Du 23 au 25 juin 2026, l’ASNR a accueilli sur son site de Fontenay-aux-Roses la 18ᵉ réunion de coordination du réseau international REMPAN (Radiation Emergency Medical Preparedness and Assistance Network), le réseau de l’Organisation mondiale de la santé dédié à l'aide médicale en cas d'urgence radiologique et nucléaire.
Du 23 au 25 juin 2026, l’ASNR a accueilli sur son site de Fontenay-aux-Roses la 18ᵉ réunion de coordination du réseau international REMPAN (Radiation Emergency Medical Preparedness and Assistance Network), le réseau de l’Organisation mondiale de la santé dédié à l'aide médicale en cas d'urgence radiologique et nucléaire.
Les participants à la 18ᵉ réunion de coordination du réseau WHO-REMPAN qui s’est tenue à l’ASNR du 23 au 25 juin 2026.
L’événement a réuni 100 experts internationaux, parmi lesquels des cliniciens, chercheurs et professionnels de santé publique issus de plus de 30 pays, dont 70 en présentiel. Parmi les participants figuraient également des représentants de l'OMS, d'organisations internationales, de centres collaborateurs de l'OMS, d'autorités nationales et d'institutions partenaires impliquées dans la médecine d'urgence radiologique et la préparation en santé publique.
Dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques persistantes et des conflits armés en cours, la réunion a souligné la nécessité de maintenir des capacités robustes de préparation et de réponse face aux urgences radiologiques et nucléaires, tout en renforçant la coopération et la coordination internationales.
Dans ce cadre, la session d’ouverture de la réunion a été consacrée au dispositif français de réponse aux urgences radiologiques et nucléaires.
Elle a donné un aperçu complet du dispositif de préparation et de réponse de la France, en mettant en lumière les mécanismes de coordination entre la Direction générale de la santé (DGS), le Centre national de référence pour les urgences radiologiques de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, l’hôpital militaire Percy (Hôpital d'Instruction des Armées Percy) représenté par l’expert médical national en risques chimique, biologique, radioactif et nucléaire (CBRN), et les services départementaux d’incendie et de secours (SDIS). Cette session a permis d’illustrer la complémentarité des rôles opérationnels des principales parties prenantes ainsi que l’intégration efficace des capacités civiles et militaires au sein du système d’intervention français.
Au cours des trois jours suivants, les participants ont échangé leurs connaissances sur les avancées scientifiques, techniques et opérationnelles dans l’ensemble du domaine de la médecine des urgences radiologiques et de la préparation en santé publique. Le programme combinait des conférences plénières, des sessions techniques, des tables rondes et des échanges interactifs portant sur la préparation et le renforcement des capacités, la coopération internationale, la prise en charge médicale des lésions radiologiques et de la contamination interne, ainsi que la bio dosimétrie.
Une revue des connaissances scientifiques actuelles sur les effets à long terme sur la santé de l'exposition aux rayonnements ionisants a constitué l'un des thèmes centraux de la réunion. S'appuyant sur les conclusions d'études de référence menées à Hiroshima, Nagasaki, Tchernobyl et lors d'autres incidents radiologiques, les participants ont débattu des risques sanitaires persistants et examiné comment ces connaissances pouvaient éclairer les futurs efforts de préparation, d'intervention et de rémédiation. Les nouvelles menaces mondiales, notamment les implications en matière de santé publique d'un conflit nucléaire, ont également été examinées.
Dernier temps fort de la réunion, une table ronde dédiée au rôle de l’intelligence artificielle dans la préparation et la réponse aux urgences radiologiques a exploré ses apports potentiels en matière d’aide à la décision, d’intégration des données, d’évaluation des risques et de coordination opérationnelle. Cette session a mis en évidence l’importance croissante des innovations numériques dans la préparation et la réponse aux situations d’urgence.
La réunion a permis de renforcer les partenariats, de favoriser le partage de connaissances et d’identifier les priorités futures du réseau WHO-REMPAN. Elle a confirmé que la coopération internationale demeure un pilier essentiel pour améliorer la préparation et la réponse aux urgences radiologiques et nucléaires dans un environnement géopolitique de plus en plus complexe.
Dans le contexte de l'épisode de fortes chaleurs qui touchait la semaine dernière la région Centre-Val de Loire, la division d'Orléans de l'ASNR a mené, le vendredi 26 juin 2026, une action de contrôle inopinée et simultanée dans trois centrales nucléaires de la région : Belleville-sur-Loire, Dampierre-en-Burly et Saint-Laurent-des-Eaux.
Dans le contexte de l'épisode de fortes chaleurs qui touchait la semaine dernière la région Centre-Val de Loire, la division d'Orléans de l'ASNR a mené, le vendredi 26 juin 2026, une action de contrôle inopinée et simultanée dans trois centrales nucléaires de la région : Belleville-sur-Loire, Dampierre-en-Burly et Saint-Laurent-des-Eaux.
