupe : de gauche à droite, Philippe POUBEAU, Correspondant Ile de France de l’UMN, Jean-Paul DAUBARD, Directeur de l’Université de la sûreté nucléaire et de la radioprotection (USNR), Hélène BADIA, Présidente  de l’UMN, Pierre Marie ABADIE, Saoussen THIERRY, Délégué Compétences de l’UMN, Nathalie BOLTEAU, Cheffe du Service du Management des compétences et de l’Enseignement à l’USNR, Halimatou SY SAVANE-DIALLO, Directrice de Cabinet de l’UMN, Patrice DESCHAMPS Conseiller aux partenariats et à la coordination interne ASNR, Emmanuelle BELLANGE, Directrice des Ressources Humaines

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L'ASNR à la 11ème édition des « Euratom Research and Training Conferences » et au forum SNETP 2025, du 12 au 16 mai à Varsovie

Introduction
La 11e édition des conférences en recherche et formation d’Euratom, organisée sous les auspices de la présidence polonaise du conseil de l’Union européenne, a eu lieu du 12 au 16 mai à Varsovie. Le forum SNETP 2025 s’est tenu dans le cadre de cette conférence.
Forum SNETP - Intervention d'Olivier Dubois (ASNR)
Intervention d'Olivier Dubois (ASNR)

La 11e édition des conférences en recherche et formation d’Euratom (FISA et Euradwaste), organisée sous les auspices de la présidence polonaise du conseil de l’Union européenne, a eu lieu du 12 au 16 mai à Varsovie. Le forum SNETP 2025 s’est tenu dans le cadre de cette conférence. L’ASNR est l’un des 130 membres de SNETP (industriels et acteurs de la recherche du secteur nucléaire) et siège à son governing board. Cette association européenne travaille en faveur de l'innovation dans le domaine nucléaire et en particulier dans la sûreté.

Ce rendez-vous important de la recherche et de l’innovation a rassemblé une large communauté d’industriels et d’organismes de recherche et développement (R&D) européens : plus de 600 participants cette année, dont un nombre important de représentants français d’EDF, du CEA, de Framatome, d’Orano et d’autres…

Forum SNETP - Intervention de Jean-Christophe Gariel (ASNR)
Intervention de Jean-Christophe Gariel (ASNR)

L’ASNR a été fortement présente durant ces cinq jours, avec notamment les interventions d’Olivier Dubois, commissaire, qui a présenté l’ASNR, ses missions, ses principaux enjeux dans les années à venir relatifs au programme EPR2, aux SMRs et à la prolongation de la durée de fonctionnement des réacteurs, et ses implications dans les travaux collaboratifs de recherche européens, et de Jean-Christophe Gariel, Directeur général adjoint, en sa capacité de coordinateur de PIANOFORTE.

Cette conférence a été notamment l’occasion pour les participants d’échanger sur les thèmes principaux qui seront retenus pour l’appel à projet Euratom 2026-2027. En effet, les conclusions de cet événement permettent à la Commission européenne de préciser les priorités, dans le sens des besoins exprimés, de l’appel à projet qui est en cours de finalisation et qui sera lancé prochainement.

Le projet Mithygène récompensé

Prix FISA EURADWASTE 2025 de l’Innovation
Prix FISA EURADWASTE 2025 de l’Innovation

Lors de la conférence FISA EURADWASTE 2025, Ahmed Bentaib, en tant que coordinateur du projet RSNR/MITHYGENE a reçu le premier prix de l’Innovation dans la catégorie sûreté.

Ce prix d’une valeur de 50 000 euros récompense le développement du prototype COMOS pour la mesure et la surveillance de la composition de l’atmosphère de l’enceinte de confinement en situation d’accidents, notamment graves.

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