Trois binômes d'inspecteurs ont été déployés simultanément dans trois centrales nucléaires de la région afin de vérifier la bonne mise en œuvre par l’exploitant des consignes particulières de conduite prévues pour faire face aux conditions climatiques exceptionnelles.
Le renforcement de la surveillance des paramètres de température de l’air, de l’eau ainsi que la capacité de refroidissement de certains échangeurs thermiques ;
La réalisation de rondes de surveillance supplémentaires ;
La bonne traçabilité des actions de l’exploitant en lien avec les consignes « grand chaud ». Ces consignes d’exploitation sont d’application dès lors que la température de l’air ou de l’eau dépasse un certain niveau ; elles visent à garantir la protection des équipements les plus sensibles à la chaleur ;
La mise en œuvre effective de différentes actions sur du matériel issues des consignes particulières de conduite (mise en configuration particulière, prise de température, mises en place de systèmes de refroidissement, …) ;
L’état de plusieurs équipements, notamment au niveau des transformateurs principaux et secondaires, des échangeurs de chaleur et de la source froide.
Cette démarche réactive illustre la mobilisation des équipes de l'ASNR pour s'assurer de l’application effective des dispositions opérationnelles et de la maîtrise de la sûreté des installations, y compris dans des conditions météorologiques exigeantes.
Les inspecteurs ont constaté la bonne mise en œuvre, dans l’ensemble, des consignes particulières de conduite, avec des applications hétérogènes entre les trois sites notamment une traçabilité des actions à améliorer sur certains sites.
Les trois lettres de suite d’inspection, comprenant une synthèse de l’inspection, ainsi que les demandes et observations adressées à l’exploitant, seront publiées prochainement sur le site internet de l’ASNR.
Le 30 juin 2026 à 00h50, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) a été informée par EDF d’un évènement à la centrale de Chooz ayant conduit au déclenchement de son Plan d’Urgence Interne (PUI) suite à un dégagement de fumées en salle des machines du réacteur 1, dans la partie non nucléaire des installations.
Le 30 juin 2026 à 00h50, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) a été informée par EDF d’un évènement à la centrale de Chooz ayant conduit au déclenchement de son Plan d’Urgence Interne (PUI) suite à un dégagement de fumées en salle des machines du réacteur 1, dans la partie non nucléaire des installations.
L’ASNR a aussitôt activé son centre de crise situé à Fontenay-aux-Roses (92) afin d’évaluer la situation et les risques associés pour la population et l’environnement. Suite à la confirmation par EDF de la maitrise de la situation et de l’absence de caractère évolutif, l’organisation de crise de l’ASNR a été levée ce jour à 3h52. Cet événement n’a pas eu d’impact sur la population et l’environnement.
La 35e réunion de la Commission mixte franco-suisse de sécurité nucléaire s’est tenue les 24 et 25 juin 2026 dans la ville de Spiez (Suisse).
La 35e réunion de la Commission mixte franco-suisse de sécurité nucléaire s’est tenue les 24 et 25 juin 2026 dans la ville de Spiez (Suisse).
La délégation suisse, menée par le directeur de l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) Mark Kenzelmann comprenait plusieurs représentants de l’IFSN, de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), de l’Office fédéral de l’Energie (OFEN), de la Centrale nationale d’alarme (CENAL) et des cantons suisses. Pour l’ASNR étaient présents la Commissaire Géraldine Pina, des représentants de la Direction des déchets, des installations de recherche et du cycle (DRC), de la Direction des rayonnements ionisants et de la santé (DIS), de la Division de Lyon et de la Direction internationale.
Les discussions ont porté sur l’actualité des réacteurs en France (4e réexamen périodique des réacteurs de 1300 MWe, orientations du 5e réexamen périodique pour les réacteurs de 900 MWe, programme EPR2) et en Suisse (levée de l’interdiction de construire de nouvelles centrales nucléaires par le Parlement), l’avancement des projets de petits réacteurs innovants (SMR) en France et en Suisse (projet BALDER de réacteur expérimental à sels fondus), les projets de stockage géologique et la gestion de crise en France et en Suisse.
Les actualités et activités liées à la radioprotection dans le domaine médical ont également été abordées. Dans ce cadre, l’ASNR et l’Office fédéral de la santé publique ont convenu de renforcer le partage d’expérience sur la radioprotection des patients et des travailleurs dans le cadre de l’utilisation d’une technologie émergente en radiothérapie externe, la thérapie flash, qui utilise un très haut débit de dose.
Une visite du laboratoire de Spiez, spécialisé dans le domaine de la défense nucléaire, radiologique, biologique et chimique (risques NRBC), a été organisée, avec notamment une présentation de moyens de mesures mobiles de la radioactivité et du laboratoire de recherche sur les pathogènes de classe 4 (maladies infectieuses à haut pouvoir de dissémination et à haut taux de mortalité).
À l’issue de cette réunion bilatérale, les deux parties se sont engagées à poursuivre leurs échanges sur les différentes facettes de la coopération franco-suisse en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection et ont prévu de se retrouver en France en juin 2027.
De gauche à droite : Marzio Giamboni (représentant des cantons suisses), Annatina Muller-Germana (IFSN), Sébastien Baechler (OFSP), Géraldine Pina (ASNR), Sylvain Petit (ASNR), Marc Kenzelmann (IFSN), Lucia Federspiel (CENAL), Sophie Beauquier (ASNR), Rosa Sardella (IFSN), Loriane Kohlre (IFSN), Olivier Mauron (IFSN), Aurélie Isambert (ASNR), Olivier Lareynie (ASNR), Martin Buchmann (IFSN).
La 8e Conférence ENSREG, présidée par Pierre-Marie Abadie, confirme les enjeux sans précédent du nouveau contexte nucléaire et la mobilisation des autorités de régulation au service de la sûreté, facteur clé de la performance globale.
La 8ème Conférence ENSREG, présidée par Pierre-Marie Abadie, confirme les enjeux sans précédent du nouveau contexte nucléaire et la mobilisation des autorités de régulation au service de la sûreté, facteur clé de la performance globale.
Pierre-Marie Abadie, président de l’ASNR, a présidé la 8ème Conférence sur la sûreté nucléaire co-organisée par l’ASNR et l’ENSREG, le Groupe européen des autorités de sûreté nucléaire, les 16 et 17 juin 2026 à Bruxelles (Belgique).
Le thème général de la conférence, « Réglementer la sûreté nucléaire dans un environnement à enjeux et en rapide évolution », a été l’occasion, pour les représentants d’autorités de sûreté nucléaire, d’organismes de recherche, d’appuis techniques, d’organisations internationales, de la Commission européenne, de l’industrie, de la société civile, d’organisations non gouvernementales, d’aborder les enjeux et opportunités du contexte actuel en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection.
La conférence a réuni plus de 230 personnes, représentant l’ensemble des acteurs de l’écosystème, principalement européen, de la sûreté nucléaire. Elle a largement confirmé la volonté de tous d'intensifier le dialogue collectif ainsi que la place prépondérante de l'Europe dans les débats actuels. De fortes convergences stratégiques entre autorités de sûreté sur les principaux enjeux d'actualité ont été exprimée, convergences rendues possibles par l'existence de coopérations techniques de longue date entre acteurs concernés, notamment dans le cadre des réseaux WENRA, ENSREG, HERCA et ETSON.
Dans le contexte du renouveau du nucléaire, la sûreté reste la priorité
Dans son introduction, Pierre-Marie Abadie a notamment rappelé que le secteur nucléaire, fort des fondamentaux de sûreté et de radioprotection construits sur la longue durée, était désormais entré dans un nouveau cycle, après une décennie marquée par le renforcement de la sûreté à la suite de l’accident de Fukushima. Il a estimé que, si la sûreté restait la priorité absolue, les autorités de sûreté devaient désormais répondre à de nouveaux défis.
Son discours introductif a rappelé la relance du nucléaire dans plusieurs pays, motivée par la décarbonation et la sécurité énergétique, s’accompagnant de projets de nouveaux réacteurs et de prolongation de la durée de vie des installations existantes. Parallèlement, il a fait état de l’émergence de technologies innovantes, comme les petits réacteurs modulaires (SMR), l’intelligence artificielle et les outils numériques, qui crée à la fois des opportunités et de nouveaux défis pour la sûreté. Pierre-Marie Abadie a estimé que les autorités de sûreté devaient renforcer leurs compétences, leur agilité et leur coopération avec l’ensemble des acteurs du secteur, tout en préservant leur indépendance. Il a également réaffirmé que, dans ce contexte, la sûreté et la radioprotection étaient le fondement indispensable d’un développement nucléaire durable, crédible et accepté par la société.
Une sûreté ouverte sur l’innovation et le dialogue
La conférence a confirmé l’importance pour les autorités de sûreté de développer leurs compétences pour accompagner le développement des technologies disruptives, telle que l’intelligence artificielle, de maintenir des relations étroites avec les organisations internationales, comme l’AIEA ou l’AEN, et de contribuer à la performance industrielle globale. La sûreté a été rappelée comme étant un bien commun à préserver, ne devant pas être opposée à l’innovation ou à l’efficience des projets industriels. L’indépendance des autorités, qui est indispensable, ne signifie pas l’isolement. Les autorités de sûreté doivent pouvoir interagir avec le secteur, les autres régulateurs et les parties prenantes.
Mieux dialoguer en amont pour renforcer la sûreté
Si le rôle des autorités dans le contexte actuel de renouveau du nucléaire a été abordé, avec une attente forte pour une réglementation stable, proportionnée et prédictible, la conférence a permis de rappeler que le manque de stabilité ou la complexité de certains projets industriels n’étaient pas favorables à la sûreté. L’intérêt que l’industrie et les autorités de sûreté échangent très en amont pour prendre en compte les exigences de sûreté à un stade précoce du développement industriel des projets a été reconnu par tous. De même, la conférence a permis de reconnaître que le défi actuel ne consistait pas à réduire les exigences réglementaires, mais à clarifier les attentes respectives.
L’expertise et la recherche, piliers de la sûreté nucléaire et de la radioprotection
Un large consensus s’est dégagé sur la nécessité pour les autorités de sûreté de s’appuyer sur une recherche forte et de collaborer étroitement avec les experts. Le besoin que les programmes de recherche conduits au sein des divers instituts ou organisations internationales soient coordonnés et guidés par une finalité de soutien aux autorités de sûreté nucléaire a par ailleurs été réaffirmé, ainsi que le besoin que la recherche soit plus réactive et conduite dans une perspective de mise en œuvre concrète de ses résultats.
Renforcer la préparation et la coopération internationale pour faire face aux crises
La guerre en Ukraine a largement été évoquée lors de cette conférence. En particulier, il a été rappelé combien ce conflit avait profondément modifié les hypothèses sur lesquelles reposent la sûreté et la sécurité nucléaires, et selon lesquelles les installations nucléaires sont supposées ne jamais pouvoir subir d’attaques militaires. Le défi de l’équilibre entre maintien de la sûreté et de la sécurité nucléaires d’une part, et la préservation de l’approvisionnement en électricité d’autre part, a été relevé et suppose une préparation, notamment juridique, dès le temps de paix. L’importance de renforcer la coopération et la coordination internationales, notamment au niveau des autorités de sûreté nucléaire et de radioprotection, a été très largement mise en avant, de même que la nécessité de mettre en œuvre des mesures de préparation proactives en temps de paix, de disposer de cadres décisionnels structurés et de faire évoluer davantage les dispositifs juridiques et réglementaires afin de concilier les considérations de sûreté nucléaire avec les besoins sociétaux plus larges.
La confiance du public au cœur de la sûreté nucléaire et de la radioprotection
La compétence des autorités de sûreté, leur indépendance, leur capacité à partager et expliquer ont été citées comme facteurs clés pour préserver et renforcer la confiance du public dans la sûreté nucléaire et son contrôle. La conférence a mis en évidence que l’engagement sociétal, par le biais d’un dialogue actif et continu avec le public et les parties prenantes, favorisait la confiance que le public pouvait avoir dans les décisions des autorités.
La transparence, permettant notamment l’accès à une information claire, actualisée et compréhensible, a été également mise en avant lors de cette conférence, et le cas particulier des échanges transfrontaliers d’information entre autorités de sûreté nucléaire de pays géographiquement proches a été discuté. Les représentants des ONG ont appelé à une plus grande ouverture, un accès plus facile à l’information et des garanties plus solides que les positions réglementaires ne sont pas influencées par les intérêts de l’industrie ou des groupes de pression.
Les défis collectifs pour l’ensemble des acteurs de l’écosystème de la sûreté nucléaire et de la radioprotection
Dans sa conclusion, P.-M. Abadie a salué la mobilisation des autorités de sûreté pour relever les nouveaux défis, et appelé l’ensemble des acteurs de cet écosystème, régulateurs, experts, industriels, société civile, à défendre et préserver l’écosystème de sûreté. Il a également mis en lumière cinq défis collectifs majeurs pour l’ensemble des acteurs de l’écosystème de la sûreté nucléaire et de la radioprotection :
Le premier défi concerne la construction de nouveaux réacteurs, un enjeu industriel complexe qui dépasse les seules questions de conception. La sûreté doit être intégrée à toutes les étapes des projets, depuis la conception jusqu’à la gestion des travaux et de la chaîne d’approvisionnement. Les autorités de sûreté doivent accompagner ces projets en clarifiant, au bon moment en regard des grands jalons du projet, leurs exigences de sûreté et en développant leurs propres compétences techniques, organisationnelles et managériales.
Le deuxième défi est celui de la standardisation. Si une convergence réglementaire existe déjà largement en Europe grâce aux travaux de WENRA, elle aura forcément des limites, au regard des spécificités locales et l’enjeu principal réside dans la standardisation par l’industriel, des conceptions et des méthodes de construction afin de favoriser la réplication, la qualité et la sûreté. Les initiatives de coopération entre autorités, experts et porteur de projets, contribuent à cet objectif.
Le troisième défi porte sur la construction d’une approche graduée et proportionnée de la sûreté, qui passe par un dialogue technique approfondi et une approche collégiale permettant de hiérarchiser les enjeux de sûreté entre eux.
Le quatrième défi souligne l’importance de la recherche et de l’expertise scientifique pour réduire les incertitudes, développer de nouvelles méthodes d’évaluation et soutenir des décisions crédibles, ce qui suppose des financements pérennes, nationaux et européens.
Enfin, le cinquième défi est celui de l’agilité organisationnelle. Les crises récentes ont montré la nécessité, mais aussi la capacité de nos organisations, de s’adapter rapidement tout en préservant la rigueur, la transparence et la robustesse des processus.
P.-M. Abadie a terminé en soulignant l’atout majeur que constituait la dimension européenne pour relever les défis actuels. Il a rappelé qu’au-delà des différences nationales, les pays européens partageaient des valeurs communes (indépendance, transparence, dialogue et décisions fondées sur la science) et bénéficiaient de la diversité de leurs expertises. Grâce à une culture de coopération et à des initiatives communes, les États-membres ont démontré leur capacité à mutualiser leurs compétences, à construire des positions communes et à porter une voix européenne pour renforcer durablement la sûreté nucléaire et la radioprotection.
Pierre-Marie Abadie, président de l'ASNR, ouvre la 8e Conférence sur la sûreté nucléaire, co-organisée par l'ASNR et l'ENSREG
Séance d'ouverture de la 8e conférence ENSREG.
Intervention d'Olivier Gupta, directeur général de l'ASNR et vice-président de WENRA, lors de la session consacrée à la relation entre performance industrielle et sûreté nucléaire.
Intervention de Vincent Lagneau, directeur scientifique de l'ASNR, lors de la session consacrée à la place de la recherche, de la science et de l’expertise dans le processus de décision réglementaire.
Intervention de Jean-Luc Lachaume, commissaire de l'ASNR et président d'HERCA, lors de la session sur les enjeux, pour la sûreté nucléaire, des conflits armés.
Plus de 230 participants ont assisté à la conférence.
Le comité d'organisation de la 8e conférence de l'ENSREG.
Les 16 et 17 juin 2026, Pierre-Marie ABADIE, président de l'ASNR, présidera la 8ème Conférence sur la sûreté nucléaire organisée à Bruxelles (Belgique) par le Groupe européen des autorités de sûreté nucléaire ENSREG.
Les 16 et 17 juin 2026, Pierre-Marie ABADIE, président de l'ASNR, présidera la 8ème Conférence sur la sûreté nucléaire organisée à Bruxelles (Belgique) par le Groupe européen des autorités de sûreté nucléaire ENSREG.
« Regulating nuclear safety in a rapidly changing and challenging environment » sera le thème principal de cette conférence. L'occasion pour les autorités européennes de sûreté nucléaire, leurs organismes techniques de sûreté et diverses parties prenantes - notamment des représentants des institutions européennes, des ONG et des médias -, ainsi que pour les représentants de pays tiers d'échanger sur les enjeux, les expériences et les points de vue concernant le contexte nucléaire actuel et les défis sans précédent auxquels il est confronté, tant au sein de l’Union européenne qu’à l’échelle mondiale.
Au programme de ces deux journées, des interventions de nombreux représentants d’organisations nationales et internationales dont :
Juan-Carlos Lentijo, président d'ENSREG (European Nuclear Safety Regulators Group)
Petteri Tiippana, président de WENRA (Western European Nuclear Regulators Association)
William D. Magwood, IV, directeur général de l'Agence pour l'énergie nucléaire (AEN) de l'OCDE
Karine Herviou, directrice générale adjointe de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique)
Jean-Luc Lachaume, Commissaire ASNR et président d'HERCA (Heads of the European Radiological protection Competent Authorities)
Federico Rocchi, President d’ETSON (European Technical Safety Organizations Network)
L'événement est ouvert à tous et sera retransmis en direct :
Quarante ans après l’accident de Tchernobyl et la fin des essais atmosphériques d’armes nucléaires, l’ASNR a entrepris d’actualiser et de compléter les mesures environnementales faites à différentes reprises sur les zones les plus touchées par les retombées radioactives de ces évènements sur le territoire français métropolitain. Une étude de l’IRSN publiée en 2016* avait notamment montré que ces zones du territoire témoignaient encore de niveaux de radioactivité artificielle supérieurs ou très supérieurs à ceux observés sur le reste de l’Hexagone. Ce sont les zones dites « de rémanence élevée » (ZRE) de la radioactivité d’origine artificielle.
Quarante ans après l’accident de Tchernobyl et la fin des essais atmosphériques d’armes nucléaires, l’ASNR a entrepris d’actualiser et de compléter les mesures environnementales faites à différentes reprises sur les zones les plus touchées par les retombées radioactives de ces évènements sur le territoire français métropolitain. Une étude de l’IRSN publiée en 20161 avait notamment montré que ces zones du territoire témoignaient encore de niveaux de radioactivité artificielle supérieurs ou très supérieurs à ceux observés sur le reste de l’Hexagone. Ce sont les zones dites « de rémanence élevée » (ZRE) de la radioactivité d’origine artificielle.
Une stratégie de surveillance ciblée au niveau des zones de rémanence élevée
Une stratégie de prélèvements et d’analyses radiologiques basée sur les cartographies des dépôts radioactifs et sur les connaissances acquises lors d’études antérieures a été établie. Ainsi, des sites d’étude ont été ciblés dans les zones du pays où la rémanence des retombées des essais atmosphériques d’armes nucléaires durant la guerre froide et de l’accident de Tchernobyl est potentiellement la plus élevée. Ces sites sont situés dans les Vosges, en Alsace, dans la Vallée du Rhône, le Puy-de-Dôme, l’Est de la Corse, les Alpes-de-Haute-Provence et les Pyrénées-Atlantiques (points jaunes de la carte ci-dessous).
Nature des échantillons et radionucléides analysés
Les échantillons prélevés sont des échantillons de sols, d’herbages et de denrées végétales et animales. Les radionucléides analysés sont ceux dont la période radioactive est suffisamment longue pour qu’ils soient encore aujourd’hui présents en quantités mesurables. Il s’agit du césium 137 présent aussi bien dans les retombées de l’accident de Tchernobyl que dans celles des essais nucléaires, ainsi que du strontium 90, des isotopes du plutonium et de l’américium 241 qui proviennent uniquement de cette seconde origine. En complément de ces prélèvements, une cinquantaine de mesures in situ de la concentration du césium 137 dans les sols et du rayonnement gamma ambiant (débit de dose) émis par ce radionucléide, ont été réalisées.
Résultats de l’étude
L’étude confirme que, dans les zones de rémanence élevée (ZRE), la radioactivité d’origine artificielle mesurée dans les sols, les herbages et certaines denrées est plus élevée qu’ailleurs en France. Dans les ZRE, les activités de césium 137 sont souvent supérieures à 10 Bq/kg sec, avec des maximales pouvant dépasser 100 Bq/kg sec, alors qu’en dehors de ces zones, les activités sont généralement inférieures à 10 Bq/kg sec. Dans le lait, les activités volumiques de césium 137 et de strontium 90 provenant des ZRE sont supérieures (d’un facteur 10 et d’un facteur 2 respectivement) aux activités mesurées dans le lait provenant du reste du territoire.
Cet écart entre les ZRE et le reste du territoire n’est en revanche pas perceptible dans les denrées agricoles (légumes-feuilles, pommes de terre, blé…). En effet, pour ces denrées, la forte variabilité des concentrations de césium 137 et de strontium 90, liée à la diversité des pratiques culturales, masque les différences inter-régionales dues à l’hétérogénéité des dépôts radioactifs anciens.
Par ailleurs, la diminution des concentrations de césium 137 et de strontium 90, observée sur plusieurs décennies dans certaines denrées, se poursuit. Cette diminution, avec des vitesses variables, est observée pour le césium 137 dans le lait, la viande de bœuf et le vin, ainsi que pour le strontium 90 dans le lait et le fromage.
Les analyses effectuées montrent que les concentrations en césium 137 dans les denrées forestières échantillonnées en 2024-2025 sont de l’ordre de 100 fois supérieures à celles des denrées agricoles mais présentent une très grande variabilité, y compris à l’échelle d’une même commune. Ces activités élevées en milieu forestier s’expliquent par le transfert d’une partie de ce radionucléide du sol vers les végétaux de la forêt, puis de son retour dans la litière, à la surface du sol ainsi que par le fait que ce milieu est peu perturbé par les activités humaines, en comparaison des prairies et des cultures. En milieu agricole, le césium 137 fixé sur les argiles devient progressivement de moins en moins disponible pour les racines des végétaux qui puisent le césium présent dans l’eau du sol (diminution de la biodisponibilité).
Certaines des données acquises dans le cadre de cette étude ont également permis de confirmer ou de compléter les estimations d’exposition de la population à la rémanence de la radioactivité artificielle faites lors de récentes études de l’IRSN et de l’ASNR (IRSN 20222 et ASNR 20253). Ainsi et bien que la réévaluation des doses reçues par ingestion n’était pas l’objectif de cette étude, les résultats acquis dans ce cadre sont tout à fait concordants avec ceux sur la base desquelles les doses ont été estimées en 2022. Ils confirment la dose moyenne par ingestion de 3,3 µSv/an estimée pour des adultes qui résident en ZRE, hors consommation de champignons sauvages et de gibiers. Par ailleurs, la consommation des produits de la forêt (gibier et champignons) analysés dans le cadre de la présente étude serait à l’origine d’une dose interne variable selon les habitudes de consommation, comprise entre 1 et 24 µSv/an, qui s’ajoute à la dose annuelle liée à l’ingestion des autres denrées issues des zones de rémanence élevée.
Enfin, les résultats des mesures de débit dose gamma ambiant dû au césium 137 présent dans les sols, effectuées dans le cadre de cette étude, permettent d’estimer les doses efficaces externes annuelles. Ces mesures présentent notamment l’intérêt d’avoir été réalisées dans certaines parties du territoire plus fortement touchées par les retombées anciennes et qui n’avaient jamais fait l’objet de mesures de ce type auparavant. Pour les personnes qui résideraient en milieu rural sur des zones parmi les plus touchées du territoire et passeraient en moyenne 8 heures par jour à l’extérieur, du fait de leur travail par exemple, les doses efficaces externes sont estimées entre 10 et 36 µSv/an. Mais pour la majeure partie de la population résidant en milieu urbain et ne passant que 2 à 3 heures par jour à l’extérieur, cette dose se situe autour de 1 µSv/an.
Les 11 et 12 mai 2026, l’association INRA, qui regroupe les responsables de neuf autorités de sûreté nucléaire, a organisé sa 57e réunion à Madrid (Espagne).
Les 11 et 12 mai 2026, l’International Nuclear Regulators Association (INRA) a organisé à Madrid (Espagne) sa 57e réunion. L’INRA regroupe les responsables de neuf autorités de sûreté nucléaire : ASNR (France), BMUKN (Allemagne), CSN (Espagne), CCSN (Canada), NRA (Japon), NRC (États-Unis), NSSC (Corée), ONR (Royaume-Uni) et SSM (Suède).
Cette réunion, sous présidence espagnole, a été l’occasion pour les membres d’INRA d’échanger sur l’actualité au sein de leurs pays respectifs, les sujets d’intérêt commun et les enjeux en matière de sûreté nucléaire.
Pierre-Marie Abadie, Président de l’ASNR, a souligné que la réorganisation de l’ASNR se poursuit, avec une organisation cible attendue d’ici fin 2026. Il a présenté l’avancement règlementaire du projet des six réacteurs EPR2 sur les sites de Penly, Gravelines et Bugey. L’EPR de Flamanville, qui a atteint la pleine puissance fin 2025, va connaître un arrêt de longue durée à partir de septembre 2026. Il a rappelé le processus d’examen périodique de sûreté appliqué en France et l’instruction en cours sur la poursuite de l’exploitation au-delà de 60 ans. Il a enfin présenté l’état d’instruction des différents projets de SMR en France, l’avancement de l’instruction du projet Cigéo et les décisions du gouvernement de poursuivre le retraitement et la perspective de construction de nouvelles installations de retraitement du combustible usé après 2040.
Les échanges entre membres ont porté sur plusieurs thématiques : l’interaction avec les autres autorités et administrations nationales, les stratégies d’engagement avec les nouveaux acteurs du nucléaire et le développement des applications nucléaires maritimes. Ces discussions ont mis en évidence des visions communes, liés notamment à l’adaptation des organisations et des cadres réglementaires dans un contexte mondial en mutation rapide.
Les membres ont souligné que, face à l’évolution des technologies, des attentes sociétales et des ressources disponibles, les autorités de sûreté doivent se transformer. Cette adaptation doit s’appuyer sur les fondamentaux de la sûreté nucléaire : il ne s’agit pas de réduire le niveau de sûreté, mais au contraire d’être plus efficace, plus agile. Dans ce contexte, les questions de leadership, d’efficacité des organisations et de priorisation des actions ont été identifiées comme centrales. Les membres ont confirmé la nécessité de poursuivre des échanges étroits au sein d’INRA sur l’évolution des réglementations, des organisations et sur les sujets émergents, notamment les SMR.
À l’issue de la réunion, la présidence d’INRA a été confiée, pour un an, à Ho Nieh, président de l’autorité de sûreté américaine US NRC.
Les membres d’INRA se sont ensuite déplacés le 12 mai sur le site d’ENSA de Santander, spécialisée dans la fabrication de composants pour l’industrie nucléaire, et le 13 mai sur le site de la centrale en démantèlement de Santa Maria de Garoña.
Les 5 et 6 mai 2026, Olivier Gupta, directeur général de l’ASNR et vice-président de WENRA, et Luc Chanial, conseiller international auprès du comité exécutif, ont participé à la réunion plénière de WENRA, l’association des responsables d’Autorités de sûreté nucléaire d’Europe.
Les 5 et 6 mai 2026, Olivier Gupta, directeur général de l’ASNR et vice-président de WENRA, et Luc Chanial, conseiller international auprès du comité exécutif, ont participé à la réunion plénière de WENRA, l’association des responsables d’Autorités de sûreté nucléaire d’Europe.
Réunis à Stockholm (Suède) sous la présidence de Petteri Tiippana, directeur général de l’Autorité de sûreté nucléaire finlandaise STUK, les membres de WENRA ont abordé plusieurs sujets d’importance, notamment :
les thèmes possibles du 3e exercice thématique de revue par les pairs devant être conduit dans le cadre de la directive européenne 2009/71/Euratom révisée en 2014, et le travail de hiérarchisation préalable à conduire par WENRA en vue du choix du sujet de la revue lors de la réunion plénière d’ENSREG de décembre 2026 ;
la possibilité de conduire des travaux d’évaluation conjoints de la sûreté de réacteurs et les conditions dans lesquelles une évaluation conduite par une autorité de sûreté donnée, membre ou non de WENRA, sur un modèle de réacteur pourrait être prise en compte par un ou plusieurs membres de WENRA ;
le travail pouvant être engagé entre PAA, l’autorité de sûreté nucléaire polonaise, et certains de ses homologues de WENRA intéressées par l’évaluation du modèle de réacteur AP1000 faisant l’objet en Pologne d’une première demande d’autorisation de construction en Europe ;
les enjeux rencontrés par les autorités de sureté nucléaire en matière de recrutements, de gestion des compétences et de parcours professionnels ;
l’usage du nucléaire comme moyen de propulsion de navires marchands avec une discussion sur les modalités de participation des membres de WENRA aux travaux conduits au sein de l’Organisation maritime internationale et la décision de publier une prise de position de WENRA sur les enjeux associés, sur la base d’un projet établi par l’ASNR.
Par ailleurs, les groupes de travail ont rapporté sur leurs activités respectives. La prochaine réunion sera hébergée début novembre en Espagne par le CSN, l’autorité de sûreté nucléaire espagnole.
Du 27 au 30 avril 2026, une délégation de sept représentants de l’ASNR, conduite par son président, Pierre-Marie Abadie, a pris part à la Conférence internationale « RegCon 2026 » sur l’efficacité des systèmes de réglementation nucléaire et radiologique organisée à Vienne par l’AIEA.
Du 27 au 30 avril 2026, une délégation de sept représentants de l’ASNR, conduite par son président, Pierre-Marie Abadie, a pris part à la Conférence internationale « RegCon 2026 » sur l’efficacité des systèmes de réglementation nucléaire et radiologique organisée à Vienne par l’AIEA.
De gauche à droite : Stéphanie Guénot Bresson, Luc Chanial, Pierre-Marie Abadie, Alexandre De Ruvo
L’ASNR est intervenue lors de plusieurs sessions, a partagé son expérience dans divers domaines et échangé avec plusieurs de ses homologues sur le contexte nucléaire actuel et ses enjeux.
La commissaire Stéphanie Guénot Bresson est ainsi intervenue sur l’agilité du régulateur dans un environnement en profonde évolution. Elle a insisté sur la nécessité de fonder les décisions réglementaires sur la science et de garantir l’indépendance des autorités de sûreté dans un contexte pouvant conduire à remettre en cause leur jugement. Les échanges ont aussi porté sur la réglementation des technologies émergentes, telles l’intelligence artificielle, et sur la coopération avec l’industrie pour accompagner les nouveaux exploitants tout en diffusant une culture de sûreté.
La commissaire Géraldine Pina a présenté les stratégies mises en place par l’ASNR et par son Groupe Permanent d’Experts en Radioprotection (GPRP) pour accompagner les récentes innovations thérapeutiques en médecine nucléaire.
De gauche à droite : Alexandre De Ruvo, Luc Chanial, Jean-Luc Lachaume, Ben Mekki Ayadi, Stéphanie Guénot Bresson, Géraldine Pina.
Luc Chanial, conseiller international auprès du comité exécutif, a présenté la phase préparatoire de dialogue et d’instruction mise en place par l’ASNR pour évaluer la maturité des projets de SMR en amont de la phase réglementaire. Il a également donné une présentation sur l’harmonisation réglementaire des concepts de SMR.
Ben Mekki Ayadi, chef du programme expertise augmentée, a présenté quant à lui les enjeux de sûreté liés à l’utilisation croissante de l’intelligence artificielle par les régulateurs et l’industrie nucléaire.
Le commissaire Jean-Luc Lachaume est intervenu en tant que président d’HERCA, où il a souligné le rôle essentiel en matière de coopération internationale, mentionnant en particulier les partenariats établis avec FNRBA et FORO pour renforcer l’harmonisation, la confiance et l’efficacité des systèmes de radioprotection.
Le président de l’ASNR Pierre-Marie Abadie est intervenu lors du panel de préclôture de la conférence. Il a souligné les enjeux du nouveau contexte nucléaire et la nécessité pour les régulateurs de s’adapter, tout en renforçant le dialogue technique avec l’industrie. Il a insisté sur l’importance d’anticiper les projets en stabilisant en amont les référentiels et en coordonnant étroitement sûreté et développement industriel. Il a enfin rappelé que la sûreté est un levier de performance industrielle et annoncé que la prochaine conférence ENSREG, organisée en juin 2026 à Bruxelles (Belgique) et qu’il présidera, sera une nouvelle opportunité d’échanger sur les enjeux et opportunités du contexte nucléaire actuel.
La RegCon 2026 a rassemblé 350 représentants de haut niveau (dont 250 personnes en présentiel), issus de 99 pays membres de l’AIEA, principalement issus d’autorités de sûreté du monde entier mais également de certains appuis techniques (TSO), ainsi que de 11 associations ou organisations scientifiques et industrielles.
Regardez les vidéos des interventions de l'ASNR (en anglais)
28/04/2026
Side event: “Introducing the SKEMA, UniCA & Polimi Joint Initiative for Capacity Building in Nuclear Safety and Safeguards (EM3S): Learning to Manage and Regulate Complexity” with the participation of Stephanie Guénot Bresson
Panel discussion: “The Agile Regulator in a Fast-Changing Landscape: Navigating the Challenges and Driving Innovation” with the participation of Stephanie Guénot Bresson
Oral presentation: “Innovation and Regulatory Effectiveness: Approaches for Nuclear Power Programmes and Technologies” with a presentation from Luc Chanial
Panel discussion: “Keeping the Conversation Alive: Regional Partnerships and Future Platforms for Impact” with the participation of Pierre-Marie Abadie